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22/07/2016

Muriel Carrupt - ciel intouchable

muriel carrupt ciel intouchable_n.jpg

 

 

21/07/2016

Seul le bleu reste de Samaël Steiner

 

avec des estampes de Judith Bordas, éditions le Citron Gare, juin 2016

CouvertureSeullebleureste2.jpg

88 pages, 10 euros.

 

 

Une traversée, voici ce qu’évoque ce recueil de Samaël Steiner. Ombre et lumière tissées par une langue dense et sensuelle. Traverser et être traversé et Seul le bleu reste. Des villes, des lieux, traversés par des corps, des corps qui marchent, des corps qui glissent,

 

« Nous allons ensemble,

la rue n’est plus bordée de portes

mais de larges entailles, par lesquelles

on peut se glisser

et apparaître ailleurs et autrement »

 

des corps qui se touchent, des corps et des êtres que seul un voile de peau sépare, des corps qui se désirent, des êtres qui s’aiment, des corps ouverts souvent comme des fruits ou des poissons, des corps qui tombent, des corps comme des morceaux de pays traversés de guerre. « les corps sont là/la tête traversée » comme celle du danseur de la place Maïdan :

 

« Il danse,

il a un trou rouge à l’arrière de la tête. »

 

Ces corps « dont ne reste plus que cet amas de nerfs, noués

et cette peau qui sans ton être n’est même

pas le début d’un tambour »

 

car voilà, le corps ne se suffit pas, il doit être habité, comme est habité ce recueil, habité d’âme et d’un cœur qui bat, pas seulement pour lui-même mais aussi et surtout pour l’autre.

 

« Ton bras est ouvert tout le long de la rue,

les passants longent tes veines pour rejoindre le fleuve. »

 

Et la parole elle-même est traversée, transpercée, poésie vêtue de jour et de nuit, de vie et de mort, qui puise à même les peaux et les os, en elle toutes frontières, limites, se dissolvent et le cœur de ce recueil tissé de routes et de passerelles, c’est bien ça, un chemin allant de l’unicité à l’union, l’universel « simplement un homme pour traverser la nuit » et qui dit union, dit aussi perte et séparation, le corps de l’autre et la maladie et la mort dans le corps de l’autre, et toujours l’amour, l’amour qui éblouit et bouleverse le lecteur, tout particulièrement dans les derniers poèmes du recueil.

 

« Je t’aime avec tendresse,

je t’aime à retourner une ville »

 

Et seul le bleu reste, magnifique, sombre et lumineux à la fois, comme le sont les estampes de Judith Bordas qui l’accompagnent.

 

Cathy Garcia

 

 

arton414-9cb40.jpgSamaël Steiner est auteur à la fois pour le théâtre, la poésie et des enregistrements radiophoniques et éclairagiste (formé à l'ENSATT de Lyon pour le théâtre également, la danse et le cirque) deux pratiques qui se nourrissent l’une l’autre. Sa rencontre avec l'auteur, acteur et metteur en scène André Benedetto à qui est dédié ce recueil, fut décisive, autant pour le théâtre que pour la poésie. Ses précédents recueils ont été publiés dans de nombreuses revues, en France et à l'étranger. Vie imaginaire de Maria Moline de Fuente Vaqueros, récit poétique, est paru aux éditions de l'Aigrette en mars dernier. Seul le bleu reste est son deuxième livre.

Judith Bordas est plasticienne ainsi qu'auteure pour le théâtre et la radio. Auteure d'images imprimées (linogravures, eaux-fortes, monotypes), auteure de partitions pour corps et voix sur une scène ou à la radio, son travail de plasticienne est multiple.

 

 

Pour commander : http://lecitrongareeditions.blogspot.fr/2016/06/seul-le-b...

 

 

 

20/07/2016

René-Jacques (René Giton) - étude abstraite surimpression - 1960

René-Jacques (René Giton, 1908-2003) étude abstraite surimpression 1960 .jpg

 

 

Oscar Wilde

 

Dire du mal des autres est une façon malhonnête de se flatter.

 

 

 

11:59 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2016

Elyssa Obscura - Emptiness

 

Elyssa Obscura Emptiness.jpg

 

Comme si entretenir le désir de l’autre était plus important, plus précieux que nous-mêmes ou l’autre pour ce qu’il est réellement, que l’on n’a pas à séduire mais à aimer, ce qui est très différent. Quand un miroir regarde un miroir, c’est le néant qui se reflète. Être libéré du fardeau de devoir séduire est absolument fabuleux, c’est sans doute difficile de l’admettre, mais aimer est tout autre chose.

cg in Le livre des sensations

 

 

 

Miguel Angel Martinez Camero - I hear that voice again

Miguel Angel Martinez Camero i hear that voice again.jpg

 

 

Yu Hua

 

Je suis à la recherche de mon père, ici, parmi la foule des squelettes. J’éprouve un sentiment bizarre. Ici, il y a des traces de lui, je les sens même si elles sont aussi évanescentes que le cri de l’oie déjà enfuie, comme la sensation de la brise passant dans les cheveux. 

 

in Le septième jour

 

 

 

15:00 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2016

Yann Bourven

 

C’est la nuit (pilotée par la lune avorteuse) qui nous intéresse !

La nuit qui nous hurle ses poèmes épileptiques ! 

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

00:58 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Etienne Cabran - No death, no love

Etienne Cabran No death, no love.jpg

 

 

16/07/2016

Crina Prida - Lulia - de la série I’ve never seen your face

Lulia I’ve never seen your face….jpg

 

 

Perrine Le Querrec

 

 

la parole interdite embusquée derrière la porte close

la parole refusée bâillonnée en-dedans au dehors 

 

 in La Patagonie

 

 

 

22:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Andok Tamás

Andok Tamás .jpg

 

 

Muriel Modély

 

le mot n’est-il pas un pilon plus puissant

que n’importe laquelle de nos excroissances  

 

 in Je te vois

 

 

22:10 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

15/07/2016

Savages - Strife

 

 

12:03 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Johnson Tsang - Céramique

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