Carl Gustav Jung

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in Parti sans laisser d'adresse,
traduit de l'allemand par MarinaSkalova (Cheyne, 2025)

Seuil éd., 23/01/2026
Haïti existe-t-elle, sinon comme la formule du chaos et le lieu de catastrophes sans raison et sans fin ?
Du tremblement de terre de 2010 à l’explosion actuelle des violences des gangs armés, en passant par l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, le pays semble être enfermé dans un cycle infini de crises et de chocs naturels, sociaux et politiques. Tel est, en tous cas, le regard humanitaire ou apocalyptique, tour-à-tour folklorique et néocolonial, porté majoritairement sur Haïti. Cette incompréhension, saturée de silences et de clichés, date de la révolution haïtienne. La première nation noire à avoir aboli l’esclavage en payerait-elle encore le prix ?
En inscrivant les événements récents dans des tendances structurelles au long cours, ce livre revient aux fondamentaux : l’histoire du pays et de son peuple, de ses luttes et de ses aspirations. Frédéric Thomas montre qu’Haïti représente non pas un cas à part mais un cas extrême, au miroir duquel se lisent les enjeux fondamentaux de notre temps : croissance des inégalités, gouvernance internationalisée, défiance envers la classe politique, colère populaire, exaspération environnementale. Le seul espoir et la plus grande chance de briser ce piège colonial résident dans la résistance obstinée – empreinte de l’expérience marronne – du pays « en dehors », qui embrasse désormais l’ensemble des Haïtiens et Haïtiennes.
Frédéric Thomas est chargé d’étude au Centre tricontinental. Il est l'auteur de L’échec humanitaire. Le cas haïtien (Couleur livres/CETRI, 2012) et de Haïti : notre dette (Syllepse, 2025).

Syllepse éd., janvier 2026
L’expansion continue du tourisme international s’impose comme l’une des tendances sociétales majeures des sept dernières décennies, à la fois levier et produit de la mondialisation. Pour autant, les migrations d’agrément qui la nourrissent et la touristification du monde qu’elle induit participent-elles de l’intérêt général ? Les promoteurs du tourisme – ONU Tourisme en tête – veulent le croire. Ils vendent leur industrie fétiche et ses destinations exotiques, de masse ou de niche, comme accessibles, équitables et durables, bien que les études de la même agence onusienne démontrent le contraire. Les fractures du tourisme international sont de fait multiples, en pays émetteurs comme en pays récepteurs, et entre ceux-ci et ceux-là. Économiques, culturelles, sociales, écologiques..., elles appellent à des politiques de régulation ambitieuses, sans quoi le fait touristique – la désinvolture de la consommation du monde par moins de 10% de sa population – risque de précipiter son effondrement.
• Table des matières
Introduction : Merveilleuse terre de vacances
1. Ampleur et justification du phénomène
2. Accessible, le tourisme international ?
3. Équitable, le tourisme international ?
4. Durable, le tourisme international ?
5. Respectueux, le tourisme international ?
6. Un autre tourisme est-il possible ?
Conclusion : Bonnes vacances
* Par Bernard Duterme, directeur du Centre tricontinental – CETRI de 2005 à 2025, coordinateur des ouvrages Expansion du tourisme : gagnants et perdants (Syllepse, 2006) et La domination touristique (Syllepse, 2018) et auteur de diverses études et tribunes sur le tourisme international Nord-Sud.
Tribune parue dans Le Monde, à l’occasion de la parution de ce nouveau livre : https://www.cetri.be/Jamais-dans-l-histoire-le-tourisme
La poésie
C’est mon refuge en automne,
C’est mon bout de jardin
En été,
C’est mon coin d’atelier
En hiver.
Dédaignant toute école
Et loin de toute mode,
À mon gré,
Je bricole…
in sa revue Poésie et propos entre amis n°11
26180 pages
"Que se passe-t-il quand une culture, longtemps marginalisée et minoritaire, devient un phénomène de société ? Depuis l'arrivée de l'émission Drag Race en France, le drag est partout, même aux Jeux olympiques. Cet art du travestissement séduit un nouveau public, et hors show-business, les initiatives fleurissent sur tout le territoire. Ce livre nous raconte l'évolution de la scène drag française depuis l'arrivée de l'incontournable télé-réalité, et rend compte d'un moment de visibilité particulier des luttes et cultures LGBTQ+. L'autrice interroge l'avenir de cette culture queer, prise en étau entre une forme de standardisation et la menace réactionnaire."

Casterman
10/09/2025
Un réquisitoire contre le régime iranien et un album pour le droit à être une femme.
Réfugiée iranienne en France, Mansoureh Kamari partage ses souvenirs et ses traumatismes sur une enfance sous le joug des extrémistes, jusqu’à son acceptation, lente et difficile, de sa féminité.
"Dans les premières pages, l’autrice se met en scène alors qu’elle pose pour un cours de dessin, n’hésitant pas à dévoiler son corps, le mettant même en avant, donnant ainsi l’impression d’une sensualité presque éclatante. Cet éclat était un leurre, tant ce regard sur le corps, injonction subie par le joug d’un État religieux, va peser tout au long de l’album, condition même de la libération physique et surtout psychologique de la jeune artiste. Car dans cet album, Mansoureh Kamari aborde son exil en France, mais aussi sa reconstruction en tant que femme et artiste. Mansoureh a fui l’Iran et elle se souvient de la figure de sa mère, soumise et aimante, avec ce désespoir latent et parle ainsi de la condition féminine. Elle partage ses désillusions et évoque avec beaucoup de force le regard des hommes qui pèse sur les femmes en Iran, qui touchent les femmes sans leur consentement dans la rue ou un magasin, donnant la nausée sur ce que représente une telle société, et sur l’idée que beaucoup encore aujourd’hui la revendique, sous n’importe quelle bannière ou religion.
(...)
Dans un roman graphique fait de brume du passe et de voile déchiré, Ces lignes qui tracent mon corps retrace le destin d’une exilée qui veut témoigner de la violence masculine institutionnalisée et rappeler qu’il est possible de s’en libérer."
(Source : https://www.avoir-alire.com/)

in Un carré de poussière
J'ai si longtemps respiré l'air des forêts, l'air vibrant de neige, je me suis si souvent mêlée aux
Blancheurs vastes et désertes, que mon âme est un peu l'âme des louves fuyantes.

Auteur·ices : Côme Bastin, Marie Billon, Romaric Godin, Dan Israel,
Antton Rouget, Ellen Salvi et Khedidja Zerouali.
Mediapart, Divergences, 9 janvier 2026
Le monde rêvé par l'idéologie libertarienne qui irrigue désormais la pensée des plus riches est un monde fragmenté, parsemé de "zones". Des lieux où la richesse est la norme, l'entreprise, la référence et la démocratie, une menace. Dans ces lieux se construit, avec plus ou moins de succès, une véritable sécession du capital qui cherche à devenir un mode de gestion du monde. Ce livre est un voyage dans ces "zones", d'un quartier huppé de Paris à la principauté semi-démocratique du Liechtenstein, du très privé Automobile club de France à la City de Londres, du rêve de la cité technologique du Gujarat au paradis des milliardaires monégasques. Ce sont autant de nuances de la sécession des riches à l'œuvre.
Voir article au sujet du livre ici :
https://blogs.mediapart.fr/lenaig-bredoux/blog/080126/zones-la-ou-les-riches-font-secession-un-nouveau-livre-de-mediapart

in l'introduction de La pensée méridienne ou le monde vu du Sud

Nouveau Monde Ed. 2019
Un long et complet article dans Cairn qui avait précédé le livre de 3 ans :
Par Lukasz Kamienski, Traduit de l’anglais par Pauline Landel et Samira Ouardi, 2016
"La psychopharmacologie a nourri les guerres et assisté les soldats et les guerriers au combat de façon remarquable. L’usage de stupéfiants de combat est un phénomène à la fois pérenne et universel. Au cours des siècles, la prise de substances psychoactives a servi à remplir deux objectifs principaux. En premier lieu, les drogues ont été « prescrites » par les autorités militaires afin d’améliorer la combativité. Avant ou pendant la bataille, des stimulants (comme les amphétamines ou la cocaïne) ont été fournis pour améliorer la performance des soldats au combat. En améliorant l’endurance et la puissance physique, en rendant l’esprit plus alerte et en rehaussant le moral des troupes, les stimulants ont permis un décuplement des forces. En second lieu, après les combats à proprement parler, des sédatifs (comme l’alcool, la marijuana ou les opiacés) ont été administrés pour soigner ou prévenir les effets de la guerre sur le psychisme humain. Les traumatismes du combat pouvaient en effet rendre les soldats incapables de continuer à se battre, aussi ce type de calmants aidait-il à calmer leurs nerfs éprouvés. (...)"
La suite ici qui montre l'hypocrisie de nos sociétés dans ce rapport aux drogues et qui montre aussi que la guerre n'a rien de naturel finalement... : https://shs.cairn.info/revue-mouvements-2016-2-page-100?lang=fr

Les enfants de Gaza portent l’espoir et la vie.
Poèmes et témoignages.
par Ziad Medoukh, professeur de français à Gaza, poète francophone
ici :
http://www.francopolis.net/vues2/Z.Medoukh-2025-4.html
