Albin Panisset - Orage à l'approche du Lac de Vouglans - Jura - 16 juillet 2026

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Tout brûle
hectares
arbres
végétaux
animaux
maisons
des gens aussi
des pompiers
tout brûle
l'enfer programmé
de la bêtise humaine
multipliée
par le coefficient
des marées de nullité
quelques abrutis
pyromanes
mégots jetés
par des écervelés
nos étincelles
d'inadvertance
rarissimement
cause naturelle
si ce n'est
la fièvre de la Terre
tout brûle
et les incapables
opportunistes assassins
les fauteurs de pas de moyens
qui détiennent les pouvoirs
partout continuent
à arroser à l'essence
de leur avidité
de leur corruption
de leurs mensonges
et s'empiffrent
des cendres
et chiffrent
les bénéfices
de nos larmes
il ne fait pas beau non
il fait cauchemar
il fait noir noir noir
dans les fumées
des désastres
il fait douleur
charbon du vivant
il fait crève-cœur
240726

Un très beau duo, belle énergie, au Théâtre d'Aymare, hier soir.
"Émilie Perrin, alias La Reine des aveugles, convoque la figure de la femme pirate pour nous embarquer sur son voilier nommé désir. Sur fond d'humour noir, de provoc' et de nostalgie,
ça parle de nos fuites, de nos tocs, de nos dates de péremption, de paradis perdus et de gilets de sauvetage. Aux commandes du bateau, Charlotte Castellat, alias madame le Cha, nous entraîne dans un voyage sonore empreint de sensualité, de mélancolie, ou de rage, au hasard des vagues,des récifs et autres accidents de parcours..."





Un très beau film, digne et bouleversant.
Dans la campagne française de la fin du XIXe siècle, Rosalie, atteinte d’hirsutisme, ose s’affranchir du regard des autres pour vivre pleinement. Avec Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel, une chronique sensible inspirée de la vie de Clémentine Delait, célèbre femme à barbe française du début du XXᵉ siècle
Un petit village de France, dans les années 1870. Propriétaire d’un café, Abel Deluc accepte d’épouser Rosalie pour rembourser une partie de ses dettes avec la dot qu’elle lui apporte. Le soir de leurs noces, Abel rejette violemment la jeune femme lorsqu’il découvre le secret qu’elle lui a caché : depuis sa naissance, Rosalie est atteinte d’un dérèglement hormonal qui l’afflige d’une abondante pilosité. Alors que le vœu le plus cher de Rosalie est de devenir mère, Abel refuse obstinément tout contact physique avec elle. Surmontant ce rejet, Rosalie décide de ne plus raser ses joues. Le café d’Abel, jusqu’alors déserté, s’anime soudain d’une foule de curieux. Bientôt, un photographe la convainc de poser avec sa barbe drue pour des cartes postales érotiques…
Hymne à l’amour
Elle l’espérait différent ; il l’attendait comme les autres. Entre Rosalie (Nadia Tereszkiewicz) et Abel (Benoît Magimel), la déception des premiers instants s'avère profonde. Malgré ses tourments, Rosalie, dotée d’une nature sensuelle et joyeuse, va pourtant s’affranchir du regard des autres. Elle s’obstine aussi à conquérir le cœur de son époux, au corps également meurtri par les séquelles d’une blessure de guerre. Mais les hommes autour du couple ne se contentent pas d’être curieux, ils savent aussi être cruels. Inspirée par l’histoire vraie de Clémentine Delait (1865-1939), la fameuse femme à barbe, Stéphanie Di Giusto (La danseuse) restitue dans une chronique sensible un tableau minutieux de la France rurale de la seconde moitié du XIXe siècle : la vie rude, les divertissements rares, le poids écrasant des conventions, de l’Église et du hobereau local (Benjamin Biolay), propriétaire de la seule usine du village. Vibrant d’émotions, un hymne à la tolérance et à l’amour plus fort que tout.
