Nicola Ranaldi

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Le vent léger me caresse, la musique scande d’autres temps, d’autres ivresses. Je sais qui je suis, je sais ce que j’aime. Le vin se fait complice d’un dérèglement volontaire des sens. Au diable la mort, au diable la tristesse, c’est ici et maintenant qu’il nous faut vivre et jouir comme fontaine. Sorcière je suis, sorcière je serai.
cg in A la loupe, tout est rituel

Avec une figurine Olmèque - Coyoacan - 1939



PRIÈRE DE REFERMER LES FEUILLES
Fragmenter les rêves
Combler les paroles
Pourquoi dormir ?
Changeons le sacre
Du règne magnétique
Quarante poèmes agronomes
Pour des moissons rebelles
L’opuscule voyage de nuit
En lianes initiatiques
Chronique du temps mythique
Soyons fantasmystiques !
Retour des visions
Sanglot solaire
Rite cercle esprit
De mémoire native
Co-errance
Des co-naissances
Les hommes ligaturés
Subiront l’épreuve
De la plume.
cg in Mystica Perdita, 2009
(in Eskhatiaï, Ed. de l'Atlantique, 2010)

***
Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.
***


Nathalie Sartiaux est cinéaste, on la surnomme Sartiax la Menace.

CONSOMPTION
joker triste mine
léthargie dégainée
folie compensatoire
à la foire aux paumés
où la terre est égale
à elle-même
profonde
la merde n’a paraît-il aucune saveur
les substances taboues ne nous gênent plus
nous cherchons les sutures de l’extrême limite
sans jamais connaître le nom de l’opérateur
il n’y a personne au bout du fil
pas même un corps qui se balance
seulement ces voix surfaites
parfaitement anonymes
une anesthésie en boucle
profondément insipide
cg in Pandémonium II
