Yann Orveillon
Entre les seins,
Au bas d’un ventre de sable fin,
Elle voit le buisson du sexe.
On la sait qui sourit,
Elle est jardin d’Eden
Et ignore la faute.
in Torse nu
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Entre les seins,
Au bas d’un ventre de sable fin,
Elle voit le buisson du sexe.
On la sait qui sourit,
Elle est jardin d’Eden
Et ignore la faute.
in Torse nu
Comme elle
L’île a des douceurs,
L’île a des touffeurs
De phéromones en mélange,
D’endorphines à la peau fine.
in Île où Aile ?


Noir
Le droit regard
Qui paraphe
Et souligne
Le pacte secret
in La pierre

« il y a longtemps que je n’avais pas fait l’amour comme ça ».
Ils me disent tous ça ou c’est juste une impression ?
cg in journal 2005

Ruisseaux de poudre, craquant de la soie.
Dans les ruelles, la folie esseulée rôde, dérive oppressante.
Des frissons déshabillent un escalier, l’ombre rose à genoux, conspire.
cg inCelle qui manque (Asphodèle 2011)

Les mots peuvent être des pièges, des limites, des verres opaques entre nous et l'ultime réalité, entre nous et les autres, entre nous et notre propre conscience. L'amour également, peut finir par être un piège, où les identités de chacun se déforment... Jeu de miroirs !
cg in Journal 1997

Quand tu seras devenue très belle
A force de souffrir
Quand tu seras devenue très belle
Je m’approcherai sur la pointe des ailes
Je toucherai tes paupières
Ton torse tes seins
Et surtout tes jambes
Je toucherai aussi tes blessures
Je tendrai l’oreille vers ton cœur
Comme si la nouvelle saison
Devait surgir du sud de ton être brûlé
J’écouterai car dès aujourd’hui je crois aux oiseaux de ton sang
In Riverains de la douleur

La femme se souvient
qu’elle est poussière d’étoiles,
transgresseuse d’interdits,
veilleuse de nuit
guetteuse d’évènements cosmiques,
accoucheuse d’aurore.
In Corps-architecte III

Trouver une île dans la tempête, une lueur dans les ténèbres, un espace, un silence dans le vacarme. Trouver une respiration dans le lent étouffement des jours, trouver l’amour sur le champ de bataille.
cg in Calepin paisible d'une pâtresse de poule
(Ed. Nouveaux Délits 2012)

J’en ai assez qu’on trace des graffitis avec des corps vivants sur les champs de bataille, qu’on nous couse les lèvres avec du fil barbelé, qu’on nous casse les couilles sous les électrochocs et les agios bancaires, qu’on blanchisse les crimes sous la raison d’État. Je préfère la beauté avec son sexe mal caché, ses cheveux en désordre, ses fesses rondes comme la lune, ses grandes jambes d’azur chevauchant l’infini.
in Parce que