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CATHY GARCIA-CANALES - Page 477

  • Marina Tsvetaieva

     

    Je suis exclue de naissance, du cercle des humains, de la société. (...)

    Je suis sans âge et sans visage. Peut-être suis-je la Vie même.

     

    in Vivre dans le feu

     

     

     

     

     

     

     

  • La boue, extrait de Pandémonium II

    Poème que je traîne depuis longtemps, publié enfin dans le tout récent Pandémonium II... certains d'entre vous se souviennent peut être, ce fut pour moi toute gamine, la prise de conscience sur les limites du journalisme... et de ce qu'on appelle "information"...

     

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    texte de cathy garcia               ill. Omayra Sánchez d'après Frank Fournier

     

     

     

    zone dévastée 
    tôles flottantes
    torrents glissements 
    zone engloutie
    la gamine ne peut dire mot
    émettre un son 
    sa bouche envasée
    sa langue d’eau
    souillée

    ses yeux noirs
    si noirs

    personne 
    plus que fange 
    pour la prendre dans ses bras
    et ses grands yeux noirs
    fixent la caméra
    le journaliste étranger 
    qui l’immortalisera
    quelques minutes 
    à l’autre bout du monde
    quelques minutes
    d’apitoiement

    entre fromage
    et dessert

     

     

    paru dans Pandemonium II

     

     

    Publié en ligne avec mon accord par Au hasard des connivences :

    http://auhasarddeconnivences.eklablog.com

     

     

     

  • Kahil Gibran

    Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine,

    Mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses et que vous vous élèverez au-dessus d'elles, nus et sans entraves.

    Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu'à l'aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ?

    En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au soleil et vous aveuglent.

    Et qu'est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libres ?

    Si c'est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front.

    Vous ne pourrez pas l'effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer.

    Et si c'est un despote que vous voulez détrôner, veillez d'abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.

    Car comment le tyran pourrait-il dominer l'homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur ?

    Et si c'est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu'imposée à vous.

    Et si c'est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre coeur, et non pas dans la main que vous craignez.

    En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.

    Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.

    Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l'ombre d'une autre lumière.

    Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d'une liberté plus grande encore.

     

     

     

  • Erika Giovanna Klien

     

     

     

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    quelque chose qui semble indestructible

    pour avoir déjà été totalement détruit

    c’est un sentiment lumineux, étonnant

    mais sur lequel on ne peut s’appuyer

    un peu comme un vent mêlé de lumière

     

    cg in Le baume, le pire et la quintessence