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CATHY GARCIA-CANALES - Page 1093

  • La Porte du Messie de Philip le Roy

    Cherche Midi, 7 mai 2014.

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    384 pages, 19,50 €

     

    Captivant, haletant, passionnant, il n’est pas difficile de trouver des qualificatifs pour encenser ce thriller théologique, encore plus enthousiasmant quand on sait que cette fiction est basée sur des recherches historiques, linguistiques, archéologiques, littéraires et théologiques donc, tout à fait sérieuses, encore peu diffusées, sur les origines du Coran et que certains de ces chercheurs ont mis pour elles, leur carrière, mais même parfois leur vie, en danger. D’ailleurs une des protagonistes de ce roman va elle-même transmettre toutes ces informations à son auteur, pour qu’il en fasse bon usage, lors d’un salon du livre à Porto-Vecchio en juillet 2013, ce qui laisse habilement le lecteur à cheval sur un fil fragile entre fiction et réalité.

     

    Simon Lange, diplômé en théologie, apprend à Beyrouth, le jour des funérailles de ses parents, un couple franco-libanais mort dans un accident de voiture à Paris, qu’il a été adopté et que son père adoptif donc, lui a laissé des documents concernant son origine dans le coffre d’un hôtel à Jérusalem. Quand il s’y rend en compagnie d’un ami de la famille rencontré lors des funérailles, un certain Markus, le coffre est vide. Simon Lange, grand amateur très peu raisonnable de Talisker, le "rocher escarpé" en langue nordique, un whisky de l'île de Skye, noiera son dépit dans les bars de Jérusalem en compagnie de ce Markus. Leur odyssée les conduira devant la célèbre Porte du Messie ou porte Dorée, une des huit qui percent les remparts de la ville et qui donnait sur l’esplanade du Temple ou esplanade des Mosquées. Soliman le Magnifique la fit murer en 1541. En effet, selon une croyance chrétienne, Jésus serait entré dans Jérusalem par cette porte et selon la tradition juive, le prochain Messie rentrera par là également. D’où le mur et la construction d’un cimetière musulman juste devant, sachant qu’un grand prêtre ne pourrait le traverser. Il est dit aussi que cette porte se rouvrira à la fin des temps. Or, complètement ivre, Simon Lange mit au défi par Markus qui filmera la scène, se jette contre le mur et disparaît.

     

    Simon se réveille dans une cellule de dégrisement, incapable d’expliquer comment il a pu se retrouver de l’autre côté de la porte, Markus dont l’appartement a été cambriolé reste introuvable et cela marque le début d’une course-poursuite effrénée entre Jérusalem, Paris, Berlin, le Liban et la Syrie.

     

    « Tout commence en Syrie » est la phrase clé qui guidera Simon tout au long d’une enquête fiévreuse qui mêle à ses propres origines de plus en plus énigmatiques, une mystérieuse branche chrétienne qui semble avoir survécu dans l’ombre depuis l’époque de Jésus, en changeant sans cesse de nom au cours des siècles et ce qui seraient les véritables origines du Coran. Simon dont la tête semble être mise à prix par de nombreux groupes d’individus, trouvera aussi sur sa route, des personnes qui lui indiqueront sans en avoir l’air la direction à suivre, dont Sabbah une très séduisante syrienne vivant à Paris et travaillant pour l’Unesco.

     

    Simon se rendra compte peu à peu que tout son vécu antérieur semble avoir eu pour seul but de le préparer à affronter toutes ses incroyables aventures et que plus il avance et moins le hasard a son mot à dire. Cette enquête semée d’embûches le mènera du Corpus Coranicum, un projet de recherche de l'Académie des sciences humaines de Berlin-Brandebourg au village montagneux syrien Maaloula, à majorité chrétienne qui parle encore l'araméen.

     

    Qu’est-ce qui relie les énigmatiques Nazôréens, Jérusalem, les Bouddhas géants des falaises de la vallée de Bamiyan en Afghanistan, la bibliothèque secrète d’Ivan le Terrible, Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, première épouse de Mahomet qui fut, selon certaines sources, un prêtre converti au christianisme nestorien, Bachar el Assad, Saddam Hussein, les Frères Musulmans, Hitler et le troisième Reich, le Hezbollah, l’Arabie Saoudite, la CIA et les évangélistes américains ?

     

    Pour découvrir la vérité sur ses propres origines, Simon Lange va devoir démêler tout ça, en usant de toutes ses remarquables capacités physiques et intellectuelles et un certain don pour les tours de magie. Nous le suivons sans nous ennuyer une seule seconde et dans ce roman explosif car il touche à un sujet tabou en lien direct avec le monde actuel, il se pourrait que la fiction puisse éclairer de nombreux évènements en cours et aussi soutenir celles et ceux, majoritaires, pour qui l’Islam est une spiritualité intérieure face à ceux pour qui c’est une idéologie politique asservissante, au service d’une quête fanatique du pouvoir.

     

    Une mine de pistes à suivre pour tenter d’en comprendre un peu mieux les enjeux, énormes. Après avoir lu ce livre, le lecteur peut tout à fait se transformer en enquêteur à son tour.

     

    Cathy Garcia

     

    PLeRoy.jpgPhilip Le Roy est un auteur français de polars, né en 1962 à Toulouse. Autodidacte doublé d'un globe trotteur. Touche-à-tout, il est à la fois adepte des arts martiaux (viet vo dao), bassiste rock à ses heures, ancien publicitaire et auteur de romans (très) noirs depuis 1997.Après Pour adultes seulement, lauréat du Prix du polar de Toulouse et Couverture dangereuse, deux premiers romans noirs, il est révélé en 2005 par le Grand Prix de littérature policière pour Le Dernier Testament, où apparaît pour la première fois Nathan Love. En 2007 paraît La Dernière Arme, deuxième enquête du profiler zen. Ses livres sont publiés dans la collection Points Thriller et sont traduits en Italie, Espagne, Russie, Allemagne, Corée…

     

     

    Cet article sera en ligne sur le site de la Cause Littéraire.

     

     

    et pour en savoir plus sur le contexte : http://salon-litteraire.com/fr/philip-le-roy/review/1878850-la-porte-du-messie-il-s-agit-d-aborder-un-sujet-tabou-et-de-remettre-en-question-1400-ans-de-formata

     

     

     

     

     

     

  • Chico Xavier de Daniel Filho - 2010

    Basé sur le livre « La vie de Chico Xavier » du journaliste Marcel Souto Maior, ce film décrit l'histoire du médium brésilien Chico Xavier, le scribe psychopompe, qui vécut jusqu'à l'âge de 92 ans.

    C'est une vie de médium spirite, que vous découvrirez, entièrement dévouée à son prochain bénévolement.


    C'est aussi une vie de luttes avec une production médiumnique impressionnante, plus de 400 ouvrages psychographiés sous l'influence des Esprits vendus à plus de 30 millions d'exemplaires.
    Il a fait don de tous les droits à des organismes de bienfaisance. "Je n'ai rien écrit. Ils, les esprits, ils ont écrit" répéta-t-il sans cesse. Francisco Cándido Xavier fut le médium brésilien le plus célèbre et le plus prolifique du XXe siècle.

    Il popularisa grandement la doctrine spirite au Brésil. En 1981, le Brésil proposa officiellement Chico Xavier comme candidat au Prix Nobel de la paix.

    Sorti sur les écrans au Brésil en 2010, ce film a connu un très grand succès national.

     

     

     

  • Serge Lardans

     

    Départ prévu

    Un jour,

    Quand ?

    Il faudra s’en aller

    Et il n’y aura

    Rien de bien regrettable.

    On part, le plus souvent,

    En laissant son bol

    De soupe, fumant

    Sur le coin de la table…

     

     

     

  • Ernst Karner

     

    Je peux entendre,

    - semblables à des joyaux

    ainsi qu’aux plumes du Quetzal, -

    les paroles que l’oiseau coyolli,

    en décrivant des cercles,

    dit dans son gazouillis.

    Sa voix ruisselle,

    telle une douce pluie ;

    est-ce en ce monde

    la seule vérité ?

     

     

     

     

  • Carlo Zinelli

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    Carlo est reconnu pour être une des grandes découvertes artistiques de ces vingt dernières années. Né en 1916, il passe son enfance dans la campagne véronaise. Son père ébéniste lui donne une formation mais, à neuf ans, il est obligé de partir du cercle familial et de travailler comme garçon de ferme, faute de place (il est le sixième enfant de sept fils). L'extrême solitude qu'il va ensuite vivre l'amènera à un profond rapport avec la nature. Mais de brusques et violentes colères ponctuent sa personnalité. Il est hospitalisé à l'hôpital de Vérone, atteint de délire de persécutions cycliques et de schizophrénie. Il vit retiré dans son monde intérieur, incapable de communiquer.

    En 1957, le sculpteur écossais Michael Noble et le professeur Mario Marini créent un « atelier d'expression graphique » à l'intérieur de l'hôpital San Giacomo della Tomba de Vérone. Carlo trouve ainsi le moyen d'exprimer sa nature troublée. Ses dessins sont typiques de la schizophrénie notamment par le remplissage systématique des fonds, l'emploi de la perspective par transparence, le caractère récursif des inscriptions graphies sans rapport avec le dessin. En effet, Carlo ne sait ni lire, ni écrire. Il recopie des signes graphiques, de même qu'il ne peint qu'avec un seul pinceau sans donner de signification particulière aux couleurs employées.

    Déjà en 1957, Dino Buzzati présente ses travaux à la Galleria La Cornice de Vérone, puis les expositions de succèdent à Milan, Rome et Berne. Les œuvres de Carlo Zinelli sont présentes au Musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq ou à la Collection de l'Art Brut de Lausanne. Ses œuvres ont été présentées à de nombreuses expositions depuis 1985 à Lausanne, notamment à New York en 1993, au Japon en 1994, à Paris en 1995, à Madrid en 1996 puis à Dublin, Bruxelles et Hambourg.

     

     

     

     

  • Serge Lardans

     

    La poésie

    C’est mon refuge en automne,

    C’est mon bout de jardin

    En été,

    C’est mon coin d’atelier

    En hiver.

    Dédaignant toute école

    Et loin de toute mode,

    A mon gré,

    Je bricole…

     

     

     

     

     

  • André Beem

     

    Une collection de certitudes, épinglées comme autant de papillons défunts, et dont la contemplation, qui les réjouit, leur tient lieu de vie intérieure :

    -Souffrirais-je vraiment de n’être pas leur semblable ? Sont-ce là gens à envier ?

     

    in Snul