Jean-Christophe Fonteyne
Ma Chinoise est un renard aux muscles à vif
Elle a une fleur vide à la place du cœur
Elle sait la vie affreuse qui s'empare de la
Chair quand y remue la merveille des nerfs fauves
in Ma chinoise shoote l’angoisse
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Ma Chinoise est un renard aux muscles à vif
Elle a une fleur vide à la place du cœur
Elle sait la vie affreuse qui s'empare de la
Chair quand y remue la merveille des nerfs fauves
in Ma chinoise shoote l’angoisse
Les princes charmants minables
Les étaux d'hygiène
Les ongles vernis de calculs ternis
Les hypermarchés abominables
Les étages de haine
Les vitrines dégueulasses, clinquantes
De modes
Démodées
Les murs, les canons de laideur
Les armes et canines du monde
Les mares de merdes canines
Naissent de
Ce non-dit.
Demande
Encore et
Encore
Demande
in Demande


Nos mains dépliées
Les dés d’argile roulent
Comme des perles
Les bêtes de potence
Sautent des falaises
Nous jetons leurs os
Dans les vasques de brume
Là où les crapauds boulimiques
Mangent des braises d’orage
cg in Mordre les temps de morts, 2013

Nous ne cherchons qu’à combler le manque et nos béances ne sont pas les mêmes. Nos pains d’ennui, nos charges de nuit, les journées entonnoirs où filtre l’espoir.
cg in Chroniques du hamac, 2008

« Combien ça dure une poule », me demande ma fille,
et je m’entends lui répondre « ça dépend des piles ».
cg in Calepin paisible d'une pâtresse de poules
(Ed. Nouveaux Délits - Coll. Les Délits Vrais n°2, 2012)







http://www.pauldenhollander.nl/index.html
L'essentiel n'a jamais exigé le moindre talent.
in De l'inconvénient d'être né

La rumeur insolente des transhumances s’estompe.
Les amas de pierres expriment l’œuvre de l’oubli.
Je marche encore.
Il me faut grimper jusqu’au point d’ancrage. Déployer la corolle.
Prendre refuge là où naissent les glaciers.
cg in Fugitive
(Cardère éd. 2014)
