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16/03/2019

Jiddu Krishnamurti

 

La vertu, l’éthique ne consistent pas dans la répétition du bien. 
Toute vertu cesse d’en être une dès qu’elle devient mécanique.

 

 

 

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Rafael Sanz Lobato - Viernes Santo, Bercianos de Aliste, Zamora -Espagne - 1971

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Isaac Albéniz - Asturias

 

 

 

 

 

 

22:24 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Rafael Sanz Lobato - Autosacramental Camuñas - Tolède - 1970

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15/03/2019

Buñuel après l'âge d'or de Salvador Simo (2018)

 

 

 

 

 

Crypte des Capucins - Église Santa Maria della Concezione - Rome

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Victor Hugo - Ecce Lex - 1854

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Graffiti du château de Bonaguil - Lot-et-Garonne

 

« Si gît un malheureux sergent

qui fut pendeu le vit bandent

contre lordre de la nature

un moine passant par le port

le voyant en ceste posture

crut quil vouloit foutre la mort ». 

 

 

 

21:38 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Marco Melgrati

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21:37 Publié dans WE HUMANZ | Lien permanent | Commentaires (0)

André-Philippe Côté

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14/03/2019

Le gilet troué

Une des solutions peut-être, serait d'oser prendre le risque de la pauvreté, de la dégringolade sociale, oser l'humiliation, oser être considéré comme des merdes, mais refuser radicalement d'être complices d'un système aussi injuste, stupide et mortifère que le nôtre, humains du XXIe s. Faire autre chose, autrement, même si ça veut dire être dans la galère, mais la plupart ont peur de la pauvreté (et pour cause, elle est la grosse tache qui nous désigne comme le "mal"), donc la plupart se taisent, ravalent, se bouchent les écoutilles, au pire ils deviennent désabusés et cyniques ou se cherchent des boucs émissaires sur lesquels faire refluer toutes leurs frustrations, mais ils continuent à faire des boulots pourris qui pourrissent la terre, leur vie, leur âme, se rendent complices de ce qu'ils dénoncent même parfois, mais n'osent pas lâcher prise, prendre le risque de dégringoler, pour compenser ils consomment, consomment, parce que c'est la seule récompense à leur résignation, leur compromission, la mort de leurs rêves interdits, consommer toujours plus. On peut aller dans la rue autant qu'on voudra mais tant qu'on n'osera pas être autrement, qu'on n'osera pas essayer autrement, vivre autrement, pas plus tard, ni demain, mais là maintenant, immédiatement, en assumant le risque d'y perdre gros sur le plan matériel, un risque qui tant qu'on sera si peu nombreux à le prendre est un risque réel, le risque d'y perdre gros sur le plan de la reconnaissance socioprofessionnelle, sur le plan des apparences pour la famille, les amis, les voisins, à ses propres yeux formatés par une idée de la réussite totalement faussée... Tant qu'on n'osera pas ce pas, ce pas qui en nombre pourrait vraiment être le premier pas vers un nouveau monde, tant qu'on n'osera pas dire "I quit", alors rien ne changera, tout empirera. L'action qui porte à conséquence, c'est celle que l'on fait là où on est et en tant que nous-mêmes, individuellement, dans tous les aspects de notre vie, désobéir chaque fois que ce qu'on nous demande, nous impose, nous colle dessus, n'est pas juste, n'est pas viable, n'est pas défendable... pour nous-mêmes, pour les autres ici et loin ailleurs, pour la planète, pour les générations à venir. Désobéir, c'est se réveiller, avoir ce courage là et oser s'il le faut cette dégringolade matérielle, la vraie solidarité, l'entraide, on la découvrira quand on aura franchi ce pas là, en nombre...

Je suis pour le gilet troué !!!

 
CGC
 
 
 

20:27 Publié dans MESSAGES | Lien permanent | Commentaires (1)

13/03/2019

Au petit bonheur la brousse de Nétonon Noël Ndjékéry

 

coll. Mycélium mi-raisin, Hélice Hélas éd.

à paraître en France le 29 mars 2019

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380 pages, 24 €

 

 

 

Une noria de nuits au pelage léopard accoucha de dizaines de soleils qui, l’un après l’autre, pyrogravèrent le ciel de part en part sans y laisser le moindre sillon.

 

 

Au petit bonheur la brousse est un roman dense, consistant, aussi savoureux que désespérément tragique, qui tisse un lien improbable entre une Helvétie paisible, fraîche et ordonnée, lisse et impeccable comme un livre d’images et un pays en sueur, chaotique, déchiqueté par la violence, la corruption, la cupidité, l’injustice et le mensonge. Bel héritage postcolonial entretenu par Didi Salman Dada, alias L’Autre-là, président agrippé au trône depuis presque cinquante ans et qui « pouvait dormir sur ses deux oreilles tant qu’il continuerait à brader l’or noir tchadien à ses parents occidentaux ».

 

Ce lien entre la verte Genève et la brousse turbulente et aride de la province du Takoral, s’appelle Bendiman Solal, enfant suisse du Tchad ou enfant tchadien de Suisse, dont l’enfance a été bercée par le jet d’eau du lac Léman, le pompon de neige au sommet du Mont Blanc, l’amour de ses parents – son papa est comptable pour l’Ambassade tchadienne - et de Ginette, dit Gigi, sa marraine adorable et adorée, les jeux, les livres, toutes les histoires qu’on lui a raconté : celles du pays de ses ancêtres qui lui ont donné le goût de l’aventure et celles de Guillaume Tell et Madame Royaume qui lui ont donné un idéal d’héroïsme et le font rêver grand dans la belle et tranquille résidence genevoise.

 

Aussi, quand ses parents sont soudainement rappelés au Tchad, qu’il ne connaît donc que par la langue des griots, c’est certes avec une certaine appréhension mais surtout avec une immense curiosité mêlée d’une forme de respect, qu’il s’apprête à poser les pieds au pays des ancêtres. Abreuvé d’histoires d’un Tchad voué à la magie noire, il se rêvait déjà comme un Harry Potter des Tropiques. Ce qu’il n’aurait jamais pu concevoir, jeune et naïf adolescent si enthousiaste à l’idée de découvrir enfin sa terre originelle, c’est que sitôt arrivé, non seulement il allait être séparé de ces deux très chers parents mais que ces derniers allaient être immédiatement arrêtés et mis au secret pour raison d’État.

 

D’un seul coup, tous ses repères sont effacés, « à leur place avait surgi un monde rude, ivre de soleil et craquelé de sécheresse, un monde où tout se passait comme dans un vieux film mal colorisé et projeté au ralenti. Les personnages, pour la plupart efflanqués, étaient aussi fâchés avec la nervosité qu’ils étaient adeptes du rire. Quand au décor, mélange d’immeubles en béton et de maisons en banco assiégés par la brousse, il étalait son indigence de couleurs et de reliefs dans une monotonie à filer le bourdon à une enclume. » et Bendiman Solal finit très vite par se retrouver totalement démuni et isolé, avec un oncle, le seul qui ne craint pas de l’aider. Bendiman Solal, n’est cependant pas du genre à baisser les bras ou à sombrer dans le désespoir, à peine sorti de son cocon helvétique et donc « profondément imprégné de l’illusion que la justice était à l’œuvre partout, y compris au cœur de l’Afrique », il s’est donc donné une mission : retrouver ses parents. 

 

Une mission que l’adolescent poursuivra envers et contre tout dans ce pays qui, pensait-il, venait de tout lui prendre, mais ce n’était qu’un début. Parcours initiatique et brutal au cours duquel Bendiman Solal, jeune garçon cultivé, intelligent, exceptionnellement doué même, au cœur bon et noble, perdra couche après couche, toute illusion, toute innocence, tout idéal. Il faut le talent d’une plume comme celle de Nétonon Noël Ndéjékéry, lui même tchadien vivant en Suisse, pour en faire un roman aussi prenant, plume qu’il trempe dans l’encre de l’humour le plus décapant : celui du désespoir, une encore d’un noir si lumineux. Encre qui cependant finit par s’assécher elle aussi, à mesure qu’on s’enfonce dans l’histoire comme Bendiman Solal, allias Mini Tell, s’enfonce dans la réalité la plus crue, laissant loin derrière lui comme une carcasse dans le désert, les rêves, les espoirs et la candeur de son enfance.

 

Reste la langue imagée et sublime, poésie sage et digne, des griots, « tout le reste s’avère si extrême dans la douleur comme dans la joie que, sous peine d’y perdre la raison, il faut sans cesse le repeindre aux couleurs des mirages si courants avec l’avancée des déserts. Simple exigence de survie. »

 

Au petit bonheur la brousse ou bien au grand malheur la brousse ? Un mélange, un de ces curieux mélanges que l’humanité touille dans ses sombres chaudrons.

 

Cathy Garcia

 

 

Netonon-Noel-NDjekery.jpgNé au Tchad, Nétonon Noël Ndjékéry a fait des études supérieures de mathématiques. Il vit et travaille en Suisse comme informaticien. Parce que son père était un soldat de carrière, il grandit dans un camp militaire et est très tôt mis au contact de la langue française. Cependant, ses racines se sont d’abord nourries de la puissante sève de l’oralité subsaharienne. Sa mère a juste le temps de lui insuffler le goût de conter avant que le divorce de ses parents ne le sèvre à jamais des berceuses. Mais il a déjà contracté le virus de la parole partagée et en devient une des plus fidèles victimes consentantes. Dès lors, il ne cessera plus de prêter l’oreille à tout griot de passage. L’école lui ouvre ensuite l’univers fabuleux des livres. Il s’y enfonce, papillonne, butine au gré des bibliothèques et découvre fasciné que la parole volante et la parole écrite sont les deux rouages d’une seule et même machine à revisiter rêves et réalités. Il a publié Sang de Kola, L’Harmattan, 1999 ; Chroniques tchadiennes, Infolio, 2008 ; Mosso, Infolio, 2011 ; La minute mongole, La Cheminante, 2014.

 

 

Noam Chomsky

 

Les politiques sociales se révèlent régulièrement être des projets destinés à protéger les riches et les puissants. Les systèmes impérialistes, notamment, sont un des nombreux procédés par lesquels les pauvres du pays colonisateur subventionnent leurs maîtres.

in L’An 501, la conquête continue, 1993

 

 

 

17:38 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Guy Denning

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Andy Singer (VF)

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