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06/11/2015

Vivre simplement

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13:39 Publié dans MESSAGES | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2015

Bonheur

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Auteur inconnu

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31/10/2015

Artiste...

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26/10/2015

Auteur inconnu

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24/10/2015

Auteur inconnu

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19/08/2015

Courir. S’agiter.

 

Courir. S’agiter. Viser le peloton de tête. Réussir. Être écrivain, acteur, mannequin, photographe, musicien, chanteur, artiste. Être connu, reconnu. Dans les magasines, à la télé, dans la rue. Séduire. Toujours mieux, toujours plus. Être lu, être vu, être écouté, être authentique bien entendu. Fantastique. Élastique. À l’affût. Courir. S’agiter. Ne pas passer inaperçu. Se sentir vivre. Se sentir exister. User de soi, se vendre mieux, se vendre plus. Gagner sa vie ? Sortir du lot ? Courir…

 

 (Gagner la sortie, sortir de cette civilisation avant le grand crash). Schizophrénie.

 

 Se déposer avant d’entrer. Garder le soi pour les vacances, les jours fériés, apprendre à travailler l’emballage et la publicité. Taper dans l’œil des recruteurs sinon c’est cuit. Être ordinaire aussi, ça a un prix. Il faut tailler tout ce qui dépasse, se mouler dans le moule, accepter l’inacceptable. Cœur et cerveau sont en option, mieux vaut les laisser au vestiaire, au fond de ton sac accroché à la chaise où tu restes assis face à « celui qui parle », celui ou celle qui t’expose les règles du jeu pour gagner ta vie. C’est sa façon à lui de gagner la sienne, c’est comme les poupées russes, le but étant de devenir toujours plus gros, toujours plus grand, mais il y aura toujours une poupée encore plus grosse pour t’emboiter. Le point commun entre toutes, c’est qu’elles sont creuses…

 

 (Là aussi il faut chercher le trou de ver ou être le ver, mais peut-être n’est-ce qu’une façon de plus de perdre sa vie à la gagner.)

 

 Une histoire de poupées vides. De cases à remplir. De grimaces règlementaires, de sourires déplacés. De coiffures coiffées, de tenues qui se tiennent, de l’air qu’il faut avoir alors que pourtant on étouffe de pire en pire. Il s’agit d’un monde ridicule avec un système encore plus ridicule, un chaos qui s’est lissé la face, une cruelle et idiote farce qu’on nous force à avaler, que chacun avale et fait avaler. Tous ceux qui n’avalent pas sont automatiquement désignés par de brefs assemblages de lettres capitales qui en disent long, tellement long qu’elles ne disent rien du tout, juste de la farce, toujours plus de farce, toujours plus indigeste. Indigeste. Indigeste. Indignés, veuillez patienter. Des couloirs à n’en plus finir où patienter jusqu’à la mort.

 

 Toxiques. Empoisonnés. La terre, l’air, la mer, le sang, la chair.

 

La tête, la tête, enflée jusqu’à exploser. Exploser. À exposer ses fesses, son art ou les faits, la pensée formatée, les formats prédécoupés.

 

 Veuillez, je vous prie, me laisser procéder à ma défragmentation. Laissez-moi me rassembler, me ressembler, contempler le temps qu’il faudra la belle couleur orangée de cette tisane qui n’a rien coûté si ce n’est le gaz pour amener l’eau à ébullition. Il y a encore quelques sources buvables et gratuites. Il y a encore des fleurs sur des arbustes qu’on débroussaille au tractopelle. Il y a cette incroyable faculté du monde végétal de continuer à germer, à jaillir, à grandir, à pousser sans qu’on ne le lui demande. Quelques boutons de pissenlit, quelques feuilles de mélisse et le corps jouit d’être compris, tandis que les oiseaux cherchent ce qu’il faut pour faire leurs nids.

 

 

Les animaux partagent le même bateau-terre, le même espace et de quel droit le leur interdisons-nous ? De quel droit les détruisons-nous ?

 

  

L’ego et l’empathie sont inconciliables, pour que l’empathie grandisse, l’ego doit céder du terrain, l’ego n’est qu’une masse de pensée cristallisées et plus il est fort, plus il craint les autres egos. Plus il se croit humble et tolérant, plus il se compromet avec lui-même.

 

  

J’apprends de mes « alter egos », j’apprends, j’avale, à en vomir, tellement nous sommes égarés, produits ratés d’une société débilitante.

 

 Avoir fait un pas de côté n’est pas sans conséquence. Difficile de ne pas être du troupeau. Combien de fois peut-on se faire passer dessus et continuer tout de même à avancer ? Tant de coups, tant de plaies invisibles, tout à l’intérieur et le miroir est de plus en plus poli, reflète de mieux en mieux et n’en reçoit que plus de coups encore.

 

 Cru si fiction… Cette formidable langue des oiseaux. Les rois se bousculent au portillon, qui osera leur dire qu’ils sont nus ?

 

 L’enfant, toujours, l’enfant…

 

 

 Il y a les belles choses, les savoureuses, celles qui nourrissent le sentiment d’exister et l’émotion de vivre. Le jardin, tout ce qui pousse, éclot, fleurit, fructifie, avec la sagesse immuable et le sens profond des cycles. Il y a la marche, faire corps avec un paysage, sentir les jambes travailler, frapper leur rythme sur la terre et tous les sens en éveil qui vibrent et captent, qui hument et découvrent du neuf à chaque pas.  Rien que des instants et leur respiration unique, cette adéquation parfaite entre l’en-soi et le hors-soi. Il y a ce miracle de la vie, miracle oui, surtout quand on s’embarque dans cette folie de la transmettre. Il y a la Beauté qui nous laisse à genoux, le cœur déployé et il y a l’amour quand on y croit, mais la foi reste fragile. L’Amour et son labyrinthe voilé. Il y a la Simplicité, plus enivrante que tous les alcools, mais si rare. Exister est un écartèlement permanent. Entre Spleen et Idéal pensait Baudelaire, mais savoir vivre c’est savoir accepter sans se résigner, savoir lâcher-prise sans lâcher la main de l’autre. Renoncer au bonheur mirage, les innombrables projections du système sur l’écran de nos désirs, jusqu’au viol de notre intégrité. Achète, consomme, travaille encore pour acheter, consommer sans poser de question et tu seras heureux. Pas encore aujourd’hui, mais demain, oui c’est certain. C’est prouvé par la science. Demain sera le grand jour, demain tu seras riche, le héros de ta vie, admiré, adulé, envié, car tu le mérites. Avec ce qu’il faut de peur pour avoir besoin de se protéger derrière des remparts d’achats sécurisants.

 

  

Il y a les belles choses, les savoureuses et ce ne sont pas des choses, mais des êtres et des sentiments, des émotions, des sensations, des échanges, des partages, des solitudes aussi, pleines et débordantes de vie.

 

 Il y a les peurs oui, innombrables, envahissantes, les mauvais pressentiments, les ennuis à répétition, les coups du sort qui s’acharne et tout ce qu’il faudrait comprendre pour transformer, se transformer soi sans savoir s’il faut avancer ou reculer, s’il faut ci, s’il faut ça…. La mécanique enrayée du mental. L’envie de dormir.

 

 

L’argent reste le problème omniprésent, omnipotent, un piège infâme, le plus toxique des mirages, la plus cruelle des machettes. Cette peur de manquer, de chuter encore plus bas, cette tache sur soi qui s’agrandit et nous définit plus que n’importe quoi d’autre : pauvre. C’est immonde. Tout le monde le sait, mais rien ne change, une seule chose compte : en avoir ou ne pas en avoir.

 

 Dans une société aussi férocement individualiste que la nôtre, ce qui fait lien c’est « en avoir », ce qui ouvre toutes les portes, aussi vaines soient-elles, c’est « en avoir beaucoup ».

 

 Une seule planète, plusieurs mondes, qui ne se côtoient pas. L’un d’eux est en train de dévorer tous les autres.

 

cg, 2015

 

 

 

 

 

 

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18/08/2015

Le poète est un artiste.

  

Comme on pourrait dire d’une façon assez réductrice que le sculpteur est l’artiste de la forme, le peintre celui des couleurs, le musicien celui des rythmes, le poète est l’artiste du langage. Mais de même que la couleur n’est pas enfermée dans un tableau, la poésie n’est pas enfermée dans un livre.

Il y a deux voies dans l’art, deux voies qui peuvent converger et souvent pour le meilleur: une voie artisane, technicienne, qui vise une certaine perfection dans la répétition du geste, une amélioration de la technique et une voie plus intuitive, plus chamanique, quand l’artiste devient une sorte de capteur. Lui-même ne sait pas trop ce qu’il capte, mais il tente de le retranscrire en formes, couleurs, sons ou langage, ou tout à la fois. L’artiste est un médium – un moyen – d’entrer en résonnance avec l’Universel. Tous les peuples, toutes les cultures sont entrées en résonance avec l’Univers à travers leur créativité, bien avant même que n’intervienne le concept d’art ou d’artiste. Tous ont confectionné de leurs mains de beaux et parfois étranges objets, pas pour les exposer mais pour les utiliser. Cette beauté et cette étrangeté, c’est ce qu’on pourrait appeler l’âme des objets. De même, tous les peuples n’ont pas eu de littérature ,mais tous ont une poésie, comme l’avait très justement dit Victor Hugo.

La poésie est un art holistique, elle est toute à la fois musique, peinture, sculpture, son matériau ce sont les mots, dont elle utilise avant tout l’impact vibratoire, le sens en est parfois pulvérisé pour devenir essence. La poésie est vibration et exaltation de tout ce qui ne peut être expliqué par les mots, mais seulement perçu et parfois percé par eux.

 

cg

 

 

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17/08/2015

Auteur inconnu

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21/07/2015

Manuel Litran a fait déposer sur le circuit de Magny-Cours les 140 chiens abandonnés en seulement deux jours que la SPA a dû euthanasier

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12/07/2015

Vous voulez le changement ?

 

Tant que vous ne changerez pas, le monde empirera... vous pouvez partager autant de posts que vous voudrez, vous offusquez ce qui se passe ou de ce qui n'arrive pas, détester les politiques, les banquiers et consorts, vous plaindre de tout, faire pire parce que les autres le font, manifester, pétitionner, tout ce que vous achetez, consommez, qui ne vient pas de vous ou de circuits très courts et très alternatifs est votre soumission au système qui vous bouffe plus vite que vous ne le bouffez, celles et ceux qui ont déjà changé, et certain(e)s depuis très longtemps, vous attendent, en galérant parce qu'elles et ils ne sont pas assez nombreux à avoir réellement changé, sans compromis, sans céder à la facilité, vous ne les voyez pas car ils n'ont souvent pas de quoi sortir, voyager, partir en vacances, développer des projets pour aller plus loin encore car leur besoin d'intégrité est plus fort que tout, et ils sont démunis matériellement car c'est ce qui arrive quand on ne fait pas de compromis, quand le peu d'argent qui passe entre nos mains ne sert pas à acheter toujours moins cher, mais à permettre à d'autres de vivre de la valeur réelle de ce qu'ils cultivent, produisent, fabriquent, ce sont les loosers de ce système, mais seulement en apparence, ils ne s'autodétruisent pas, ils ne se suicident pas, ils attendent que vous suiviez les sentiers qu'ils ont taillés dans la jungle des possibles.... pour aller plus loin, ensemble....

 

 

 

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19/05/2015

Ta gueule

On parle beaucoup de poésie mais on n’aime pas les poètes, je parle des vrais, des malades. C’est comme un abcès, qui met longtemps à mûrir, c’est énorme, c’est sale, et le jour où il se perce, ça gicle partout…. Écriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire, écriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire…. Dans ta gueule ! Ta puante et hypocrite gueule de normalité. Relookée, rasée de près, taillée au carré, préenregistrée, désensibilisée, bien adaptée, bonne suceuse. Ta gueule de pelouse, de pub, de marque, de marketing, de tuning, de timing, de fucking néant. Ta gueule en série des quatre saisons, ta gueule smartphone, ta gueule aphone, aveugle, ta gueule en plis, ta gueule en pack, ta gueule en fion dégoulinant de crème. Je ne peux plus la voir ta gueule, multipliée par les allées de caddies, ta gueule parking, ta gueule d’attraction, ta gueule en costard !

 
Ta gueule en faux-derche, ta gueule positive, ta gueule opportuniste, ta gueule arriviste, ta gueule suppositoire, elle leur fait mal au cul aux poètes. Le cul, ça ne lâche pas des volées de moineaux non, ça évacue la merde c’est tout. Ça n’existe pas un cul poète, pas plus que les poètes d’ailleurs, c’est une excuse, une salle d’attente. Il y a juste ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, pour ceux qui ne peuvent pas, la poésie c’est la bouée, le parapet où se retenir pour ne pas chuter dans le vide, c’est le mouchoir où cracher de délicats grumeaux tachés d’un sang qui ne s’enlève pas au lavage. C’est bon pour les électrochocs les vrais poètes, ceux qui se cachent sous la poésie, qui se terrent dans la poésie avant de se taire pour de bon.

Se taire parce que quoi dire ? Cette chair de l’âme à vif, invisible, mais tellement à vif, ça fait un putain de mal, on ne peut pas imaginer à quel point ça fait mal, c’est le résultat d’un immonde entassement d’ordures. Le poète, le vrai, le malade, c’est un aimant à ordures, à saloperies, tout le monde peut en profiter, c’est la poubelle de l’humanité. A vif et plein à craquer de tes merdes, de tes bassesses, de tes mensonges, de ton paraître, de tes lâchetés, de tes kilos de masques et de prétentions, de tes peurs niées, de ta méchanceté, de tes manigances, humain, sale con ! Comme s’il n’était pas déjà assez lourd de ses propres ordures le con poète ! Mais il est tellement creux, le poète, le vrai, le malade, tellement creusé, raviné, et les années passent et toujours plus d’ordures.

Le poète c’est un humain raté. Pollué de sensiblerie. Pas bon pour la course. Bon pour la casse. Drôle à casser. Un jeu de fête foraine, on peut lui tirer dessus, lui cogner dessus, le faire tourner vite, de plus en vite et puis le lâcher comme un ballon, souffler dedans jusqu’à ce qu’il pète, lui balancer des fléchettes. On peut lui vomir dessus son trop-plein de pop-corn, de pommes collantes d’amour, de crânes tondus ou de barbe à papa. On peut lui vomir dessus ses restes de beuveries d’honnête travailleur. On peut le piétiner de toute la haine qui reflue du vase de décompression de la bienheureuse norme.

 On peut tout faire avec un poète, et surtout rien, car qu’as-tu de commun toi avec cette pleureuse, cette fiotte, ce parasite ? Rien hein, absolument rien en commun ! Avec cet allochtone, il n’est de nulle part le poète, il est tombé de la lune, du plafond, il a surgi d’un tas de merde comme ça et il déclame. Mais pas tous. Ils ne déclament pas tous, au contraire, il y en a qui la ferment, qui la bouclent, qui la verrouillent, qui la recousent la plaie par où ils ont fauté… Ce sont les pires, les poètes silencieux, les poètes qui ont renoncé au crayon, à la plume au fion, qui parfois n’ont jamais écrit ne serait-ce qu’une ligne, ils dégagent vraiment de mauvaises ondes. Tellement ils sont bourrés à craquer de poésie, et ça sort pas, ça reste là dedans, à pourrir avec toutes les autres ordures, innombrables, qu’on leur a balancé depuis qu’ils sont nés. Ils s’acharnent à en faire quelque chose, à ne pas mourir étouffés, définitivement empoisonnés, ils recyclent, ils se racontent des histoires, des tas d’histoires, ils voudraient bien avoir eux aussi une gueule positive, une gueule de puissance, une gueule de caddie plein. Une gueule passe-partout, une gueule passeport pour la normalité, une gueule nombril du monde. 
 
   

in (c)Ourse bipolaire

 

 

 

 

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17/05/2015

Official...

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01/04/2015

Monsters

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11/01/2015

Liberté d'expression

 

"Petite" remarque avant de retourner à mon silence : pour comprendre l'ironie, le second degré, la caricature, les blagues il faut un socle commun, ne pas en tenir compte est stupide, agresser l'autre parce qu'il n'a pas le même socle que toi, c'est stupide jusqu'à être impardonnable, un seul mot pour ça : éducation, de soi et de l'autre, de soi pour comprendre que l'autre justement n'a pas ce socle qui permettrait de rire ensemble, car le but me semble t-il du rire c'est de rire ensemble non ? et d'autre part éducation de l'autre si on l'accueille chez nous pour qu'il puisse rire avec nous - quiconque s'est déjà retrouvé parmi des gens qui ne parlent pas notre langue (comme par exemple les sonorisateurs, les ados, les médecins...) et qui se marrent à tout bout de champs sans qu'on comprenne pourquoi avec des mots, des notions, qui n'ont pas pour nous le même sens que pour eux, et donc sans qu'on puisse partager ce rire peut comprendre ça (et qu'on ne me dise pas que personne n'a ce brin de parano qui fait qu'on se vexe facilement quand on ne comprend pas - rajoutez à ça trois doses d'Histoire, une grosse motte d'injustice, une pincée de colonialisme et quelques générations de malheur, ça devient vite indigeste). Le rôle d'un journal satyrique n'est pas d'éduquer, ce sont les bouffons au sens noble du terme (d'ailleurs notez bien ce mot et comment il signifie autre chose dans un autre contexte, bande de bouffons !), les clowns sacrés (voir les sociétés traditionnelles amérindiennes) qui viennent péter au milieu d'un discours solennel et se gratter les couilles à l'enterrement d'un proche, j'espère d'ailleurs que l'enterrement des charlies les fera marrer (les charlies je veux dire !), ils sont absolument essentiel, indispensables à l'équilibre d'une société libre et saine, mais justement il faut donc que par ailleurs chacun joue son rôle de façon saine, que l'éducation éduque, que la justice soit juste, etc etc (les politiques, la police, les banques, les entreprises, les citoyens, tout, que tout fonctionne de façon juste, équitable dans un monde équitable, utopie quand tu nous tiens !), ce qui a AUSSI tué Charlie c'est d'avoir joué leur rôle parfaitement (et donc d'être parfaitement critiquable aussi, et ils étaient les premiers sans aucun doute à le clamer) dans une société où tout le reste est parti en couilles depuis longtemps, et oui comme l'a dit Charb, le problème étant aussi le fait de ne pas plus utiliser la liberté d'expression dans des pays où on peut le faire (mais peut-on vraiment le faire ? tout ceux qui s'y essaient - je ne citerai pas SIVENS entre milliers d'exemple... - ou bien charlie hebdo - épuisé - ne servait finalement plus que de faire-valoir de surface à une pseudo liberté d'expression, masquant ainsi la véritable réalité politique ? et c'est ça qui met en danger ceux qui le font pour de vrai, qui s'expriment, qui s'opposent, qui exigent des moyens pour vivre, éduquer, etc etc de façon juste, qui se battent par exemple pour un revenu de base qui permettrait beaucoup de choses, et pas un rsa= parasites qu'une partie de notre exemplaire patrie voudrait bien lyncher avec d'autres "catégories", dont celles qui nous font peur aujourd'hui, tous ceux qui ne regardent pas que leur nombril, leur patrie justement mais le monde dans son ensemble !

Quiconque - dont je fais partie - à travaillé dans les quartiers autrefois appelés difficiles ou à problèmes, maintenant délicatement nommés "sensibles", sait parfaitement ce qu'il en est, sans parler de tout le reste des problèmes qui s'accumulent pendant qu'on fait la queue pour le nouveau iPhone !!! alors oui la colère, oui....mais elle ne date pas de trois jours....alors non je ne suis pas Charlie, Charlie c'était Charlie, et ça aurait été bien qu'il puisse le rester pendant que chacun fasse ce qu'il faut pour être lui même à sa place avec une conscience qui soit la sienne et qui toutes rassemblées (et pas besoin de sortir dans la rue pour ça, ça se fait tous les jours dans le moindre de nos gestes, et suis bien placée pour savoir les ricanements et les réactions que cela provoque) permettent à une partie du monde de sortir de l'hypnose alors que tant crèvent partout de ce sommeil collectif, directement à cause, oui à cause de nos façons de vivre, de consommer, de ricaner bêtement, notre peur de l'autre plus ou moins larvée, notre paresse, notre lâcheté, notre manque de solidarité effective, notre peur d'avoir l'air con si on est trop sensible.... il n'y a pas longtemps on m'a rit au nez parce que je soulignais l'importance de l'empathie, un terme babacool soit disant.... alors non, je ne suis pas Charlie, je ne suis pas athée non plus, pas plus que je me réclame d'aucune religion, je suis moi-même et je suis aussi toi quand je veux essayer de te comprendre, ouverte à tout ce qui fait notre humanité depuis le début, il y a à prendre il y a à jeter, il y a à transformer mais chaque fois que l'on pense avoir le monopole de la civilisation, des vraies valeurs, des bonnes valeurs, de l'intelligence, de la vérité, de la connaissance de ce qui est bon pour l'autre, etc etc etc etc alors on est juste de vrai(e) nases et on est dangereux oui !

 

Cathy Garcia, le 10 janvier 2014, 13h01

 

 

 

 

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