Lire délivre

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202555555555555555555555555555555556
Vous n’avez pas aimé 2025 ?
Moi non plus
Vous voulez aimer 2026 ?
Moi non plus
Vous pensez que ces vœux sont déplacés ?
Moi non plus
Vous avez des ambitions personnelles ?
Moi non plus
Vous vous levez le matin avec des échelles ?
Moi non plus
Vous avez l’impression d’être dans un stand d’autos tamponneuses ?
Moi non plus
Mais vous avez tellement confiance en votre capacité surnaturelle
Moi non plus
De pulvériser la stratosphère et d’atteindre une sorte d’extase ?
Moi non plus
Une toute nouvelle extase ?
Moi non plus
Pour les temps fascinants qui viennent ?
Ah ???
BONNE ANNÉE 2026 !
Année imprévisible
Pascale de T.
Meilleurs Vœux pour le Nouvel An ! Que la PAIX et la JOIE soient de la partie, enfin !!! Que l'AMOUR triomphe sur la désunion, le malheur et la haine ! Que la POÉSIE et l'ART illuminent nos chemins !
Dana Shishmanian
Béatrice Machet
J & J Soulas

La vitesse exponentielle – bien que prévisible – de la falsification générale me plonge de plus en plus dans le silence sans parler des vieilles croûtes qui ressortent des pires placards de l'Histoire. Je me sens parfois comme un vieux vestige d'une espèce disparue – pour autant qu'elle ait jamais existé – et pourtant ça n'a rien à voir avec vieillir, enfin je crois, vu que je me suis régulièrement sentie décalée, inadéquate, non initiée aux normes en vigueur (qui ont plus à voir avec l'étouffement de la vie qu'avec la vitalité elle-même) et renâclante aux impasses imposées, au prêt-à-(pas)penser... Mais c'est juste que, juste, jus de fond de poubelles de fast-foutoir quand même là... et tant de poussive poussière. Collante, dégueulasse. Assassine...
Alors oui ! Toujours et encore nouveau délit, la poésie, nouveau délit, l'humour décapant, deux inadéquations qui horrifient tout penchant à la mise au pas, allelouIA ! Aussi, c'est avec un enthousiasme renouvelé que sort ce 84e numéro (car oui il y a eu un n° zéro !) et merci à vous toustes sans qui Nouveaux Délits, il n'y aurait pas. Merci vrai !
Je nous souhaite (convenu mais sincère) pour cette année numérotée 2026, beaucoup de rire et de poésie sous toutes leurs innombrables formes, deux ailes essentielles pour prendre de la hauteur et aller se poser sur les arbres beaux, causer avec les petits dinosaures nommés oiseaux, trier les bonnes étoiles des satellites. C'est un fait, les mauvaises farces remplissent toujours les mêmes poches mais les faux clowns, sinistres pitres du pire, ne feront jamais rire les enfants. Il faut avoir un bon gros grain de poésie pour être drôle et de solides brins d'humour pour mettre pattes au sol. Alors résolument pour 2026, bien s'équiper : deux ailes joliment bricolées maison pour la respiration et un grand balai avec de grands seaux de rires francs et frais, prêts à tout éclabousser pour rincer le monde.
cgc (édito garanti sans IA)
Le poète avançait d’une démarche ample, s’affranchissant des débats poussiéreux du monde, comme un nuage, comme un souffle de vent, comme une fleur sauvage, comme un oiseau de montagne.
Yi Munyŏl in Le poète
clic sur l'image pour voir en grand
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/


Le Ballet Royal éd. 2021
Postface de Jean Maison "Je t'attendrais en mai"
Gravures de couverture : Kurt Mair
Premier livre lu cette année (j'ai un K. Dick en cours), Dans les branches a été publié pour la première fois aux éditions Opales en 1995.
(...)
Je n'aurai pour t'approcher
que ma voix marchant sur cette braise.
(...)
où aller sans ruisseau
nu comme une aile
offert à ce mot
parmi l'étreinte des feuilles
dans un jour dépecé.
(...)
Ainsi chaque jour un travail
perché sur mon épaule
la terre en vue retournée
par la mort
un instant
de ce qui brille
les yeux fermés.
(...)
et comme un enchantement
d'avoir volé son cri au marteau.
(...)
Dérisoire pourtant grave
ce qu'est un pas
au petit jour
et de le ramener.
(...)
Paupière une écriture
si fine frissonne de recueillement
dans les branches
d'un oiseau gavé de lumière
comme un fruit.
(...)
Je ne serai jamais ailleurs qu'ici
dans une poussière de voix de possessions
parlant d'une vie qui est à mourir
et malgré tout
d'une abeille ou d'une ombre.

farine de châtaigne, sucre rapadura, cannelle
fleur de prunier
s'allume en hiver
nargue le gel





Chez les Khasis, société matrilinéaire et matrilocale du Nord-Est de l’Inde, les enfants reçoivent à la naissance le nom de leur mère et la plus jeune des filles de la fratrie hérite de l’ensemble des terres et biens familiaux.