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10/10/2019

Bozco - Sofia, Bulgarie

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19:17 Publié dans DREAMZ | Lien permanent | Commentaires (0)

Spiritual

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Santiago Mutumbajoy ‎– Yagé Pinta!

 

"Weaving in and out of the shaman's body, which is the same as the body of the song, these songs are the medium by which spirits are conjured, witchcraft laid to rest, and the universe put on edge. Treat them accordingly. They might change your life. They did, mine. They are sung by Santiago Mutumbajoy whom I taped with a cheap old tape-recorder at different times, mostly in 1976, when I was living with him and his wife Ambrosia. Their two room wooden house sat on a hill in the cloud forest near the town of Mocoa where the Andes drop into the Putumayo River Basin in southwest Colombia. Today their son, Luciano, carries on the practice there, while their daughter, Natividad, sustains it in neighbouring Caqueta province. For the whole night, under the influence of a hallucinogen called yage, the healer sings his song the power of which is due not to words, lyrics, or poetry. Instead it lies in the quality of the sound and the way that sound creates pictures in your mind while dissolving your body. The singing is the key to the magical power. It is that power. It is what brings the healer and the patient into the realms of the spirits that lie within and behind every visible thing." - Michael Taussig

 

 

 

 

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Auteur inconnu - Amazonie burger

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11:27 Publié dans MESSAGES | Lien permanent | Commentaires (0)

Sarah Roubato

 

 

Ce que nous nommons le système n’est pas un monstre caché qui impose son règne sur des individus sans défense. Le système est le pacte que les individus font avec une série de croyances et leurs manifestations dans le réel qu’une poignée met en œuvre.

 

 

 

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La mer de plastique andalouse

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Henry David Thoreau

 

 

Je dois m’assurer de ne jamais, à aucun moment,

participer à ce que je condamne.

 

 

 

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René de Obaldia

 

 

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in Innocentines

 

 

 

 

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Isidor Lappin

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09/10/2019

Dé-camper de Florentine Rey

 

Gros Textes éd.2018

 

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50 pages, 9 €.

 

 

 

Avant que ne meure le temps d’aimer, comme le chante Barbara, avant de repeindre ou de redécorer, elle s’est désencombrée de tout ce qu’elle savait ne pas être elle pour tenter d’aller se trouver ailleurs. Seule.

 

« Elle se croit sans colère.

Rupture facile, pardon, grandeur d’âme ; elle flaire le mensonge, les bobards de la marchande de chimères, le cœur protégé par des ruses de sioux.

Sa colère c’est à elle qu’elle l’adresse.

Son cerveau cède le contrôle à des forces anciennes.

 

(…)

 

Son projet : mettre l’essentiel dans une valise et partir le plus loin de la ville, du béton, du plastique, des corps à la mode. »

 

Elle décampe donc pour aller camper seule dans le sud de la France. Une grande voiture, une tente, un carnet, un crayon. « Une assiette, un bol et trois couverts suffiront. » Une nouvelle tête :

 

« La crête c’est marrant, typé, mais pas joli. » Dixit sa mère.

« Toute la violence qu’elle essaie de contenir, elle la porte sur sa tête.

La coupe WOODY : une coupe de piqueuse de bois vert. »

 

WOODY à qui le PIVORE viendra tenir compagnie, le pic-vert vorace qui dévore les mots bavards, Maître PIVORE, le juge qui rendra son verdict : coupable de rien du tout, on remballe, on retourne sur la plage, écrivez, circulez.

 

Trouver ce qu’elle est hors des clichés. Femme ?

 

« Elle a une jupe dans la tête et les réflexes qui vont avec. Dans ses plis logent des chuchotements de nonnes, des histoires de sorcières, de la rage, de l’enfoui qui fait gonfler les jambes. »

 

Nomade.

Le mot la réconforte : perspective d’une identité la moins définie possible. »

 

Avec Dé-camper, Florentine Rey nous entraîne dans un inner-trip, avec des images, des mots bien à elle, une autodérision qui ne cache pas l’émotion à vif, la névrose, jouer avec les mots jusqu’à trouver la clé de l’énigme de soi, du mal-être. La quête d’une identité qui ne trahirait pas l’être dans sa réalité profonde, abyssale, mais comment émerger de cette mer en soi et affronter le large au-dehors peuplé d’Autres avec qui le contact s’avère difficile, compliqué. Malaise de l’incommunicabilité. Ne pas se noyer : ni hors de soi, ni en soi, sans pour autant chercher à se gaver pour contrer la peur, masquer la faim. Mâcher du chewing-gum, avaler du vide, mais mâcher quand même, mâcher jusqu’à plus de mâchoire, mâcher jusqu’à disparition. Jusqu’à l’apparition de Madame COUJOU, qui boursoufle, grosses joues, gros cou, qui gonfle.

 

« Elle élève la mâche au rang de drogue » mais « La mâche est toxique, ça devient dangereux. »

 

« Si elle reste bouche vide ?

Boucherie dans la bouche ? »

 

Camper, écrit-elle, c’est rétrécir l’habitation et retrouver de l’espace à l’intérieur de soi pour penser, créer.

 

« Ce qu’elle veut ?

Une vraie place dans le monde. »

 

Assumer la sensibilité et la déployer, la dire, se dire sans retenue, faire une force de ce que le monde lui renvoie comme étant un handicap : elle veut être encore plus sensible, sentir plus fort, en faire quelque chose.

 

« Elle dévoilera la planque du chasseur au chevreuil et fera témoigner les poules qui vivent à quinze sur un mètre carré de paille. Elle rencontrera des cochons qui souhaitent qu’on ferme leurs yeux avant qu’ils ne meurent. Les asticots lui montreront comment manger les morts. »

 

Décamper est le journal d’un accouchement d’un soi intégral, l’écriture sert de balancier entre le dehors et le dedans, le trop et le pas assez, tenter le pont de mots pour toucher l’autre sans se mettre en danger, sans creuser plus encore les blessures, celles qui lui donnent envie de se dissoudre, « de débarrasser son corps de tous ses organes, le remplir de sel et l’offrir à la mer ». L’écriture permet de toucher du mot les plaies, leur donner des coups de langue.

 

Femme-poisson, elle habite un château de sable. (…) Personne ne sait qu’elle creuse au centre du château. Un jour, elle coupera sa queue en deux pour se fabriquer des jambes et fuira par le fond du puits.

 

Dé-camper un recueil qui dit le pas pareil, la non-évidence de l’être au monde, la quête, la peur, le courage d’aller à sa propre source. Ce n’est pas un recueil de poésie, c’est de la poésie qui sourd d’un recueil au fur et à mesure où la source est désobstruée, c’est fort, c’est fragile, intime et bouleversant.

 

Cathy Garcia

 

 

 

 

rey 2.jpgFlorentine Rey est écrivain, poète et performeuse. Elle est née à Saint-Étienne en 1975. Des études de piano intensives affinent sa sensibilité, lui apprennent l’exigence mais l’isolent. Une année d’hypokhâgne lui fait rencontrer la philosophie. Elle entre ensuite à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. À la fin de ses études, elle crée une structure de production artistique où se croisent l’art et la technologie. Six ans plus tard, la nécessité d’écrire et de créer la rattrape. Elle se consacre aujourd’hui à l’écriture et à la performance. Son travail interroge notamment le corps et le féminin. Son site :  https://florentine-rey.fr/

 

 

 

 

美撒郭

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Encercler l’écume, effacer les déluges de sel.

Ensevelir mon nombril dans l’étoffe des défaites.

 

cg in Le poulpe et la pulpe

 

 

 

Cedrick Nöt

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Marina Tsvetaieva

 

Je suis exclue de naissance, du cercle des humains, de la société. (...)

Je suis sans âge et sans visage. Peut-être suis-je la Vie même.

 

in Vivre dans le feu

 

 

 

 

 

 

 

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08/10/2019

María José Llergo - Me Miras Pero No Me Ves

 

 

 

 

20:23 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

07/10/2019

La boue, extrait de Pandémonium II

Poème que je traîne depuis longtemps, publié enfin dans le tout récent Pandémonium II... certains d'entre vous se souviennent peut être, ce fut pour moi toute gamine, la prise de conscience sur les limites du journalisme... et de ce qu'on appelle "information"...

 

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texte de cathy garcia               ill. Omayra Sánchez d'après Frank Fournier

 

 

 

zone dévastée 
tôles flottantes
torrents glissements 
zone engloutie
la gamine ne peut dire mot
émettre un son 
sa bouche envasée
sa langue d’eau
souillée

ses yeux noirs
si noirs

personne 
plus que fange 
pour la prendre dans ses bras
et ses grands yeux noirs
fixent la caméra
le journaliste étranger 
qui l’immortalisera
quelques minutes 
à l’autre bout du monde
quelques minutes
d’apitoiement

entre fromage
et dessert

 

 

paru dans Pandemonium II

 

 

Publié en ligne avec mon accord par Au hasard des connivences :

http://auhasarddeconnivences.eklablog.com

 

 

 

14:53 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)