Patrice Raydelet

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Un très beau film, étonnant.
Dans les Alpes suisses, au XIXe siècle, une jeune servante éprise de musique est contrainte d’épouser un garçon d’écurie. Un drame social historique superbement filmé et interprété en dialecte suisse.
En 1870, dans les Alpes suisses, Elsie, une servante à la voix d’or, violée par son patron, est mariée de force à un palefrenier, Jacob, lorsque sa grossesse est découverte. Envoyés dans une ferme isolée, avec pour seuls biens une vache et un accordéon, tous deux font l’apprentissage de la conjugalité et du dur labeur paysan, tout en tentant de concilier leurs aspirations. Tandis qu’Elsie s’épanouit en chantant, Jacob rêve d’acquérir un cheval pour devenir cocher. Mais quand Rico, un musicien yéniche, fait une halte de quelques jours dans le village, le fragile équilibre qu’ils ont construit vacille...
Beauté picturale
Fidèle à l’âpre réalisme du roman éponyme de Silvia Tschui, dont elle est tirée, cette fiction en dialecte suisse s’attache au quotidien miséreux d’un couple dont les espoirs d’ascension se heurtent à la violence sociale de l’époque. En témoigne la mise aux enchères, à la baisse, d’un pauvre garçon dont Jacob se fera l’“acquéreur”. Au cœur d'une nature aussi majestueuse qu’hostile, le récit, déployé dans des cadres magnifiquement composés et éclairés, plonge aussi dans l’intimité des jeunes époux, dont la relation recèle une étonnante complexité. Aux côtés de Valentin Postlmayr (Jacob) et Max Hubacher (Rico), Luna Wedler livre une prestation époustouflante, notamment dans les scènes chantées, pleines de passion et d’émotion. Par-delà la cruauté qu’il charrie, le vibrant portrait d’une rebelle avide de musique et de liberté.







Merci au Musée Improbable




Mangé le 5 juillet !

Presque 20 ans qu'ils fleurissent...
