Warren Keelan -Sea Dragon
laisse laisse
filer le vent
je ne suis rien
même pas ça
juste lumière qui se noie
dans le fol océan
in Mon collier de sel
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laisse laisse
filer le vent
je ne suis rien
même pas ça
juste lumière qui se noie
dans le fol océan
in Mon collier de sel
Juste refaire une vie, ne pas m’enfermer, ne plus m’enfermer et il fallait que je fasse pour de bon, pour enfin comprendre que j’ai déjà trop dormi. Retour sur soi, sur le travail que j’ai laissé en cours, attirer à nouveau la chance, la vraie, la seule, l’étoile malicieuse. Ceci n’est que le chemin, ceci n’est que le chemin, je suis le mouvement, je suis la marche. J’avance, pas à pas, ne pas dormir, ne pas craindre, ne pas laisser prise à l’abus de pouvoir, ne pas être bourreau, ni victime, ni chat, ni souris mais dragon !
(...)
Je serai le dragon qui obéit à la plume tenue par un enfant, intérieurement et extérieurement.
in Journal 2001
POÈME D’ARGILE
Carcasses
Os de lune
Serpent venimeux
Signe crécelle
Mystique dieu
Des herbes folles
Soleil ouragan
Œil du dragon
Poison ardent
Sous le limon
Fleuve impie
Peuple sans âge
Sources taries
Terre mirage
Carcasses
Os de lune
Sans une ride
La nuit s’ancre
Au port aride
in Ailleurs simple
Certains peuples nomades d’Asie centrale considéraient toutefois le soleil comme un principe féminin (la Mère soleil), c’est aussi le cas des Japonais pour qui le Soleil est le kami Amaterasu, la grande déesse, sœur de Tsukuyomi, le kami de la Lune. Chez les Chinois, c’est Xihe, la déesse du Soleil. Même dans la langue allemande, le Soleil est féminin selon son article (die Sonne). Dans la mythologie nordique, les enfants de Mundilfari et Glaur sont Sol (déesse du Soleil) et Máni (dieu de la Lune). Umai l’utérus ou la matrice en mongol s'appelle également Ymai or Mai et porte 60 tresses en or qui représentent les rayons du soleil.
L’humanité cultivatrice, sédentaire, patriarcale remplaça le nomadisme matriarcal. Le symbolisme du soleil a également subi cette mutation, quelques 2800 ans avant J.C.
in Universelle
Manquent le collage et les textes de E.
L.
Géographie_ailleurs_monument_voyage_pierre_visage
Sur ces petites images il y a des lettres, des mots et des photos. De falaises et du monde. Cela peut ramener en enfances. C’est naturel et sauvage. C’est un saut dans un autre monde.
C.
*
Un voyage vers l’ailleurs où les visages se transforment au gré des monuments et de la pierre ocre, blanche ou chocolat.
S.
*
Géographie ,
Monument de Pierre,
Un visage d’ailleurs
Part en voyage …
P.
*
Voyages… Géographie de l’ailleurs, monuments, visages et à chaque pas, apporter sa pierre. Vouloir consolider un monde qui part à la dérive.
Cat.
*
Son visage est une géographie de l'ailleurs. Un monument vu ici, une pierre qui voyage là et fond dans les eaux aux reflets de ses yeux.
L.
P.
Regards_Afghane_femmes_féminité_foule_geste
À travers le regard, perce la présence de la femme, singulière dans la foule. La féminité se lit dans un geste, une origine afghane, un symbole ou un corps.
S.
*
Sur ce dessin, les regards sont intenses. Des femmes habitent en afghanes. On voit beaucoup de féminité. Il y a une foule. On voit les émotions des gens grâce à leurs gestes.
C.
*
Son regard afghan lui attire des femmes.
Son jardin secret pour un geste qui changera sa route.
Sa féminité défoule la foule.
L.
*
L’élégance, la performance… Qu’en disent les Afghanes dont le regard transperce la grille de tissu épais ? Quels gestes osent-elles dans la foule, gestes discrets qui disent la féminité et le savoir qui leur est interdit d’afficher ? Elles aspirent à être libres.
Devoir d’élégance, de performance, libres… les autres femmes le sont-elles vraiment ?
Cat.
*
Le regard est un geste,
Afghane est la femme,
La foule aujourd’hui
S’écrit au féminin ...
P.
S.
Lunette_mouvement_souffle_original_ivresse_cadre
Dans ces œuvres il y a beaucoup de mouvements. Cela respecte le cadre. Comme toute les autres œuvres, il y a des mots et des phrases : comme ivresse, par exemple. Il y a des œuvres mais aussi des photos, comme un monsieur à lunettes. Souvent quand on est sur une falaise on souffle, comme sur le dessin. C’est très original comme collage.
C.
*
La roue dans un souffle tourne d'un mouvement original.
Quelle ivresse et quel tourbillon de lunettes.
Les mots sortent du cadre.
L.
*
Ivresse du mouvement,
Sans lunettes, ni cadre,
L’original du souffle …
P.
*
Changer de lunettes, prendre de la hauteur, sentir le souffle de l’ivresse et se laisser emporter par l’alchimie du mouvement. Être original, n’est-ce pas simplement partir à la rencontre d’une certaine douceur de vivre ?
Cat.
*
Au détour du cadre, apparaît le mouvement. Pas besoin de lunettes, le souffle suffit pour joindre à l’ivresse, une touche originale et vibrante.
S.
Co.
Saut_sauvage_falaise_monde_enfance_naturel
Je saute d'un monde sauvage vers une eau transparente que reflète la falaise ou est-ce le naturel dans son contraire et qui remonte vers l'enfance ?
L.
*
Voilà un saut dans le monde sauvage fait de falaises, de jet naturel et de visions de l’enfance comme un conte.
S.
*
Sauter les yeux fermés
Comme de la falaise naturelle et sauvage
Du monde de l’enfance.
P.
*
Grand saut sauvage depuis la falaise de l’enfance et plonger dans la fontaine du monde, quoi de plus naturel ?
Cat.
*
Sur ces petites images il y a des lettres, des mots et des photos. De falaises et du monde. Cela peut ramener en enfance. C’est naturel et sauvage. C’est un saut dans un autre monde.
C.
(collage manquant)
E.
Poisson_puzzle_foule_cœur_flash_assemblage
Certains pense que ce dessin est un puzzle ou même un assemblage. Quand on regarde ce dessin, certaines personnes ont un flash (quand il le voit). Il y a aussi beaucoup de couleurs. On pourrait penser que ça ressemble à une foule ; Il y a aussi une petite image avec des dessins marins : avec un poisson, une encre ou encore une boussole.
C.
*
Dans un flash, surgit un assemblage de couleurs, une foule marine de poissons, un puzzle de nuances rayées mêlant cap et ancre.
S.
*
"Le bleu du Blues" se dit le poisson dans un flash de lucidité aquatique. Une vague bleu rouge s'assemble en couleur océane.
Une foule d'objet ancrés et déboussolés. Un puzzle monumental, quoi !
L.
*
Dans un flash de couleurs
Une foule de poissons
Échappe à l’assemblage
D’un puzzle fracassé.
P.
*
Assemblage flash tricolore : se faire poisson dans la couleur bleu, se perdre dans la foule de lignes entrelacées, sentir battre le rouge du cœur, trouver son ancre pour ne pas perdre la boussole dans les blancs de l’étrange puzzle de la vie.
Ca
Cat.
Coloré_histoire_crépuscule_rayonnement_attente_folie
Cette œuvre est colorée. Chaque collage raconte une histoire. Il y a un crépuscule. Cela donne un grain de folie. Il y a aussi écrit des émotions ou des actions, l’attente, le bonheur… Cette image donne du rayonnement.
C.
*
L’attente d’un crépuscule permet des histoires colorées qui mèneront soit vers la folie, soit vers le rayonnement promis.
S.
*
Dans la folie colorée
D’un dernier rayonnement,
Le crépuscule suspendu
Dans l’attente de son histoire.
P.
*
La folie rayonne
L'attente se colore
Une histoire au crépuscule
et cela devient un haiku
Rayonne la folie
Histoire au crépuscule
Attente colorée
L.
*
Au crépuscule de l’Histoire, un rayonnement coloré redonne vie aux dinosaures de nos inconscients. Dans l’attente perpétuelle du bonheur, chacun rassemble ses munitions de folie.
Ca.
Un oubli, l'atelier du 28 avril dernier n'avait pas été mis en ligne et ça aurait été dommage de ne pas le faire ! Voyez plutôt !
viande_trompette_parole
Bariolé comme la vie rêvée, rouge comme mon sang, mon corps de viande écartelé. Tu joues trop fort de la trompette, j'ai beau mettre les mains sur les oreilles, je t'entends. Tu prends, imposes ta force, piétines les lendemains. Regarde-moi, ne serait-ce qu’une fois ! J'ai mal à l'âme, mon ventre éclaté crie en silence. Je l’écris, tu n'auras plus la parole.
O.
Paroles, paroles, les mots d’amour se trompettent à tue-tête mais sur le marché des rencontres, il est surtout question de viande. Tu me manges, je te mange, ils se mangent, nous nous mangeons, orifices et dévoration. Nous avons beau y mettre de la couleur, tout se baudruche, se silicone dernier cri et les corps sans âme restent sur leur faim. Tout devient factice, pleins feux sur les artifices, l’amour est mort tranché en deux comme un porc. La beauté se retire comme une fleur se fane et s’endort, seule.
C.
fort_élancé_oracle
« Imagine all the people », chantait fort Lennon à Tintin terrifié par l’oracle du Grand Kangourou.
Imagine rien du tout, siffle le merle, c’est le jardin ou le tombeau, un point c’est tout. Toutes ces prières, ces chansonnettes, ces mains tendues vers le ciel font grincer des dents l’esprit du Grand Foufou ! L’alliance de l’ange et du kangourou est un signe de la fin des temps, vous voilà prévenu », siffle encore le merle avant de s’élancer vers un ciel couleur de terre.
« John, attention, chuchote Tintin, il n’est plus temps d’imaginer, il faut se réveiller et déguerpir au plus vite ! Le jardin ou le tombeau, le jardin ou le tombeau… Réveille-toi John ! ». Et Jean-Michel se réveille : merde, panne de réveil et la tête engluée dans un rêve complètement foufou, merde, merde ! Il va louper son avion pour Sydney !!
C.
Terre sauvage, tu étais mon jardin d’ Eden, les kangourous y dansaient sans vouloir en comprendre la fin. Le monde semblait fort et éternel. Tout fusait vers demain, ma plume élancée et mes rêves d'enfant étoffés d'aventures, de lectures et de chansons. Les vents d’été. L’ oiseau noir est venu se poser, il a rendu l’oracle de La Pythie, le tombeau ouvert. Peu importe la trace et l'avenir que tu portais dans tes entrailles, l'heure n'est plus aux masques ni aux représentations. Le tombeau est dans le jardin.
O.
ange_rubis_catharsis
Les visages gris n’ont pas d’yeux, aujourd’hui l’ange ne viendra pas, le résultat de sa catharsis n’est pas à la hauteur de nos attentes. Néanmoins, haut dans le ciel noir étoilé, nous voyons des rubis qui transparaissent, et voici que le grand Ibis est revenu.
J.
Un enfant aux multiples visages que les bons et mauvais jours ont façonné, exhorte la cigogne au renouveau. Les enfants sont déposés par ces grands oiseaux, c'est bien connu. Ils ont tous pouvoirs sur la naissance et la fertilité.
Auprès de l'échassier légendaire, veille le dragon millénaire, gardien de l'équilibre de la terre. Maillon de la catharsis qu’annoncent les dieux et des anges, le Phoenix d’airain invite les divinités à déployer leurs ailes d'or ; éclats de pierres et de rubis. Il faut délivrer l’enfant de ses ombres et l’ouvrir à demain. Le tunnel à franchir s'annonce lumineux. Au-delà, l'homme sans tête usera de ses pouvoirs magiques s’il faut ouvrir d'autres portes. Les cieux, en osmose avec les énergies révélées, accompagnent les voies constellées du cœur.
O.
Voici venue l’heure de la catharsis. Il nous faut émerger de la confusion grise et amère des émotions négatives et renaître tel un phénix à la pleine et puissante conscience d’être. Printemps de l’âme nouvelle-née, rayonnement de l’être, il est temps de chevaucher le dragon vers le cosmos initiatique afin que l’ange antique puisse trancher le mental d’une aile et attiser le rubis du cœur de l’autre. C’est un cap à passer encore pour libérer tous ces trésors enfouis au plus profond de nous.
C.
Nous purgeons nos peines de vie et pouvons saisir dans une fraction de temps, de soleil, de silence, quelques visions et parfums fugaces de paradis.
in Le poulpe et la pulpe