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CATHY GARCIA-CANALES - Page 4

  • Multinationales : hold-up sur nos fruits et légumes & Semences paysannes

     

    La première diffusion remonte à 2019, pour une enquête sur 2017/2018, édifiante, aujourd'hui ça ne peut qu'être pire.

    "Aujourd’hui, qu’ils soient bio ou pas, presque tous les fruits et légumes que vous achetez sont calibrés comme des produits industriels. Pour cela, les multinationales ont mis au point des semences totalement standardisées. Linda Bendali et l’équipe de Cash Investigation révèlent pourquoi, en un demi-siècle, nos tomates ont perdu par exemple plus de 50% de leurs vitamines. Les semences à l’origine des fruits et légumes que nous consommons sont désormais la propriété d’une poignée de géants mondiaux comme l’Allemand Bayer ou le Français Limagrain, qui pèse, lui, plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un business mondialisé où la graine se vend plus chère que de l’or. La réalisatrice Linda Bendali est partie en Inde, où les multinationales font produire leurs graines. Elle a découvert des femmes et des enfants qui triment pour une poignée de roupies. Cette course à la semence high-tech peut aussi avoir des conséquences sur notre santé. Elle a enquêté sur ces blés destinés à la fabrication de nos baguettes ou de nos pains de mie que certains consommateurs ne digèrent plus. L’hypersensibilité au gluten n’est pas qu’une mode, vous comprendrez pourquoi les partisans du « sans gluten » sont si nombreux ! Menace pour la santé, perte de nutriments, « privatisation » du vivant, le grand hold-up des industriels sur nos fruits et légumes."

     

    Réfléchir avant de consommer oui mais soutenir aussi les semences paysannes, une lutte plus qu'essentielle. Juste un chiffre sans parler des bandits que sont ces multinationales, de leurs mensonges permanents et du fait qu'elles exploitent à tour de bras les humains partout sur la planète, en moins de 100 ans, on a perdu 75 % de la diversité des fruits et légumes cultivés. Or, cette diversité est essentielle sur le plan de la sécurité alimentaire, sans parler de la perte en nutriments, toute aussi grave et des saveurs qui sont liées à ces nutriments essentiels à la santé. 

     

    Je vous invite à aller découvrir le Réseau Semences Paysannes qui anime un mouvement de collectifs ancrés dans les territoires qui renouvellent, diffusent et défendent les semences paysannes, ainsi que les savoir-faire et connaissances associées.

    Ces collectifs inventent de nouveaux systèmes semenciers, source de biodiversité cultivée et d'autonomie, face au monopole de l’industrie sur les semences et à ses OGM brevetés.

     

    https://www.semencespaysannes.org/

     

     

     

     

  • POINT GEAI #20

     

    Depuis pas mal de temps, j'envoie ce que G, ce qui me vient au Point Geai 20, où je retrouve mensuellement, des complices et ami-e-s de plumes comme Guénane Cade, Eric Déjaeger, Marc Tison, Patrice Maltaverne, Marianne Duriez et bien d'autres, rassemblés au PG#20 par le généreux Didier Trumeau, poète et ex-fanziniste de L'Heure Tard.


    Une feuille simple imprimée recto verso et pliée.
    15 très courts poèmes de 15 poètes en goguette avec la lettre G

    Voilà, c'est tout, du fait main, convivial

    que chacun peut imprimer

    et diffuser à volonté s'il le peut.

     

    Geai décembre.JPG

     

    Pour participer et/ou recevoir (par mail) le PG#20,

    contactez enitram.treab@orange.fr

     

     

    En Avril les gosses grimpent aux châtaigniers, la figure rougie par la gaieté et les campagnols grignotent le gland qui germe. C’est les grains qui grandissent, les graines qui godillent et puis c’est l’imaginaire en voyage qui s’égraine avec le solfège… 
    Des villages au G aigre !C’est l’engeance qui galvaude l’urgence ? Ne changez pas !
     
    Didier Trumeau
     
     

     

  • Nouveaux Délits n°84

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    Que dire, sinon faire pour une fois abstraction du monde et partager ma joie renouvelée de concevoir et fabriquer cette petite revue ? Je l'appréhende parfois car c'est du temps et du travail mais je n'en reviens toujours pas de ne pas avoir flanché, malgré toutes les péripéties, épreuves, obstacles de la vie qui ne manquent pas et voir Nouveaux Délits tenir encore à bout de bras, 23 ans après son éclosion.

     

    Avoir toujours eu la certitude que cela pouvait s'arrêter n'importe quand aide sans doute à tenir sur la longueur et puis peut-être aussi est-ce justement pour moi un repère au milieu du chaos. Et puis, surtout, jamais je ne me lasse de vous lire, d'être emportée, touchée, émue, enthousiasmée par vos textes, votre envie d'écrire. Je ne sais que trop à quel point cela peut être thérapeutique, parfois c'est tout ce qu'il nous reste dans les grandes dévastations et plus les textes sont à vif, sincères, imbibés de l'encre de l'urgence, plus ça me bouleverse et jamais je ne me lasse d'être bouleversée. J'aime accueillir les mots du corps et aussi les mots de la terre, les mots du simple, les mots de ce qui est à la fois fragile et solide, les mots arpenteurs, les mots paysans. Les mots qui foulent le sol et se font fleurs, mousse, écorce, vers, oiseaux, vent.

     

    C'est peut-être là aussi le secret de la longévité. Nouveaux Délits a toujours eu vocation d'être une sorte d'auberge cosmopolite, de refuge pour toutes sortes d'écritures qui peuvent ne pas plaire à tout le monde. Le trop lisse, le consensuel, le "pour faire joli", ne m'intéressent pas. Voici donc encore un numéro éclectique, riche, et j'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j'ai eu à accueillir toutes ces plumes vives. Pour octobre, un numéro spécial encore est en préparation, puissant et très précieux pour moi, j'ai hâte !

     

    cgc

     

     

     

    édito, sommaire et + de ce nouveau numéro, ici :

    http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/archive/2026/03/28/revue-nouveaux-delits-n-84-6589643.html

     

     

  • Le monde émoi lu par Éric Aubel

    COUV REC.jpg"« La poésie n’est pas un art pur, indépendant. Elle n’est que révélatrice. La poésie n’a pas besoin d’être, c’est tout le reste qui n’est pas, sans elle. »

    C’est une phrase que j’aurais aimé écrire. Je suis très jaloux. Voilà trois semaines que je la relis tous les jours, d’où ce petit texte.

    Pas besoin d’aller chercher dans une académie poussiéreuse une définition quelconque à la poésie. Vous répondez à la question que se sont posé tous les poètes depuis Homère. Et vous y répondez par une sublime négation. C’est très puissant. En trois phrases courtes, vous jetez aux oubliettes la sempiternelle question : qu’est-ce que la poésie ? Mettant en évidence que cette question, si elle est légitime, tend à enfermer la poésie dans un tiroir par la réponse qu’on lui donne : la poésie, c’est ceci, la poésie, c’est cela, etc. Un nombre incalculable de pages ont été noircies. Elles peuvent maintenant remplir les corbeilles à papiers. Vous avez répondu de la plus lumineuse des manières.

    Mais en allant un peu plus loin, ce n’est pas très étonnant de lire cette mise en lumière sous votre plume. Elle est sans doute directement inspirée par votre parcours et votre façon d’habiter le monde. C’est-à-dire habiter poétiquement le monde (clin d’œil à Hölderlin). C’est la façon que vous avez de lier votre mode de vie à votre pensée qui inspire cette réflexion. Ça ne doit pas être facile tous les jours. Mais oubliées les vieilles idéologies. On a vu ce que cela provoque. L’exemplarité est le meilleur miroir où chercher une voie…

    Mais j’arrête là, il y aurait trop à dire."

     

    Éric Aubel, poète