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22/03/2014

Fugitive lu par Patrice Maltaverne

Dans ce recueil, je retrouve d'emblée ce que j'aime dans l'écriture de Cathy Garcia.

Une révolte, un mouvement compulsif : "Je marche / Je dois marcher", comme il est écrit plusieurs fois, au début de "Fugitive".

Avec en prime, des raccourcis bien puissants : "Dans la chambre sépia, on a désarmé les chiens", de l'auto-ironie, "Dédale se marre", des comptines fantastiques : "Je compte les spectres./ Un spectre, deux spectres, trois spectres...", un appel aux forces cosmiques "Exodes, insurrections, liturgies volcaniques", "Dilution de souffre à la fonte des orages". Et ma foi, une bonne dose de surréalisme.

Bref, tout ce qui fait qu'une écriture n'est pas que de l'écriture.

La marche de la fugitive est bien sûr ici la preuve qu'elle cherche à échapper aux mensonges de la vie quotidienne.

Mais peu à peu, ce mouvement de marche s'essouffle et puis la fugitive tombe dans l'immobilité, ramasse son corps. Serait-ce la victoire des réalités glauques ? Plutôt un simple dénouement, la réunion avec des choses de la terre accueillantes, et même avec des couleurs.

A la fin du recueil, il n'est pas certain que la marche ne reprendra pas encore.

Je suis même sûr du contraire. Mais c'est de l'espoir toujours, qui renait.

Un poème sur deux dans "Fugitive", est accouplé à des images qui figurent sur la page gauche du recueil. Des images en noir et blanc, en partie figuratives, qui sont également l'oeuvre de Cathy Garcia et qui semblent ponctuer l'itinéraire à parcourir. 

Un beau recueil de poésie, comme je les aime, bien concentré.

Ci-desous un poème extrait de "Fugitive" pour la route :

 

 

"Irréversible, mais large comme un fleuve.

 

Je ramasse les cauchemars un par un.

Ils se nourrissent les uns des autres. Leur masse grossit.

 

Dans leurs ténèbres, je joue à ronce amère.

Colombe de sang, crachat de suie".

 

Pour vous procurer "Fugitive", qui est vendu au prix de 12 € rendez-vous sur le site de l'éditeur Cardère Editeur : http://www.cardere.fr

 

Note en ligne sur : http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/ 

 

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18/03/2014

Ailleurs simple lu par Jean-Paul Gavard-Perret

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illustrations Jean-Louis Millet, Éditions

Nouveaux Délits, St. Cirq-Lapopie.

 

Impressions d’Afrique

 

Refusant le pathétique Cathy Garcia  rallonge le sursis de bonheurs trop brefs. S’adressant aux voyageurs autour du monde ou autour de leur chambre elle offre un peu d’étrange et d’étranger : paysages ou hommes qu’elle a aimés et parfois pour lesquels elle a souffert, flux qui l’enlacèrent et qui l’ont furtivement ou profondément métamorphosés. Ils rentrent encore par les pores de sa peau « sans digue / Ni barrage ». Ils se cristallisent avec sobriété et violence abrupte. Remontent du ventre les sensations où le passé reprend chair. C’est comme si la poétesse était nue mais pouvait se déshabiller encore par le chant primitif  qui disloque sa distance aux terres rouges et ramène l’harmonie dans leur sillage. Le livre emporte vers les chaleurs étouffantes. La transe remonte dans le tam-tam du corps, le t’âme-t’âme de l’écriture charnelle en battement de mesure et  démesure. Reste sur chaque page des marges substantielles (le blanc) que le graphisme boit. La poésie devient  application de l'espace sur lui même. En retrait : rien de trop.

 

Cathy Garcia enfouit et déploie. Tout est suspens et retombée dévoilant la profondeur du contact par les mots torches. Mots noirs, peau blanche. L'inverse aussi. Voix nue. Emprise et prise de vue. L’auteure trouve  l’aptitude à dire l'impossible, à régurgiter l'émotion si longtemps retenue par pudeur. S’allonge progressivement le geste sur lequel l’attention doit porter. C’est un retour sans l'aller au-delà de l’aller sans retour. Un fond, un bruit, un fluide, un flux. Lumière et non éclairage. L'oxygène de l’écriture - mais aussi l'azote des terres tropicales, l’aridité des déserts. L'ellipse et l'énoncé. Nécessité du secret. Impératif de la parole.  Son tissu si fin pourrait tomber en pièces sans l’énergie qui le tend là où le poème évitant le récit vient à bout du seuil infranchissable pour  « Rejoindre le départ / Le point de nulle part / Ensablé de beauté ».

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Publié sur http://www.lelitteraire.com/?p=10538

  

Ailleurs simple, toujours disponible (12 euros + port à l'Association Nouveaux Délits - Létou - 46330 St Cirq Lapopie)

 

 

 

 

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14/03/2014

Vient de paraître : Fugitive

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Cardère éditeur - poésie - Mars 2014


Un livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant ivoire 80g
illustrations originales de l’auteur
prix public 12 euros
ISBN 978-2-914053-74-7

Publié avec le soutien du Centre National du Livre 

 

Fugitive est un ouvrage en vers libres qui nécessite une lecture chronologique. Comme dans les deux premiers recueils de Cathy Garcia que nous avons publiés (Le poulpe et la pulpe en 2011, Les mots allumettes en 2012), on est dans un récit abstrait, avec un axe fort, de l’action, et ici une exhortation quasi externe : je marche, je dois marcher ! En miroir, le lecteur pourrait/devrait entendre : reconstruit ton propre récit, avance ! Ce texte court tire sa force de sa cohérence essentiellement.
Le vocabulaire est riche, « brut », plutôt terrestre (pollen, étoiles, silex, transhumances, tourbe, loups, humus, rosée, glaise, vendanges, jachères, sources, rapace, moisson, rocaille, granit…) Les expressions sont souvent violentes, de l’ordre du tragique ou de la tragédie (Les bêtes désarticulées ; Visions éclatées de l’oracle ; Un corps de femme à lapider ; sinistres bouillies de chimères) ; on respire toutefois avec de rares mots tendres (la douce chair des roses ; la nacre d’un ange).
On est parfois au bord de la provocation, de l’outrance sulfureuse (La meute aime le rut ; Je suis la sorcière parfumée d’épices. Voyez les déluges rougissant entre mes seins d’ambre ; Allongée. Au bord de la jouissance ; ouvrir mes cuisses libère mes odeurs de femme). On y trouve quelques constructions originales mais parlantes (liturgies volcaniques ; je panthère avec la mort).
La situation de fuite, de traque, donne à ce recueil-récit une grande énergie où transpirent la colère, la frustration, la hargne, la révolte, mais aussi la soif de (sur)vie, l’animalité, une sorte d’optimisme quasi atteint. Nous avons avec l’écriture de Cathy Garcia, le côté féminin de celle de Serge Bec, en particulier dans Psaume dans le vent.

 

  

Moissons de silex dans les épaves des siècles.

Les vertiges de la faim scandent l’espérance et les couteaux.

 

Bleu des corps exhumés. Sinistre bouilli de chimères.

Fleurs révulsées, filets de sang.

 

Je mords la douce chair des roses.

 

Dans le delta de lumière, la nasse trouée de lune, retient les racines et les rêves broyés des errants. Toutes les frontières sont des plaies mal cicatrisées.

 

 

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 http://www.cardere.fr/

 

 

 

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08/03/2014

Ailleurs Simple lu par Mc Dem

Cathy GARCIA, Ailleurs simple, illustrations Jean-Louis MILLET. Éditions Nouveaux Délits, décembre 2012. «A tous les voyageurs mobiles ou immobiles» avec, de ses propres mots : «un peu de rêve, d’étrange et d’étranger même» -Cathy Garcia signe avec Ailleurs simple un recueil de poèmes à siroter avec succulence, en vers libres et selon son rythme, en suivant ou non le fil anachronique des pages.

 

 

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La couverture couleur d’argile annonce si j’ose écrire, la couleur des textes, leurs paysages et leur style.  On est en effet dans une poésie comme brute, animale, végétale, minérale, parcourue dans le sens inattendu du poil comme l’est souvent le contre-courant suivi par l’éditrice de la revue et du blog Nouveaux Délits. Une poésie sauvage.

 

 

 

Sans digue

 

Ni barrage

 

Torrents

 

 

Montés du ventre

 

Les chants

 

De terre et d’eau

 

 

 

Corps peints

 

Menez la danse

 

Tambours

 

Sauvages

 

 

 

 

 

On soulève et l’on heurte sur les chemins du désert et de terres rouges -«cuites au bleu de ciel»- des racines rebelles qui font lever le pied, le nez ; qui font s’arrêter , pour s’interroger, regarder. Le temps d’un arrêt d’instantané, transe montante.

 

 

 

L’animal

 

La boue

 

Les feux

 

Les transes

 

 

Pour repartir aussi vite. Pour

 

 

 

Marcher

 

Marcher sans fin

 

Rejoindre le départ

 

Le point de nulle part

 

Ensablé de beauté

 

 

 

La poésie de Cathy Garcia prend corps au sein même de la nature –ici ce sont des contrées africaines, les terres du sud que révèlent les mots et les images de cet Ailleurs simple, & l’invitation au voyage vaut le coup d’œil. On «panthère avec la mort» (pour reprendre cette belle construction verbale de l’auteur à retrouver dans Fugitive, son tout nouveau recueilà paraître c/o Cardère en mars 2014), on panthère avec la frousse et l’envie d’avancer au milieu d’une brousse sauvage où les félins passent, entre autres, et où la poésie s’aère au gré des déserts, des savanes, des feulements lancés  ici et là. En tant que voyageur immobile le lecteur a cette impression que procure la force évocatrice des mots, a l’impression que les forces élémentaires et la faune et le végétal le touchent au corps et au cœur de son voyage. Des images passent comme des caravanes traçant et éclairant le désert, ainsi ce «soleil de chevrotine», comme des signes légendaires ainsi ce chien mangeur d’étoilesl’homme des collines, ces carcasses /Os de lune… -dans ce grand poème d’argile où la nuit s’ancre / Au port aride.

 

 

 

Des esprits aymaras

 

Soufflent doucement

 

Sur ses paupières.

 

 

Des esprits soufflent en cet Ailleurs simple, doucement sur les étendues d’or et rouges des poèmes

 

 

  

 

Mc Dem, pour la revue Traversées :

http://traversees.wordpress.com/2014/02/17/cathy-garcia-a...

 

 

 

Ailleurs Simple, Ed. Nouveaux Délits 2012

Tirage limité et numéroté - 40 pages

13 €  (plus 1 europour le port) 

Pour commander, envoyer un chèque à l'ordre de :

Association Nouveaux Délits Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05/02/2014

Appel à souscription : Fugitive


Vous trouverez ci-joint a paraitre Fugitive.pdf le bon de souscription pour mon livre Fugitive à paraître en mars prochain chez Cardère éditeur, illustrations originales de l'auteur également.

 

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Merci de faire circuler largement.

 

  

Appel à souscription également pour À hauteur d'ombre de Marie-Françoise Di Fraja, qui sort également en mars chez Cardère et dans lequel figurent huit de mes photographies.

 

 

le coeur sur l'eau.jpg




Merci !


Lien de l'éditeur : http://www.cardere.fr/



   
   

01/10/2013

POÈMES FOLLETS & CHANSONS FOLLETTES POUR GRAND PETITS & PETITS GRANDS

Vient de paraître :

 


                 

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aux Ed. Nouveaux Délits


 

 Un recueil qui s’adresse avant tout aux enfants

 de 9 mois avant la naissance  à 99 ans et demi après



 

la ronde du chat small.jpg

 

« Dès fois on est content

Dès fois on ne l’est pas

Dès fois on est gentil

Dès fois on ne l’est pas

 

C’est la vie

Et c’est comme ça

C’est comme ça la vie

 

(…)

La vie c’est bien

Et parfois ce n’est pas bien

Mais c’est toujours beau la vie

Mais parfois on l’oublie. »

 
 

  

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LA PREUVE

 

Une petite araignée court

Sur un peignoir de soie décoiffée

 

Un hippocampe s’étouffe

En avalant une étoile filante

 

Si les poissons

Embrassaient les fenêtres

Ce serait la preuve irréfutable

De la montée des eaux

variation sur la grenouille small.jpg


37 poèmes de Cathy Garcia
  12 illustrations originales en couleur  de  Joaquim Hock
 

http://joaquimhock.blogspot.com



Tirage sur papier recyclé limité et numéroté  

56 pages,  15 € 


Bon de commande ci-joint : ÉDITIONS NOUVEAUX DÉLITS BON DE COMMANDE.docx
 

  http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

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16/05/2013

Claques & boxons, éditions Nouveaux Délits, Mai 2013

 

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130419 la gd castafiore.jpgPoèmes de Cathy Garcia, illustrations de JL Millet

 

 

Non monsieur, ici

 Il n’y a pas d’amour
 Il n’y en a jamais eu
Pensez bien sinon, monsieur
Qu’on s’en serait aperçu
 

 

 Ici monsieur

Il n’y a que la rage
Et si l’amour y venait
Il y ferait naufrage.
 
 

130419 couche-tard.jpg

 
Editions Nouveaux Délits
ISBN: 978-2-919162-02-4
 
42 pages

Imprimé sur papier recyclé calcaire 100 gr, couverture calcaire 250 gr

12 + port



   
Pour commander, envoyez un mail à nouveauxdelits arobase orange point fr.

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09/05/2013

Hommage aux Éditions de l’Atlantique sur Terre à Ciel

 

Éditions de l’Atlantique

samedi 20 avril 2013, par Jean-Marc Undriener

Interview de Silvaine Arabo par Cécile Guivarch

1 — Comment les Éditions de l’Atlantique sont-elles nées ?

Elle a été un prolongement d’activités antérieures au service de la poésie : un site internet, créé en 1997, présentant les textes et bio-biblios d’une centaine de poètes ; une revue, initiée en 2001, Saraswati (revue de poésie, d’art et de réflexion), etc. La suite logique de tous ces travaux débouchait très naturellement sur l’édition papier.

2 — Je me souviens avoir passé de longues heures sur votre site internet, au début des années 2000, époque où j’ai commencé à lire de la poésie. C’était une mine d’or pour moi. Est-ce que la maison d’édition vous la voyiez comme une suite à ce site, quelque chose en partage ?

J’ai répondu ci-dessus à la question. Vous faites bien de souligner la notion de partage car elle est essentielle. Ce site avait un but largement pédagogique : il voulait bien évidemment mettre en lumière des auteur(e)s de qualité mais aussi sensibiliser à la poésie en tant que telle… et il semble bien qu’en ce qui vous concerne ce soit ce qui s’est passé. Il serait intéressant de mesurer son impact exact sur des années, ceci n’est guère possible malheureusement.
A ce propos, j’aimerais signaler que ce site, créé en 1997 sur un espace gratuit et « neutre », est aujourd’hui hélas gangrené par divers encarts publicitaires qui empêchent une lecture sereine des différentes rubriques et poètes. Quel gâchis !

3 — Qu’est-ce que vous aviez envie de partager alors, quelle poésie souhaitiez-vous défendre ?

Je souhaitais défendre avant tout des écritures. A aucun moment je n’ai voulu entrer dans des querelles de chapelle qui me semblent stériles : ainsi l’éternelle querelle entre poésie lyrique et poésie impersonnelle par exemple. Je le dis souvent : la poésie est comme Protée : elle a mille visages et tant mieux ! Ce qui compte c’est la qualité de l’écriture, ce ne sont même pas les thématiques (là encore : les anti-spiritualistes contre les spiritualistes, etc.). Tout le monde a le droit d’exprimer ses idées même si c’est de plus en plus dur dans cette époque inquisitoriale où règne la pensée unique. Mais ce qui va distinguer le vrai poète, à mon sens, ce ne sont pas ses idées (tout a déjà été dit), ses sensations (id.), c’est la manière dont il va les mettre en mots (rappelez-vous la phrase de Chateaubriand : le style c’est l’homme). Et j’ai essayé de défendre une poésie de qualité, avec des auteur(e)s très divers.

4 — Je sais que vous arrêtez aujourd’hui l’édition, est-ce que vous souhaitez révéler ce qui vous a amené à cette décision ?

Cela ne me gêne pas d’en parler en tous cas : quand l’état subventionnera un peu moins le sport et un peu plus la culture (ça viendra peut-être un jour, qui sait, quand les politiques seront plus courageux et moins démagogues), alors on pourra rouvrir les petites maisons d’édition qui ferment les unes après les autres alors qu’elles donnaient une visibilité, modeste mais une visibilité, à des auteur(e)s de talent qui, on le sait, n’ont quasiment aucune chance d’être publié(e)s par de grands éditeurs.
Mais là, imaginez que pendant 5 ans j’ai travaillé bénévolement, jour et nuit, et que l’éditeur Samuel Potier, quant à lui, se faisait chaque mois en net (une fois ses lourdes charges payées) environ 300 euros ! Il ne pouvait continuer ainsi : avec une si petite somme on ne peut subvenir à ses besoins les plus élémentaires.
Quant à moi, il m’arrivait de donner un coup de pouce financier aux éditions mais je n’ai pas non plus énormément par mois… de plus je suis très fatiguée et ces éditions étaient véritablement vampiriques de notre énergie. Nous avons donc décidé, la mort dans l’âme, de fermer cette maison que nous avions construite amoureusement et pierre à pierre.

5 — Je pense que l’aventure de l’édition doit être quelque chose de formidable. Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Ils sont de deux sortes :
— Le bonheur de découvrir et de mettre en lumière (donc d’encourager à une poursuite de l’écriture) des poètes méconnus ou peu connus.
— La qualité du rapport humain avec un certain nombre d’auteur(e)s : des gens souvent modestes malgré leur talent, se remettant en question et comprenant que, si l’éditeur est de son plein gré à leur service, il n’est pas pour autant leur esclave, taillable et corvéable à merci ! Nous avons connu des personnes sincères, réellement sensibles, dont la poésie était vraiment signifiante, incarnait une véritable ascèse et pas juste une « facilité » qu’on exploite pour se faire valoir dans la société.

6 — Peut-être que ce n’est pas toujours très simple non plus. Quel est votre pire souvenir ?

Le contact avec les poètes dont l’ego est si surdimensionné et qui pensent que leur écriture est tellement oh… que tout le monde doit les admirer et les servir avec des chaînes. Ce sont les mêmes à qui tout est dû et dont l’arrogance, voire la goujaterie, vous laissent pantois ! On se pince parfois... Tout cela est bien loin de la poésie.
D’autres n’ont pas cherché à établir avec nous une quelconque relation humaine : nous étions pour eux juste des « utilités ». C’est dommage. On retrouve chez les poètes toute la société, ni plus ni moins. Il faut « faire avec » et essayer de voir en toute chose ce qu’il peut y avoir de positif… sinon on ne ferait jamais rien. C’est pour la poésie que nous avons tant travaillé et nous ne le regrettons pas.

7 — Une dernière question : vous arrêtez l’édition, vous avez de nouveaux projets ?

Oui : ma revue Saraswati va, quant à elle, poursuivre sa route (le numéro 12 va paraître en principe courant avril) et je vais enfin retrouver mon rapport perso à l’écriture et à la peinture. Un peu de repos et de distanciation ne fera pas de mal.

Avertissement au lecteur

Voici un panel d’auteur(e)s ayant publié aux Éditions de l’Atlantique. Bien entendu il n’y a rien là d’exhaustif : une anthologie complète des poètes ayant publié chez cet éditeur paraîtra en effet bientôt chez Michel Cosem, aux Éditions Encres Vives et sur deux numéros (sans doute en mai et juin 2013). Les textes qui suivent ont été publiés sur ce site en mars 2013 avec l’aimable autorisation des Éditions de l’Atlantique.

- See more at: http://www.terreaciel.net/Editions-de-l-Atlantique#sthash.yh7KeiFt.dpuf

 

Pour lire la suite : http://www.terreaciel.net/Editions-de-l-Atlantique

21/12/2012

Asphodèle balance ses confettis

8 confettis i.jpg

 

10 pages, 10x15 et 2 euros le confetti + le prix du timbre.

La collection entière (il y en a 9 en tout, il en manque un sur la photo) est à commander à l'éditeur :

15 euros les 9.

 

Quant à moi, je vous propose de découvrir le contenu d'Un vanity de vanités...

Vous pouvez le commander à l'éditeur

http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

ou le réserver en m'envoyant un mail si vous le voulez dédicacé...

 

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17/12/2012

Les mots allumettes lus par Jacmo

Note parue dans la revue Décharge n°156 - décembre 2012

 

par Jacmo Décharge n°156.jpg

16:05 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

21/11/2012

Ailleurs simple, éditions Nouveaux Délits, décembre 2012

 


A tous les voyageurs mobiles ou immobiles


                               
Poèmes de Cathy Garcia

Illustrations de Jean-Louis Millet
 
 
 

 

  
 
ABSENCE


Chemin cagneux
Soleil de chevrotine
Vent cailloux
Poussière

Une maison blanche
Un chien
Endormi

Sous le ciel cru
L'ombre d'un serpent
L'arbre tordu

Au vent claque
Une boîte
Aux lettres

Et sur la table branlante
De l’unique pièce
Juste un courrier
De sable
 

 
                      

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Composé et imprimé sur beau papier recyclé

par


 Éditions Nouveaux Délits
Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 
 
 
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Tirage limité et numéroté

40 pages


 13 €

Port offert pour toute souscription avant le 1er décembre 2012
Chèque à l'ordre de l'Association Nouveaux Délits





Il n'y a pas d'ailleurs
Où guérir d'ici.

Eugène Guillevic


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25/09/2012

Les Mots Allumettes lu par Alain Lacouchie

Note parue dans le nouveau numéro de la revue Friche (Cahiers de Poésie verte)

 

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Et oui, les encres sont bien de l'auteure, merci Alain Lacouchie !

14:07 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

13/07/2012

Cardère éditeur en tournée !

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Il s'agit de Villeneuve-les-Avignon. Vous pourrez retrouver Bruno Msika, l'éditeur et les livres (dont Le poulpe et la pulpe et Les Mots allumettes), au festival de poésie de Sète du 20 au 28 juillet et au 7ème salon des petits éditeurs le 23 septembre à Cotignac, dans le Var.

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas, Cardère éditeur a une très belle collection d'ouvrages à vous faire découvrir.

http://www.cardere.fr/index.php

14:40 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2012

Retour de plusieurs lectures de Basile Rouchin, auteur publié dans Nouveaux Délits n°41

"En effet, en dépit de tes bons vœux en langue Navajos, ce numéro 41 est celui d'un triste anniversaire : le Japon un an après la catastrophe nucléaire. Ton engagement pour différentes causes donnent lieu à des contacts variés (Georgie Viccini et les Roms pour le n° 39, ici, cercle de faiseurs de haïkus pour ce numéro). Et si l'on ne peut embrasser toutes les causes (appelées bêtement "perdues" ou "désespérées" souvent par ceux qui refusent la lutte), il importe de rester fidèle à celles que l'on choisit. Et de les faire entendre, tu le dis toi-même : ces voix pourraient disparaître. La poésie comme un carnet de circulation des idées, des pensées et des actes. Une poésie qui n'est pas déconnectée de son temps (mais pas trop "connectée" non plus, dans un autre registre). Bien que très inquiétant, j'ai apprécié « Après Fukushima » : ce recueil de haïkus du cercle Seegan. La responsabilité de chacun qui en découle se mesure à l'échelle planétaire : on n'y coupera pas. Difficile de mesurer les conséquences d'une telle tragédie : les chiffres nous dépassent ! 24 000 ans, ça met le vertige ? A la suite, les textes d'Alain Gourhant et ses extraits de « la poésie du désastre et de la guérison » semblent constituer une prise de léger recul. J'ai été sensible à cette conception de la promenade comme manière de se retrouver : c’est un temps solitaire, hors production, sans concession (technologies) - l’ultime promenade étant la mort. Enfin, dans un genre différent, j'ai été désarçonné par le style d'écriture de Timotéo Sergoï et « Le diagonaute amouraché ». Son autoportrait en spectateur : « ai-je d’autre pouvoir que celui d’applaudir » reste dans la lignée de la sidération provoquée par les 3 auteurs précédents. Enfin tes résonances documentées sont toujours très instructives et originales. J'ai donc été content de figurer parmi ces auteurs : le sujet que je traite n'étant pas non plus très réjouissant. Mais ne parle-t-on pas de fission du couple ? Il restait donc quelques repères culturels, à la geisha évoquée dans mon dernier texte. J'avais noté dans le "purgatoire du quotidien", cette ouverture aux autres cultures et probablement ces pensées notées lors ou après un voyage. Notamment à travers le respect tout oriental de toute forme de vie. Il est des cultures où l'on n'attente pas à la vie des insectes, je crois.

De même, "le poulpe et la pulpe" fait état d'écritures brèves, d'encres de chine et d'une sagesse diffuse. Avec l'intermède médiatique (p 32), on louvoie entre "laisser aller" et nonchalance orientale (pour faire dans le cliché) et "sens critique" occidental. C'est comme deux parties à faire coexister : j'ai beaucoup aimé ce texte, espèce de cours d'eau par moments troublé et heurté qui apparaît d'autres fois, paisible et harmonieux. La place réservé au corps y est sans doute pour beaucoup dans cette impression.

Dans un tout autre style plus dérangeant, j'ai bien lu et relu ton "Qué Wonderful Monde" (titre pied-de-nez à l'europe et à son espéranto ? Qui le parle d'ailleurs ?). Le recueil égratigne bien nos US et Coutumes et quelques vérités sont assenées avec vigueur : faut le temps de les digérer, de les discuter, d'y réfléchir... Je souscris aux déformations de nos sociétés que tu évoques, ces tsunamis à effets différés que sont le jeunisme, le consumérisme, la peur de "réintégrer nos monstres" conséquence à mon sens d'un certain angélisme (ne pas voir le mal qui pousse d'abord en nous, refuser la laideur, le temps qui passe sur nous. Mais ne parle-t-on pas de vécu ? Ce mot est-il incompatible avec celui de  "beauté"?...). "

Basile Rouchin

 

 

 

 

 

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23/04/2012

Les mots allumettes, présenté par Christian Saint-Paul

dans l’émission Les Poètes.fr du 12 avril 2012 sur Radio Occitania, écoutable en ligne ici :http://lespoetes.fr/emmission/emmission.html

 

Les éditions CARDERE www.cardere.fr poursuivent leur difficile travail de diffusion et font paraître deux livres de poésie dont nous recommandons la lecture aux auditeurs ; chacun coûte 12 € et l’achat peut se faire directement sur le site de l’éditeur.

 

Le premier est celui de l’infatigable revuiste, artiste, photographe et surtout poète Cathy GARCIA« Les mots allumettes » richement illustré par elle-même. Un appel à la sérénité, une quête spirituelle où la révolte n’appelle qu’à la tendresse, à la fraternité des êtres, tous en mal d’absolu :

 

Les mots en gravats dans ma tête. Des tonnes.

 

Je retiendrai celui qui brise l’encerclement, dégage une spirale et m’élève jusqu’au ciel.

 

Jusqu’au grand, grand ciel. N’avoir que celui-là en bouche.

 

 

Lecture d’extraits du recueil.

 

Le second « Triptyque du veilleur » est celui de Louis RAOUL poète connu des abonnés des éditions Encres Vives qui l’ont publié dès 1992, qui totalise aujourd’hui une quinzaine de recueils et a obtenu en 2008 le Prix de la Librairie Olympique pour son livre « Logistique du regard » publié chez N&B/Pleine Page. Ecriture délicate et pudique qui semble effleurer mais imprègne sa trace durable dans les esprits. Il faut lire ce poète discret. Lecture d’extraits du livre.

 

Vous abordez

 

Au pied de la tour

 

Qui est vous

 

Il vous faut rejoindre la hauteur

 

Où veiller

 

Dans l’éternité d’une heure

 

La rouille d’un jour

 

Qu’on aurait oublié.

 

 

 

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