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14/06/2016

Georges Bataille

 

Je bois dans ta déchirure

Et j'étale tes jambes nues

Je les ouvre comme un livre

Où je lis ce qui me tue.

 

in L'archangélique

 

 

 

 

Julie Bonnie

 

Mes émotions, mon amour, sont d’une violence si incontrôlable et me laissent vulnérable. Si vulnérable. 

 

in Mon amour 

 

 

 

Louis Scutenaire

 

Toute sa vie, l'homme ne fabrique rien autre que des pièges à femmes.

 

in Mes inscriptions (1943-1944)

 

 

 

13/06/2016

Ricardo Adolfo

 

Il n’y a que le présent qu’on n’allait pas perdre puisqu’il nous collait à la peau.

 

in Tout ce qui m’est arrivé après ma mort

 

 

 

Thomas Vinau

 

Souvent j’ai l’impression

d’être un sachet de thé

dans l’eau tiède du monde

mais parfois me rattrape

la sensation violente

d’être une goutte d’eau

saturée de saveurs

dans une boite à thé 

 

in Juste après la pluie

 

 

 

Charly Delwart

 

Il y a une théorie qui disait que toute parole qu’on ne dit pas est une particule d’énergie qu’on garde pour soi, que cela rend plus fort, et c’est cela dont j’avais besoin, d’énergie, d’être plus concentrée, plus avec moi-même.

 in Chut 

 

 

Marlène Tissot

 

J’emmerde les évidences

 

Les choses parlent d’elles-mêmes

les gens aussi

assez souvent

 

in j'emmerde

 

 

 

Hugh Howey

 

Cet espoir mortel et inexprimé qui vivait en chaque habitant du silo. Un espoir ridicule, fantastique. L’espoir que, peut-être pas pour soi, mais pour ses enfants, ou pour les enfants de ses enfants, la vie au-dehors redevienne un jour possible.

 

 in Silo

 

 

 

12/06/2016

Yu Hua

 

Ici errent de tous côtés des silhouettes sans sépulture. Ces formes qui ne peuvent trouver un lieu de repos ressemblent à des arbres en mouvement. Tantôt ce sont des arbres isolés, tantôt des pans de forêts.

 

in Le septième jour

 

 

 

Patrick Devaux

 

 

 

Elle avait, en tout cas, nettement, les yeux gris.

Un gris de ciel d’automne à faire mourir d’amour un parapluie.

 

  

in Les mouettes d’Ostende

 

 

 

 

 

 

 

11/06/2016

Federico Garcia Lorca



Mort au petit matin

Nuit aux quatre lunes
 avec un seul arbre,
 une seule ombre,
 un seul oiseau.

Je cherche sur mon corps
 la chaleur de tes lèvres.
 La source baise le vent
 sans le toucher.

J’ai le Non que tu m’offris
 dans la paume de ma main
 comme un citron de cire
 presque blanc.

Nuit aux quatre lunes
 avec un seul arbre.
 À la pointe d’une aiguille
 tourne, tourne mon amour !



in Chansons de lune. Poésies 1921-1927

 

 

David Almond

 

Dinosaures, pain perdu & voyage aux enfers

Choux de Bruxelles, sarcasmes & mystères du temps

Roulé aux figues, urine, crachat, transpiration et tous les mots qui expriment la joie

 

in Je m’appelle Mina

 

 

 

Guénane

 

Bois la tasse du petit jour

 

in La sagesse est toujours en retard

 

 

 

 

Jean-Christophe Belleveaux

 

Je lèche ma plaie

J’écris avec ma langue

 

in Démolition

 

 

 

10/06/2016

Marlène Tissot

 

J’emmerde les blablas

 

Les mots sont des adultes consentants

on peut les coucher là, l’un par-dessus l’autre

et leur faire dire ce que l’on veut

 

in J'emmerde