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20/06/2014

Fugitive lu par Jacmo

Note parue dans la revue Décharge n°162 - Juin 2014

 

par Jacmo Décharge .jpg

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15/05/2014

Appel à souscription

                                                                        pour

 

 

GUERRES

 

ET AUTRES GÂCHIS

 

 11b écrire pourtant.jpg

 

 

poèmes de Cathy Garcia

illustrations de JL Millet

 

 

A paraître en juin aux Ed. Nouveaux Délits

 

32 pages, agrafé et imprimé sur beau papier calcaire 100gr

et 250 gr pour la couverture (papier recyclé)

 

10 €  plus 1,20 de port

 

 

 

les sacrifiés.jpg

 

 

"Il y aura bien comme de coutume des traîtres des lâches 

Des gens simplement comme vous et moi 

Il y aura comme toujours du sang de nombreux ossuaires 

Du sordide et une fleur peut-être nucléaire

 

 Pour que tout puisse recommencer les plus jamais ça ! 

Tout comme avant, au bon vieux temps. "

 

 

là-bas.jpg

 

 

 Les pères sont toujours en train de faire une guerre,

et quand ils en reviennent, les enfants ont grandi

et les mères sont mortes.


René Barjavel

in Colomb de la lune

 

 

 

Pour commander voir : http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/ 

 

 

 

 

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08/05/2014

Fugitive lu par Laurence Biava pour la Cause Littéraire

 

Plasticienne autodidacte, elle compose ce qu’elle appelle des gribouglyphes, mélange de diverses techniques et de collages. Elle obtient un premier Prix de poésie à 18 ans. Ses premiers recueils sont publiés en 2001. Elle illustre plusieurs revues littéraires et des recueils d’autres auteurs. Elle crée en 2003 la revue de poésie vive Nouveaux délits. Son travail est présenté publiquement depuis fin 2008 et sur le net. Fin 2009, elle fonde l’association du nom éponyme Nouveaux délits. Elle s’exprime aussi à travers la photo, pas en tant que photographe professionnelle, mais en tant que poète ayant troqué le crayon contre un appareil photo :

Après Claques et boxons et Les mots allumettes, Cathy Garcia revient en ce mois de mars 2014 avec un recueil court de poésie prosaïque très intéressant qui fait à la fois la part belle aux souvenirs des tragédies antiques, aux flottements des corps en souffrance, à la beauté des matériaux. Il y a aussi de belles envolées sur les aurores, la lumière de la lune, d’où jaillissent fulgurances, contemplation, rédemption.

« Une tragédie antique ensevelie dans le jardin des masques… L’oiseleuse pleure dans les fumées de myrrhe. Un corps de femme à lapider, encore et encore… Juste un saccage de coquelicots. Conjuration du vide… La meute aime le rut ».

 

Chaque fragment hybride est court et complété par une illustration personnelle de l’auteur.

« Je marche… je dois marcher… Je cours et je danse ». Cette ode à la fragilité de la vie se déroule avec douceur sous nos yeux, et cette sensation est renforcée par la grande qualité de plume de Cathy Garcia. On y voit, on y sent, on imagine la vie d’un individu égaré en pleine nature. On lit et on regarde se dérouler, en petites en grandes attentes, la vie d’un personnage, qu’on imagine être une femme, croqué au trait noir. Les instants heureux ou douloureux de la vie sont là, esquissés en quelques traits et liés les uns aux autres, par les ressacs des histoires d’amour, de séparation ou de transition. On entend des cris sourds parfois et se dessine (et se devine) alors une couleur particulière, différente à chaque page, à chaque murmure souffrant. Et l’air, la lumière, le souffle reviennent vite pour combler les manques, les trahisons, les inépuisables toxicités. Animée de tourments intérieurs et d’observations éclairées sur la mémoire et la fuite, l’histoire de chaque scène se déploie sous nos yeux, on la regarde et on l’aide à son déroulé en touchant du doigt les mots qui sursautent et s’empilent, parsemés. Les mots qu’on aimerait remettre dans la main du personnage, pour ne pas la voir s’enfuir et souffrir. On devine des coupures entre les phrases, qui renforcent la narration de cette histoire, ode poétique au temps, à l’errance, à l’exil.

Ces fragments d’une femme naufragée renforcent les émotions que l’on ressent, en résonance, à l’écoute et au visionnage de cette vie, notre vie, qui passe entre douceurs et tristesses. C’est vrai ! Comme le dit l’auteur, « notre bonheur est bossu ».

« Je marche et glisse dans la nuit, je compte les spectres. Un spectre, deux spectres, trois spectres… Quatre spectres… Les violoncelles saluent la vanité des cérémonies… Tout brûle, irrattrapable capharnaüm ».

 

Laurence Biava

 

http://www.lacauselitteraire.fr/fugitive-cathy-garcia

 

 

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25/03/2014

Fugitive lu par Christian Saint-Paul

 

Extrait de l'émission Les poètes du 20 mars sur Radio Occitania, où les femmes sont à l'honneur, que vous pouvez écouter en cliquant sur :

http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

 

« Fugitive » de Cathy GARCIA (55 pages, 12 €, illustrations de l’auteure) est aussi un livre d’art du fait de la parfaite mise en page de cet éditeur perfectionniste, et de la qualité des illustrations de cette poétesse qui excelle aussi dans l’art plastique. Une artiste totale ! Celle qui fait paraître cette revue que nous aimons citer « Nouveaux-Délits » et qui a déjà publié 17 livres de poésie, atteint avec ce dernier volume une maturité impressionnante. L’écriture s’est resserrée, gagne en densité. La langue impose son rythme, sans pas superflus, car il s’agit de marcher avant tout.

Je dois marcher. Suivre mon ombre.

 

Tendue de peaux mortes, elle tangue, la mâchoire rouillée.

Elle tangue sous le couteau et ses cauchemars sont des drones.

 

Le guetteur lui parle de vie majuscule.

Elle entend funérailles, rubis teinté de mort.

 

Passe un ogre de désir et elle chavire encore, les flancs fracassés.

 

Comme l’affirmait MACHADO, le chemin se fait en marchant, il faut donc marcher et peu importe d’atteindre une destination, l’essentiel est de ne jamais quitter le chemin, de ne jamais interrompre la marche, sous peine d’anéantissement.

Je dois marcher.

 

Voltige de lunes dans les ténèbres tamisées.

Visions éclatées de l’oracle.

 

Je vois l’ange tatoué d’éclipses.

L’âpre déchirement tellurique.

 

Du ciel baraté s’échappe une tornade.

Exodes, insurrections, liturgies volcaniques.

Dilution de soufre à la fonte des orages.

 

J’avance entre déflagration, vertige,

Et le souffle rauque des vents solaires.

 

Si pour échapper à ce qu’ARTAUD nommait « cette sempiternelle anonyme machine appelée société » dont les impitoyables rouages brisent celle qui tente de s’y soustraire, il ne reste que marcher, alors il faut marcher, et dans cet élan, rejoindre enfin l’unité qui nous unit et nous confond dans un absolu qui nous délivre.

Pluie de cœurs en torches. Moisson brûlante de coquelicots.

 

Je marche, je cours, je suis la sorcière parfumée d’épices.

Voyez les déluges rougissant entre mes seins d’ambre.

 

Je cours et je danse.

 

La terre est une et nous sommes un.

Tous de passage, mouvement et empreinte.

Chair de rocaille dans l’herbe maigre où sieste le serpent.

 

Mais marcher sans cesse, c’est être « fugitive », comme la vie. Un très beau livre !

 

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Un jour des textes : Cathy Garcia | À la recherche du mot juste

 

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22/03/2014

Fugitive lu par Patrice Maltaverne

Dans ce recueil, je retrouve d'emblée ce que j'aime dans l'écriture de Cathy Garcia.

Une révolte, un mouvement compulsif : "Je marche / Je dois marcher", comme il est écrit plusieurs fois, au début de "Fugitive".

Avec en prime, des raccourcis bien puissants : "Dans la chambre sépia, on a désarmé les chiens", de l'auto-ironie, "Dédale se marre", des comptines fantastiques : "Je compte les spectres./ Un spectre, deux spectres, trois spectres...", un appel aux forces cosmiques "Exodes, insurrections, liturgies volcaniques", "Dilution de souffre à la fonte des orages". Et ma foi, une bonne dose de surréalisme.

Bref, tout ce qui fait qu'une écriture n'est pas que de l'écriture.

La marche de la fugitive est bien sûr ici la preuve qu'elle cherche à échapper aux mensonges de la vie quotidienne.

Mais peu à peu, ce mouvement de marche s'essouffle et puis la fugitive tombe dans l'immobilité, ramasse son corps. Serait-ce la victoire des réalités glauques ? Plutôt un simple dénouement, la réunion avec des choses de la terre accueillantes, et même avec des couleurs.

A la fin du recueil, il n'est pas certain que la marche ne reprendra pas encore.

Je suis même sûr du contraire. Mais c'est de l'espoir toujours, qui renait.

Un poème sur deux dans "Fugitive", est accouplé à des images qui figurent sur la page gauche du recueil. Des images en noir et blanc, en partie figuratives, qui sont également l'oeuvre de Cathy Garcia et qui semblent ponctuer l'itinéraire à parcourir. 

Un beau recueil de poésie, comme je les aime, bien concentré.

Ci-desous un poème extrait de "Fugitive" pour la route :

 

 

"Irréversible, mais large comme un fleuve.

 

Je ramasse les cauchemars un par un.

Ils se nourrissent les uns des autres. Leur masse grossit.

 

Dans leurs ténèbres, je joue à ronce amère.

Colombe de sang, crachat de suie".

 

Pour vous procurer "Fugitive", qui est vendu au prix de 12 € rendez-vous sur le site de l'éditeur Cardère Editeur : http://www.cardere.fr

 

Note en ligne sur : http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/ 

 

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18/03/2014

Ailleurs simple lu par Jean-Paul Gavard-Perret

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illustrations Jean-Louis Millet, Éditions

Nouveaux Délits, St. Cirq-Lapopie.

 

Impressions d’Afrique

 

Refusant le pathétique Cathy Garcia  rallonge le sursis de bonheurs trop brefs. S’adressant aux voyageurs autour du monde ou autour de leur chambre elle offre un peu d’étrange et d’étranger : paysages ou hommes qu’elle a aimés et parfois pour lesquels elle a souffert, flux qui l’enlacèrent et qui l’ont furtivement ou profondément métamorphosés. Ils rentrent encore par les pores de sa peau « sans digue / Ni barrage ». Ils se cristallisent avec sobriété et violence abrupte. Remontent du ventre les sensations où le passé reprend chair. C’est comme si la poétesse était nue mais pouvait se déshabiller encore par le chant primitif  qui disloque sa distance aux terres rouges et ramène l’harmonie dans leur sillage. Le livre emporte vers les chaleurs étouffantes. La transe remonte dans le tam-tam du corps, le t’âme-t’âme de l’écriture charnelle en battement de mesure et  démesure. Reste sur chaque page des marges substantielles (le blanc) que le graphisme boit. La poésie devient  application de l'espace sur lui même. En retrait : rien de trop.

 

Cathy Garcia enfouit et déploie. Tout est suspens et retombée dévoilant la profondeur du contact par les mots torches. Mots noirs, peau blanche. L'inverse aussi. Voix nue. Emprise et prise de vue. L’auteure trouve  l’aptitude à dire l'impossible, à régurgiter l'émotion si longtemps retenue par pudeur. S’allonge progressivement le geste sur lequel l’attention doit porter. C’est un retour sans l'aller au-delà de l’aller sans retour. Un fond, un bruit, un fluide, un flux. Lumière et non éclairage. L'oxygène de l’écriture - mais aussi l'azote des terres tropicales, l’aridité des déserts. L'ellipse et l'énoncé. Nécessité du secret. Impératif de la parole.  Son tissu si fin pourrait tomber en pièces sans l’énergie qui le tend là où le poème évitant le récit vient à bout du seuil infranchissable pour  « Rejoindre le départ / Le point de nulle part / Ensablé de beauté ».

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Publié sur http://www.lelitteraire.com/?p=10538

  

Ailleurs simple, toujours disponible (12 euros + port à l'Association Nouveaux Délits - Létou - 46330 St Cirq Lapopie)

 

 

 

 

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14/03/2014

Vient de paraître : Fugitive

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Cardère éditeur - poésie - Mars 2014


Un livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant ivoire 80g
illustrations originales de l’auteur
prix public 12 euros
ISBN 978-2-914053-74-7

Publié avec le soutien du Centre National du Livre 

 

Fugitive est un ouvrage en vers libres qui nécessite une lecture chronologique. Comme dans les deux premiers recueils de Cathy Garcia que nous avons publiés (Le poulpe et la pulpe en 2011, Les mots allumettes en 2012), on est dans un récit abstrait, avec un axe fort, de l’action, et ici une exhortation quasi externe : je marche, je dois marcher ! En miroir, le lecteur pourrait/devrait entendre : reconstruit ton propre récit, avance ! Ce texte court tire sa force de sa cohérence essentiellement.
Le vocabulaire est riche, « brut », plutôt terrestre (pollen, étoiles, silex, transhumances, tourbe, loups, humus, rosée, glaise, vendanges, jachères, sources, rapace, moisson, rocaille, granit…) Les expressions sont souvent violentes, de l’ordre du tragique ou de la tragédie (Les bêtes désarticulées ; Visions éclatées de l’oracle ; Un corps de femme à lapider ; sinistres bouillies de chimères) ; on respire toutefois avec de rares mots tendres (la douce chair des roses ; la nacre d’un ange).
On est parfois au bord de la provocation, de l’outrance sulfureuse (La meute aime le rut ; Je suis la sorcière parfumée d’épices. Voyez les déluges rougissant entre mes seins d’ambre ; Allongée. Au bord de la jouissance ; ouvrir mes cuisses libère mes odeurs de femme). On y trouve quelques constructions originales mais parlantes (liturgies volcaniques ; je panthère avec la mort).
La situation de fuite, de traque, donne à ce recueil-récit une grande énergie où transpirent la colère, la frustration, la hargne, la révolte, mais aussi la soif de (sur)vie, l’animalité, une sorte d’optimisme quasi atteint. Nous avons avec l’écriture de Cathy Garcia, le côté féminin de celle de Serge Bec, en particulier dans Psaume dans le vent.

 

  

Moissons de silex dans les épaves des siècles.

Les vertiges de la faim scandent l’espérance et les couteaux.

 

Bleu des corps exhumés. Sinistre bouilli de chimères.

Fleurs révulsées, filets de sang.

 

Je mords la douce chair des roses.

 

Dans le delta de lumière, la nasse trouée de lune, retient les racines et les rêves broyés des errants. Toutes les frontières sont des plaies mal cicatrisées.

 

 

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 http://www.cardere.fr/

 

 

 

23:34 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2014

Ailleurs Simple lu par Mc Dem

Cathy GARCIA, Ailleurs simple, illustrations Jean-Louis MILLET. Éditions Nouveaux Délits, décembre 2012. «A tous les voyageurs mobiles ou immobiles» avec, de ses propres mots : «un peu de rêve, d’étrange et d’étranger même» -Cathy Garcia signe avec Ailleurs simple un recueil de poèmes à siroter avec succulence, en vers libres et selon son rythme, en suivant ou non le fil anachronique des pages.

 

 

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La couverture couleur d’argile annonce si j’ose écrire, la couleur des textes, leurs paysages et leur style.  On est en effet dans une poésie comme brute, animale, végétale, minérale, parcourue dans le sens inattendu du poil comme l’est souvent le contre-courant suivi par l’éditrice de la revue et du blog Nouveaux Délits. Une poésie sauvage.

 

 

 

Sans digue

 

Ni barrage

 

Torrents

 

 

Montés du ventre

 

Les chants

 

De terre et d’eau

 

 

 

Corps peints

 

Menez la danse

 

Tambours

 

Sauvages

 

 

 

 

 

On soulève et l’on heurte sur les chemins du désert et de terres rouges -«cuites au bleu de ciel»- des racines rebelles qui font lever le pied, le nez ; qui font s’arrêter , pour s’interroger, regarder. Le temps d’un arrêt d’instantané, transe montante.

 

 

 

L’animal

 

La boue

 

Les feux

 

Les transes

 

 

Pour repartir aussi vite. Pour

 

 

 

Marcher

 

Marcher sans fin

 

Rejoindre le départ

 

Le point de nulle part

 

Ensablé de beauté

 

 

 

La poésie de Cathy Garcia prend corps au sein même de la nature –ici ce sont des contrées africaines, les terres du sud que révèlent les mots et les images de cet Ailleurs simple, & l’invitation au voyage vaut le coup d’œil. On «panthère avec la mort» (pour reprendre cette belle construction verbale de l’auteur à retrouver dans Fugitive, son tout nouveau recueilà paraître c/o Cardère en mars 2014), on panthère avec la frousse et l’envie d’avancer au milieu d’une brousse sauvage où les félins passent, entre autres, et où la poésie s’aère au gré des déserts, des savanes, des feulements lancés  ici et là. En tant que voyageur immobile le lecteur a cette impression que procure la force évocatrice des mots, a l’impression que les forces élémentaires et la faune et le végétal le touchent au corps et au cœur de son voyage. Des images passent comme des caravanes traçant et éclairant le désert, ainsi ce «soleil de chevrotine», comme des signes légendaires ainsi ce chien mangeur d’étoilesl’homme des collines, ces carcasses /Os de lune… -dans ce grand poème d’argile où la nuit s’ancre / Au port aride.

 

 

 

Des esprits aymaras

 

Soufflent doucement

 

Sur ses paupières.

 

 

Des esprits soufflent en cet Ailleurs simple, doucement sur les étendues d’or et rouges des poèmes

 

 

  

 

Mc Dem, pour la revue Traversées :

http://traversees.wordpress.com/2014/02/17/cathy-garcia-a...

 

 

 

Ailleurs Simple, Ed. Nouveaux Délits 2012

Tirage limité et numéroté - 40 pages

13 €  (plus 1 europour le port) 

Pour commander, envoyer un chèque à l'ordre de :

Association Nouveaux Délits Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05/02/2014

Appel à souscription : Fugitive


Vous trouverez ci-joint a paraitre Fugitive.pdf le bon de souscription pour mon livre Fugitive à paraître en mars prochain chez Cardère éditeur, illustrations originales de l'auteur également.

 

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Merci de faire circuler largement.

 

  

Appel à souscription également pour À hauteur d'ombre de Marie-Françoise Di Fraja, qui sort également en mars chez Cardère et dans lequel figurent huit de mes photographies.

 

 

le coeur sur l'eau.jpg




Merci !


Lien de l'éditeur : http://www.cardere.fr/



   
   

01/10/2013

POÈMES FOLLETS & CHANSONS FOLLETTES POUR GRAND PETITS & PETITS GRANDS

Vient de paraître :

 


                 

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aux Ed. Nouveaux Délits


 

 Un recueil qui s’adresse avant tout aux enfants

 de 9 mois avant la naissance  à 99 ans et demi après



 

la ronde du chat small.jpg

 

« Dès fois on est content

Dès fois on ne l’est pas

Dès fois on est gentil

Dès fois on ne l’est pas

 

C’est la vie

Et c’est comme ça

C’est comme ça la vie

 

(…)

La vie c’est bien

Et parfois ce n’est pas bien

Mais c’est toujours beau la vie

Mais parfois on l’oublie. »

 
 

  

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LA PREUVE

 

Une petite araignée court

Sur un peignoir de soie décoiffée

 

Un hippocampe s’étouffe

En avalant une étoile filante

 

Si les poissons

Embrassaient les fenêtres

Ce serait la preuve irréfutable

De la montée des eaux

variation sur la grenouille small.jpg


37 poèmes de Cathy Garcia
  12 illustrations originales en couleur  de  Joaquim Hock
 

http://joaquimhock.blogspot.com



Tirage sur papier recyclé limité et numéroté  

56 pages,  15 € 


Bon de commande ci-joint : ÉDITIONS NOUVEAUX DÉLITS BON DE COMMANDE.docx
 

  http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

21:57 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (2)

16/05/2013

Claques & boxons, éditions Nouveaux Délits, Mai 2013

 

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130419 la gd castafiore.jpgPoèmes de Cathy Garcia, illustrations de JL Millet

 

 

Non monsieur, ici

 Il n’y a pas d’amour
 Il n’y en a jamais eu
Pensez bien sinon, monsieur
Qu’on s’en serait aperçu
 

 

 Ici monsieur

Il n’y a que la rage
Et si l’amour y venait
Il y ferait naufrage.
 
 

130419 couche-tard.jpg

 
Editions Nouveaux Délits
ISBN: 978-2-919162-02-4
 
42 pages

Imprimé sur papier recyclé calcaire 100 gr, couverture calcaire 250 gr

12 + port



   
Pour commander, envoyez un mail à nouveauxdelits arobase orange point fr.

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07/01/2013

MYSTICA PERDITA, 2009

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Mystica perdita faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Salines.

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Illustrations originales de Jean-Louis Millet

 

40 pages, 12

 

 

 

 

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Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé

 

Dépôt légal : Janvier 2009

Nouvelle édition de  Janvier 2013

 

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En quatrième de couverture :

 

 

« Qu'on le veuille ou non, ce recueil a été tiré à ...exemplaires. Il est réconfortant de penser que les imbéciles n'en sauront rien. »

 

Ce colophon-convient parfaitement à Cathy Garcia, experte en délits de poésie. Ses poèmes, dont le désir amoureux, la colère-sociale ou la jubilation créatrice tiennent lieu tour à tour d'azur, d'horizon et de ciel de traîne verbal, plongent ô colombe, lecteur mon frère humain, comme l'épervier sur sa proie.

 

Dans la candeur de ce "L'huma/Nité noïde/Hume "ou la sagesse de ce "Chercher le sens/N'a aucun sens/Le révélé/Demeure/Caché", nous devenons ces "transparents", ainsi qu'on appelait jadis les vagabonds qui se levaient avec l'aube-nouvelle.

 

 

 

Werner Lambersy, 23 janvier 2009

 

 

 

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  Extrait :

 

Les pistes du rêve

 

Défaire le crépuscule

Glisser dans les reflets renards de ses draps

 

Fixer l’horizon par des pointes d’améthyste

Le laisser sécher à la lune

 

Tracer un paysage au fusain de la langue

Compter les brûlis sur la peau

Les innombrables feuillets de nos masques pâles

 

Regarder fondre la vitre du réel

Ses reflets d’huile sur l’étendue de neige

 

Le roulis des roseaux

Grand soleil rouge à l’horizon brûlé

 

La neige est une plage de coquillages nus

Où les serpents marins

Sifflent des inconnues

 

Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes

Les voix balbutiantes des poètes

 

Songes de sable

Châteaux d’écume

Nager dans leur trouble

En poissons de sang

 

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SALINES, 2007

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Salines faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Mystica perdita.

 

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Illustrations originales de Katy Sannier

Postface de Michel Host



44 pages, 12

me le commander directement, merci

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Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé



Dépôt légal : octobre 2007

Réédition - Janvier 2013

 

 

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L’oubli dans lequel a sombré aujourd’hui la poésie rejoint le tréfonds de l’obscurantisme. Les poètes n’en ont cure, ils et elles chantent dans l’arbre, sous le ciel. De Marie de France à Louise de Vilmorin, d’Anne des Marquets à Marie Noël, en cascadant de Pernette du Guillet à Louise Labé, Marceline Desbordes-Valmore, Anna de Noailles et  - bien sûr – jusqu’à Madame Colette, le long poème écrit par les femmes dans cette langue sublime encore appelée française, est ce ruisseau clair et courtois, tour à tour ensoleillé et ombré, sensuel et incisif, qui murmure et chuchote comme l’esprit du monde vivant. Il coule de source ancienne et nouvelle par le sous-bois de la forêt littéraire où les hommes se sont faits chasseurs absolus, dominateurs sans partage. Cathy Garcia est de cette eau pure, de cette force infinie et lointaine des fontaines résurgentes. Elle est la perle qui fait la fortune du pêcheur de perles. Certains l’ont déjà découverte, et je suis des élus. Mon admiration est sans mesure. Je voudrais seulement la rendre à sa lignée, à cette foi confiante en l’unité, en la beauté possible, qui lui fait écrire :

 

 

 

 

 

je cours encore après toi

 

homme qui sait la danse

 

homme loup qui me chasse

 

nuit après nuit

 

en mes forêts perdues

 

 

 

je cours encore après toi

 

magicien de la terre

 

aux savoirs de nuit

 

 

 

 

 

Michel Host

 

Octobre 2007

 

 

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06/01/2013

JARDIN DU CAUSSE, 2004

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

 

 

 

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Illustrations originales de Joaquim Hock

 

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Préface de Mireille Disdero :

 

Un long poème sur un cycle de l’existence, le déroulement des saisons en parallèle avec le mouvement intérieur des saisons d’une femme et sa richesse de vivre.

 

En écrivant Jardin du Causse, Cathy Garcia franchit un seuil, une étape importante. Elle sait que dans une vie, plusieurs jardins sont cultivés et aimés. Tous comptent, sont essentiels. Avant de quitter celui-ci, elle note précieusement chaque éclat au fil des jours, patiemment et jusqu’à l’infiniment petit, sachant que ce sont les petites choses qui comptent et que le temps humain est court, la mémoire sélective ou incertaine. Elle écrit des moucherons au soleil car elle possède la connaissance de leur participation  à la beauté de l’infime.

 

Ce beau poème apporte énergie et enthousiasme à celui qui le découvre. Cathy montre - comme il est écrit dans le dictionnaire des symboles (Robert Laffont 1982) - que « le jardin est le lieu de la croissance, de la culture des phénomènes vitaux et intérieurs ».

 

jardin du causse

l’enfant

progresse

sans cesse

apprend

à marcher

tourne

autour de la mère

 

Elle connaît le nom des plantes. La lisant, l’herboriste trouvera son bonheur. Mais également, elle sait retranscrire la magie naturelle du règne végétal et des éléments.

Dans le Jardin du Causse on croise la féerie d’un concombre à carapace de dragon, une fée lutine, des fleurs ailées qui enchantent le ciel... le brouillard sorcier, une demi-noix vide devenue berceau de fée, une princesse… tombée de son dragon, et des recettes guérisseuses :

 

fleurs d’hysope

violet vif

poignée de sarriette

poignée de thym

en tisane du matin

effarouchent le rhume

 

Une lecture régénératrice et harmonique, reliant la chorale des arbres, à

la fille

une pierre

dans chaque main

retrace les origines

 

Enfin dans le poème, lieu et temps jumeaux se lisent à rebours, au fil des mois. Cheminant dans ses vers, nous vient le sentiment d’un poème juste et clair, accordé comme une note de musique peut l’être, et la sensation que rien ne se perd puisque tout se transforme, chaque chose – si infime soit-elle – étant écrite et illustrée dans le Jardin du Causse, de Cathy Garcia.

 

Mireille Disdero

décembre 2004 (dans le jardin de La Barben en Provence).

 

 

En quatrième de couverture :

 

Après avoir parcouru l’Europe et plus encore en saltimbanque, la poétesse Cathy Garcia s’affirme totalement et se responsabilise dans ses proximités.

Dans ce jardin du causse, tout est effleurement, précision des gestes de l’enfance apprivoisantla Vie, la saveur d’être.

Cette enfance observée sans paternité, évolutive, à découvrir à travers de grands ciels, la douce fragilité des papillons, semble résulter d’une détermination biologique dans ce superbe jardin éthique où la nomenclature précise de la botanique rivalise de talent avec la simplicité des mots de tous les jours, mis à leur place dans la gestuelle d’une petite fille que le texte couvre de mots d’amour et de lumière écologique.

Le lecteur reconnaîtra facilement le jardin et aura envie, parfois, de prendre sa propre enfance sur ses genoux.

 

Patrick Devaux, poète

Rixensart, Belgique

Janvier  2005

 

 

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Édité et imprimé par l’auteur

 

Sur papier 100 gr calcaire

 

Couverture 250 gr calcaire

 

100 % recyclé

 

Dépôt légal : 4ème trimestre 2004

             Edition revue - Janvier 2013

 

 

52 pages

 

13,00€ (+ port)

 

Me le commander directement, merci

 

 

 

(Extrait)

 

 
  
 
III
 


Jardin du causse, l’air est doux, fine pluie entre gouttes de soleil. Chants d’oiseaux, parfum de paradis. Flammes vives, coquelicots, calendulas, jaune effiloché du laiteron des champs, le mauve plus discret du géranium robert, de la vesce dont la signature s’achève en langue de papillon.  


Petit bijou bleu roi, la fleur de mouron sertie dans son calice à pointes effilées, ses étamines roses dorées de fin pollen. Tapis d’aspérules à collerette étoilée, leurs menues fleurs en croix pâlichonnes.
 



Jardin du causse, beauté de l’infiniment simple, simplicité de l’infinie beauté.


Les roses en secret se préparent. Les pivoines défroissent leur robe, bientôt le bal des abeilles. Chaque fleur, unique, grande ou petite, cœur en offrande, délicieusement impudique.



 (...)




IV  


J’ai pris le chemin qui mène de Varaire à Limogne, seule. Douce saveur de vraie solitude. Pierres, fleurs en multitudes, le vent et la chorale des arbres. Danse des blés, quelques champs cultivés dans leurs écrins sauvages.  


Marcher, marcher, respirer, songer à quel point cela me manquait. Marcher, sentir la sueur m’imprégner, humer le monde. Marcher encore jusqu’à l’oiseau étincelle, l’oiseau jaune dans les sous-bois qui lance un cri pour m’avertir. Le moment est venu de faire une pause alors surgit devant mon nez un écriteau de bois : « dolmen du Joncas ».  


Sourire. Passer la clôture, suivre le petit sentier de terre rouge, atteindre le monticule, le bosquet sacré de cornouillers. S’imprégner de beauté. Au centre, le large dolmen, mémoire minérale. Je pose mon sac, m’étend sur la pierre plate, ferme les yeux. Picotements dans les bras, corps entier envahi, l’énergie dont j’ai besoin, connectée à la source immémoriale. Puiser la force, mater éternelle, renouer le lien, me faire du bien, loin des hommes. Je suis sauvage.
 

Je suis …

Sérénité, simplicité, unité.


Il fait chaud, je suis au cœur,


Jardin du causse ou d’ailleurs, à ma place.

 

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