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* MES LIVRES - Page 7

  • Cathy Garcia - Jardin du causse - Mars/avril (extraits)

     

    Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

    Morceaux choisis et lus par moi-même.

    En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jardin-du-causse.html

     

     

     

     

  • Cathy Garcia - Jardin du causse - Février (extraits)

     

    Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

    Morceaux choisis et lus par moi-même.

    En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jardin-du-causse.html

     

     

     

     

     

  • « D'ombres » lu par Patrice Maltaverne

     

    D'OMBRES COUV small.jpg« D'ombres » est un recueil de courts poèmes en vers libres datés des années 1990 à 2013, qui vient d'être autoédité par Cathy Garcia à l'enseigne de « A tire d'ailes ».

    Il s'agit ici surtout d'un recueil d'infortunes, portraits de SDF et de morts solitaires. Cependant, se contenter de dire cela serait ne voir dans « D'ombres » que son aspect réaliste.

    En effet ces poèmes sont plus que cela, avec leur mise en scène, presque gothique parfois, et renvoient davantage à une « exaltation », certes, ténébreuse, qu'à la répétition d'un même abattement.

    J'y ai souvent trouvé aussi le rythme des chansons, avec des vers coupés courts, parfois répétés, mis en apposition.

     

    Ci-après deux poèmes extraits de « D'ombres » :

     

    « le roi des taupes

    sur le parvis de sa raison

    gît sa cervelle abattue

    jusqu’à oublier son nom

    craché là au coin d’une rue

    le souffle des rames

    les croûtes et les rats

    sa bonne étoile, qu'il dit

    brille au cul des bouteilles

    il parle aux corbeaux

    que personne ne voit

    je suis le roi des taupes,

    qu'il dit, et je vous enterre »

     

     

    «ressac

    le chant des choses communes

    déborde des fosses et coule

    samedi dimanche

    quotidien limé

    parfaitement vernissé

    marquer les jours d'une voix blanche

    troupeau vertige

    sur falaises de craie

    en bas la mer Virginia

    sur un pupitre de buis noir

    mourir c’est s’ouvrir un peu

    montrer le battement rouge

    du cœur »

     

    Les illustrations (des encres, dont celle de la couverture) sont également de Cathy Garcia.

     

    http://poesiechroniquetamalle.blogspot.fr/2017/04/dombres-de-cathy-garcia.html

     

     

     

     

     

     

     

  • Bonzaïs hallucinogènes chez Gros Textes - à réserver dès maintenant

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    Bonzaïs Hallucinogènes

    ou nano-histoires sans les nains

     

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    suivi de

    CONNE PLAINTE DU POÈTE

     

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    DÉCOUVERTE

    Le temps est un escargot supersonique.

    Yesssssssssssssssss... !
     
     
    *

    MES CROCS NIQUENT DES CONS

    Ceux qui ont de la chance finissent par croire qu’ils la méritent.
     
     
      
    *

    GAZ DE VIE

    Il n'y a pas de réponse. Nous sommes tous peut-être des réponses à une question ou­bliée.

    Question originelle et qui finalement n'était peut-être qu'un "quoi ?" lancé par le créateur surpris par son propre pet. Peut-être a t-il pensé alors qu'il n'était pas seul... et vois où ça nous a conduit. Le souffle, le verbe, tout ça, la poésie quoi.

    Ô poète, divin péteur !

     

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    Illustrations originales (collages) de l'auteur

    ISBN : 978-2-35082-334-8

    54  pages au format 15 x 10 cm,

     

    6 € (+ 1 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

    https://sites.google.com/site/grostextes/publications-2017/garcia-Cathy

     

     

     

     

  • Cathy Garcia, D’ombres par JP Gavard Perret

    Scan­ner la pénombre des mots

    Avec D’ombres, Cathy Gar­cia a ras­sem­blé des poèmes écrits entre 1990 et 2013 qu’elle a illus­trés d’encres sub­tiles. Au départ, il existe un extrait de son jour­nal : « j’ai fixé le pla­fond où pen­dant long­temps, / des ombres m’ont fait des gri­maces… ». Et tous ses poèmes sont fidèles à l’univers de l’auteur : ils parlent de tris­tesse, de soli­tude, de drames (et elle sait ce dont elle parle) mais pour lut­ter de manière aussi déses­pé­rée qu’avec espoir face à la mort qui sans cesse « remonte ses bas » et est tou­jours prête à venir « tirer sur ton drap ».
    C’est là, écrit super­be­ment Cathy Gar­cia, « soi­gner le noir par le noir / mettre des mots là où il ne faut pas / nar­guer la peur ». Il existe en consé­quence, et tou­jours dans l’œuvre, le sens de la lutte exis­ten­tielle et de l’avènement. Gar­cia Lorca n’est jamais loin.

    Ecrire pour la créa­trice ne revient pas à tra­cer des signes mais tra­ver­ser des fron­tières, sor­tir du sillon, oser une danse qui n’a rien néan­moins de for­cé­ment nup­tiale. L’auteure sait mon­trer l’envers des mots, scan­ner leur pénombre. Dans les brèches de ses images se découvrent des lieux reti­rés de l’être. Et la poé­tesse tient le coup même lorsque les âmes, ayant perdu leur blon­deur d’épi, sont grises comme des chats la nuit.

    jean-paul gavard-perret

    Cathy Gar­cia, D’ombres,  A tire d’ailes, 2017 — 10,00 €.

     

    http://www.lelitteraire.com/?p=28901

     

     

     

     

  • Vient de paraître : D'OMBRES

     

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    poèmes écrits entre 1990 - 2013

    avec huit illustrations originales de l'auteur

     

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    j'ai fixé le plafond où pendant longtemps,
    des ombres m'ont fait des grimaces...

    in Journal 1997

     

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    petites fictions qui parlent de mort, drame, meurtre, tristesse, solitude
    une façon paradoxale de faire la nique à

     la camarde à cheval un de Troie
    la camarde à midi tend ses bras
    la camarde remonte ses bas
    viendra cette nuit tirer sur ton drap

    soigner le noir par le noir
    mettre des mots là où il ne faut pas
    narguer la peur

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    Édité et imprimé par l’auteur

    Tirage limité et numéroté


     48 pages

    Sur papier 90gr calcaire
    Couverture 250 gr calcaire
    100 % recyclé

    Dépôt légal : mars 2017


    à me commander directement (et merci !) :

    10 €  ( + 2 € pour le port)

     

     

     

     

  • Vient de paraître : Le vin des crapauds - Saïd MOHAMED, Bob De GROOF (linogravures),

    aux Ed. des Carnets du Dessert de Lune 

    poésie, février 2017

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    70 pages (carré, collé) 19 x 29 cm, 18 €



    Préface :



    Pas dit qu’on en boirait de ce vin là, mais on a bien envie d’en savoir plus, alors on ouvre la bouteille… Et d’entrée, c’est l’uppercut, un relent d’enfance qui marche au pas et de pourriture tranquille… Et on sait très vite que oui, nous allons boire tout notre saoul, parce que voici venu l’heure du néant, et Saïd Mohamed en dix lignes nous crache le portrait du monde et ses victoires qui ne sont que défaites/Des noces d’étreintes de sang et de merde.
    Un uppercut crescendo, et on n’en sort pas indemne.
    Le vin des crapauds a vieilli pendant 21 ans dans la cave du poète, et il a le goût acide d’un mauvais vin nouveau, sans doute parce que le malheur, la violence, la bêtise, l’ignorance, les injustices, sont toujours les mêmes, en grappes lourdes, noires, amères, toujours plus grosses et grasses.
    Nous récoltons sur nos mains le sang de nos enfants,
    Tandis que nos maitres boivent le divin nectar
    Des bénéfices de cette boue pétrie aux alliances vénales
    Le poème ici fait sauter le bouchon de la bouteille, celle du vin des fous, du vin des nausées, du vin dont s’enivrent ceux qui ont trop vu œuvrer les bouchers adulés par un bétail sans mémoire. Il ne s’adresse même plus à ceux-là mais à l’acier lui-même, non sans ironie.
    Bel acier cherche ta voie dans les entrailles,
    La viande chaude et le sang doux.
    Couvre-toi de gloire, bel acier.
    Le vin des crapauds, pauvres crapauds, c’est pour trinquer et vomir à tous les morts pour rien, qui pavent les siècles de leurs chairs pourries.
    Je voulais du vin et du silence, dit le poète, mais puisqu’il faut supporter le vain des maux, voilà le vin des mots rances.
    Il faut le boire, comme on dit, jusqu’à la lie et faire la nique d’un rire sans dents aux horreurs, car du poète c'est le lot que de la guerre/ devoir encore extraire l'or de l'amour, nommer l’innommable et égrener les mots magiques, envers et contre, envers et contre… Des cendres de l’espoir, on peut toujours tracer des signes. Vraiment ?
    Le poète ici, dérisoire manchot face à un énième tsunami de ténèbres, s’écroule de lui-même.
    Je ne suis pas ignoble, j'ai honte de vivre.


    © Cathy Garcia, le 9 novembre 2017

     



    Postface: 


    Le vin des crapauds a été écrit en grande partie pendant la première guerre d’Irak, de 1990-91 Certains de ces textes ont été publiés dans la revue Kitoko Jungle Magazine de Guido Kuyl en Belgique, avec des dessins de Bob De Groof. Ensuite, Jacques Morin en a fait en 1995 un numéro de Polder avec des dessins de Fatmir Limani qui publiait lui aussi dans Kitoko. Que Jacmo soit ici remercié.
    Devant les événements récents et ceux à venir provoqués par ce Nouvel Ordre Mondial, comme il a été qualifié, et qui a désigné l’Axe du Mal, les Bons et les Méchants. Ce qui n’est rien d’autre qu’un plan pour détruire les vieilles civilisations en les assujettissant mieux aux lois du marché. Construire du nouveau, sur les cendres de l’ancien qui obéit mieux à son maître. Il m’est apparu essentiel de republier l’ensemble de ces textes qui ont été retravaillés et auxquels des nouveaux poèmes sont venus s’ajouter, dont certains ont été publiés par Alain Boudet sur la Toile de l’un.
    Bob De Groof, à qui j’ai fait part de mon projet, a tout de suite accepté de s’y investir et pendant un an il a travaillé à la gouge sur les grandes plaques de linogravure. Un tirage de tête sur velin d’Arches et au format 50 x 65 cm en a été fait à vingt exemplaires sur BFK Rives 250 grammes dans l’atelier à Fleur de Pierre par l’ami Étienne de Champfleury sur sa presse Marinoni Voiron de 1912.
    Jean-Louis Massot des Carnets du Dessert de Lune qui me publie depuis Souffles en 2006 en fait ici une nouvelle édition. La maquette est de Morgane Pambrun typographe tombée dans les lettres dès sa plus tendre enfance et ensuite formée à l’école Estienne. Des expositions des 14 linogravures sont prévues dans diverses galeries à Paris, Bruxelles, Düsseldorf.
    Ces textes et ces dessins sont notre façon de dire « Non à l’horreur ! »


    Les auteurs :


    Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, enseignant à l’école Estienne. A aussi publié en poésie au Dé bleu et à Décharge dans la collection Polder, aux éditions Tarabuste.
    Il a obtenu le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes, le prix CoPo pour l’éponge des mots en 2014. Boursier du CNL en 2015. Son blog : http://ressacs.hautetfort.com


    Bob De Groof est peintre, collagiste, graveur-imprimeur, et photographe. Il a fait des assemblages, installations, du street art et a sculpté des totems.
Des expositions de ses œuvres ont eu lieu en Belgique, France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis. À travers les années, il a exposé une quarantaine de fois individuellement et a participé à une cinquantaine d’expositions de groupe. Ses travaux se trouvent entres autres dans des collections de pays aussi divers que les États-Unis, la Russie et le Maroc.
    Faisant la connaissance de Saïd Mohamed pendant leur collaboration respective au fanzine KITOKO JUNGLE MAGAZINE, plus récemment ils ont décidé de réaliser un vieux rêve : la réédition et illustration du poème apocalyptique « Le Vin des Crapauds » écrit par Saïd.
Son site : http://www.bobdegroof.eu/tekst/engels/welkom.htm

     

    Pour passer commande :

    http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud%2F%2FSa%C3%AFd_Mohamed.html

     

     

     

     

     

  • Un conte pour noël ?

     

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    La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin commence où s’achève la version que nous connaissons tous :

     

    « et au petit matin, le loup la mangea »…

     

    Et bien dans la nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, au petit matin, le loup ne la mange point.

     

    Un conte pour tous, grands et petits.

     

     

    Illustration couverture © Michelle Martinelli

    Édité et imprimé par l’auteur sur papier 100 % recyclé


    16 pages - Ed. à Tire d’Ailes (autoédition) 2008

     

    5 €

     

     

    EXTRAIT :

    "Il l’a cherchée toute la journée. Il l’a appelée, appelée mais n’a aperçu que ses cousins dissipés, les chamois. Il l’a cherchée encore tout au long de la nuit, avec le secours bienveillant de la lune pleine.

    Et ce n’est qu’à l’aube que le vieux Seguin, sur le point de renoncer, la voit enfin ! Elle est là, étendue sur un rocher perché à flanc de falaise. Sa toison blanche éclaboussée du même rouge qui s’épanche encore plus haut sur les neiges éternelles.

    Monsieur Seguin, s’accrochant des deux mains, entreprend l’escalade. La chèvre l’observe, émet un léger bêlement et aussitôt se redresse sur ses pattes. Le regard enflammé, arc-boutée, elle pointe ses cornes. Comme elle est belle, songe Monsieur Seguin en souriant. Belle et fière aussi.

    « Allez Blanchette, du calme, c’est moi ! C’est moi, Seguin !
    Alors, comme ça, toi non plus tu ne te plaisais pas chez moi ?
    Fallait que tu te sauves à ton tour, hein ?… »

    Le vieux en soupirant s’adosse à la paroi, tout près de la chèvre, encore vaillante malgré ses blessures. Il prend sa gourde et boit quelques gorgées, puis de sa besace, il sort un morceau de pain, un autre de fromage et un peu de sel qu’il met sur son poing. La chèvre qui n’a pas manqué un seul de ses gestes, accepte le présent et vient lécher le sel.

    Ils mangent ensemble, somnolent ensemble, installés sur le rocher, jusqu’à ce que le ciel bleu soit mûr et que la montagne, parée de toutes ses senteurs, se soit totalement offerte au soleil.

    Comme il se sent bien là, le vieux Seguin, près de sa chèvre !

    Cela fait si longtemps qu’il n’était pas monté tout là-haut, il avait oublié comme c’était beau ! Si beau et si bon ! Des bouquets de souvenirs lui reviennent en mémoire, des odeurs, des sensations.

    (...)

    Chez les Roms, il apprend aussi à soigner les bêtes, les chevaux surtout et plus tard parce que quelques braves gens insistent vraiment, il en soigne quelques-uns contre un peu d’argent. Ses soins sont simples mais efficaces et sa réputation commence à le précéder.

    Le vieux et la chèvre n’en finissent pas d’arpenter le pays. Elle lui fait parfois quelques petits faux bonds, des rendez-vous galants très certainement, mais elle revient toujours, il n’a plus besoin d’aller la chercher, c’est elle qui le trouve.

    Ils mangent à leur faim, dorment tout leur soûl, vivent comme des rois. Rois vagabonds, les seuls à jouir pleinement du monde.

     

     

     

  • Vue et lue par Jean-Louis Clarac

     

    Cette présentation figure dans Vibrations en partage - Les Moments Poétiques d'Aurillac (2006-2013) - édité en 2014 par La Porte des Poètes et le Théâtre d'Aurillac.

    voir ici : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2014/03/12/vient-de-paraitre-anthologie-les-moments-poetiques-d-aurilla-5321053.html

     

    Moments poétiques où j'avais eu le plaisir d'être invitée, en compagnie de Georges Cathalo, en janvier 2011. Une présentation plus que flatteuse, fallait bien deux ans pour oser la montrer ici.

     

    Pour lire, cliquez sur l'image :

    Article présentation vibrations en partage.jpg

     

    deux petites rectification/précision, la première citation est tirée des Chroniques du hamac (autoédition 2008) et non de Mystica perdita et Le poulpe et la pulpe et Trans(e)création sont un seul et même recueil (publié une première fois chez DLC sous le titre un peu long de Trans(e)création ou l'art de sabrer le poulpe et la pulpe, puis chez Cardère en 2010 (DLC ayant plié bagage), sous le titre simplifié Le poulpe et la pulpe).

     

     

  • Lue par Jean-Paul Gavard-Perret

    Un article publié il y a 17 mois, sur lequel je viens tout juste et par hasard de tomber, les éditions de l'Atlantique avait déjà mis clé sous porte cependant, donc Eskhatiaï a repris sa forme originelle en deux recueils autoédités et disponibles sur demande : Salines, 2007 et Mystica perdita, 2009,Purgatoire du quotidien est également toujours disponible.

     

     

    Et Cathy Garcia-Canales recréa la femme

     
    Cathy Garcia sait qu’il n’y a pas d’avènement de la poésie sans un certain sens du rite de la fusion. Mais aussi à ce sur quoi cette fusion butte : l’immobilisation du désir et son achèvement chez l’un qui entraîne l’inachèvement chez l’autre. Mais de ce dernier émerge aussi le langage poétique. C’est sans doute pourquoi chez la poétesse la nudité n’est jamais scabreuse et ne contient rien de frelaté. Loin d’une pathologie sentimentale elle offre une sensation vitale. Même lorsque celle-ci s’affaisse sous le poids de la vie des émotions plus complexes.

     

    Dès lors et si les poèmes de Cathy Garcia tourne autour d’elle-même il n’existe pas pour autant la moindre effusion de l’égo. Saurons-nous tout d’elle ? Non sans doute. Mais sa silhouette féminine est mise à nu comme de l'intérieur dans un mouvement poétique rappelant parfois des "glissements" à la Bacon par des effets de déchirures qui ramène l’être à sa douleur, à sa solitude. Par sa voix de fantômes la poétesse permet de faire jaillir de la masse brute de la vie l’écume des sensations et des émotions parfois telluriques. La poésie devient un lieu sobrement lyrique d’épaississement autant que d’éclaircissement  Chaque texte en sa concentration comme en ses élancements produit un renversement : ce qui est matière perd en densité, ce qui est de l'ordre de l'impalpable devient matière. Le lecteur se retrouve  aux sources du langage : la forme décompose le monde pour le recomposer autrement et dans l’espoir de la chimérique expatriation du feu intérieur.

     

    Jean-Paul Gavard-Perret

     

    Cathy Garcia-Canalès, « Eskhataï, Salines suivi de Mystica Perdita », Editions de l’Atlantique, « Purgatoire du quotitien », Editions A tire d’ailes.

     

    Source : http://salon-litteraire.com/fr/cathy-garcia/review/1916026-et-cathy-garcia-canales-recrea-la-femme