Brunelle commune (Prunella vulgaris)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Haut perché dans le troène
l'escargot des jardins
se prendrait-il pour une abeille ?
Spontanée ou semée
la belle Américaine
qui a poussé
ci et là ?
on t'appelle Belle de nuit
Primevère du Soir
ou Herbe aux ânes
qui t'apprécient
et même Jambon de Saint Antoine
ou Jambon du jardinier
pour la couleur
de ta racine cuite
et son goût de viande fumée
belle plante
offrant feuilles, fleurs, racines
et huile de tes graines
bienvenue en mon jardin
où je vais juste te laisser
fleurir en paix
.

"Un couple de Français reconverti dans le maraîchage bio s’installe dans un hameau perdu de Galice, où il se heurte à l’hostilité farouche de ses voisins. Signé Rodrigo Sorogoyen ("Los años nuevos"), ce thriller rural magistralement interprété par Denis Ménochet et Marina Foïs orchestre une tension sourde autour de la fracture entre deux mondes.
Antoine et Olga ont quitté la France et leur métier d’enseignants pour s’installer comme maraîchers dans un petit village de Galice. Ils se sont fait une place dans la communauté, cultivent leur potager dans le respect de la terre et ont entrepris de restaurer de vieilles maisons en ruine au bénéfice du village. Ce projet leur vaut les railleries de leurs voisins, deux frères éleveurs qui vivent seuls avec leur mère. L’aîné, le charismatique et colérique Xan, fait la loi dans le hameau et ne cesse de prendre Antoine à partie, surtout depuis que ce dernier a voté contre l’implantation d’un parc éolien qui bénéficierait financièrement aux habitants. De provocation en provocation, ils se dressent l’un contre l’autre dans une escalade implacable…
Les racines de la violence
"La terre est très exigeante. Elle te consume. Tu verras." Ainsi parle un vieil éleveur de chèvres à Antoine, l’étranger qui a choisi de vivre dans cette région lointaine qu’est la Galice, à la beauté aride et chargée de mystère. Avec sa femme, Antoine nourrit un rêve d’authenticité qu’il tente de concrétiser sans ménager ses efforts. Les natifs du village, eux, n’ont rien, et pour certains ne demandent qu’une chose : pouvoir quitter cette terre ingrate et abandonnée. C’est cet affrontement entre deux mondes inconciliables que raconte As bestas ("les bêtes"), thriller aux accents de western qui rejoint des classiques comme Les chiens de paille ou Délivrance dans leur réflexion sur le retour à la nature et les racines de la violence. Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen délaisse la virtuosité survoltée de ses premiers polars (Que Dios nos perdone, El reino) pour distiller une tension sourde qui envahit patiemment l’écran, portée par l’intensité d’extraordinaires comédiens, Denis Ménochet et Luis Zahera en tête. En attendant que le personnage joué par Marina Foïs ne prenne toute son ampleur, dans une seconde partie aussi surprenante que nécessaire..."
Pilleurs de Terre suit le combat de communautés autochtones dont les terres ont été accaparées par des filiales agro-industrielles du groupe Bolloré.
De l’Asie à l’Afrique, leur lutte se poursuit jusqu’en France, à travers une action fondée sur la loi sur le devoir de vigilance.
Film au long cours, Pilleurs de Terre se déploie comme un carnet de voyage documentaire mêlant enquête, immersion et regard poétique, pour interroger notre rapport à la terre, à la mémoire et aux formes contemporaines de domination.
https://www.pilleurs-de-terre.com/






