Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2017

Myriam OH

 

MÊME LA PIERRE TREMBLE (PARFOIS)

 

le cœur est un muscle
si on l'entraîne, si on en prend soin
il devient capable de déplacer des montagnes
à la seule force
de ses élans bestiaux
(qu'aucune tête
aussi faite aussi pleine soit-elle
ne saurait dompter)

parfois je pense à ces cœurs
que nous nous sommes taillés dans la pierre
parce que le monde nous pousse
à avoir un temps d'avance
à prendre de la hauteur
ou peut-être du recul
bref à être là
où le cœur ne sait plus vibrer
à être là
je ne sais pas exactement où
mais quelque part
qui n'a rien à voir avec l'ici et le maintenant
où il exulte
parfois je pense à ces cœurs
que nous nous sommes taillés dans la pierre
à force d'user de l'ironie
et d'abuser du second degré
pour ne pas pleurer / rire / gifler / embrasser
parce que nous nous sentions
bien bêtes
avec ce truc au fond de nous
qui griffait qui mordait
parce que nous nous sentions
comme le monde
nous a appris à ne plus savoir
nous sentir

parfois je pense à ces cœurs
de champion d'antan qui battaient la chamade
comme on bat la pâte
on se moquant des crampes
et des cloques
comme on bat le fer
tant qu'il est chaud pareil à cette vie
toujours sur le feu
qui nous brûlait le gosier
qu'on la gardait pourtant en bouche
pour la savourer
comme un fruit sucré qu'on suce
jusqu'au noyau
parfois je pense à ces cœurs
de champion d'antan qui battaient la chamade
comme ils se foutaient
éperdument
de la juste mesure que le monde
s'échine à battre
au rythme du temps qui passe
et éteint le feu
et étanche la soif
et fait tomber la fièvre
parfois je pense à ces cœurs
de champion d'antan qui battaient la chamade
et qui ont battu en retraite

un cœur qui ne bat plus
ce n'est rien
qu'un morceau de bidoche
alors parfois
devant l'étal du boucher
je pense à toutes ces montagnes
que personne n'a bousculées
(et mon cœur frémit)

 

 

09:11 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (2)

28/01/2017

Alexo Xenidis

 

AMER

Est-ce bien ce que nous sommes
Ces cadavres en lambeaux qui se battent
S’empoignent se jettent
Leurs chairs arrachées à la tête
S’entredévorent en ricanant
S’attroupent autour d’un homme qui se noie
Et lui lancent des injures des bons mots des pierres
Nous embrassons la police
Nous frottons le museau sur ses bottes
En réclamant des hommes forts à notre tête
Pour régner sur les ruines
Est-ce bien ce que nous sommes
Ces chiens terrorisés espérant des lynchages
Qui mordent le premier qui passe à portée de nos crocs
Puis grattons, sur nos cous, la marque de la chaîne

Ne rêvons plus jamais
D’être des hommes

 

 

 

18:11 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (2)

26/01/2017

Miroslava Rosales

 

« Le gilet pare-balles est nécessaire »
m'a dit un journaliste
Et je ne l'ai pas cru

San Pedro Sula
ville de défaites et d'os accumulés
ville d'ambulances
de cadavres comme des fruits sur le trottoir
ville aux nuits se voulant serpents
ville au bruit recraché par la phtisie

« Ici, m'a dit le journaliste,
on te fait cadeau d'un cercueil
pendant la campagne électorale »

« Quelles tempêtes de pus dissimules-tu dans ton ventre enflammé par tant de cocaïne ? »
ville braise
ville charbon
ville carburant
ville tonnerre
ville glaire
ville cafard
ville massacreuse d'espoir
ville chœur de mutilés
ville plaie
ville poussière
ville urine
ville grouillement de clous
ville chienne enragée
ville millions de joies décapitées
ville fourneau
ville balle tirée par la colère
ville suie
ville avec du calcaire dans les artères
ville boucherie de biches
ville gangrène
orpheline de lune et de miel
orpheline des mélodies et de la douceur de la pêche
orpheline de la brise
qu'est-ce qui pourrait te soulever ?
quels rêves de cloches conserves-tu encore dans tes labyrinthes tatoués ?
quelle main saura trouver la caresse d'un talisman à la place d'un scorpion ?
quels après-midis te couvriront avec la splendeur d'un oiseau multicolore ?

« C'est une ville morte »
m'a dit le journaliste
en éteignant sa cigarette
C'est un cratère duquel on voudrait s'extirper
avec le moins de blessures possibles

« Ça, c'est une énorme fosse commune
qui ne se referme jamais »
m'a dit le journaliste
en continuant à prendre des notes devant les cadavres

 

traduction : Laurent Bouisset

http://fuegodelfuego.blogspot.fr/2016/10/cinq-poemes-de-m...)

 

 

 

 

 

19:40 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

23/01/2017

"L'autre et la connaissance de soi", par Fabrice Luchini

 

 

 

 

 

08:55 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

Alexo Xenidis

Sens giratoire

Quelqu’un me demande
Si je ne serais pas perdue
Si je n’ai pas de mal à donner aujourd’hui un sens à ma vie
Comme si je devais dire ma vie deux points et énoncer la définition
Dire, Ma vie c’est ceci cela,
Pas autre chose
Comme si c’était un voyage entre un point a et un point b
Comme si je visitais un pays que je connais déjà
Alors que des vies avec des sens j’en ai déjà tellement
Derrière moi et peut-être autant devant moi
Et qu’elles n’ont pas plus de sens les unes que les autres
Sauf et je n’en suis pas même sûre
Marcher
Avancer
Puisque la joie n’est pas encore au rendez-vous
Et que si elle existe c’est ailleurs
L’aiguille dans la botte de foin

 

 

 

 

08:55 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2017

Jean-Louis Millet

 

 

238.jpg

 
 
L'ami Jlmi
 
qui a illustré un bon nombre de mes livres et de numéros de la revue Nouveaux Délits,
artiste, auteur, chercheur, dénicheur, passionné et engagé dans le processus d'humanité
 

Son site http://zen-evasion.com/

Son Musée improbable http://jlmi94.hautetfort.com/

Voix Dissonantes  http://jlmi.hautetfort.com/

Au hasard de connivences http://jlmi22.hautetfort.com/

 

 et d'autres encore, soyez curieux !

 

 

239.jpg

 

 

 

 

 

03/01/2017

Trop intelligent pour être heureux, Jeanne Siaud-Facchin

 

 Comment définir cette population, au delà de ce que les médias montrent, de l’impression trompeuse d’un simple effet de mode et des débats de terminologie, et pourquoi s’en préoccuper? Le mythe d’un surdoué « hyper-performant » et « sur-avantagé » domine dans les esprits (y compris chez certains thérapeutes), avec en fond les confusions régnant autour de la notion d’intelligence, alors même que les psychologues reçoivent de plus en plus de patients, enfants et adultes en souffrance, présentant ce profil singulier, vulnérables psychiquement, car leur mode de fonctionnement est atypique. L’intellect et l’émotionnel se mêlant en eux de manière permanente, leur personnalité se construit singulièrement avec ces ressources-là, puissantes mais avec des bases inhabituelles, qui doivent être reconnues, intégrées et exploitées pour devenir une force et non source de trouble. La terminologie utilisée est souvent discutable en raison des confusions que les différents termes impliquent, le terme « zèbre » que [je] leur préfère et ai choisi a l’avantage de les affranchir de ces a priori : le zèbre, difficilement apprivoisable, se fond dans le décor tout en s’y distinguant par des caractères (leurs rayures) propres à chaque individu… ça colle.

Les recherches en neurosciences menées sur cette population tendent à démontrer des particularités neurobiologiques, et viennent en appui des observations des thérapeutes sur la singularité de cette pensée. Mais elles ne disent pas comment vivre avec les difficultés qu’elle pose au niveau du « ressentir », du « dire », du « faire ». Et c’est pourtant tout l’enjeu, dont la reconnaissance constitue le point de départ, y compris chez l’adulte, car ce mode de fonctionnement ne disparaît pas avec les années et, bien souvent, le surdoué vit avec un image erronée de qui il est, presque étranger parmi les autres, en recherche, en souffrance.

Si l’on reprend les éléments du développement d’une personne surdouée, on note que dès la naissance, il existe des singularités (langage, motricité, comportement). Les premières réactions de l’entourage poseront les premières bases de l’estime de soi. Durant l’enfance viennent s’ajouter les problématiques d’adaptation de ces particularités avec la scolarité, c’est alors que naissent les premières désillusions, l’ennui, les difficultés de socialisation qui vont entamer cette estime et une certaine confiance en l’autre. C’est là aussi que les relations avec les adultes et notamment les parents vont se complexifier. A l’adolescence, les problématiques identitaires, les choix de vie nécessaires et une lucidité affinée viendront encore renforcer angoisses, sentiments de vacuité et écorner un peu plus l’image de soi. Des pathologies spécifiques pourront alors apparaître, nécessitant des prises en charges psychologiques adaptées à ce fonctionnement singulier. Arrivée enfin à l’âge adulte, la personne surdouée demeure avec ce sentiment de différence, l’impression de ne pas vraiment être un « adulte » tel qu’elle l’imaginait.

Se découvrir surdoué implique un dépassement de l’image de soi, souvent négative, et une prise en compte de toutes les composantes de la personnalité des surdoués, au delà de la sur-efficience. A l’âge adulte cela débute souvent par l’intermédiaire de diagnostics posés dans l’entourage ou à travers des rencontres, des lectures, qui font office de miroirs. Sauter le pas vers le bilan psychologique est difficile et courageux, et ce sera le seul moyen pour valider ses hypothèses. Le diagnostic se fait à partir d’une évaluation intellectuelle (en général, il s’envisage à partir d’un score de QI de 130) associée à une exploration de la personnalité par un psychologue expérimenté. La démarche diagnostique est toujours une démarche globale, d’autres éléments (hors QI) devront impérativement être considérés, et seul le psychologue peut effectuer ce travail. Quel que soit le résultat, le bilan permet à la personne de mieux se comprendre. Plusieurs étapes se distinguent dans le cheminement post-bilan : soulagement, puis doutes (tests, compétence du psychologue… tout est bon lorsque l’on se trouve avec cette difficulté de se reconstruire une image différente de soi), puis colère (sentiment de gâchis, peur de ne pas se montrer à la hauteur, maintenant que l’on sait). Le diagnostic est un choc qui fait parfois perdre le nord, et après lequel l’objectif « faire » (en faire quelque chose) masque celui bien plus essentiel d’ « être », d’être enfin soi. Se faire accompagner pourra alors être d’une aide précieuse. On pourra choisir de le dire à certaines personnes de son entourage pour être enfin compris ou pas, ce qui importe surtout c’est ce que le diagnostic va changer dans le regard que l’on porte sur soi, car c’est ce regard-là qui modifiera celui des autres. On pourra choisir encore de rencontrer d’autres personnes concernées par la douance et parfois cela fera avancer très vite si l’on sait en contourner les écueils (ghettoïsation notamment).

Si chaque personnalité est unique, on relève plusieurs facettes communes. On peut tout d’abord noter qu’une certaine typologie se dessine chez les surdoués : ceux qui acceptent le cadre (qu’ils s’étouffent dans une vie banale, au risque de développer des dépressions ou qu’ils utilisent toute leur énergie à réussir engoncés dans ce cadre, à ne montrer aucune faiblesse au risque de développer une angoisse chronique), ceux qui s’affrontent au cadre (créatifs, mais frustrés, en colère, souvent découragés), ceux qui évoluent sans cadre (vivant leur vie mais errants dans le flou, désabusés). Bien entendu, ces groupes ne sont pas figés et l’on peut passer de l’un à l’autre au cours de la vie. Quel que soit son fonctionnement, accéder au sentiment de réussite est vital mais souvent utopique pour un surdoué, or l’idée traditionnelle de ce qu’est la « réussite » ne convient généralement pas à l’image qu’il s’en fait lui. Le bonheur semble un idéal lointain pour cet adulte dont l’âme d’enfant demeure vivace, accolée au sentiment contradictoire d’être « sans âge » (hypermaturité), et de n’être pas indépendant d’un contexte global (dans l’espace et dans le temps). Il est perpétuellement tiraillé entre ce qu’il pense et ce qu’il peut mettre en application, en décalage aussi, et souvent en difficulté lorsqu’il s’agit de vivre le moment présent.

Être un adulte surdoué n’est pas simple, et cela tient autant à la manière dont la personnalité s’est construite qu’au fonctionnement spécifique qui perdure, avec des facettes qui peuvent se retrouver chez d’autres types de personnalités, mais dont l’intensité n’a pas d’égales : lucidité acérée, sentiment de peur omniprésent, sentiment de culpabilité, sensation d’incomplétude, ennui permanent, envie, empathie, hypersensibilité et hyperconscience, sentiment de solitude, amitiés ambivalentes entre engagement indéfectible et repli lié à la peur de la déception, incompréhension réciproque entre soi et le monde, idéalisme, hypercontrôle, absences… chacune de ces caractéristiques colore la personnalité d’une teinte unique. Chacune de ses caractéristiques recèle en elle de nouvelles sources de douleur psychique potentielle.

Pour le cas de la femme surdouée, d’autres éléments encore sont à prendre en compte. Elle adoptera plus fréquemment une stratégie d’hyperadaptation qui pourra finir par devenir très lourde à porter (douleurs cristallisée plutôt qu’extériorisées), d’autant qu’elle trouvera rarement une aide extérieure (elles intimident). Si elle est mère, il lui faudra également gérer les relations avec son enfant (souvent surdoué également) et avec le monde scolaire, ce qui la replacera face à ses propres démons, notamment face à cette peur de ne pas être à la hauteur. Quant à construire un couple… il lui faudra pouvoir réussir à être elle-même sans faire peur ou être vécue comme « castratrice »…

Si l’on considère ce couple, on notera que, fréquemment, les deux personnes qui le composent sont surdouées, leurs failles et leurs forces répondant positivement à celles de l’autre. Le diagnostic lorsqu’il n’est pas posé avant la formation du couple va apporter un élément nouveau, le couple sera nécessairement repensé et réajusté à la lumière de cette nouvelle information. Parfois une thérapie sera nécessaire. Un couple de surdoués n’est pas nécessairement un couple heureux, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte…

Pour finir, il paraît important de parler des surdoués qui vont bien, car ils existent, même si les psychologues les connaissent moins (ils ne consultent pas). On peut cependant appréhender, à travers les enfants et adolescents qui grandissent sereinement, les composantes probables de l’accès à l’épanouissement pour un surdoué avec principalement une estime de soi solide, et un développement mesuré entre adaptation et affirmation de soi. A l’âge adulte, la résilience, la plasticité cérébrale, la capacité à saisir les petits bonheurs de la vie et à utiliser ses ressources particulières (intelligence, hypersensibilité, créativité, capacité à rebondir, empathie, énergie notamment) seront les clés du mieux-être, rien n’est donc perdu. Un surdoué devra simplement garder en tête les mécanismes qui peuvent laisser place à des pathologies et peuvent faire sombrer. Les thérapeutes, eux, devront retenir que si la douance n’est pas une pathologie, elle peut induire une souffrance qui se manifestera d’une manière toute particulière. Connaître et reconnaître ce fonctionnement sera indispensable à un diagnostic correct et une prise en charge adaptée.

« Rien n’est jamais joué tant que l’on est en vie »!

 

 

 

00:36 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

02/01/2017

Les adultes surdoués - quel rapport à l'identité ? Rapport à la norme ? Handicap ? Don ? Et après ?

 

Modératrice : Caroline Sordia
Avec Monique de Kermadec, Catherine Besnard-Péron.

Catherine Besnard-Péron (Coach, psychothérapeute, adultes à haut potentiel intellectuel).

Monique de Kermadec ( Psychologue Clinicienne, Psychanalyste membre de l'Association de Psychanalytique de France, membre de l'International Psychoanalytical Association, membre de l' American Psychological Association, membre au World Concil for Gifted Children, membre de l'EPWN, auteure de "Pour que mon enfant réussisse" (Albin Michel, 2010),"l'Adulte surdoué","Apprendre à faire simple quand on est compliqué" (Albin Michel, 2011), Le Petit Surdoué (Albin Michel,2 septembre 2013).

Table ronde menée dans le cadre de l'Intelligence Day, le 12 octobre 2013 à Nantes. Journée organisée par Mensa Pays de la Loire.

"Être à haut potentiel intellectuel n'est pas définitivement pas être quantitativement plus intelligent mais fonctionner avec une intelligence qualitativement différente. Être à haut potentiel, c'est aussi et peut-être surtout, être au monde avec une hypersensibilité, une réactivité émotionnelle exacerbée, une réceptivité afflictive, une extrême empathie dont l'ampleur et l'intensité envahissent le champs de la pensée."

Jeanne Siaud-Facchin " les enfants à haut potentiel : aspects théoriques, réalités cliniques ", in Sylvie Tordjman (dir.), Aider les enfants à haut potentiel en difficultés, ed P.U.R., Rennes, 2010, p.18.

L'intelligence Day rassemble des professionnels et des associations autour de la question de l'intelligence et plus particulièrement du haut potentiel intellectuel. Consciente de la nécessité d'informer à propos d'un sujet encore trop méconnu ou soumis aux a priori, de la nécessité de faciliter les échanges entre les différents acteurs du haut potentiel intellectuel, Mensa Pays de la Loire organise une journée de tables rondes et invite à cette occasion des professionnels et des associations à échanger sur leurs recherches, leurs pratiques et les possibilités pouvant être proposées aux personnes à haut potentiel intellectuel.

 

 

22:10 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2016

Tribute to Native American tribes - les plus anciennes séquences filmées et enregistrements de musique vintage rares

 

 

Auteur inconnu - Frances Denmore enregistre Mountain Chief, Blackfoot- 1916

Frances Denmore Recording an Indian Man.jpg

Frances Densmore (May 21, 1867 - June 5, 1957) était une ethnographe et ethnomusicologue américaine, deux divisions d'études de l'anthropologie. Elle a travaillé comme enseignante de musique avec des Natifs Américains dans tout le pays, tout en apprenant, enregistrant et transcrivant leur musique, et compilant des informations sur son usage dans leur culture. Elle a aidé à préservé cette culture à une époque où la politique du gouvernent était d'encourager les Natifs Américains à adopter les coutumes occidentales. Elle commença à enregistrer de la musique officiellement pour le Smithsonian Institution's Bureau of American Ethnology (BAE) en 1907. En plus de cinquante ans d'études et de préservation de la musique amérindienne américaine, elle a collecté des milliers d'enregistrements. de nombreux enregistrements qu'elle a faits sont conservés à la Library of Congress. Alors que les enregistrements originaux étaient souvent sur des cylindres de cire, un bon nombre d'entre eux ont été reproduits sur d'autres média et inclus dans d'autres archives. Elle est morte en 1957 à l'âge de 90 ans. 

 

Frances Densmore with American Indians outside of a tipi, 1900.jpg

 Frances Densmore with American Indians outside of a tipi, 1900

 

 

 

 

 

 

14:51 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

Aaron Huey - La vraie histoire des prisonniers de guerre indigènes des Etats-Unis

 

L'effort d'Aaron Huey pour photographier la pauvreté en Amérique l'a conduit dans la réserve indienne de Pine Ridge, où la lutte du peuple indigène Lakota — ignorée malgré la situation effroyable — l'a forcé à ré-orienter son travail. Dix ans plus tard, ses photos obsédantes s'entremêlent avec une leçon d'histoire choquante (la vraie histoire) dans cette allocution à TEDxDU.

 

 

Honor the Treaties, un documentaire d'Eric Becker (2012)

 

 

 

20/12/2016

Alexo Xenidis

 

Fin de partie

 

Alors
C’est fini il n’y a plus rien plus rien à voir à dire à tuer
Il n’y a même plus de décor des cartons éventrés des choses
Non identifiables qui s’enchevêtrent au sol
On peut éteindre les lumières
Fermer le grand rideau
Sur Alep
Le troupeau peut se lever de ses fauteuils rouge sang
Quitter le théâtre des événements
Chercher pour la prochaine fois un spectacle nouveau
Une comédie ce serait une bonne idée
Commenter Après tout cela nous dépasse ces intérêts supérieurs
Nous ne savons plus qui est le méchant l’indien le shérif le policier
Et où sont les héros qui sont les traîtres
Ils s’en vont et ils cachent leurs mains dans leurs poches
Le théâtre est vide, obscur, on n’entend plus rien,
La poussière tombe son odeur sèche
Quelques bruits à peine au loin comme des sacs
Que l’on trainerait parmi les pierres.
Si quelqu’un vous dit un jour que je suis désespérée
Répondez lui
que c’est de vous
Que je désespère

 

 

17:48 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

11/12/2016

Guillaume Meurice, "Que demande le peuple ?" - Allez le voir, c'est excellent !

 

GUILLAUME-MEURICE_3444948364302302019.jpg

 

 

 

18:57 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

Chistophe Fauré - le conditionement médiatique

                                      

"Ecoutez attentivement les nouvelles du matin. Que disent-elles ? A de rares exceptions, il ne s’agit que d’accidents, de décès, de catastrophes, de difficultés, de tension. Elles ne véhiculent que de la lourdeur psychique ! On nous fait très rarement part de bonnes nouvelles qui nous inspireraient, nous tireraient vers le haut, nous donneraient envie de fournir le meilleur de nous même et de nous dépasser pour autrui…

Le conditionnement médiatique a un effet pervers car il agit comme des suggestions hypnotiques : à force d’entendre répéter encore et encore des messages négatifs, nous finissons par les intégrer au niveau inconscient et nous y réagissons émotionnellement par une forme d’abattement.

Faites l’expérience : pendant un mois, éteignez votre télévision, éteignez votre radio, cessez de lire les journaux et regardez si, premièrement le monde s’en porte plus mal et deuxièmement, si vous n’allez pas mieux...


Qu’on soit clair : ce n’est pas faire la politique de l’autruche. En effet, si toutes ces informations négatives vous poussaient concrètement à l’action pour que les choses changent , alors oui, ces informations auraient un impact positif : elles vous permettraient de vous mettre en mouvement. Mais que se passe-t-il en réalité ? Que faisons nous de ces informations ? Rien. Ou presque.


Elles ne font que se déposer en nous, consciemment et inconsciemment, sans que nous puissions y faire quoi que ce soit. Que se passe-t-il alors ? Comme nous ne pouvons agir concrètement sur les affaires du monde, toutes ces nouvelles catastrophiques induisent en nous, jour après jour, un sentiment d’impuissance, nous donnant une impression de perte de contrôle et de fatalité. Triste résultat, n’est-ce pas ?

Comprenez alors que vous avez réellement le pouvoir de bloquer le flot chaotique de ces informations négatives.


En fait, à vouloir, à tout prix, « être au courant » des affaires du monde, on se trouve happé et on se déconnecte émotionnellement de sa réalité immédiate. Au lieu de vous alarmer sur la pauvreté dans le monde, demandez-vous plutôt : quelles actions concrètes puis-je accomplir contre la pauvreté dans mon quartier ? Qu’est-il possible de mettre en œuvre, ici et maintenant, dans mon environnement immédiat ? "

 


 

18:36 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)