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31/01/2018

Al Margen

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Marc Tison

 

Les animateurs des émissions d’actualité et de divertissement des chaines de télévision ont des trous dans leurs mots. A travers passent d’immenses tristesses de rien. Alors les téléspectateurs tombent dedans.

Ceux qui n’ont pas de parachute s’écrasent méchamment le dedans de la tête.

 

in Des abribus pour l’exode

 

 

 

21:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Angel Boligán Corbo

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TRISKAA - C'est pour ta mère

 

 

 

 

 

21:10 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Sabine Weiss

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Nouveaux Délits numéro 59, revue du mois pour Décharge

 

Février, c’est

Nouveaux Délits n° 59

publié le 31 janvier 2018 , par Jacmo dans Accueil> Revue du mois

 
 

Cathy Garcia la « coupable responsable » de la revue poursuit son chemin de livraisons expédiées sans anicroche. Elle conclut pour l’année nouvelle son édito ainsi : ….que la paix ferme le bec des imbéciles qui ne laissent pas passer la lumière.
Cinq auteurs sont conviés dans ce numéro à qui sont attribuées entre 7 et 12 pages, ce qui constitue un bel aperçu pour chacun.

Illustrateur du numéro : Arnaud Martin.

Pénélope Corps. Les gens naissent avec des trous dans le ventre… Un langage oralisé qui ne s’embarrasse des conventions ni des conformités ordinaires. S’il y a figures de style, ce n’est pas par jeu mais par nécessité, entre anaphores et répétitions. D’une façon générale, les poètes choisis ici par Cathy Garcia ne sont pas économes de mots et usent de vers proches de la phrase et de strophes voisines de la période. Les titres des textes résumeraient à eux seuls l’angle assez brut de sa poésie : L’humanité est un trou, Super 8, J’écris pas, On n’est pas meilleurs, Dimanche en décembre.

Le passé de Benoit Arcadias, ancien interné des hôpitaux, résonne dans ses textes. Lesquels racontent chaque fois des rencontres dans le métro ou le train. Des choses qui lui sont arrivées, mettant en scène au final hostilité ou déception.
Jean-Louis Millet propose 7 fragments d’un « psychorama holographique ». Il s’agit de listes assez longues de ce qu’on pourrait appeler des données à la fois abstraites et précises. Exemples pris presque au hasard : La valise éventrée des restes du quotidien d’une vie ou La croûte d’une banquise dans la fermentation d’un rêve ou encore, avec, pour le coup, une image L’ombre d’un pommier vivante au moindre souffle d’air Cette accumulation de traits, ayant pour point commun l’article défini, tend à rendre réel un univers hétéroclite et poétique. Ajoutons que ces listes sont seulement interrompues parfois par un Question/ réponse ou la réponse vient avant la question. Réponse : dans l’ombre de la lumière / Question : Où est la seule réalité ?

Marc Guimo est l’auteur du tout récent Polder (Co-collection Décharge/Gros textes) : Un début de réalité. Il donne ici des extraits d’un ensemble dans la prolongation intitulé : « Réalité dispersée ». On reste dans la même logique. Le problème du mur, c’est qu’il ne croit pas naturellement à la fenêtre. On est toujours à la limité de l’absurde et du fantastique. On est allé trop loin / En ne bougeant pas L’auteur n’est pas fixé sur la forme, passant facilement de l’aphorisme au long poème, avec ce vers final : Voulez-vous qu’on rajoute une musique d’ascenseur qui descend ?
Enfin Pablo Gelgon qui, en tant que charpentier, sait parler des « Mains qui voyagent » : Elles n’en finissent plus de saigner sur le beau bardage d’épicéa / On voudrait bien avoir des mains comme un pied de biche et soulever / Agripper sans avoir peur de rien suinter / On voudrait bien l’oublier l’écorchure / La bonne vieille croûtasse / La main finit par ajuster la manière…
Deux résonances critiques à propos de recueils de Walter Rhuhlmann et Murièle Modély et le tour est joué.

Illustrations d’Arnaud Martin : sensible à l’expressionnisme et au romantisme sombre du XIX° siècle et à la mélancolie sous toutes ses formes…

 

Rappel  : On se procure le polder de Marc Guimo : Un début de réalité contre 6 €, à nos éditions (4 rue de la Boucherie - 89240 - Egleny). Paypal possible : ici.

 

MERCI à Jacques Morin !

Lien : http://www.dechargelarevue.com/Nouveaux-Delits-no-59.html

 

 

 

 

30/01/2018

Luiz Braga - Rede Amarela - 1988

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O Matador par Marcelo Galvão (2017)

 

 

 

 

 

Layton Alton Huffman

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Honor the Treaties - Aaron Huey's Pine Ridge Indian street project

 

Aaron Huey's Pine Ridge Indian street project The Black Hills Are Not For Sale.jpg

 

 

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Ernesto Yerena

 

 

Shepard Fairey aka Obey Giant. honnor the Treaties.png

Shepard Fairey aka Obey Giant

 

 

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En savoir plus :

 

https://amplifier.org/campaigns/honor-the-treaties/

 http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2016/12/30/hono...

 http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2016/12/30/aaro...

 

 

 

 

 

 

 

We Are Still Here : 40 ans d'AIM en photos

La journaliste et écrivain Laura Waterman Wittstock et le photographe Dick Bancroft ont enregistré, écrit et photographié l'American Indian Movement (AIM) pendant plus de 40 ans.

 

 

 

David Yorke

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23:10 Publié dans WE HUMANZ | Lien permanent | Commentaires (0)

Layton Alton Huffman - Pretty Nose (à droite) - Fort Keogh, Montana - 1878

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La vengeance des mères de Jim Fergus

 

traduit de l’anglais (Usa) par Jean-Luc Piningre

Cherche-Midi, 22 septembre 2016

 

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464 pages, 22 €.

 

 

La Vengeance des mères est sortie en 2016, la suite, seize ans après, de Mille femmes blanches, paru également aux éditions Cherche-Midi, un best-seller qui racontait l'incroyable échange proposé en 1875 par le chef cheyenne, Little Wolf : mille chevaux contre mille femmes blanches pour sceller la paix entre les deux peuples. L'échange est accepté par le président Grant, mais en dépit de cet accord, l'armée américaine ne tarde pas à massacrer la tribu cheyenne, seules quelques femmes blanches échappent au carnage.

Dans La Vengeance des mères, elles sont rejointes par d'autres recrues de ce programme mille femmes blanches qui entre temps n'existe plus, voire est même censé n'avoir jamais existé. Nous les découvrons au travers de plusieurs journaux intimes : celui de Molly McGill, qui était emprisonnée à Sing Sing après avoir tué un mari violent et alcoolique qui venait de battre à mort leur petite fille de 6 ans et celui des sœurs Kelly, deux jumelles irlandaises aux cheveux roux comme les flammes de l'enfer, quasi les seules rescapées du précédent massacre où elles ont perdu leurs bébés. Horrifiées par le comportement atroce de l'armée américaine, les rares rescapées ont définitivement tourné le dos au monde dont elles venaient et les nouvelles arrivées, prises elles aussi dans la tourmente, vont choisir de se ranger aux côtés des Cheyennes, jusqu'à prendre les armes avec les Lakota et les Arapahos, contre l'État fédéral qui après avoir une fois de plus manqué de respect aux traités et accords de paix*, s'est engagé dans l’extermination radicale des tribus encore libres des Black Hills, ceci avec l'aide d'éclaireurs Crows et Shoshones, tribus traditionnellement ennemies des Cheyennes.

Ces femmes guerrières ont existé, des "blanches" alliées à des indiennes, comme Pretty Nose, que l'on voit en photo sur la couverture, un portrait de Layton Alton Huffman qui date de 1878.

Dans cette version romanesque de ces faits bien réels, les journaux des sœurs Kelly et de Molly Mc Gill couvrent la période du 9 mars au 25 juin 1876, la bataille en question est celle de Rosebud Creek dans le Comté de Big Horn qui s'est déroulée le 17 juin 1876 avec des guerriers menés par Crazy Horse.

Dans ces journaux, il sera question entre autre d’une aristocrate mais non conformiste anglaise, Lady Hall qui a suivi les traces de sa bien-aimée, de Lulu la française, d'Astrid la Norvégienne, de Maria la Mexicaine, d’Euphemia la "Black White Woman" et de bien d'autres femmes toutes plus braves les unes que les autres, blessées et parfois terriblement par la vie. Les unes espérant pouvoir tout oublier, tentent une nouvelle vie auprès des Indiens et qui cherchant la paix d’une vie simple et paisible trouvent la guerre et les autres qui ne peuvent rien oublier sont déjà en guerre, assoiffées de vengeance.

Comme dans le volume précédent, La Vengeance des mères est un chant d'amour à la culture indienne et à la liberté. L'auteur, ami de Jim Harrison, sillonnait l'Ouest des États-Unis avec son père durant toute son enfance, ce qu'il a vu de la condition de ce peuple l'avait profondément marqué et il n'a cessé depuis de se passionner pour lui, partageant son profond amour des grands espaces et le respect de la nature.

 

 

* "Depuis 1778, 371 traités avaient été signés avec les Indiens, la Loi d'"Indian Appropriation Act" adoptée par le Congrès le 3 mars 1871 permet de rompre avec l'ancienne politique des traités avec les tribus indiennes qui était pratiquée depuis la période coloniale. la Loi ne reconnait plus les nations indiennes indépendantes mais seulement les individus. En adoptant l'"Indian Appropriations Act", le Congrès met fin à cent ans de traités avec les tribus et lui permet d'affirmer son emprise sur les Indiens. Cette loi modificative réaffirmait toutefois la validité de tous les traités conclus avant le 3 mars 1871 avec les différentes tribus indiennes. Mais les règlements et dispositions adoptés après 1871 vidèrent de leur substance les traités, qui furent interprétés par les Américains dans un sens qui leur était favorable."

Source : http://medarus.org/NM/NMTextes/nm_06_02_indianwars_7.htm

 

0d72627b5b313435313932303432393831393434.jpgJim Fergus est né à Chicago d’une mère française et d’un père américain. Il vit dans le Colorado. Journaliste réputé, il écrit des articles sur la gastronomie, la chasse, la pêche et la nature dans les magazines Newsweek, The Paris Review, Esquire sportmen, Outdoor Life, etc. Après son premier roman Mille femmes blanches (le cherche midi, 2000, vendu à près de 400 000 exemplaires en France), La Fille sauvage (2004), Marie Blanche (2011), Espaces sauvages (2011), Chrysis (2013) et Mon Amérique (2013).

 

 

 

 

Céramique cupisnique - Pérou - entre le XIIe et le Ve s. av. JC

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