Laurence Guenoun - Jardim de Gramacho - 2013

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Luxo, lixo, étrange langue qui joue sur une seule voyelle
pour nommer le luxe et les ordures.
in Demain 17 heures Copacabana

trop d’enfants à manger dans les poubelles, enfouis jusqu’à la taille, à fouir les décharges, leurs îles aux trésors, à en mourir de torpeur sous les émanations de la décomposition, le ventre enflé à force d’être vide
in Demain 17 heures Copacabana

Mais nous sommes en plein miracle économique, en réalité nous décollons et nous pourrissons en même temps, là est le miracle…
in Demain 17 heures Copacabana

L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

Vivre et justifier quoi ?
Rien. Nothing. Nada.
La plupart de nos gestes, de nos paroles sont inconscients. Chaque jour gagner une petite seconde d’attention supplémentaire.
cg in Celle qui manque (Asphodèle 2011)

Je n’arrête pas d’écrire, d’écrire comme ça me vient.
Impression de me perdre dans un épais brouillard.
cg in Journal 1995

La vérité est la torche qui luit dans le brouillard sans le dissiper.

Ces forces souterraines qui se lient et fusionnent en mon centre. Je les sens prendre consistance, comme une pierre, un joyau poli et translucide. Un cristal de feu qui germe du creuset de mon être. Il faut qu’il durcisse encore, concentration maximale des énergies. Cosmiques ?
cg in Journal 1995
