Mari Shimizu

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Où est l'ombre
d'un objet appuyé contre le mur ?
Où est l'image
d'un miroir appuyé contre la nuit ?
Où est la vie
d'une créature appuyée contre elle-même?
Où est l 'empire
d'un homme appuyé contre la mort ?
Où est la lumière
d'un dieu appuyé contre le néant ?
Dans ces espaces sans espace
est peut-être ce que nous cherchons.
in Poésie et Réalité

Et je remonte toujours de mes enfers
roulement cyclique
création et destruction
mort et renaissance
ne font qu'un
rien ne meurt rien ne naît
juste un changement d'état
de l’éternité impertubée
in en cours

je sors de la forêt d’amour
avec à ma peau cousue
les runes de mes avatars
le chant tatoué
de chacun de mes noms
volé au désir d’être l’autre
Rusé renard me regarde passer de loin
entre les pattes des grands pins
Rusé renard porte dans sa gueule le don secret
de mon seul vrai nom mort
in L'impossible séjour



Je m’efforçais de revoir ses cheveux flottants
estompés dans le décor,
résille d’astres
subtil réseau de la nuit dépeignée…
in Extraits d’Aveux non avenus, 1930

Briser la gangue des douleurs passées,
Ôter délicatement les peaux de tristesse,
N’en garder qu’une digne retenue,
L’espoir doux d’une possible renaissance.
Raffermir légèrement le fragile,
Irriguer intensément ce qui palpite,
Ressentir à nouveau la soif,
S’ouvrir à la vie qui frémit.

Le quotidien est un laboratoire d’alchimiste.
Quand on sait ça, il suffit de se mettre au travail pour de vrai.
in à la loupe, tout est rituel