Auteur inconnu - Carmen Tórtola Valencia, danseuse espagnole
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Terre, tourbe de soie sourde que je pénètre,
Moisissure forgée de gangues et de croix
J’encage dans mes reins l’aube qui me fit naître
Arbre, fiction de cris morcelée sous les bois.
in Fenêtres vos regards
Je relève d'un pays où personne ne règne,
Traversé de crevasses et d'oiseaux.
...La main trace l'avenir, le cœur ses extrêmes,
Un appel lui donne voiles, une grimace le ternit.
Je relève d'un pays sans fanion, sans amarre,
La mort a ses sentences comme ailleurs ;
Demain, son étendue ; le printemps, ses preuves.
Il s'y trouve partout d'endroit où se tenir.
l'histoire roule
comme un cerceau
hier une femme
sur un tombeau
a brisé un berceau
in Mon collier de sel
Les amants s’empressent sur des lits de peaux. D’autres vont nus à bord de barques violettes.
Combien de mensonges verseront-ils sur l’ermitage de l’aube ?
cg in Fugitive, Cardère 2014
Mélancolie ce soir
Petite bouteille à la mer
Emplie de bile noire.
in Oceano saxo solo
Ils portent le fer dans le ciel,
ils construisent des murs partout,
pour chaque mouvement du bras, une loi.
S'ils pouvaient faire des parcelles
...avec le ciel, ils le feraient.
Assis dans l'herbe
entre les fleurs et les reflets du ciel,
je les regarde courir dans tous les sens.
Ils n'avancent pas.
Pire : ils reculent.
Les martinets s’insurgent en jouant contre la suie qui recouvre le ciel. Les pieds couverts de boue, nous rêvons, seulement rêvons, d’une échappée, d’un défi aux clôtures qui soit définitif.
in Veille le vent
Je marche.
Je dois marcher.
Le ciel a mordu. Les chiens sont lâchés.
Dans les poitrines, les cœurs s’épavent.
On offre les hirondelles aux crocs du boucher.
Partout, s’installent des cirques funèbres.
Les ébréchés se font berner par les miroirs.
Torpeur... Foutoir irrespirable.
Je dois marcher.
cg in Fugitive, Cardére 2014