美撒郭

Encercler l’écume, effacer les déluges de sel.
Ensevelir mon nombril dans l’étoffe des défaites.
cg in Le poulpe et la pulpe
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Encercler l’écume, effacer les déluges de sel.
Ensevelir mon nombril dans l’étoffe des défaites.
cg in Le poulpe et la pulpe

Je suis exclue de naissance, du cercle des humains, de la société. (...)
Je suis sans âge et sans visage. Peut-être suis-je la Vie même.
in Vivre dans le feu
Poème que je traîne depuis longtemps, publié enfin dans le tout récent Pandémonium II... certains d'entre vous se souviennent peut être, ce fut pour moi toute gamine, la prise de conscience sur les limites du journalisme... et de ce qu'on appelle "information"...

texte de cathy garcia ill. Omayra Sánchez d'après Frank Fournier
zone dévastée
tôles flottantes
torrents glissements
zone engloutie
la gamine ne peut dire mot
émettre un son
sa bouche envasée
sa langue d’eau
souillée
ses yeux noirs
si noirs
personne
plus que fange
pour la prendre dans ses bras
et ses grands yeux noirs
fixent la caméra
le journaliste étranger
qui l’immortalisera
quelques minutes
à l’autre bout du monde
quelques minutes
d’apitoiement
entre fromage
et dessert
paru dans Pandemonium II
Publié en ligne avec mon accord par Au hasard des connivences :
http://auhasarddeconnivences.eklablog.com


Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine,
Mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses et que vous vous élèverez au-dessus d'elles, nus et sans entraves.
Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu'à l'aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ?
En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au soleil et vous aveuglent.
Et qu'est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libres ?
Si c'est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front.
Vous ne pourrez pas l'effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer.
Et si c'est un despote que vous voulez détrôner, veillez d'abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.
Car comment le tyran pourrait-il dominer l'homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur ?
Et si c'est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu'imposée à vous.
Et si c'est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre coeur, et non pas dans la main que vous craignez.
En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.
Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.
Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l'ombre d'une autre lumière.
Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d'une liberté plus grande encore.

Ne fais pas attention à moi. Je viens d'une autre planète.
Je vois toujours des horizons où tu dessines des frontières.

dans la brèche
laisser couler le miel
l'âme est une abeille
cg in Des volcans sur la lune


quelque chose qui semble indestructible
pour avoir déjà été totalement détruit
c’est un sentiment lumineux, étonnant
mais sur lequel on ne peut s’appuyer
un peu comme un vent mêlé de lumière
cg in Le baume, le pire et la quintessence