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04/09/2016

Yann Bourven

 

 

nuit-foutre-fugue-nuit 

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

 

François David

 

Le mort

à la mort

Combien

pour la passe ? 

 

in Passage

 

 

 

03/09/2016

Yann Bourven

 

Réalité-jour que l’on me tend et que l’on voudrait m’imposer par la force où même les campagnes sont tristes, jonchées de cadavres de chevaux, de vaches et de vieillards aux dos tout tordus.

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

 

02/09/2016

Lucien Suel

 

On fait ses premiers pas n’importe où.

 

 

 

 

01/09/2016

Aymeric le Guillou

 

La pluie y coule, dans l’cagibi

Dans les orties qui poussent enfer

Le long du soir, et des poussières

On t’applaudit, tu comprends rien

 

Les mots gouttière, à mange bitume

Ration de lune, rue Paradis

Le chat est mort, la tête éteinte

Comme une bougie, aller tout simple

 

in L’enfant zouave

 

 

 

 

30/08/2016

Jean-Baptiste Pedini

 

Au fond de l’arrosoir l’eau a des reflets des rivières. L’automne arrive à grands pas. 

 

in Passant l'été

 

 

Jean-Baptiste Pedini

 

Le soleil brille. Les rayons traversent la ville comme des rouleaux compresseurs. Ils sont lourds et opaques et quand ils happent les passants on ne voit plus rien après.

 

in Passant l’été

 

 

28/08/2016

Pierre Demarty

 

Immobile. Planté. Seul comme un clou. 

 

 in En face

 

 

 

Yann Bourven

 

Folles virées dans Tragédie City. Enfants dépourvus d’innocence qui partent en vrille.

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

 

Ghandi

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27/08/2016

Myriam OH

 

Ce n'est pas ce que tu n'as pas dit, c'est la manière dont tu t'es tu.

 



 

Roberto Juarroz

 

Parfois il semble

que nous sommes au centre de la fête.

Cependant

au centre de la fête il n’y a personne.

Au centre de la fête il y a le vide.

Mais au centre du vide il y a une autre fête.

 

 

 

 

 

24/08/2016

Jean-Luc A. d’Asciano

 

la grimace arrive, la grande grimace, sa préférée : tout son visage se plisse, s’illumine, puis s’apaise en un immense, unique et calme sourire. 

 

in Cigogne

 

 

 

Helène Dassavray

 

 

 Une femme voit couler son sang à chaque lune,

peut-être est-ce pour cela

qu'elle éprouve moins le besoin

de verser celui des autres.

 

in On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive

 

 

 

 

23/08/2016

Sri Aurobindo.

 

 dans l'énergie silencieuse de l'idée secrète
déterminant la forme et l'acte prédestinés
passager, de vie en vie, d'étendue en étendue
changeant l'image de son être de forme en forme
il regarde l'icône qui grandit sous son regard
et dans le ver de terre, prévoit le dieu qui vient.