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24/11/2020

The bookshop d'Isabel Coixet (2018)

 

 

 

Carles Netto Lluis - Papers 3, 2019

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Il y a dix, vingt, trente ans et la vie passe. Inconsciente. Même nœuds, mêmes impasses. Nos grimaces et nos cris, étranges colifichets empruntés au théâtre d’ombres. Impasse des tourments, des rancœurs à déloger, des caillots de vanité.

 

Passez-moi la lame qui incise la matière du langage. Sève d’étoiles, draille des signes. Babel fond sous ma langue. J’en fixe simplement l’ombre sur le papier. Infini fugitif. Mes empreintes sur les neiges éternelles de l’inconnaissance.

 

in Celle qui manque

 

 

Ali Farka Toure, Ry Cooder - Ai Du

 

 

 

19:50 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Agim Sulaj

Agim Sulaj 1.jpg

 

 

Blanche

 

 

On voit de drôles d’oiseaux échoués sur nos plages
De drôles d’oiseaux !
Ils ont de l’écume plein les plumes
Ils ne bougent plus
Du sel plein les yeux qui ne s’ouvrent plus
…Au moins ils ne souffrent plus

Leur ramage se rapporte à leur plumage
On voit de drôles d’oiseaux
Qui arrivent par vagues
Corps mourants qui dansent
Bal atroce
Ils viennent chanter sans voix
Nous parler d’espoir et d’errance
De leur avenir pris dans des ronces
Ils viennent perdre nos regards dans l’vague
Et Bam ! En réponse
On ferme nos ports
Nos cœurs, nos portes
Ils s’enfoncent

Je revois ce petit rouge gorge
Allongé sur le sable
De loin on dirait la ruine d’un monde qui fait l’mort
Oui mais de près c’est un enfant
Qui dort qui dort
Petit prophète deplumé
Craché par la tempête
Minuscule poète
Petit rêve depouillé

On voit de drôles d’oiseaux échoués sur nos plages
Avant sur la rive
on trouvait des bouteilles et on lisait les messages
Mais les prières roulées dans des flacons de chair
On préfère les laisser couler
On laisse les chagrins se noyer
En pleine mer
Y’a tant de sos qui s’perdent
En pleine merde
D’oiseaux messagers qui viennent se crasher sur nos ombres
Et on oublie qu’dans c’monde
On est tous mi-grands mi-p’tits
Mi-grands mi-p’tits

Nous, On voudrait se reposer de nos soucis
Le plus loin possible des bains d’sang
Et ça s’comprend
Ici on d’vient barges alors comment devenir berges ?
On peut pas voir large
On peut que gamberger, se murger
Et puis, Bâtir des murs qui dissimulent mal le murmure de l’animal
Pour oublier que dans c’monde
On est tous mi grands mi p’tits
Mi grands mi p’tits

En restant mutique on s’mutile
En même temps que dire ?
J’me sens si impuissante c’est épuisant
Comment être utile ?
Ni mystique ni politique
Mon seul pouvoir est poétique
Et ce soir très hypothétique
Peut être que mon premier devoir
C’est juste de voir
Et de dire ce qu’en penserait
La petite fille que j’ai été :
Y’a des hommes à la mer
Des enfants en bas âge à bâbord
Et des mères dont les larmes débordent des canots de sauv’tage
Alors pour rester debout demain, humains
Faudra jeter des bouées
Et tendre des mains
Des mains !

Le cœur en miettes sur la main
C’est la que les oiseaux viennent se mourir
La voix tremble, s’étrangle et demande
Sans plier
Quitte à supplier
« Ouvrez les ports
Laissez nous dev’nir terres d’asile
Je me doute bien qu’ c’est compliqué
Mais on peut plus vivre comme des îles…
L’humanité est en péril
Si elle laisse ne serait-ce qu’un d’ces Hommes périr sans pleurer
Quand des corps coulent à pic
C’est l’urgence on agit
Toi tu prends l’temps d’reflechir
Mais leurs poumons qui s’ remplissent sont le sablier
Leurs poumons sont le sablier !
bordel ce gosse ça pourrait être ton fils
T’as toujours pas pigé ?!
Tu oublies qu’ dans c’monde
On est tous mi grands mi p’tits
Mi grands mi p’tits
…Raisonnement elliptique

Je vois de drôles d’oiseaux échoués
Sur mes pages
J’voudrais leur donner des noms
Des noms d’Hommes
Mais ils restent anonymes
Sans figure et sans âge
Masse informe qui dérive
Comme une tache de pétrole, de chloroform’ et d’bile

J’ai le cœur mazouté
On compte les morts !
Humanité j’écris ton nom
Mais je sais pas où t’es…
Alors les yeux salés
Mi ouverts, mi clos
Je rêve
Je vois de drôles d’oiseaux
Je vois de drôles d’oiseaux qui voguent
Et guident des bateaux qui volent
De drôles d’oiseaux qui voguent et guident des bateaux qui volent…
Je rêve et je me souviens
Que dans cette vie
on est tous
Si p’tits et si grands
Si p’tits mais si grands…
Ensemble

 

 

 

Afro Celt Sound System - Inion

 

 

 

19:33 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Yuko Shimizu

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avant qu’il ne faille démêler

dans la chambre d’automne

le pelage et les ronces

le miroir aux corneilles

et les linges souillés

il nous faudra suivre

le sentier de cire

trouver la gâtine

où l’on a brûlé les lucioles

de nos crânes roussis

 

cg in Aujourd'hui est habitable, Cardère 2019

 

 

Loreena McKennitt - The Mystic's Dream

 

 

 

12:33 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (1)

Cédrick Hoffmann

 

 

Cédrick Hoffmann .jpg

 

je serai ta brèche

secret prodige

questionne cette faim

sous nos ailes tremblantes

vertige-moi

je serai cascade

ta résurgence dans l’immensité

 

in Des volcans sur la lune

 

 

Christian Guerder - Le Crépuscule des Dragons

Christian Guerder Le Crépuscule des Dragons.jpg

 

Mystique dieu

Des herbes folles

 

Soleil ouragan

Œil du dragon

 

in Ailleurs simple, Nouveaux Délits éd. 2013

 

 

20/11/2020

Mikhail Kalinin

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Y a-t-il mieux à faire que de contempler les mésanges ?

Plus bon que la joie défroissée, toute en crinière douce ?

 

cg in Le poulpe et la pulpe, Cardère 2010

 

 

 

 

Sonny Boy Williamson- Bye Bye Bird - 1963

 

 

 

23:35 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Tim Flach

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Ingo Arndt - Nid de Jardinier à nuque rose

Ingo Arndt -the-grey-decorative-objects.jpg

 

 

Geraldine Barney · Tsidii-Bird

 

 

 

 

23:05 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (1)