Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/08/2014

La Serapeum de Saqqara et ses énigmes

Sphinx from the alley leading to the Serapeum of Saqqara, 4th-3rd C.jpg

Sphinx de l'allée menant à la Serapeum de Saqqara , 4e-3e C, sous Nectanebo 1er
(aujourd'hui au Louvres...)
 
 
 
 
 

Le Serapeum de Saqqarah, vaste nécropole souterraine dédiée au dieu taureau Apis, est un important site de l'ère pharaonique, situé à quelques dizaines de km au sud du Caire.

Le Serapeum, dont les origines remontent à quelque 1.400 ans avant JC, sous la XVIIIème dynastie, fut découvert en 1851 par l'égyptologue français Auguste Mariette, fondateur du premier service des antiquités égyptiennes.

Il se présente sous forme de vastes galeries souterraines dans lesquelles sont disposées les tombes de granit d'une trentaine de taureaux incarnant Apis, accompagnées de stèles dont les inscriptions fournissent d'innombrables renseignements sur les règnes sous lesquels ont vécu ces animaux sacrés.

Le Serapeum de Saqqarah avait été fermé en 2001 en raison de la forte dégradation des lieux provoquée par des infiltrations d'eau et des mouvements de terrain. Il a ré-ouvert en 2012...

 

Alors ?

 

 

 

 

 

Origine de la tauromachie et du Veau d’Or : le dieu taureau fertile agricole, compagnon de la déesse-mère néolithique

 

La fin d’un règne

La mise à mort du taureau est un thème récurrent dans la culture patriarcale : Depuis le combat de Gilgamesh (ou Héraclès, demi-dieu patriarcal) contre le Taureau Céleste lâché par la déesse-mère Ishtar, jusqu’au meurtre du toro sur le sable de l’arène vibrante de la clameur des aficionados, que signifie cet inlassable affrontement de l’homme contre le taureau ?

Le meurtre du taureau divinisé semble être l’éradication du symbole de fertilité virile, soit la puissance génitrice mâle, mais sans reconnaissance de paternité, propre aux sociétés matriarcales. Gilgamesh et le Taureau d’Ishtar (Sumer), Baal & le veau d’or (Canaan), Ariane et le Minotaure (Crète), Jason & les taureaux d’Héphaïstos (Grèce), l’initiation par le sang du taureau de Mithra (Perse), la fête du bœuf gras (de la Grèce à la Gaule), la tauromachie (du pays de Galles à l’Espagne)…

Le compagnon des déesses

Si l’homme apparait auprès du taureau, c’est le plus souvent pour le tuer ; la femme l’a précédé depuis la nuit des temps, mais dans une sorte de connivence tranquille, sans rien qui évoque le meurtre ; sur les roches du Mont Bégo, les sceaux de l’ancienne Mésopotamie, les bas-reliefs égyptiens, les coupes helléniques, les fresques de Cnossos, à Catal Huyuk comme à Mohenjo-Daro, les bovidés accompagnent une femme : grande déesse, ancêtre, mère de la tribu. Elle semble entretenir un rapport bien plus ancien, et plus paisible, avec les bêtes. Apis, Hathor et la lune (Egypte), les amours de Pasiphaé avec le Taureau Blanc (Crète), la razzia des bœufs de Cooley (Irlande)…

Un dieu totémique agricole

 

Le culte le plus répandu dans le monde antique était peut-être celui du taureau, l’animal consacré à la Grande Déesse. Même si l’on remonte aux plus anciens temps et mythes, quand la déesse régnait en maîtresse absolue, on trouve le taureau sacré derrière elle. Les fouilles de Ninive, Babylone et Ur, de même que celles des villes plus petites de la vallée du Tigre et de l’Euphrate, montrent que le taureau accompagnait le culte de la grande déesse-poisson Tiamat, souvent représentée par une sirène, comme sur un sceau découvert à Ninive [André Parrot]. Apis est le nom grec d’un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l’époque préhistorique. Les premières traces de son culte sont représentées sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les textes des pyramides de l’Ancien Empire et son culte perdura jusqu’à l’époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique.

Quand Moïse extermine ceux qui préfèrent le Veau d’Or

Épisode de l’Exode (Ex. 32) du peuple hébreu de l’Égypte vers la « terre promise ». Pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug du Pharaon, pressèrent Aaron de leur construire une idole d’or, en fondant les bracelets et colliers qu’ils avaient réussi à prendre avec eux. Il construisit un veau d’or qu’ils adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. Lorsque Moïse descendit du mont Sinaï, et qu’il vit les Hébreux adorer une idole, ce qui est littéralement interdit par le Troisième Commandement, il fut pris d’une colère si grande qu’il fracassa les Tables de la Loi sur un rocher. Dieu ordonna à Moïse de tuer tous ces hérétiques, et Moïse transmit cet ordre à ceux qui, parmi son peuple, lui étaient restés fidèles :

  • Exode 22.20 "Celui qui offre des sacrifices à d’autres dieux qu’à l’Éternel seul sera voué à l’extermination"
  • Exode 32.26 "Moïse se plaça à la porte du camp, et dit : À moi ceux qui sont pour l’Éternel ! Et tous les enfants de Lévi s’assemblèrent auprès de lui."
  • Exode 32.27 "Il leur dit : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée au côté ; traversez et parcourez le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, son parent."
  • Exode 32.28 "Les enfants de Lévi firent ce qu’ordonnait Moïse ; et environ trois mille hommes parmi le peuple périrent en cette journée."
  • Exode 32.29 "Moïse dit : Consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, même en sacrifiant votre fils et votre frère, afin qu’il vous accorde aujourd’hui une bénédiction."

 

Le minotaure : une diabolisation du matriarcat

Les minoens (Crète) vénéraient la déesse-mère de la fécondité, et le dieu-taureau fertile. La religion minoenne était tournée vers la nature et le culte de la végétation. Cela se remarque particulièrement au travers de dieux et de déesses qui meurent et renaissent chaque année, et par l’utilisation de symboles tels que le taureau (ou les cornes de taureau), le serpent, les colombes, le lion, le pavot… Dans les sociétés matriarcales, telle que fut probablement la civilisation crétoise minoenne, le mariage, la paternité, le couple et la fidélité n’existent pas. C’est probablement ce qui a permis aux grecs (patriarcaux) de les caricaturer à travers la légende du minotaure. Puisque les enfants ne connaissent pas leur père, et que celui-ci est symbolisé par un taureau, c’est que les femmes doivent s’accoupler avec des taureaux. Il serait donc logique qu’elles donnent naissance à des monstres mi-homme mi-bête.

Adultère zoophile d’une déesse-mère matriarche

Dans la mythologie grecque, Pasiphaé (en grec ancien Πασιφάη / Pasipháê, « celle qui brille pour tous », une épithète classique de la déesse Lune), est différemment présentée comme étant une immortelle ou une magicienne (ce qui la rattache à sa sœur, la magicienne Circé). De plus, un passage de Pausanias (III, 26, 1) montre qu’elle était associée à Séléné (déesse de la pleine lune), et vénérée dans le sanctuaire oraculaire de Thalamée (déesse de la divination) en Lacédémone, en Grèce continentale, près de la cité de Sparte, qui a conservé des usages et cultes matriarcaux pré-olympiens. Pasiphaé est surtout connue pour être la mère du Minotaure. Minos n’ayant pas tenu son engagement de sacrifier à Poséidon un magnifique taureau blanc qu’il lui avait envoyé en Crète, le dieu pour se venger rend Pasiphaé amoureuse de l’animal. Selon le pseudo-Apollodore (III, 1, 2) :

Un dieu cornu universel

Les Pélasges adoraient la grande déesse ainsi que le dieu taureau. Les Ligures adoraient aussi le dieu-taureau du mont Bego ou le dieu-cerf du val Camonica. On peut signaler qu’à l’époque protohittite il existait dans la civilisation du Hatti un culte du cerf. Il persistera d’ailleurs, en Cappadoce un culte similaire. Les Celtes donneront le nom de "Cernunnos" aux deux formes de ce dieu.

Un dieu de la vie et de l’adultère

Cernunnos est le dieu de la prospérité. Les bois symbolisent la puissance fécondante et les renouvellements cycliques, ils repoussent pendant la saison claire de l’année celtique. Une sculpture de Cernunnos trouvée à Meaux, montre le sommet de son crâne muni de deux protubérances latérales qui suggèrent la repousse prochaine de la ramure. Certains voient dans l’association deux saints bretons semi-légendaires, saint Edern et saint Théleau, tous deux traditionnellement représentés comme chevauchant un cerf, un héritage de la religion celte qui tenait la bête en grande vénération. Dans la légende galloise, Edern, qui chevauchait aussi un cerf, est le fils du dieu Nuz et l’un des premiers amants de la reine Guenièvre, l’infidèle épouse du roi Arthur.

Un dieu de la résurrection d’origine indienne ?

La chute annuelle des bois suivie de repousse passait aux yeux des anciens pour être symbole de mort et de résurrection. Le cerf, on le sait était associé au culte rendu du dieu Cernunnos. Sa posture « bouddhique » et sa présence sur un sceau de la civilisation de l’Indus (représentation d’un dieu à cornes, assis en tailleur, entouré d’animaux) pourrait faire penser à une origine indo-européenne. Dans la civilisation néolithique de l’Indus (Harappa & Mohenjo Daro, Ve millénaire av. J.-C.), le dieu taureau trône aussi aux côté de la Grande Déesse Universelle.

 

La déesse-mère pré-aryenne de l’Inde

A l’origine, la "Vache Céleste " figuration de la Déesse Mère Néolithique, fut la Déesse universelle, céleste, solaire, déesse de la végétation, de la naissance et de la mort, de l’eau et du feu, du ciel et de la terre. C’était l’époque du Matriarcat et Dieu était femme. Il a fallu l’avènement des civilisations patriarcales nomades pour combattre l’influence de son culte et imposer un dieu-père. En Inde, où l’on adore toujours le taureau, le culte du taureau faisait partie du culte de la déesse qui domina jusqu’à l’époque de Rama. 

 

Le taureau blanc, monture de Shiva

Dans la tradition shivaïste de l’hindouisme, Shiva est considéré comme le dieu suprême et a cinq grandes fonctions : il est le créateur, le préservateur, le destructeur, le dissimulateur et le révélateur (par la bénédiction). Dans la tradition Smarta, il est considéré comme l’une des cinq formes primordiales du Dieu. Nandi est le vâhana de Shiva, le taureau blanc qui lui sert de monture.

Le shivaïsme, un culte phallique pré-aryen en Inde

Shiva n’est pas une divinité d’origine aryenne. Il n’est pas dans les Véda, il est une résurgence du dieu phallus des premières civilisations de l’Inde. Dans l’Inde ancienne, le lingam était le symbole du phallus, représentant le principe créateur originel tel que l’incarne Shiva, le dieu du Vivant. Ce symbole phallique constitue un rappel des anciens cultes préhistoriques de la fécondité, et son image sculptée est, dans sa stylisation, très éloignée de la nature : le lingam ressemble en fait à un tronçon de colonne, et rappelle parfois le symbole méditerranéen de l’omphalos.

Le Culte du Phallus

Les sanctuaires de la déesse récemment mis à jour au Proche Orient révèlent des phallus de toute forme et de toute taille. Le fait que ceux-ci, et des symboles phalliques tels que les cornes de taureaux, soient le seul signe masculin découvert dans les anciens lieux saints, indique que les adorateurs originels du phallus étaient les femmes elles-mêmes.

Ces symboles masculins étaient en rapport avec la Déesse, et c’était pour lui plaire qu’ils abondaient dans ses sanctuaires” [Jacquetta Hawkes]. Notons que dans la mythologie égyptienne, ce fut Isis elle-même, la divinité première, qui établit le culte du phallus.

Shiva (hindouisme), culte phallique pré-aryen : des vestiges dans l’islam ? Les piliers de Jamarat

 

 

Source : http://matricien.org/matriarcat-religion/paganisme/taureau/

 

 

 

16/07/2014

Mercure philosophique (Mercurius) - tiré du traité alchimique Buch der heiligen Dreifaltigkeit ("Book of the Holy Trinity") - 1467

Philosophical Mercury (Mercurius) (c. 1400).n.jpg

 

 

Aurora Consurgens (le lever de l'aurore) - une des 37 miniatures à l'aquarelle

 

Aurora Consurgensn.jpg

 

L'Aurora consurgens est un traité d'alchimie médiéval autrefois attribué à Thomas d'Aquin, enluminé de 37 miniatures à l'aquarelle. Le plus ancien manuscrit (Zurich Zentralbibliothek MS. Rhenoviensis 172), incomplet, date de ~1420. Une version complète date d'environ 1450 (Prague, Universitni Knihovna, MS. VI. Fd. 26). Le texte est en grande partie un commentaire d'un traité arabe Xe siècle, la Tabula Chemica de Senior Zadith Filius Hamuel (ou Senior Zadith, ou encore simplement Senior), c'est-à-dire l'alchimiste arabe Ibn Umail. Une mauvaise traduction latine en avait été faite dès le XII° ou le XII° siècle. Ce texte est la description (ekphrasis) des fresques de la chambre souterraine d'une pyramide, dans laquelle une table de marbre ou d'émeraude, gravé de symboles supposés hiéroglyphiques, reposant sur les genoux d'Hermès Trismégiste, le fondateur mythique de l'alchimie. Les illustrations ont été ensuite rajoutées pour illustrer le texte dans sa version de l' Aurora consurgens. Selon la Tabula chemica, les pictogrammes furent copiés, ce qui garantit l'intégrité et la véracité de l'enseignement d'Hermès. L'Aurora consurgens est donc l'expression visuelle du mythe, important à la Renaissance, de la redécouverte du savoir antique - la transmission de ce savoir, d'origine divine, sous forme de pictogrammes hiéroglyphiques lui permet d'échapper aux déformations de l'interprétation humaine et verbale. Ce texte a notamment été traduit et commenté, Aurora Consurgens le lever de l'aurore (1966), par la psychologue Marie-Louise von Franz, collaboratrice du psychanalyste Carl Gustav Jung.

 

 

 

01/07/2014

Prayers on Stones at the Feet of the Buddha (Senyu-Ji) - Japon

Prayers on Stones at the Feet of the Buddha (Senyu-Ji) - Japan.jpg

 

 

30/06/2014

Plaques de Perm

plaques de Perm elk man Shaman Russia 2nd c.jpg

 

plaque de perm anteater plaque.jpg

 

plaque de perm Elk Man.jpg

 

plaques de perm Elk Men.jpg

 

 
Ces objets proviennent de la région connue sous le nom de Perm, dans le nord de la Russie. Tous sont fait de divers alliages de cuivre. Au cours de l' âge de fer, Perm a été habitée par des peuples finno-ougriens. On pense que ces plaquent datent d'entre le VIe et le VIIIe siècle de notre ère, et peut-être du IIe pour la première qui représente un homme coiffé d'une peau d'ours, fort probablement un chamane.

29/06/2014

Sami shamanic drum

450px-Sami_shamanic_drum.jpg

 

07/05/2014

Ain Ghazal - Jordanie - 7250 - 5000 av. JC

Ain Ghazal Neolithique  Jordanie, 7250 BC - 5000 BC..jpg

 

 

05/05/2014

Statuette romaine en bronze de Cybèle - Seconde moitié du IIe s. après JC

Statuette of Cybele on a cart drawn by lions, Imperial, second half of 2nd century A.D., Roman, Bronze.jpg

 

 

30/04/2014

Tête voilée d'une déesse - Attique, Grèce - 425 avant JC

Head of a veiled goddess, Classical, ca. 425 B.C Grève Attique.jpg

 

Kali Yantra - fin XIXème - Bengal School

Kali Yantra, painting on cotton, late 19th century, Bengal School, 92 x 92 cm (British Museum, London)..jpg

 

Peinture sur coton

92 x 92 cm

(British Museum, Londres)

 

 

Cybèle Plaque -Ai Khanoum, Bactria (Afghanistan) - IIe s. avant notre ère

Cybèle Plaque from Ai Khanoum, Bactria (Afghanistan), 2nd century BCE.jpg

 

« Cybèle, Grande Mère des prostituées et des ordures de la terre », selon les Pères de l’Eglise. Les galles, ses prêtres se travestissaient en femmes et se châtraient même parfois comme l’avait fait son fils-amant Attis.

 

cg in Universelle

 

 

28/04/2014

Statue de Cybèle - Mont Sipylus - Manisa - Turquie - Carte postale du 19e

Cybele Statue 19thCenturyPostcard MountSipylus Manisa Turkey.jpg

 

datée de la période fin -hittite ou Luwian à la fin de deuxième millénaire avant notre ère

 

 

15/04/2014

Daiitoku Myō-ō, the Wisdom King of Great Awe-inspiring Power

Daiitoku Myoo, the Wisdom King of Great Awe-inspiring Power.jpg

 

Pour en savoir plus sur les Myoo : http://www.onmarkproductions.com/html/myo-o.shtml

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Karma Mirror (révélateur du mal) dont le pied représente le Chien Démon de l'Enfer - Corée (Joseon Dynasty, 1860s)

The Karma Mirror (evil-revealing mirror) on a stand in form of the Hell’s Dog Demon, Korea (Joseon Dynasty, 1860s).jpg