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09/05/2013

Hommage aux Éditions de l’Atlantique sur Terre à Ciel

 

Éditions de l’Atlantique

samedi 20 avril 2013, par Jean-Marc Undriener

Interview de Silvaine Arabo par Cécile Guivarch

1 — Comment les Éditions de l’Atlantique sont-elles nées ?

Elle a été un prolongement d’activités antérieures au service de la poésie : un site internet, créé en 1997, présentant les textes et bio-biblios d’une centaine de poètes ; une revue, initiée en 2001, Saraswati (revue de poésie, d’art et de réflexion), etc. La suite logique de tous ces travaux débouchait très naturellement sur l’édition papier.

2 — Je me souviens avoir passé de longues heures sur votre site internet, au début des années 2000, époque où j’ai commencé à lire de la poésie. C’était une mine d’or pour moi. Est-ce que la maison d’édition vous la voyiez comme une suite à ce site, quelque chose en partage ?

J’ai répondu ci-dessus à la question. Vous faites bien de souligner la notion de partage car elle est essentielle. Ce site avait un but largement pédagogique : il voulait bien évidemment mettre en lumière des auteur(e)s de qualité mais aussi sensibiliser à la poésie en tant que telle… et il semble bien qu’en ce qui vous concerne ce soit ce qui s’est passé. Il serait intéressant de mesurer son impact exact sur des années, ceci n’est guère possible malheureusement.
A ce propos, j’aimerais signaler que ce site, créé en 1997 sur un espace gratuit et « neutre », est aujourd’hui hélas gangrené par divers encarts publicitaires qui empêchent une lecture sereine des différentes rubriques et poètes. Quel gâchis !

3 — Qu’est-ce que vous aviez envie de partager alors, quelle poésie souhaitiez-vous défendre ?

Je souhaitais défendre avant tout des écritures. A aucun moment je n’ai voulu entrer dans des querelles de chapelle qui me semblent stériles : ainsi l’éternelle querelle entre poésie lyrique et poésie impersonnelle par exemple. Je le dis souvent : la poésie est comme Protée : elle a mille visages et tant mieux ! Ce qui compte c’est la qualité de l’écriture, ce ne sont même pas les thématiques (là encore : les anti-spiritualistes contre les spiritualistes, etc.). Tout le monde a le droit d’exprimer ses idées même si c’est de plus en plus dur dans cette époque inquisitoriale où règne la pensée unique. Mais ce qui va distinguer le vrai poète, à mon sens, ce ne sont pas ses idées (tout a déjà été dit), ses sensations (id.), c’est la manière dont il va les mettre en mots (rappelez-vous la phrase de Chateaubriand : le style c’est l’homme). Et j’ai essayé de défendre une poésie de qualité, avec des auteur(e)s très divers.

4 — Je sais que vous arrêtez aujourd’hui l’édition, est-ce que vous souhaitez révéler ce qui vous a amené à cette décision ?

Cela ne me gêne pas d’en parler en tous cas : quand l’état subventionnera un peu moins le sport et un peu plus la culture (ça viendra peut-être un jour, qui sait, quand les politiques seront plus courageux et moins démagogues), alors on pourra rouvrir les petites maisons d’édition qui ferment les unes après les autres alors qu’elles donnaient une visibilité, modeste mais une visibilité, à des auteur(e)s de talent qui, on le sait, n’ont quasiment aucune chance d’être publié(e)s par de grands éditeurs.
Mais là, imaginez que pendant 5 ans j’ai travaillé bénévolement, jour et nuit, et que l’éditeur Samuel Potier, quant à lui, se faisait chaque mois en net (une fois ses lourdes charges payées) environ 300 euros ! Il ne pouvait continuer ainsi : avec une si petite somme on ne peut subvenir à ses besoins les plus élémentaires.
Quant à moi, il m’arrivait de donner un coup de pouce financier aux éditions mais je n’ai pas non plus énormément par mois… de plus je suis très fatiguée et ces éditions étaient véritablement vampiriques de notre énergie. Nous avons donc décidé, la mort dans l’âme, de fermer cette maison que nous avions construite amoureusement et pierre à pierre.

5 — Je pense que l’aventure de l’édition doit être quelque chose de formidable. Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Ils sont de deux sortes :
— Le bonheur de découvrir et de mettre en lumière (donc d’encourager à une poursuite de l’écriture) des poètes méconnus ou peu connus.
— La qualité du rapport humain avec un certain nombre d’auteur(e)s : des gens souvent modestes malgré leur talent, se remettant en question et comprenant que, si l’éditeur est de son plein gré à leur service, il n’est pas pour autant leur esclave, taillable et corvéable à merci ! Nous avons connu des personnes sincères, réellement sensibles, dont la poésie était vraiment signifiante, incarnait une véritable ascèse et pas juste une « facilité » qu’on exploite pour se faire valoir dans la société.

6 — Peut-être que ce n’est pas toujours très simple non plus. Quel est votre pire souvenir ?

Le contact avec les poètes dont l’ego est si surdimensionné et qui pensent que leur écriture est tellement oh… que tout le monde doit les admirer et les servir avec des chaînes. Ce sont les mêmes à qui tout est dû et dont l’arrogance, voire la goujaterie, vous laissent pantois ! On se pince parfois... Tout cela est bien loin de la poésie.
D’autres n’ont pas cherché à établir avec nous une quelconque relation humaine : nous étions pour eux juste des « utilités ». C’est dommage. On retrouve chez les poètes toute la société, ni plus ni moins. Il faut « faire avec » et essayer de voir en toute chose ce qu’il peut y avoir de positif… sinon on ne ferait jamais rien. C’est pour la poésie que nous avons tant travaillé et nous ne le regrettons pas.

7 — Une dernière question : vous arrêtez l’édition, vous avez de nouveaux projets ?

Oui : ma revue Saraswati va, quant à elle, poursuivre sa route (le numéro 12 va paraître en principe courant avril) et je vais enfin retrouver mon rapport perso à l’écriture et à la peinture. Un peu de repos et de distanciation ne fera pas de mal.

Avertissement au lecteur

Voici un panel d’auteur(e)s ayant publié aux Éditions de l’Atlantique. Bien entendu il n’y a rien là d’exhaustif : une anthologie complète des poètes ayant publié chez cet éditeur paraîtra en effet bientôt chez Michel Cosem, aux Éditions Encres Vives et sur deux numéros (sans doute en mai et juin 2013). Les textes qui suivent ont été publiés sur ce site en mars 2013 avec l’aimable autorisation des Éditions de l’Atlantique.

- See more at: http://www.terreaciel.net/Editions-de-l-Atlantique#sthash.yh7KeiFt.dpuf

 

Pour lire la suite : http://www.terreaciel.net/Editions-de-l-Atlantique

21/12/2012

Asphodèle balance ses confettis

8 confettis i.jpg

 

10 pages, 10x15 et 2 euros le confetti + le prix du timbre.

La collection entière (il y en a 9 en tout, il en manque un sur la photo) est à commander à l'éditeur :

15 euros les 9.

 

Quant à moi, je vous propose de découvrir le contenu d'Un vanity de vanités...

Vous pouvez le commander à l'éditeur

http://asphodele-edition.pagesperso-orange.fr/Confettis.h...

ou le réserver en m'envoyant un mail si vous le voulez dédicacé...

 

22:16 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2012

Les mots allumettes lus par Jacmo

Note parue dans la revue Décharge n°156 - décembre 2012

 

par Jacmo Décharge n°156.jpg

16:05 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

21/11/2012

Ailleurs simple, éditions Nouveaux Délits, décembre 2012

 


A tous les voyageurs mobiles ou immobiles


                               
Poèmes de Cathy Garcia

Illustrations de Jean-Louis Millet
 
 
 

 

  
 
ABSENCE


Chemin cagneux
Soleil de chevrotine
Vent cailloux
Poussière

Une maison blanche
Un chien
Endormi

Sous le ciel cru
L'ombre d'un serpent
L'arbre tordu

Au vent claque
Une boîte
Aux lettres

Et sur la table branlante
De l’unique pièce
Juste un courrier
De sable
 

 
                      

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Composé et imprimé sur beau papier recyclé

par


 Éditions Nouveaux Délits
Létou 46330 St Cirq-Lapopie

 
 
 
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Tirage limité et numéroté

40 pages


 13 €

Port offert pour toute souscription avant le 1er décembre 2012
Chèque à l'ordre de l'Association Nouveaux Délits





Il n'y a pas d'ailleurs
Où guérir d'ici.

Eugène Guillevic


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25/09/2012

Les Mots Allumettes lu par Alain Lacouchie

Note parue dans le nouveau numéro de la revue Friche (Cahiers de Poésie verte)

 

par Alain Lacouchie dans friches.jpg

Et oui, les encres sont bien de l'auteure, merci Alain Lacouchie !

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13/07/2012

Cardère éditeur en tournée !

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Il s'agit de Villeneuve-les-Avignon. Vous pourrez retrouver Bruno Msika, l'éditeur et les livres (dont Le poulpe et la pulpe et Les Mots allumettes), au festival de poésie de Sète du 20 au 28 juillet et au 7ème salon des petits éditeurs le 23 septembre à Cotignac, dans le Var.

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas, Cardère éditeur a une très belle collection d'ouvrages à vous faire découvrir.

http://www.cardere.fr/index.php

14:40 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2012

Retour de plusieurs lectures de Basile Rouchin, auteur publié dans Nouveaux Délits n°41

"En effet, en dépit de tes bons vœux en langue Navajos, ce numéro 41 est celui d'un triste anniversaire : le Japon un an après la catastrophe nucléaire. Ton engagement pour différentes causes donnent lieu à des contacts variés (Georgie Viccini et les Roms pour le n° 39, ici, cercle de faiseurs de haïkus pour ce numéro). Et si l'on ne peut embrasser toutes les causes (appelées bêtement "perdues" ou "désespérées" souvent par ceux qui refusent la lutte), il importe de rester fidèle à celles que l'on choisit. Et de les faire entendre, tu le dis toi-même : ces voix pourraient disparaître. La poésie comme un carnet de circulation des idées, des pensées et des actes. Une poésie qui n'est pas déconnectée de son temps (mais pas trop "connectée" non plus, dans un autre registre). Bien que très inquiétant, j'ai apprécié « Après Fukushima » : ce recueil de haïkus du cercle Seegan. La responsabilité de chacun qui en découle se mesure à l'échelle planétaire : on n'y coupera pas. Difficile de mesurer les conséquences d'une telle tragédie : les chiffres nous dépassent ! 24 000 ans, ça met le vertige ? A la suite, les textes d'Alain Gourhant et ses extraits de « la poésie du désastre et de la guérison » semblent constituer une prise de léger recul. J'ai été sensible à cette conception de la promenade comme manière de se retrouver : c’est un temps solitaire, hors production, sans concession (technologies) - l’ultime promenade étant la mort. Enfin, dans un genre différent, j'ai été désarçonné par le style d'écriture de Timotéo Sergoï et « Le diagonaute amouraché ». Son autoportrait en spectateur : « ai-je d’autre pouvoir que celui d’applaudir » reste dans la lignée de la sidération provoquée par les 3 auteurs précédents. Enfin tes résonances documentées sont toujours très instructives et originales. J'ai donc été content de figurer parmi ces auteurs : le sujet que je traite n'étant pas non plus très réjouissant. Mais ne parle-t-on pas de fission du couple ? Il restait donc quelques repères culturels, à la geisha évoquée dans mon dernier texte. J'avais noté dans le "purgatoire du quotidien", cette ouverture aux autres cultures et probablement ces pensées notées lors ou après un voyage. Notamment à travers le respect tout oriental de toute forme de vie. Il est des cultures où l'on n'attente pas à la vie des insectes, je crois.

De même, "le poulpe et la pulpe" fait état d'écritures brèves, d'encres de chine et d'une sagesse diffuse. Avec l'intermède médiatique (p 32), on louvoie entre "laisser aller" et nonchalance orientale (pour faire dans le cliché) et "sens critique" occidental. C'est comme deux parties à faire coexister : j'ai beaucoup aimé ce texte, espèce de cours d'eau par moments troublé et heurté qui apparaît d'autres fois, paisible et harmonieux. La place réservé au corps y est sans doute pour beaucoup dans cette impression.

Dans un tout autre style plus dérangeant, j'ai bien lu et relu ton "Qué Wonderful Monde" (titre pied-de-nez à l'europe et à son espéranto ? Qui le parle d'ailleurs ?). Le recueil égratigne bien nos US et Coutumes et quelques vérités sont assenées avec vigueur : faut le temps de les digérer, de les discuter, d'y réfléchir... Je souscris aux déformations de nos sociétés que tu évoques, ces tsunamis à effets différés que sont le jeunisme, le consumérisme, la peur de "réintégrer nos monstres" conséquence à mon sens d'un certain angélisme (ne pas voir le mal qui pousse d'abord en nous, refuser la laideur, le temps qui passe sur nous. Mais ne parle-t-on pas de vécu ? Ce mot est-il incompatible avec celui de  "beauté"?...). "

Basile Rouchin

 

 

 

 

 

19:25 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2012

Les mots allumettes, présenté par Christian Saint-Paul

dans l’émission Les Poètes.fr du 12 avril 2012 sur Radio Occitania, écoutable en ligne ici :http://lespoetes.fr/emmission/emmission.html

 

Les éditions CARDERE www.cardere.fr poursuivent leur difficile travail de diffusion et font paraître deux livres de poésie dont nous recommandons la lecture aux auditeurs ; chacun coûte 12 € et l’achat peut se faire directement sur le site de l’éditeur.

 

Le premier est celui de l’infatigable revuiste, artiste, photographe et surtout poète Cathy GARCIA« Les mots allumettes » richement illustré par elle-même. Un appel à la sérénité, une quête spirituelle où la révolte n’appelle qu’à la tendresse, à la fraternité des êtres, tous en mal d’absolu :

 

Les mots en gravats dans ma tête. Des tonnes.

 

Je retiendrai celui qui brise l’encerclement, dégage une spirale et m’élève jusqu’au ciel.

 

Jusqu’au grand, grand ciel. N’avoir que celui-là en bouche.

 

 

Lecture d’extraits du recueil.

 

Le second « Triptyque du veilleur » est celui de Louis RAOUL poète connu des abonnés des éditions Encres Vives qui l’ont publié dès 1992, qui totalise aujourd’hui une quinzaine de recueils et a obtenu en 2008 le Prix de la Librairie Olympique pour son livre « Logistique du regard » publié chez N&B/Pleine Page. Ecriture délicate et pudique qui semble effleurer mais imprègne sa trace durable dans les esprits. Il faut lire ce poète discret. Lecture d’extraits du livre.

 

Vous abordez

 

Au pied de la tour

 

Qui est vous

 

Il vous faut rejoindre la hauteur

 

Où veiller

 

Dans l’éternité d’une heure

 

La rouille d’un jour

 

Qu’on aurait oublié.

 

 

 

16:17 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2012

Les mots allumettes, lu par JL Millet

Texte aride, très court racontant un rêve-vie cauchemar.

J’ai été projeté dans une arène, dans « l’enclos en soi de ce qui se tait. Ce qui est noir dans l’obscurité, si rouge dans le sang »

Mais arène austère, crétoise, lieu de naissance du Père Zeus-Taureau, taureau Minotaure, mais la Fille est beaucoup plus cheval de picador aux yeux bandés « ‘’serti’’ dans (le) jardin amer » de cette arène aveuglée « labyrinthe affamé d’humanité »

D’où cette absolue nécessité  de gratter des mots allumettes car « ce qui transpire des murs, c’est le goût de l’ombre » et puis il faut tenter encore et encore d’apercevoir les fentes de la palanquère «  vestiges des rites », « déloyale consolation (de cet) l’horizonescale » « tout brûler et repartir, de déchirure en déchirure » pour retrouver « le cercle de la cohérence oubliée »

Faire en sorte que par l’un de ces «  chas d’aiguille, tout un univers se faufile » afin de retrouver « l’air qui sépare le mot de la mort » «  d’une fusillée au crache-lueur »

Et puis ne retenir qu’un mot un seul, « celui qui brise l’encerclement, dégage une spirale et (l’)élève jusqu’au ciel »

Mais «  chaque solution n’est toujours qu’une étape. » car « peut-il y avoir une fin à nos servages gigognes ? » 

Alors vite, encore  « des mots. Des mots fous. Des mots amulettes. »

 

JL Millet, avril 2012

12:11 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2012

Vient de paraître : Les Mots Allumettes

 

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Cathy Garcia – poésie, 52 p.

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avec des illustrations originales de l'auteur

 

 

EXTRAITS :

 

Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux

du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un

peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à

l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du

refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

 

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Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité

inhabitable.

Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant,

en élucider les ramifications.

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et

son implacable sentence de mort.

La brume se faufile dans la fissure, embaume

l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille

le sang.

 

 

 

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12 .

Rendez-vous sur www.cardere.fr

12:45 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2012

RAPPEL : Les mots allumettes en souscription chez Cardère Ed.

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Cathy Garcia – poésie, 52 p.

01SMALL.jpg

avec des illustrations originales de l'auteur

 

 

EXTRAITS :

 

Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux

du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un

peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à

l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du

refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

 

02small.jpg

 

Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité

inhabitable.

Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant,

en élucider les ramifications.

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et

son implacable sentence de mort.

La brume se faufile dans la fissure, embaume

l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille

le sang.

 

 

 

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Nous vous proposons d’acquérir ce recueil en souscription, à 10 au lieu de 12 jusqu’à sa date de parution, le 30 mars 2012.

Nous comptons sur votre désir de lire, sur votre avis, et sur le bouche à oreille, seules vraies et justes bases de la notoriété d’un écrivain et de la qualité littéraire d’une maison d’édition.

Rendez-vous sur www.cardere.fr

Bulletin de souscription ci-joint : souscription allumettes.pdf

11:57 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2012

Jardin du Causse lu par Gilles Lades

Notes parue dans la revue Friches n°109 - Janvier 2012

Gilles Lades dans Friches 109 janv 2012.jpg

Gilles Lades dans Friches 109 janv 2012 (2).jpg

15:26 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (1)

27/01/2012

Les mots allumettes, Cathy Garcia : appel à souscription !

à paraître chez Cardère en mars 2012 (poésie, 52 pages)

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 Prix public : 12

 

Illustrations originales de l'auteur

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EXTRAITS :

 

 

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Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux  du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

 

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Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

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 Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité inhabitable.

 Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant, en élucider les ramifications.

 

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

 

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Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

 

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et son implacable sentence de mort.

 

La brume se faufile dans la fissure, embaume l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille le sang.

 

 

***

 

Nous vous proposons d’acquérir ce recueil en souscription, au prix de 10 jusqu’à sa date de parution, le 30 mars 2012.

 

Nous comptons sur votre désir de lire, sur votre avis, et sur le bouche à oreille, seules vraies et justes bases de la notoriété d’un écrivain et de la qualité littéraire d’une maison d’édition.

 

Rendez-vous sur www.cardere.fr

 

 

 

Bulletin de souscription ci-joint : souscription allumettes.pdf

15:53 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2011

Le Poulpe et la Pulpe lu par Jacmo

Note publiée dans Décharge n°152

 

Note Jacmo ds décharge 152.jpg

20:23 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2011

AVIS DE PARUTION CHEZ CARDERE EDITEUR

 

 

Le poulpe et la pulpe – Cathy Garcia

 


 

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Extrait

J’ai mordu, bafouillé comme d’autres se lovent et jouissent. J’ai camouflé ma soif dans une cargaison de vertige. Trouvé dans le caniveau, une pépite lustrale.

Sur les crêtes frontalières, j’ai fait récolte de courbes sereines. Amulettes fertiles. Clarté rayonnante. Trouvé le noyau de la féminité caché dans les arbres.

Des cavales et des transes, j’ai gardé l’authentique insolence de la pulpe. Ce tremblement des nuques, embuscade hypnotique. Méandre où se coule la joie inconditionnelle.

Dans ma soif, j’ai la vision d’un oiseau ensorceleur posé sur la branche haute d’un cèdre.

 

 

« Une poésie grave, précise et drôle à la fois, où je me laisse volontiers embarquer, surprendre souvent, dans un cheminement preste, parfois fébrile ou vertigineux, qui épouse des méandres très féminins d’émotions, de sentiments, de joies et de souffrances. » (Bruno Msika, éditeur)

 

Poésie. Livre de 60 pages au format 140 x 210 imprimé en noir sur bouffant naturel 80g. Illustré par des dessins de Jean-Louis Millet. Sept. 2011, prix public 10 euros, ISBN 978-2-914053-60-0 Cardère éditeur, Lirac (30) www.cardere.fr

 

11:21 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)