Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/04/2012

Les mots allumettes, lu par JL Millet

Texte aride, très court racontant un rêve-vie cauchemar.

J’ai été projeté dans une arène, dans « l’enclos en soi de ce qui se tait. Ce qui est noir dans l’obscurité, si rouge dans le sang »

Mais arène austère, crétoise, lieu de naissance du Père Zeus-Taureau, taureau Minotaure, mais la Fille est beaucoup plus cheval de picador aux yeux bandés « ‘’serti’’ dans (le) jardin amer » de cette arène aveuglée « labyrinthe affamé d’humanité »

D’où cette absolue nécessité  de gratter des mots allumettes car « ce qui transpire des murs, c’est le goût de l’ombre » et puis il faut tenter encore et encore d’apercevoir les fentes de la palanquère «  vestiges des rites », « déloyale consolation (de cet) l’horizonescale » « tout brûler et repartir, de déchirure en déchirure » pour retrouver « le cercle de la cohérence oubliée »

Faire en sorte que par l’un de ces «  chas d’aiguille, tout un univers se faufile » afin de retrouver « l’air qui sépare le mot de la mort » «  d’une fusillée au crache-lueur »

Et puis ne retenir qu’un mot un seul, « celui qui brise l’encerclement, dégage une spirale et (l’)élève jusqu’au ciel »

Mais «  chaque solution n’est toujours qu’une étape. » car « peut-il y avoir une fin à nos servages gigognes ? » 

Alors vite, encore  « des mots. Des mots fous. Des mots amulettes. »

 

JL Millet, avril 2012

12:11 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2012

Vient de paraître : Les Mots Allumettes

 

L50small.jpg

Cathy Garcia – poésie, 52 p.

01SMALL.jpg

avec des illustrations originales de l'auteur

 

 

EXTRAITS :

 

Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux

du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un

peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à

l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du

refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

 

02small.jpg

 

Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité

inhabitable.

Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant,

en élucider les ramifications.

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et

son implacable sentence de mort.

La brume se faufile dans la fissure, embaume

l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille

le sang.

 

 

 

11small.jpg

12 .

Rendez-vous sur www.cardere.fr

12:45 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2012

RAPPEL : Les mots allumettes en souscription chez Cardère Ed.

  L50small.jpg

Cathy Garcia – poésie, 52 p.

01SMALL.jpg

avec des illustrations originales de l'auteur

 

 

EXTRAITS :

 

Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux

du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un

peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à

l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du

refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

 

02small.jpg

 

Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité

inhabitable.

Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant,

en élucider les ramifications.

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et

son implacable sentence de mort.

La brume se faufile dans la fissure, embaume

l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille

le sang.

 

 

 

11small.jpg

Nous vous proposons d’acquérir ce recueil en souscription, à 10 au lieu de 12 jusqu’à sa date de parution, le 30 mars 2012.

Nous comptons sur votre désir de lire, sur votre avis, et sur le bouche à oreille, seules vraies et justes bases de la notoriété d’un écrivain et de la qualité littéraire d’une maison d’édition.

Rendez-vous sur www.cardere.fr

Bulletin de souscription ci-joint : souscription allumettes.pdf

11:57 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2012

Jardin du Causse lu par Gilles Lades

Notes parue dans la revue Friches n°109 - Janvier 2012

Gilles Lades dans Friches 109 janv 2012.jpg

Gilles Lades dans Friches 109 janv 2012 (2).jpg

15:26 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

27/01/2012

Les mots allumettes, Cathy Garcia : appel à souscription !

à paraître chez Cardère en mars 2012 (poésie, 52 pages)

  L50.jpg

 

 Prix public : 12

 

Illustrations originales de l'auteur

 01SMALL.jpg

 

 

EXTRAITS :

 

 

02small.jpg

Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux  du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

 

08SMALL.jpg

Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

 04SMALL.jpg

 Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité inhabitable.

 Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant, en élucider les ramifications.

 

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

 

 09SMALL.jpg

Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

 

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et son implacable sentence de mort.

 

La brume se faufile dans la fissure, embaume l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille le sang.

 

 

***

 

Nous vous proposons d’acquérir ce recueil en souscription, au prix de 10 jusqu’à sa date de parution, le 30 mars 2012.

 

Nous comptons sur votre désir de lire, sur votre avis, et sur le bouche à oreille, seules vraies et justes bases de la notoriété d’un écrivain et de la qualité littéraire d’une maison d’édition.

 

Rendez-vous sur www.cardere.fr

 

 

 

Bulletin de souscription ci-joint : souscription allumettes.pdf

15:53 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2011

Le Poulpe et la Pulpe lu par Jacmo

Note publiée dans Décharge n°152

 

Note Jacmo ds décharge 152.jpg

20:23 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2011

AVIS DE PARUTION CHEZ CARDERE EDITEUR

 

 

Le poulpe et la pulpe – Cathy Garcia

 


 

P1040791S.jpg

 

Extrait

J’ai mordu, bafouillé comme d’autres se lovent et jouissent. J’ai camouflé ma soif dans une cargaison de vertige. Trouvé dans le caniveau, une pépite lustrale.

Sur les crêtes frontalières, j’ai fait récolte de courbes sereines. Amulettes fertiles. Clarté rayonnante. Trouvé le noyau de la féminité caché dans les arbres.

Des cavales et des transes, j’ai gardé l’authentique insolence de la pulpe. Ce tremblement des nuques, embuscade hypnotique. Méandre où se coule la joie inconditionnelle.

Dans ma soif, j’ai la vision d’un oiseau ensorceleur posé sur la branche haute d’un cèdre.

 

 

« Une poésie grave, précise et drôle à la fois, où je me laisse volontiers embarquer, surprendre souvent, dans un cheminement preste, parfois fébrile ou vertigineux, qui épouse des méandres très féminins d’émotions, de sentiments, de joies et de souffrances. » (Bruno Msika, éditeur)

 

Poésie. Livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant naturel 80g. Illustré par des dessins de Jean-Louis Millet. Sept. 2011, prix public 10 euros, ISBN 978-2-914053-60-0 Cardère éditeur, Lirac (30) www.cardere.fr

 

11:21 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2011

Celle qui manque lu par Jean-Marc Couvé

 

Celle qui manque, Asphodèle, 50 pages, 7 €, 2011.

 

Cela peut sembler dérisoire, à l’aune des innombrables guerres et famines qui ravagent notre planète-grain-de-sable-dans-l’univers, mais, Cathy Garcia construit une œuvre – « je vais mot dire » – accroc-bath ! Ses écrits, dessins, peintures, photos… se soucient de l’infiniment grand autant que du (détail)… ce qui fait toute la différence. Et, contrairement à nombre de nos contemporains en littérature qui s’usent les yeux en d’incessants va et vient entre miroir et nombril, Cathy est de cette trempe de poètes qui mouillent la chemise, plongent les mains dans le cambouis jusqu’aux coudes, tiennent sites/blogs non exclusivement consacrés à leurs (petites) humeurs, mais ouverts au Monde, à ses insoutenables légèretés (cf. Kundera), comme à ses incommensurables lourdeurs.

   Celle qui manque étant – manque / et compense (où un Cyrulnik rabâche sa « résilience ») en re-créant de toutes pièces ce qui lui manque : beaucoup plus de liens et des solides, qu’on les nomme amour, fraternité ou intelligence non formatée. « Poète… Mineur d’un art mineur. » Là, poète qui ne panse « con », compense en composant elle-même ses recueils et revues (Nouveaux Délits = 40 numéros) sur ses propres presses. Et il en faut, courage et opiniâtreté, pour contrecarrer l’arrogance mâle, la guerrière vanité machiste ambiante ! En francophonie, aujourd’hui, nous pouvons les compter sur les doigts d’une seule main les femmes-orchestres telles Cathy Garcia : Arabo, Christien, Riera… Est-ce que j’oublie quelqu’une ? Celle qui manque est un petit recueil rageur [« L’amour parfois est si proche de la rage »], bien dans la manière garcienne. Il commence par le commencement, le nœud gordien, la source de tous les quiproquos qui entachent nos origines : « J’ai trop manqué d’amour ! »

(...) « Cesser la lutte à contre-courant ! » Il en faudra, volonté mêlée d’abnégation, pour que le saumon-poète remonte le cours des lieux communs, arrachant à la résignation une vraie voracité vitale de vivre d’amour et de poésie. Au fil de ses 12 recueils, en 10 ans de publication, Cathy Garcia, que les épreuves ont fortifiée, rendue plus déterminée, mais aussi plus sereine (et non sœur haine !), semble savoir comme nul/le autre se jouer de, voire défier tous les obstacles : « Faire de sa vie un art d’aimer. » Oui. Tout un ART. Une œuvre à part, vous dis-je. Coûte que… goûte !

                                                              Jean-Marc Couvé

19:58 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (2)

19/07/2011

Appel à souscription pour "Le poulpe et la pulpe" - Ed Cardère

 

jusqu'au 15 septembre 2011


Le poulpe et la pulpe.jpg

Voir  poulpe_offre souscription.pdf

 

J’ai mordu, bafouillé comme d’autres se lovent et jouissent. J’ai camouflé ma soif dans une cargaison de vertige. Trouvé dans le caniveau, une pépite lustrale.
Sur les crêtes frontalières, j’ai fait récolte de courbes sereines. Amulettes fertiles. Clarté rayonnante. Trouvé le noyau de la féminité caché dans les arbres.
Des cavales et des transes, j’ai gardé l’authentique insolence de la pulpe. Ce tremblement des nuques, embuscade hypnotique. Méandre où se coule la joie inconditionnelle.
Dans ma soif, j’ai la vision d’un oiseau ensorceleur posé sur la branche haute d’un cèdre.


Poésie
Livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant ivoire 80g
Illustré par des dessins de Jean-Louis Millet
sept. 2011
ép. 6 mm, pds 85 g
prix public 10 euros
ISBN 978-2-914053-60-0

 

 

P1040795S.jpg

PS : pour celles et ceux qui connaissent, cet ouvrage est déjà sorti en 2009 chez feue les Ed. Dlc sous le titre de Trans(e)création, mais sans les illustrations de JL Millet.

22:32 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2011

Jardin du Causse lu par Christian Degoutte

Il est grand temps que je vous dise tout le plaisir que j’ai pris à la lecture de votre Jardin du Causse. Surtout que ça fait déjà un joli moment que je l’ai lu, même si j’ai mis bien du temps à le commander ! Mais je pense que vous êtes comme moi : on croule sous les sollicitations, donc on (je) a besoin de laisser mûrir les choses - donner du temps au désir, si je peux oser cette formule, donner du temps au désir dans cette époque où la satisfaction de tout doit être immédiate (oui : doit, la satisfaction immédiate est devenue un droit ! -j’ironise). La jouissance d’aujourd’hui, on dirait, est un peu comme les avions qui tracent dans le ciel de votre jardin…

En plus cette attente allait bien à votre ouvrage, puisque la patience, les aléas, les bontés du temps en sont le moteur unique. Ajoutons-y les mains de la jardinière, et le beau désordre créé par l’enfant. Que serait la vie des « grands » si les enfants n’y venaient pas semer le désordre ? Les graines de demain, quoi !

Votre livre est bien comme les jardiniers sont, qui vous prennent le bras pour faire le tour de leur modeste pays (modeste, c‘est les jardiniers qui le disent), nommant au passage chaque plante (par petites touches, comme votre écriture, sans rien qui pèse ou qui pose comme dit le poète) donnant des nouvelles de telle ou telle pousse ; un peu comme on le fait d’un enfant : il a bien grandi depuis la dernière fois. Il manque d’eau. Les inquiétudes qu’ils ont par rapport à l’école du ciel, etc. Nommant donc, et vous confiant (sans vous regarder vraiment, en se penchant sur des pivoines par ex.) quelque préoccupation intime, quelque souci qui les travaille continuellement.

Oui vraiment j’ai pris bien du plaisir dans votre jardin. J’y serais bien resté plus longtemps…

Christian Degoutte

16:26 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

29/05/2011

Jardin du causse lu par Jean-Louis Bernard

 

« Jardin du Causse » est un livre solaire, à l’écoute des saisons de l’année et de celles du cœur. Volupté de respirer les senteurs et le vent, de faire route avec les fruits, fleurs et orages, de s’incorporer aux éléments en une cérémonie païenne sans cesse renouvelée. Il y a aussi, tenace, l’épine de l’absence qui vient, à régulières intervalles, tarauder la joie. Douceur-douleur : ces deux quasi-jumelles hantent ces superbes textes ; la poésie est manque, la poésie est désir, les deux sont là, exacerbés (Héraclite : « la vie est une harmonie de tensions ») pour nous donner à lire un bijou poétique.

 

Jean-Louis Bernard, mars 2011

12:48 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2011

Jardin du Causse lu par Paul Badin

Paul Badin N4728.JPG

Cliquez sur l'image pour lire le texte

20:05 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

Jardin du Causse, lu par Jacmo

Cathy Garcia : JARDIN DU CAUSSE (Ed. de l’Atlantique)

 

C’est le journal d’un jardin. De février à novembre. Un potager qui vit tout au long des saisons entre graines et fruits, entre pousse et cueillette. Mais Cathy Garcia connaît aussi bien les légumes que toutes les plantes euphorbe, plantain, potentille rampante qu’elle sait peindre à la façon d’une aquarelliste. L’hellébore dresse ses grappes de cloches vertes et fétides, premières constellations jaune d’or des ficaires. Les fleurs, la botanique rythment les jours qui passent. Mais c’est aussi le journal des oiseaux, des  papillons, voire des avions qui tournent autour et au-dessus du jardin et du causse. Ces morceaux de ciel mobiles qui enchantent ou dérangent. C’est encore le journal d’une enfant qui apprend et s’éveille en se confrontant aux herbes et aux bestioles dans un même petit périmètre d’envol. C’est enfin et surtout le journal d’une femme qui jardine et pouponne, mais qui laisse entre nature et maternité passer quelques nuages sentimentaux. Cœur lourd, vaine rage.trop d’émotions, trop vives, jardin intérieur dévasté. Elle s’interroge : Envie de pouvoir être fière des hommes. // Faut-il qu’ils soient morts pour être admirables ? Cette peine sait jouer des armistices : la paix n’est pas un état mais une victoire sur soi, une trêve dans la guerre intime.  Elle peut aussi faire preuve d’humour : Un moucheron met fin à ses jours dans ma narine droite Enfin, comme une résolution finale : La pluie, de ses caresses, fait jouir le potager. Et puis l’hiver arrive, on referme le jardin du causse.                   

 

Jacmo (à paraître dans la revue Décharge n°150 – juin 2011)

19:27 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

Celle qui manque lu par Georges Cathalo

 

Cathy GARCIA : Celle qui manque  (Asphodèle éd., 2011), 52 pages, 7 euros, 23 rue de la matrasserie 44340 Bouguenais.

C’est chez une nouvelle et discrète maison d’édition que Cathy Garcia a le bonheur de voir paraître cette longue suite poétique. Autour du manque fondamental qu’elle ne craint pas d’aborder, ce sont d’autres manques secondaires qui vont être déclinés. Ce qui ailleurs tournerait à la confession pleurnicharde résonne ici tout autrement grâce à la richesse des mots et « des valises et des valises de vocabulaire ». Ce recours au langage précis est difficile  et troublant car « les mots clés ont des serrures », surtout lorsque Cathy Garcia se fixe un but utopique : « J’atteindrai le mot ultime ». Elle reconnaît pourtant qu’écrire « n’est pas le but, seulement un chemin », une recherche et une quête. Elle se livre à des aveux qui lui permettent d’avancer : « j’ai trop manqué d’amour » et « je ne suis toujours pas guérie ». Avec ce beau petit livre, « celle qui manque aujourd’hui ne manque de rien », errant « de désert en désert où elle s’entête à croire aux fleurs », à l’art, à l’écriture et à la poésie, « ce vent chargé de fadaises ».

 

Georges Cathalo

19:14 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2011

Celle qui manque lu par Murièle Modély

9782918329138.jpg

 

Les poèmes de Cathy Garcia disent la langue éruptive.
Voilà il faut que les mots coulent.
Regarder le manque, creuset où la voix de la poètesse se déroule, éructe
Il y a une urgence, un impératif à briser le silence.

"J'ai grandi ligotée, baillonnée sous le joug maternel, avec cette injonction qui résonne toujours et encore "Ne réponds pas ! ".
Aussi qu'on veuille bien excuser cet irrépressible besoin d'avoir mon mot à dire."

A briser et à maîtriser aussi.
De la nécessité mais aussi du dérisoire d'écrire.
Car les mots ne peuvent et doivent dire ce que l'on est.

"Ecrire. Ecrire quoi ? Tourner, tourner la même soupe, une connerie christique s'imaginant offrir ses tripes. Manquer de pudeur ? Mais c'est bien pire que ça ! Montrer ses fesses sans culotte, certes c'est osé, mais les montrer sans peau ?"

C'est un cri, où peu à peu le "je" se pose/ pause.
Il faut une voie en soi et dans le monde.

"Ecrire n'est pas un but, seulement un chemin. Il faut trouver cette autre chose, essentielle. L'énergie vive."

Et un bel apaisement parcourt les dernières pages

 "Par les veines de la terre, sa chair, ses vertèbres résonantes, je suis reliée.

Reliée vive."

Ce livre me parle, me parle... pour diverses raisons
Alors je vous en parle, moi aussi.

 

http://l-oeil-bande.blogspot.com/2011/02/celle-qui-manque...

14:27 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)