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08/09/2016

Georges Cathalo

 

Les poèmes empêchent de voir la poésie.

 

in Bestioleries poétiques

 

 

 

07/09/2016

Jean-Philippe Querton

 

Inventer la minute d’insolence

 

in Microbe n°97

 

 

06/09/2016

Fiston Mwanza Mujila

 

 

  Ici chacun pour soi, la merde pour tous. 

 

 in Tram 83

 

 

 

Proverbe africain

 

Même à sec, la rivière garde son nom

 

 

 

 

05/09/2016

Ana Mendieta

Ana Mendieta.jpg

 

 

Alain Borne



 La main touche une jupe

La main touche une jupe,
 muguets fanés, je me souviens,
 tiède comme un début de peau,
 un feu de sang brûle les os.
 Les joncs craquent sous le corps souple,
 et le miel bout dans l'oeillet pourpre,
 sur le brasier de myosotis
 là-haut où les oiseaux s'étirent.
 Carrière de braise rouge,
 près d'une eau non doublée de tain
 où toute pudeur expire
 au vent venu de
Si loin,
 Sous août bruissant, la fièvre est fraîche,
 et la brûlure encore glacée
 des lèvres fanées de soif,
 et du corps torride de sang.
 Voici la baie de tes jambes,
 avant cette île foudroyée
 où peut-être un peu de neige
 attend ma tête sans pensée.

 in Terre de l'Été

 

 

 

04/09/2016

Regina José Galindo (Guatemala)

 

Regina José Galindo (Guatemala) Tierra 2013.jpg

Tierra 2013 (performance Regina José Galindo)

 



Le Paradis qui apparaît dans la Bible n’est pas le même que celui où je suis née.
 Ici on tire des cheveux
 On arrache des ongles
 Enlève des langues
 Défonce des culs
 Extirpe des mamelons
 Viole des vagins
 Coupe des doigts
 Ampute des jambes
 Cogne des visages
  Sépare des têtes
 Flingue des cœurs
 Poignarde des dos
 Pisse sur des corps
 Et brûle des entrailles

 

 

 

 

 

Jean-Louis Bernard

 

Le voyageur, de compact, devient poreux, perméable à toute incertitude. Il comprend que toute vérité revendiquée est par le fait même un mensonge, que toute liberté imposée est par le fait même esclavage. Il n’arpente plus le chemin, il s’y incorpore. Il n’est plus sûr que de sa marche devenue perpétuelle résurgence.

 

in revue Diérèse n°38

 

 

Yann Bourven

 

 

nuit-foutre-fugue-nuit 

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

 

François David

 

Le mort

à la mort

Combien

pour la passe ? 

 

in Passage

 

 

 

03/09/2016

Yann Bourven

 

Réalité-jour que l’on me tend et que l’on voudrait m’imposer par la force où même les campagnes sont tristes, jonchées de cadavres de chevaux, de vaches et de vieillards aux dos tout tordus.

 

in Chroniques du Diable consolateur

 

 

 

02/09/2016

Lucien Suel

 

On fait ses premiers pas n’importe où.

 

 

 

 

01/09/2016

Aymeric le Guillou

 

La pluie y coule, dans l’cagibi

Dans les orties qui poussent enfer

Le long du soir, et des poussières

On t’applaudit, tu comprends rien

 

Les mots gouttière, à mange bitume

Ration de lune, rue Paradis

Le chat est mort, la tête éteinte

Comme une bougie, aller tout simple

 

in L’enfant zouave

 

 

 

 

30/08/2016

Jean-Baptiste Pedini

 

Au fond de l’arrosoir l’eau a des reflets des rivières. L’automne arrive à grands pas. 

 

in Passant l'été

 

 

Jean-Baptiste Pedini

 

Le soleil brille. Les rayons traversent la ville comme des rouleaux compresseurs. Ils sont lourds et opaques et quand ils happent les passants on ne voit plus rien après.

 

in Passant l’été