Alejandro Jodorowsky
- Qu'est-ce que je fais dans cette société de merde ?
- la merde est un engrais : enfonce en elle tes propres graines.
in Le livre de la Genèse de poche
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- Qu'est-ce que je fais dans cette société de merde ?
- la merde est un engrais : enfonce en elle tes propres graines.
in Le livre de la Genèse de poche
L'homme a un corps, c'est pourquoi le malheur a prise sur lui. S'il n'en possédait point, quel événement pourrait le frapper ? C'est pourquoi, à celui qui se soucie des autres autant que de lui-même on peut confier le monde. Seul celui qui aime les autres autant que lui-même est digne de les gouverner.
Sous la porte de corne
du grand jardin privé
d'un dieu qui me rend chèvre
je rêve pour de faux :
J'ai du corbeau dans l'âme
un peu de neige au bec
des plumes dans les manches
du goudron dans la voix
du cabot dans le cœur
du flair dans le flacon
un beau collier sans laisse
un os sous le manteau
du chat dans le regard
du velours sous le coude
les griffes du silence
au creux des poings bavards
du renard dans l'approche
des fuites dans la gorge
du vent dans le pelage
de la pluie sous la langue
J'ai du corbeau dans l'âme
du cabot dans le cœur
du chat dans le regard
du renard dans l'approche
et un loup sous le masque
in Vie du poème
Il fait si noir que seules les paroles sont lumière…
On les appelle "charnelles"
Ces personnes qui donnent tout émotionnellement
Âme, cœur, corps et esprit.
Celles qui, une fois entrées dans ta vie
Te changent entièrement
Celles qu’on écoute au-delà de la peau.
Jusqu'à l'intérieur de l’os.
C’est une fille de l’automne
qui sent l’humus et la châtaigne
enroulée dans le vent, la fumée de bois
elle s’approche
dans ses yeux verts, un peu de rose
la bruyère des marais
où dorment les grands cerfs.
Tu es comme le mouton, mon frère,
quand le bourreau habillé de ta peau,
quand le bourreau lève son bâton
tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
Ma lucidité n'est pas toujours facile à vivre. Il y a des fois où je me barbe moi-même, je trouve que je suis trop dans la gravité, j'aimerais être oublieuse, insouciante, superficielle.
Pourtant je ressens
Les millénaires et l’éternité
Ces nuits
De saturne vers le soleil
Puis du soleil vers la lune
L’esprit rempli par-delà moi-même
D’un aliment pur et ancien
in Traction Brabant 82
Un plein sac de silence à prise rapide
répandu sur des morceaux de paroles et de rêves
gorgés de ténèbres depuis presque toujours. Puis…
Dans l’épaisseur du moment
passer par l’entaille de la lenteur
entrer dans l’espace noir
vaguer de songes de sel en vertiges quantiques
chaleur de pierre aux creux des mains