Edward Dimsdale - Kite, dunes - Autumn 1997

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Celui qui comprend le Tao ne le comprend pas,
celui qui ne le comprend pas, peut le comprendre.
In Recueil du Tao, Livre du Ciel
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Au commencement des temps
J’étais déjà penchée
Sur le berceau de l’humanité
En moi était contenue
L’empreinte de toute forme
Et la mémoire des abysses
cg in Le Chant de la Vieille, 2009

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Plus l’homme vieillit, plus l’expérience accumulée lui devient un voile à travers lequel il ne perçoit plus l’acuité du monde.
in Recueil de la colline du sud
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L’orgueil est de paille, un coup de vent et il est nu.
Elle ne peut rien faire, mais elle aime et plaint la vie en lui.
Elle léchera ses plaies.
Elle sait le faire.
cg in Le baume, le pire et la quintessence

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Le passé est scories, le futur est imaginations. Tout deux forment le cadavre du connu.
Lorsque le présent est vécu dans la dimension du connu, le couvercle du cercueil est déjà refermé.
Le présent est inconnu et mystère, le bambou plie au vent, la rivière coule.
In Recueil du Tao, Livre de l’Homme
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Mais dans ce monde de poussière, où tout échappe et va vers sa fin, qui échapperait à l’impermanence ?
La fuite, en vérité, est inutile !
In Recueil de la colline du sud
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dans le boudoir
sifflement de félidés
l’oiselle la bouche ouverte
cherche l’air veut hurler
mais le sang dégorge en gros bouillons
dans cet étrange boudoir
où le temps s’est vicié
l’oiselle
près du sofa
satin rouge
dame en noir
la longue lame
aux mains gantées
tranche le blanc gosier
l’oiselle cherche l’air
veut hurler
mais du sang en silence
ne fait que cracher
carmin à flot main veloutée
de la dame en noir
qui sans trembler
tranche la jugulaire
à perpétuité
cg 2002
in D'ombres