Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2014

Ailleurs simple lu par Jean-Paul Gavard-Perret

COUVSMALL.jpg

illustrations Jean-Louis Millet, Éditions

Nouveaux Délits, St. Cirq-Lapopie.

 

Impressions d’Afrique

 

Refusant le pathétique Cathy Garcia  rallonge le sursis de bonheurs trop brefs. S’adressant aux voyageurs autour du monde ou autour de leur chambre elle offre un peu d’étrange et d’étranger : paysages ou hommes qu’elle a aimés et parfois pour lesquels elle a souffert, flux qui l’enlacèrent et qui l’ont furtivement ou profondément métamorphosés. Ils rentrent encore par les pores de sa peau « sans digue / Ni barrage ». Ils se cristallisent avec sobriété et violence abrupte. Remontent du ventre les sensations où le passé reprend chair. C’est comme si la poétesse était nue mais pouvait se déshabiller encore par le chant primitif  qui disloque sa distance aux terres rouges et ramène l’harmonie dans leur sillage. Le livre emporte vers les chaleurs étouffantes. La transe remonte dans le tam-tam du corps, le t’âme-t’âme de l’écriture charnelle en battement de mesure et  démesure. Reste sur chaque page des marges substantielles (le blanc) que le graphisme boit. La poésie devient  application de l'espace sur lui même. En retrait : rien de trop.

 

Cathy Garcia enfouit et déploie. Tout est suspens et retombée dévoilant la profondeur du contact par les mots torches. Mots noirs, peau blanche. L'inverse aussi. Voix nue. Emprise et prise de vue. L’auteure trouve  l’aptitude à dire l'impossible, à régurgiter l'émotion si longtemps retenue par pudeur. S’allonge progressivement le geste sur lequel l’attention doit porter. C’est un retour sans l'aller au-delà de l’aller sans retour. Un fond, un bruit, un fluide, un flux. Lumière et non éclairage. L'oxygène de l’écriture - mais aussi l'azote des terres tropicales, l’aridité des déserts. L'ellipse et l'énoncé. Nécessité du secret. Impératif de la parole.  Son tissu si fin pourrait tomber en pièces sans l’énergie qui le tend là où le poème évitant le récit vient à bout du seuil infranchissable pour  « Rejoindre le départ / Le point de nulle part / Ensablé de beauté ».

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Publié sur http://www.lelitteraire.com/?p=10538

  

Ailleurs simple, toujours disponible (12 euros + port à l'Association Nouveaux Délits - Létou - 46330 St Cirq Lapopie)

 

 

 

 

17:36 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2014

Vient de paraître : Fugitive

L54.jpg

Cardère éditeur - poésie - Mars 2014


Un livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant ivoire 80g
illustrations originales de l’auteur
prix public 12 euros
ISBN 978-2-914053-74-7

Publié avec le soutien du Centre National du Livre 

 

Fugitive est un ouvrage en vers libres qui nécessite une lecture chronologique. Comme dans les deux premiers recueils de Cathy Garcia que nous avons publiés (Le poulpe et la pulpe en 2011, Les mots allumettes en 2012), on est dans un récit abstrait, avec un axe fort, de l’action, et ici une exhortation quasi externe : je marche, je dois marcher ! En miroir, le lecteur pourrait/devrait entendre : reconstruit ton propre récit, avance ! Ce texte court tire sa force de sa cohérence essentiellement.
Le vocabulaire est riche, « brut », plutôt terrestre (pollen, étoiles, silex, transhumances, tourbe, loups, humus, rosée, glaise, vendanges, jachères, sources, rapace, moisson, rocaille, granit…) Les expressions sont souvent violentes, de l’ordre du tragique ou de la tragédie (Les bêtes désarticulées ; Visions éclatées de l’oracle ; Un corps de femme à lapider ; sinistres bouillies de chimères) ; on respire toutefois avec de rares mots tendres (la douce chair des roses ; la nacre d’un ange).
On est parfois au bord de la provocation, de l’outrance sulfureuse (La meute aime le rut ; Je suis la sorcière parfumée d’épices. Voyez les déluges rougissant entre mes seins d’ambre ; Allongée. Au bord de la jouissance ; ouvrir mes cuisses libère mes odeurs de femme). On y trouve quelques constructions originales mais parlantes (liturgies volcaniques ; je panthère avec la mort).
La situation de fuite, de traque, donne à ce recueil-récit une grande énergie où transpirent la colère, la frustration, la hargne, la révolte, mais aussi la soif de (sur)vie, l’animalité, une sorte d’optimisme quasi atteint. Nous avons avec l’écriture de Cathy Garcia, le côté féminin de celle de Serge Bec, en particulier dans Psaume dans le vent.

 

  

Moissons de silex dans les épaves des siècles.

Les vertiges de la faim scandent l’espérance et les couteaux.

 

Bleu des corps exhumés. Sinistre bouilli de chimères.

Fleurs révulsées, filets de sang.

 

Je mords la douce chair des roses.

 

Dans le delta de lumière, la nasse trouée de lune, retient les racines et les rêves broyés des errants. Toutes les frontières sont des plaies mal cicatrisées.

 

 

6small.jpg

 

 http://www.cardere.fr/

 

 

 

23:34 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2014

Ailleurs Simple lu par Mc Dem

Cathy GARCIA, Ailleurs simple, illustrations Jean-Louis MILLET. Éditions Nouveaux Délits, décembre 2012. «A tous les voyageurs mobiles ou immobiles» avec, de ses propres mots : «un peu de rêve, d’étrange et d’étranger même» -Cathy Garcia signe avec Ailleurs simple un recueil de poèmes à siroter avec succulence, en vers libres et selon son rythme, en suivant ou non le fil anachronique des pages.

 

 

COUVSMALL.jpg

 

 

 

La couverture couleur d’argile annonce si j’ose écrire, la couleur des textes, leurs paysages et leur style.  On est en effet dans une poésie comme brute, animale, végétale, minérale, parcourue dans le sens inattendu du poil comme l’est souvent le contre-courant suivi par l’éditrice de la revue et du blog Nouveaux Délits. Une poésie sauvage.

 

 

 

Sans digue

 

Ni barrage

 

Torrents

 

 

Montés du ventre

 

Les chants

 

De terre et d’eau

 

 

 

Corps peints

 

Menez la danse

 

Tambours

 

Sauvages

 

 

 

 

 

On soulève et l’on heurte sur les chemins du désert et de terres rouges -«cuites au bleu de ciel»- des racines rebelles qui font lever le pied, le nez ; qui font s’arrêter , pour s’interroger, regarder. Le temps d’un arrêt d’instantané, transe montante.

 

 

 

L’animal

 

La boue

 

Les feux

 

Les transes

 

 

Pour repartir aussi vite. Pour

 

 

 

Marcher

 

Marcher sans fin

 

Rejoindre le départ

 

Le point de nulle part

 

Ensablé de beauté

 

 

 

La poésie de Cathy Garcia prend corps au sein même de la nature –ici ce sont des contrées africaines, les terres du sud que révèlent les mots et les images de cet Ailleurs simple, & l’invitation au voyage vaut le coup d’œil. On «panthère avec la mort» (pour reprendre cette belle construction verbale de l’auteur à retrouver dans Fugitive, son tout nouveau recueilà paraître c/o Cardère en mars 2014), on panthère avec la frousse et l’envie d’avancer au milieu d’une brousse sauvage où les félins passent, entre autres, et où la poésie s’aère au gré des déserts, des savanes, des feulements lancés  ici et là. En tant que voyageur immobile le lecteur a cette impression que procure la force évocatrice des mots, a l’impression que les forces élémentaires et la faune et le végétal le touchent au corps et au cœur de son voyage. Des images passent comme des caravanes traçant et éclairant le désert, ainsi ce «soleil de chevrotine», comme des signes légendaires ainsi ce chien mangeur d’étoilesl’homme des collines, ces carcasses /Os de lune… -dans ce grand poème d’argile où la nuit s’ancre / Au port aride.

 

 

 

Des esprits aymaras

 

Soufflent doucement

 

Sur ses paupières.

 

 

Des esprits soufflent en cet Ailleurs simple, doucement sur les étendues d’or et rouges des poèmes

 

 

  

 

Mc Dem, pour la revue Traversées :

http://traversees.wordpress.com/2014/02/17/cathy-garcia-a...

 

 

 

Ailleurs Simple, Ed. Nouveaux Délits 2012

Tirage limité et numéroté - 40 pages

13 €  (plus 1 europour le port) 

Pour commander, envoyer un chèque à l'ordre de :

Association Nouveaux Délits Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:36 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

05/02/2014

Appel à souscription : Fugitive


Vous trouverez ci-joint a paraitre Fugitive.pdf le bon de souscription pour mon livre Fugitive à paraître en mars prochain chez Cardère éditeur, illustrations originales de l'auteur également.

 

6.jpg

 

Merci de faire circuler largement.

 

  

Appel à souscription également pour À hauteur d'ombre de Marie-Françoise Di Fraja, qui sort également en mars chez Cardère et dans lequel figurent huit de mes photographies.

 

 

le coeur sur l'eau.jpg




Merci !


Lien de l'éditeur : http://www.cardere.fr/



   
   

01/10/2013

POÈMES FOLLETS & CHANSONS FOLLETTES POUR GRAND PETITS & PETITS GRANDS

Vient de paraître :

 


                 

COUVERTURE.jpg

aux Ed. Nouveaux Délits


 

 Un recueil qui s’adresse avant tout aux enfants

 de 9 mois avant la naissance  à 99 ans et demi après



 

la ronde du chat small.jpg

 

« Dès fois on est content

Dès fois on ne l’est pas

Dès fois on est gentil

Dès fois on ne l’est pas

 

C’est la vie

Et c’est comme ça

C’est comme ça la vie

 

(…)

La vie c’est bien

Et parfois ce n’est pas bien

Mais c’est toujours beau la vie

Mais parfois on l’oublie. »

 
 

  

alcove-1small.jpg

 


 
LA PREUVE

 

Une petite araignée court

Sur un peignoir de soie décoiffée

 

Un hippocampe s’étouffe

En avalant une étoile filante

 

Si les poissons

Embrassaient les fenêtres

Ce serait la preuve irréfutable

De la montée des eaux

variation sur la grenouille small.jpg


37 poèmes de Cathy Garcia
  12 illustrations originales en couleur  de  Joaquim Hock
 

http://joaquimhock.blogspot.com



Tirage sur papier recyclé limité et numéroté  

56 pages,  15 € 


Bon de commande ci-joint : ÉDITIONS NOUVEAUX DÉLITS BON DE COMMANDE.docx
 

  http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

21:57 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (2)

16/05/2013

Claques & boxons, éditions Nouveaux Délits, Mai 2013

 

couverture.jpg

 

 

 

130419 la gd castafiore.jpgPoèmes de Cathy Garcia, illustrations de JL Millet

 

 

Non monsieur, ici

 Il n’y a pas d’amour
 Il n’y en a jamais eu
Pensez bien sinon, monsieur
Qu’on s’en serait aperçu
 

 

 Ici monsieur

Il n’y a que la rage
Et si l’amour y venait
Il y ferait naufrage.
 
 

130419 couche-tard.jpg

 
Editions Nouveaux Délits
ISBN: 978-2-919162-02-4
 
42 pages

Imprimé sur papier recyclé calcaire 100 gr, couverture calcaire 250 gr

12 + port



   
Pour commander, envoyez un mail à nouveauxdelits arobase orange point fr.

18:31 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2013

MYSTICA PERDITA, 2009

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Mystica perdita faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Salines.

IMG_0001.jpg

 

Illustrations originales de Jean-Louis Millet

 

40 pages, 12

 

 

 

 

Imageastro.jpg

 

Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé

 

Dépôt légal : Janvier 2009

Nouvelle édition de  Janvier 2013

 

Image13.jpg

 

 

En quatrième de couverture :

 

 

« Qu'on le veuille ou non, ce recueil a été tiré à ...exemplaires. Il est réconfortant de penser que les imbéciles n'en sauront rien. »

 

Ce colophon-convient parfaitement à Cathy Garcia, experte en délits de poésie. Ses poèmes, dont le désir amoureux, la colère-sociale ou la jubilation créatrice tiennent lieu tour à tour d'azur, d'horizon et de ciel de traîne verbal, plongent ô colombe, lecteur mon frère humain, comme l'épervier sur sa proie.

 

Dans la candeur de ce "L'huma/Nité noïde/Hume "ou la sagesse de ce "Chercher le sens/N'a aucun sens/Le révélé/Demeure/Caché", nous devenons ces "transparents", ainsi qu'on appelait jadis les vagabonds qui se levaient avec l'aube-nouvelle.

 

 

 

Werner Lambersy, 23 janvier 2009

 

 

 

Image16.jpg

 

  Extrait :

 

Les pistes du rêve

 

Défaire le crépuscule

Glisser dans les reflets renards de ses draps

 

Fixer l’horizon par des pointes d’améthyste

Le laisser sécher à la lune

 

Tracer un paysage au fusain de la langue

Compter les brûlis sur la peau

Les innombrables feuillets de nos masques pâles

 

Regarder fondre la vitre du réel

Ses reflets d’huile sur l’étendue de neige

 

Le roulis des roseaux

Grand soleil rouge à l’horizon brûlé

 

La neige est une plage de coquillages nus

Où les serpents marins

Sifflent des inconnues

 

Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes

Les voix balbutiantes des poètes

 

Songes de sable

Châteaux d’écume

Nager dans leur trouble

En poissons de sang

 

12:12 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

SALINES, 2007

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Salines faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Mystica perdita.

 

salin.jpg

 

Illustrations originales de Katy Sannier

Postface de Michel Host



44 pages, 12

me le commander directement, merci

fleur-.jpg

 

 
Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé



Dépôt légal : octobre 2007

Réédition - Janvier 2013

 

 

!cid_A7C04339-A95A-426C-9389-17B3B54D9D09.jpg

 

 

L’oubli dans lequel a sombré aujourd’hui la poésie rejoint le tréfonds de l’obscurantisme. Les poètes n’en ont cure, ils et elles chantent dans l’arbre, sous le ciel. De Marie de France à Louise de Vilmorin, d’Anne des Marquets à Marie Noël, en cascadant de Pernette du Guillet à Louise Labé, Marceline Desbordes-Valmore, Anna de Noailles et  - bien sûr – jusqu’à Madame Colette, le long poème écrit par les femmes dans cette langue sublime encore appelée française, est ce ruisseau clair et courtois, tour à tour ensoleillé et ombré, sensuel et incisif, qui murmure et chuchote comme l’esprit du monde vivant. Il coule de source ancienne et nouvelle par le sous-bois de la forêt littéraire où les hommes se sont faits chasseurs absolus, dominateurs sans partage. Cathy Garcia est de cette eau pure, de cette force infinie et lointaine des fontaines résurgentes. Elle est la perle qui fait la fortune du pêcheur de perles. Certains l’ont déjà découverte, et je suis des élus. Mon admiration est sans mesure. Je voudrais seulement la rendre à sa lignée, à cette foi confiante en l’unité, en la beauté possible, qui lui fait écrire :

 

 

 

 

 

je cours encore après toi

 

homme qui sait la danse

 

homme loup qui me chasse

 

nuit après nuit

 

en mes forêts perdues

 

 

 

je cours encore après toi

 

magicien de la terre

 

aux savoirs de nuit

 

 

 

 

 

Michel Host

 

Octobre 2007

 

 

10:50 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

06/01/2013

JARDIN DU CAUSSE, 2004

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

 

 

 

Jardin du causse scan couv.jpg

 

 

 

 

mai.jpg

 

Illustrations originales de Joaquim Hock

 

octobre.jpg

Préface de Mireille Disdero :

 

Un long poème sur un cycle de l’existence, le déroulement des saisons en parallèle avec le mouvement intérieur des saisons d’une femme et sa richesse de vivre.

 

En écrivant Jardin du Causse, Cathy Garcia franchit un seuil, une étape importante. Elle sait que dans une vie, plusieurs jardins sont cultivés et aimés. Tous comptent, sont essentiels. Avant de quitter celui-ci, elle note précieusement chaque éclat au fil des jours, patiemment et jusqu’à l’infiniment petit, sachant que ce sont les petites choses qui comptent et que le temps humain est court, la mémoire sélective ou incertaine. Elle écrit des moucherons au soleil car elle possède la connaissance de leur participation  à la beauté de l’infime.

 

Ce beau poème apporte énergie et enthousiasme à celui qui le découvre. Cathy montre - comme il est écrit dans le dictionnaire des symboles (Robert Laffont 1982) - que « le jardin est le lieu de la croissance, de la culture des phénomènes vitaux et intérieurs ».

 

jardin du causse

l’enfant

progresse

sans cesse

apprend

à marcher

tourne

autour de la mère

 

Elle connaît le nom des plantes. La lisant, l’herboriste trouvera son bonheur. Mais également, elle sait retranscrire la magie naturelle du règne végétal et des éléments.

Dans le Jardin du Causse on croise la féerie d’un concombre à carapace de dragon, une fée lutine, des fleurs ailées qui enchantent le ciel... le brouillard sorcier, une demi-noix vide devenue berceau de fée, une princesse… tombée de son dragon, et des recettes guérisseuses :

 

fleurs d’hysope

violet vif

poignée de sarriette

poignée de thym

en tisane du matin

effarouchent le rhume

 

Une lecture régénératrice et harmonique, reliant la chorale des arbres, à

la fille

une pierre

dans chaque main

retrace les origines

 

Enfin dans le poème, lieu et temps jumeaux se lisent à rebours, au fil des mois. Cheminant dans ses vers, nous vient le sentiment d’un poème juste et clair, accordé comme une note de musique peut l’être, et la sensation que rien ne se perd puisque tout se transforme, chaque chose – si infime soit-elle – étant écrite et illustrée dans le Jardin du Causse, de Cathy Garcia.

 

Mireille Disdero

décembre 2004 (dans le jardin de La Barben en Provence).

 

 

En quatrième de couverture :

 

Après avoir parcouru l’Europe et plus encore en saltimbanque, la poétesse Cathy Garcia s’affirme totalement et se responsabilise dans ses proximités.

Dans ce jardin du causse, tout est effleurement, précision des gestes de l’enfance apprivoisantla Vie, la saveur d’être.

Cette enfance observée sans paternité, évolutive, à découvrir à travers de grands ciels, la douce fragilité des papillons, semble résulter d’une détermination biologique dans ce superbe jardin éthique où la nomenclature précise de la botanique rivalise de talent avec la simplicité des mots de tous les jours, mis à leur place dans la gestuelle d’une petite fille que le texte couvre de mots d’amour et de lumière écologique.

Le lecteur reconnaîtra facilement le jardin et aura envie, parfois, de prendre sa propre enfance sur ses genoux.

 

Patrick Devaux, poète

Rixensart, Belgique

Janvier  2005

 

 

bout de mur.jpg

 

Édité et imprimé par l’auteur

 

Sur papier 100 gr calcaire

 

Couverture 250 gr calcaire

 

100 % recyclé

 

Dépôt légal : 4ème trimestre 2004

             Edition revue - Janvier 2013

 

 

52 pages

 

13,00€ (+ port)

 

Me le commander directement, merci

 

 

 

(Extrait)

 

 
  
 
III
 


Jardin du causse, l’air est doux, fine pluie entre gouttes de soleil. Chants d’oiseaux, parfum de paradis. Flammes vives, coquelicots, calendulas, jaune effiloché du laiteron des champs, le mauve plus discret du géranium robert, de la vesce dont la signature s’achève en langue de papillon.  


Petit bijou bleu roi, la fleur de mouron sertie dans son calice à pointes effilées, ses étamines roses dorées de fin pollen. Tapis d’aspérules à collerette étoilée, leurs menues fleurs en croix pâlichonnes.
 



Jardin du causse, beauté de l’infiniment simple, simplicité de l’infinie beauté.


Les roses en secret se préparent. Les pivoines défroissent leur robe, bientôt le bal des abeilles. Chaque fleur, unique, grande ou petite, cœur en offrande, délicieusement impudique.



 (...)




IV  


J’ai pris le chemin qui mène de Varaire à Limogne, seule. Douce saveur de vraie solitude. Pierres, fleurs en multitudes, le vent et la chorale des arbres. Danse des blés, quelques champs cultivés dans leurs écrins sauvages.  


Marcher, marcher, respirer, songer à quel point cela me manquait. Marcher, sentir la sueur m’imprégner, humer le monde. Marcher encore jusqu’à l’oiseau étincelle, l’oiseau jaune dans les sous-bois qui lance un cri pour m’avertir. Le moment est venu de faire une pause alors surgit devant mon nez un écriteau de bois : « dolmen du Joncas ».  


Sourire. Passer la clôture, suivre le petit sentier de terre rouge, atteindre le monticule, le bosquet sacré de cornouillers. S’imprégner de beauté. Au centre, le large dolmen, mémoire minérale. Je pose mon sac, m’étend sur la pierre plate, ferme les yeux. Picotements dans les bras, corps entier envahi, l’énergie dont j’ai besoin, connectée à la source immémoriale. Puiser la force, mater éternelle, renouer le lien, me faire du bien, loin des hommes. Je suis sauvage.
 

Je suis …

Sérénité, simplicité, unité.


Il fait chaud, je suis au cœur,


Jardin du causse ou d’ailleurs, à ma place.

 

papillons.jpg

 

 

 

 

21:03 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2012

Asphodèle balance ses confettis

8 confettis i.jpg

 

10 pages, 10x15 et 2 euros le confetti + le prix du timbre.

La collection entière (il y en a 9 en tout, il en manque un sur la photo) est à commander à l'éditeur :

15 euros les 9.

 

Quant à moi, je vous propose de découvrir le contenu d'Un vanity de vanités...

Vous pouvez le commander à l'éditeur

http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

ou le réserver en m'envoyant un mail si vous le voulez dédicacé...

 

22:16 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2012

Les mots allumettes lus par Jacmo

Note parue dans la revue Décharge n°156 - décembre 2012

 

par Jacmo Décharge n°156.jpg

16:05 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

21/11/2012

Ailleurs simple, éditions Nouveaux Délits, décembre 2012

 


A tous les voyageurs mobiles ou immobiles


                               
Poèmes de Cathy Garcia

Illustrations de Jean-Louis Millet
 
 
 

 

  
 
ABSENCE


Chemin cagneux
Soleil de chevrotine
Vent cailloux
Poussière

Une maison blanche
Un chien
Endormi

Sous le ciel cru
L'ombre d'un serpent
L'arbre tordu

Au vent claque
Une boîte
Aux lettres

Et sur la table branlante
De l’unique pièce
Juste un courrier
De sable
 

 
                      

267b détail2.JPG




Composé et imprimé sur beau papier recyclé

par


 Éditions Nouveaux Délits
Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 
 
 
COUVSMALL.jpg
 
 
Tirage limité et numéroté

40 pages


 13 €

Port offert pour toute souscription avant le 1er décembre 2012
Chèque à l'ordre de l'Association Nouveaux Délits





Il n'y a pas d'ailleurs
Où guérir d'ici.

Eugène Guillevic


23:48 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

25/09/2012

Les Mots Allumettes lu par Alain Lacouchie

Note parue dans le nouveau numéro de la revue Friche (Cahiers de Poésie verte)

 

par Alain Lacouchie dans friches.jpg

Et oui, les encres sont bien de l'auteure, merci Alain Lacouchie !

14:07 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

13/07/2012

Cardère éditeur en tournée !

C DOCUME~1UTILIS~1LOCALS~1TempnsmailN9.jpeg

Il s'agit de Villeneuve-les-Avignon. Vous pourrez retrouver Bruno Msika, l'éditeur et les livres (dont Le poulpe et la pulpe et Les Mots allumettes), au festival de poésie de Sète du 20 au 28 juillet et au 7ème salon des petits éditeurs le 23 septembre à Cotignac, dans le Var.

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas, Cardère éditeur a une très belle collection d'ouvrages à vous faire découvrir.

http://www.cardere.fr/index.php

14:40 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2012

Retour de plusieurs lectures de Basile Rouchin, auteur publié dans Nouveaux Délits n°41

"En effet, en dépit de tes bons vœux en langue Navajos, ce numéro 41 est celui d'un triste anniversaire : le Japon un an après la catastrophe nucléaire. Ton engagement pour différentes causes donnent lieu à des contacts variés (Georgie Viccini et les Roms pour le n° 39, ici, cercle de faiseurs de haïkus pour ce numéro). Et si l'on ne peut embrasser toutes les causes (appelées bêtement "perdues" ou "désespérées" souvent par ceux qui refusent la lutte), il importe de rester fidèle à celles que l'on choisit. Et de les faire entendre, tu le dis toi-même : ces voix pourraient disparaître. La poésie comme un carnet de circulation des idées, des pensées et des actes. Une poésie qui n'est pas déconnectée de son temps (mais pas trop "connectée" non plus, dans un autre registre). Bien que très inquiétant, j'ai apprécié « Après Fukushima » : ce recueil de haïkus du cercle Seegan. La responsabilité de chacun qui en découle se mesure à l'échelle planétaire : on n'y coupera pas. Difficile de mesurer les conséquences d'une telle tragédie : les chiffres nous dépassent ! 24 000 ans, ça met le vertige ? A la suite, les textes d'Alain Gourhant et ses extraits de « la poésie du désastre et de la guérison » semblent constituer une prise de léger recul. J'ai été sensible à cette conception de la promenade comme manière de se retrouver : c’est un temps solitaire, hors production, sans concession (technologies) - l’ultime promenade étant la mort. Enfin, dans un genre différent, j'ai été désarçonné par le style d'écriture de Timotéo Sergoï et « Le diagonaute amouraché ». Son autoportrait en spectateur : « ai-je d’autre pouvoir que celui d’applaudir » reste dans la lignée de la sidération provoquée par les 3 auteurs précédents. Enfin tes résonances documentées sont toujours très instructives et originales. J'ai donc été content de figurer parmi ces auteurs : le sujet que je traite n'étant pas non plus très réjouissant. Mais ne parle-t-on pas de fission du couple ? Il restait donc quelques repères culturels, à la geisha évoquée dans mon dernier texte. J'avais noté dans le "purgatoire du quotidien", cette ouverture aux autres cultures et probablement ces pensées notées lors ou après un voyage. Notamment à travers le respect tout oriental de toute forme de vie. Il est des cultures où l'on n'attente pas à la vie des insectes, je crois.

De même, "le poulpe et la pulpe" fait état d'écritures brèves, d'encres de chine et d'une sagesse diffuse. Avec l'intermède médiatique (p 32), on louvoie entre "laisser aller" et nonchalance orientale (pour faire dans le cliché) et "sens critique" occidental. C'est comme deux parties à faire coexister : j'ai beaucoup aimé ce texte, espèce de cours d'eau par moments troublé et heurté qui apparaît d'autres fois, paisible et harmonieux. La place réservé au corps y est sans doute pour beaucoup dans cette impression.

Dans un tout autre style plus dérangeant, j'ai bien lu et relu ton "Qué Wonderful Monde" (titre pied-de-nez à l'europe et à son espéranto ? Qui le parle d'ailleurs ?). Le recueil égratigne bien nos US et Coutumes et quelques vérités sont assenées avec vigueur : faut le temps de les digérer, de les discuter, d'y réfléchir... Je souscris aux déformations de nos sociétés que tu évoques, ces tsunamis à effets différés que sont le jeunisme, le consumérisme, la peur de "réintégrer nos monstres" conséquence à mon sens d'un certain angélisme (ne pas voir le mal qui pousse d'abord en nous, refuser la laideur, le temps qui passe sur nous. Mais ne parle-t-on pas de vécu ? Ce mot est-il incompatible avec celui de  "beauté"?...). "

Basile Rouchin

 

 

 

 

 

19:25 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)