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07/12/2017

Patrick Nupert

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Je hais ces moments où l'on perd l'amour de soi, et donc l'amour pour l'autre. Ces moments où l'on se jette en pâture à tous les démons à l'affût. Une tempête ravage ma tête et ma chair, je voudrais fuir, me fuir !

cg in Journal 1996

 

 

 

Linda Zacks

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Ciel couvert. Succession de cuves sinistres, centrales thermiques ou nucléaires, paysage d’apocalypse de toute façon. Règne des pylônes aux trois paires de bras et grandes épaules carrées. Les tours sans fenêtre crachent leurs panaches de venin vers le ciel qui s'affaisse.

cg in Calepins voyageurs et après ?

 

 

 

06/12/2017

Kevin Ledo - Montréal Mural festival - 2014

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(ph. JP Hemery)

 

 

 

Mari Boine Persen - Come with me to the sacred mountain

 

 

 

 

 

 

Joseph Turner Keiley - A Sioux chief - 1898

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Mari Boine - Katrin who smiles

 

 

 

05/12/2017

Mon chutney de kakis

 

 

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Six kakis dont deux très mûrs, deux vilaines pommes ramassées par terre, deux oignons rouges, deux piments frais purple delight, coriandre & cardamome en poudre, cinq clous de girofle, un morceau de gingembre, un morceau de cannelle, deux feuilles de laurier, 75 cl de vinaigre de cidre non pasteurisé, 200 gr sucre (mélange de rapadura & mascavo, fonds de placard), une grosse cuillerée de miel, huile d'olive

Dans une cocotte à fond épais, verser un tout petit peu d'huile d'olive puis à feu vif mettre les oignons finement émincés, rajouter les épices sauf gingembre et laurier, faire suer en remuant, puis rajouter les pommes en petits morceaux, les piments hachés, bien remuer, régler le feu pour ne pas que ça aille trop vite, mettre le sucre bien mélanger encore, puis le gingembre haché et les feuilles de laurier découpées en petits morceaux, rajouter la cuillère de miel puis le vinaigre, monter le feu, et remuer jusqu'à ébullition, baisser le feu et continuer à remuer pendant quelques temps jusqu'à ce que ça épaississe. Ensuite rajouter la chair des kakis (pas la peau !) en commençant pas les quatre moins mûrs, bien mélanger, enfin rajouter la chair des deux très murs, puis cuire à petit feu en remuant 10 à 15 mn, jusqu'à ce que le mélange ait une belle couleur et une belle consistance de chutney, il ne faut pas laisser le jus s'évaporer complètement. A mettre alors en pots, préalablement stérilisés (moi je les plonge 5 mn dans  l'eau bouillante ainsi que les couvercles, là il y avait de quoi remplir un gros pot). Mettre le couvercle et renverser le pot sur un torchon jusqu'à complet refroidissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

le Petit marché de Noël à l'Usine à Kroquettes à Concots (46)

 

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Dimanche 10 décembre, L'Usine à Kroquettes ouvre ses portes et vous propose, avec l'association

Zutzigtruck et l'Imprimerie Trace, une nouvelle édition du Petit Marché de Noël. Une belle sélection d’artisans et créateurs locaux où vous trouverez pêle-mêle : affiches, brocante, céramique, couture et friperie, cuir, livres et papeterie, jeux pour enfants et peluches, poèmes et textes, sculpture…


Rendez-vous à L'usine à Kroquettes à Concots à partir de 10h.

Et à 15h30 : Spectacle de Frédérique Camaret "Le Livre Voyageur" au Foyer Rural (3 à 8 ans).

Restauration le midi - crêpes et vin chaud toute la journée

Du côté des exposants :
Imprimerie Trace (papeterie, affiches) / Super Loto Éditions (livres) / Odile Viale (poèmes) / Romain & Sarah (reliure & peinture) / Cathy Garcia (textes & matériossages) / Les cuirs d'Aurélia (création cuir) / Terry (sculpture) / CréaZanine (couture) / Sophie Favre / Alexia / Les p'tits Papoutes (jeux enfants) / Nini-nin zinzin (peluches) / Pan ! & Poum (affiches) / Atelier des Lisières (céramique) / Au P'tit Truc (bazar) / Elodie Huyghes (céramique) / Camille Berthelot (friperie) / Hors Cadre Impressions (affiches).

 

 

 

 

Richard Throssel - Native American Child with Dog - 1910

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Joseph Conrad

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Vincent Descotils - dans les nuages

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Simone Bergantini - de la série black boxes - 2008-2012

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Je marche.

 

L’enfance derrière les palissades, ramasse ses hochets et glisse ses petites mains dans les creux venimeux. Des obsessions cruelles se rendent complices d’ecchymoses.

 

Arrachage. Petites coupures à la dérobée. Huile noire sur la neige.

 

Je dois marcher.

 

 cg in Fugitive (Cardère éd. 2014)

 

 

 

04/12/2017

Walter Breidenbach - Salomé

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François Corvol

 J’ai toujours aimé les femmes bizarres, les folles, les solitaires, les moches aux yeux des autres, les addictes. Les énervées, les passionnées, imprévisibles. J’ai toujours aimé les femmes au tempérament détestable, les obsessionnelles, les dépressives. Les cinglées. Créatives. Les beautés étranges. Maladives. J’ai toujours aimé celles qui n’aimaient pas l’amour ou qui en avaient peur. Les déraisonnées, les « mal faîtes ». Les naïves. Les lectrices. Celles qui ...pensent parfois à la mort (parce qu’on ne peut aimer profondément la vie sans aimer la mort). Celles en qui quelque chose ne tourne pas rond. Les complexes, complexées, fissurées. Les oubliées, mises de côté. Troublées, esseulées, aux goûts enchevêtrés. Qui croient dur comme fer en leur « truc ». Les trop fragiles pour ce monde. Perdues. Multiples. Contradictoires. Les exilées sur terre. Assombries. Talentueuses. Chanceuses infortunées. Suicidées passives. Incomprises. Les « dans leur monde ». Fainéantes, frénétiques par intermittences. Mystiques. J’aime celles qui sont prises pour des ratées, folles à lier ou illuminées. Celles qu’auparavant on brûlait pour sorcellerie. Les à-côté de la plaque. Celles qui vont tout au bout de leurs mirages, jusqu’à les rendre vrais. Mystifiées. Confuses. Fidèles à elles-mêmes. À leur déraison.
Par amour du différent, de ce qui subsiste parfois de vitalité, de souffle naïf, tout au fond des êtres et qui n’est pas perdu.
Cette despotique rébellion, cet intime tumulte, cette voix discordante, désordonnée, au fond d’elles qui lutte convulsivement pour la vie.
Ces êtres en qui la déshumanisation n’a pas pu terminer son travail morbide. En qui ça a cloché. Celles en qui quelque chose de l’enfance est resté qui ne veut pas mourir.
Les poétesses. Et ce mot n’est pas léger en moi. Il est lourd de profondeurs et de symptômes.
J’aime pour toujours. Celles qui ne sont pas l’ordinaire. Qui ne sont pas la conformité. Je les trouve magnifiques. Les vivantes.

 

 


 

Éloïse Capet

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