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CATHY GARCIA-CANALES - Page 1359

  • Tous les hommes de ce village sont des menteurs de Megan K. Stack

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    traduit de l'anglais (américain) par Martial Lavacourt.

    Éditions rue Fromentin, janvier 2013. 412 pages, 20 €

     

    Ce livre dont le titre évocateur fait référence à une parabole,« S’il dit la vérité, alors il ment. S’il ment, alors il dit la vérité », est un livre dont il est difficile de parler tellement il remue en nous nombre de questionnements et d’émotions. On s’y enfonce, au fur et à mesure de la lecture, avec une sensation de poids grandissante, sans doute de la même façon que l’auteur a vécu toutes ces expériences, ces rencontres, en tant que reporter de guerre, comme on dit. Et il s’agit bien de ça, effectivement, mais comment rapporter ainsi des évènements aussi brutaux sans s’y retrouver totalement impliqué, chamboulé, transformé pour toujours ? C’est impossible, et pourtant il y a une nécessité de rapporter l’irracontable, de raconter pour celles et ceux qui n’ont pas ou plus de voix, voire de vie. Tout commence après le 11 septembre 2011, la jeune journaliste, âgée alors de 25 ans, est envoyée par le L.A. Times en Afghanistan, alors qu’elle n’a jamais, jusque là, couvert de conflit. De conflit, c'est-à-dire LA guerre, toujours la même finalement, quels que soient les partis, les pays, les groupes, les confessions impliquées, quels que soient les prétextes invoqués. Il n’y qu’UNE guerre, insupportable de violence, d’arbitraire, de mensonges, d’enfances massacrées, de lieux dévastés, de drames qui entrainent d’autres drames. Un enfer, LA guerre, qui commence bien avant et finit bien après – si jamais elle finit- qu’elle ne prenne son nom. Des balles, des bombes, des blessés mutilés à vie, des cadavres, du meurtre et du sang, la peur, la faim, la destruction, la folie, la suppression quasi totale de tout rêve… et comment un semblant de vie, de normalité peut se frayer un chemin à travers les décombres. Cette première expérience en Afghanistan, sera comme définitive pour Megan K. Stack, jamais plus elle ne pourra retourner en arrière. Il lui sera impossible de rester aux États-Unis, alors comme elle ne peut oublier, elle va accepter toutes les missions, aller de l’avant, parcourir toute cette « région du monde » comme on désigne souvent le Moyen-Orient. Elle va chercher les clés, accumuler les témoignages avec une espèce d’avidité insatiable, que la peur ne fera qu’attiser. Elle portera son métier de journaliste en bouclier, jusqu’à s’oublier elle-même totalement, comme si cela pouvait peut-être apporter une réponse à ce qui n’a aucun sens et ne peut en avoir. C’est comme ça qu’après l’Afghanistan, il y aura Israël et la Palestine, puis l’Irak, la Lybie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Yémen, le Liban, l’Égypte, l’Irak encore et de nouveau le Liban en 2006, sous les bombes israéliennes… C’est un témoignage passionnant, unique, très personnel, celui d’une journaliste et femme de surcroit, dans un monde déjà difficile d’accès en tant que telle, et elle est allée au plus près des gens, au cœur des conflits comme on dit dans le jargon, si seulement une guerre pouvait avoir un cœur. Une quête, que son statut d’américaine a rendu sans doute encore plus essentielle, elle va au-delà des apparences, des discours officiels, des vérités établies, des partis pris ou à prendre et elle y va avec son professionnalisme, mais aussi et peut-être surtout, avec amour. Ce n’est pas un roman qui se lit avec plaisir, même si la qualité d’écriture de Megan K. Stack, bien rendu par son traducteur, donne à ce récit la puissance d’une véritable œuvre littéraire, mais outre qu’on apprend beaucoup en le lisant sur des situations extrêmement complexes, on se doit de lire se livre parce que, faisant partie de la communauté humaine, chaque bombe qui tombe quelque part sur cette planète nous concerne, qu’on le veuille ou non, parce que nul ne peut ignorer la souffrance de l’autre, qui a plus de choses en commun avec lui que de différences, à savoir : le désir d’une vie paisible et heureuse, la possibilité de rêver et d’offrir un avenir à ses enfants. C’est pour cela que certain(e)s font des métiers qui au péril de leur vie, leur permettent d’aller chercher la parole, les images et de les transmettre afin qu’elles circulent, et que l’horreur ne puisse être indéfiniment camouflée, étouffée sous le vacarme de spots publicitaires et autres diversions, là où la guerre ne frappe pas, là où on n’imagine même pas qu’elle puisse exister pour de vrai. Et quand la guerre frappe, c’est toujours aveuglément, il n’y a pas et il ne peut y avoir de guerre juste et il ne peut y avoir non plus de retour en arrière. « Ce fut la première chose que j’ai appris de la guerre. Vous vous souvenez ? Vous pouvez survivre et ne pas survivre, les deux à la fois. »

     

    Cathy Garcia

     

     

    Megan K stack.jpgMegan K. Stack est grand reporter pour le L.A. Times. Tous les hommes de ce village sont des menteurs, son premier livre, a été finaliste du Prix Pulitzer. Elle est aujourd’hui correspondante du L.A. Times en Chine.

     

  • Dariusz Klimczak

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    Il faudra de la résolution pour régler l’inéluctable, codifier tous les cadrans sur le temps obligatoire. Les affreux camelots ont cédé la nouvelle, les beffrois frappent et beuglent de plus belle. Aux douze collisions se substitue le calme et sous les étoiles effarées, de sournois guerriers nous guident dans les troubles d’escarbilles.

     

    Le Cosmos tousse, crache. La Terre s’estrangule.

     

    CG (extrait de L'ire et vocable in Trans(e)fusée)

  • Brandán Gomez

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    Veines crachées

    Percluses d’incendie

    De gorges écharpées

    Palais meurtris

     

    Mots feuilles flammes

    Folies de lambeaux décousus

    Oripeaux de mots dits

     

    Criés jetés usés

    Démodés des mots

    Hasardés divagués

    Largués au galop

     

    CG in Mystica perdita

  • Jeffrey Catherine Jones

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    Jeffrey_Catherine_Jones_Portrait.jpgJeffrey Catherine Jones ou Jeff Jones (né Jeffrey Jones Durwood 10 janvier 1944 à Atlanta, Georgie - 19 mai 2011) était un artiste américain connu pour ses illustrations Fantastique et Heroic Fantasy.

    En 1964, il rencontre dans un établissement scolaire Mary Louise Alexander qui deviendra son épouse puis la mère de sa fille Julianna en 1966. Le couple s'établit à New York mais finit par se séparer au début des années 1970 alors que Jeffrey se fait un nom en illustrant des couvertures de romans.
     
    À partir de 1975, il partage un local avec Bernie Wrightson, Mike Kaluta et Barry Windsor-Smith et gagne de nombreux prix pour son travail. Jones, qui se questionne sur son identité depuis des années, va finalement se décider changer de sexe à l'aide d'une thérapie à base de remplacement d’hormones, devenant alors Jeffrey "Catherine" Jones. À partir de ce moment-là, la vie personnelle et professionnelle de l'artiste bascule. Jeff Jones va connaître une longue période sans domicile jusqu'en 2004 où elle va finalement remonter la pente et recommencer la peinture.
     
    Jeffrey "Catherine" Jones s'éteint le 19 mai 2011 à 67 ans, affaiblie par un emphysème et de nombreuses bronchites.

    http://frenchyjones.blogspot.fr/

  • Jean-Louis Millet - Ses vidéos - Art et questionnements

    Toutes les vidéos sont visibles ici : http://www.zen-evasion.com/video.htm

     

     

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    Jlmi Série Noire IV -2005

     

     

     "Depuis les années '90, la vidéo est un mode d'expression plastique au même titre que la peinture ou le sculpture.

     

    En peinture, la brièveté du geste est rendue possible par l'emploi de l'encre. En photo, on isole aisément un instant par essence fugitif. L'image obtenue, dans sa fixité, autorise la relecture et l'approfondissement.

     

    La vidéo permet de donner corps à cette quête par la succession rapide de séquences en apparence dissociées. Il y a là une réelle métabolisation du sujet, puis dissolution du jugement par à priori et retour à la nature brute, initiale, spontanée.

     

    C'est cette approche qui m'ouvre une nouvelle voie de travail.

     

    Un premier brouillon, "Ici réside un ailleurs", m'a montré les possibilités de l'outil par le panachage de séquences tournées ou détournées de films ou d'images d'actualité. Un travail plus formel' "des Mains et des Têtes" a été composé d'images fixes tirées de mon travail en peinture associé aux bronzes de Louise Bourgeois visibles aux Tuileries au niveau du Jeu de Paumes.

     

    Dans "Autodidaxie", j'essaie d'exprimer concrètement les apports extérieurs, conscients ou non, de la culture occidentale qui ont induit mon travail en peinture ouvert sur la culture asiatique.

     

     

    Images en sont le plus souvent insoutenables dans "Horrific Zapping" - dont les prémices se trouvent dans les vers libres de "Ainsi va le monde" et dans la toile "Sabra & Chatila" - je montre, jusqu'à l'absurde et la nausée, la cruauté de l'animal autoproclamé homme ...

     

     

    Pour se laver les yeux, sur un argument de Man Ray, j'ai assemblé des "Traces", dessins réalisés à l'ordinateur en 2004, en un "Cinépoème".

     

     

    Vidéo suivante : "Zulu Love Letter". Une lettre d'amour zoulou est un assemblage hétéroclite de petites choses de récupération, principalement des capsules de soda, organisées en un motif décoratif à "tiroirs" dans lesquels la ou le destinataire trouvera mots et preuves d'amour... Les séquences que j'ai associées parlent d'amours adultes et renferment donc des images de nus sans que cela aille au delà de ce que l'on voit communément sur nos écrans de télévision.

     

     

    Approche plus fantasmatique, " Hypnagogic Fantasies ", travail sur la période, plus ou moins brève, précédant le sommeil durant laquelle le conscient et l'inconscient s'enlacent, joute lascive qui s'achève avec l'endormissement total.

     

     

    Le détournement de photos assisté par ordinateur est la base de "Cinépoème 2". Comme source, des sites web. Comme outil, un logiciel courant. Restait la musique sur laquelle je n'ai pas su trancher. Cinq versions existent donc. Cinq émotions très différentes. Pour le définitif provisoire, j'ai retenu la version jazz avec le vibraphone du Modern Jazz Quartet sur un thème de JS Bach Tears from the Children. Un régal. Il existe deux versions classiques : Pergolèse, le Stabat Mater et Francis Poulenc, le Salve Regina; une version avec la voix planante de Hope Sandoval et une version musique du monde avec les percussions de Lou Harrison.

    (...)

     

    Second opus d'autodidaxie : "Autodidaxie 2", toutes les séquences ont été faites avec mon appareil photo numérique Sony DSC 3 en mode vidéo... "

    Jlmi

  • Gonzalo González - Cuaderno de botanica

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    Gonzalo González en primavera,  grafito sobre papel[1]_ 42 x 59,3 xm.JPG

    Né en 1952 à Tenerife , où il vit et travaille.

    Il est l'artiste canarien le plus représentatif de sa génération. Les Canaries ont contribué à l'histoire de l'art du XXe siècle avec des peintres comme Jorge Oramas et Oscar Dominiguez, Manolo Millares et Cesar Manrique. González est très lié à la description naturaliste, dans la récente série des "Nocturnes" , il développe et exalte la couleur noire de l'utiliser comme couleur de la lumière : grande scène des peintures où le paysage semble faire face et à agiter le vertige produit par le mystère. González n'a pas oublié la grande leçon sur les tons sombres à gauche d'abord par Velazquez et Goya et plus tard par Tapies, et joue avec toutes les possibilités et les variations de profondeur que peut offrir le noir. Dans le même temps, il est un dessinateur infatigable et un aquarelliste qui a atteint un haut niveau de maturité et de l'exhaustivité. Des expositions de ses œuvres ont été organisées dans les Centres d'Art espagnols les plus connus ainsi que lors d'importantes expositions collectives de New York à l'Amérique du Sud. La célèbre série " Biblioteca de Artistas Canarios " a publié en 1994 une importante monographie sur ses œuvres.