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08/11/2022

Catherine Durand - Du beau dans le néant

 

 

 

 

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Saskia Boelsums

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Noah Weiner

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Mes allumettes sont mouillées depuis longtemps, je n’ai plus de feu, mes colères ne sont que des crachats boueux, une veine qui s’ouvre. Je veille d’un œil, je pleure de l’autre. J’ai caché dans des recoins à l’abri de l’eau, des peurs coriaces, c’est bête mais parfois on n’a plus que nos peurs en poche. Nous ne sommes pas que des êtres de lumière, nous sommes aussi de la même boue que les étoiles, les mêmes poussières toxiques.

 

in Le livre des sensations

 

 

 

 

 

Albarràn Cabrera

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La déchirure. La quête. La soif. Aimer l’un, aimer l’autre, autant de reflets à la surface de l’eau. Impossible de s’endormir, ni même de fuir, la période est à la confrontation, au face à face, au défi. Trouver ce qui unit et non ce qui sépare. Sortir de cette dualité désespérante, stérile. Trouver le nouveau, la voie entre les voies, les mots entre les lignes. Dire ce qui est, voilà le plus fou. C’est bon d’être aimée, désirée. Lourd à porter parfois, mais pourquoi est-ce que je cherche à porter ? Pourquoi est-ce si difficile d’être ce que nous sommes ? Passer mon temps à me camoufler alors que je ne suis qu’une chercheuse d’absolu. Mon désir va et vient, me promène en des lieux étranges et inconnus. Je cherche la source, c’est pourquoi j’ai tout mon temps à la différence de ceux qui cherchent l’embouchure. Je me creuse et suis remplie. Je vais nue et suis aimée. Un jour, peut-être apprendrais-je même à cesser de chercher.

 

in Journal 2006

 

 

07/11/2022

Nina Simone - You Don't Know What Love Is

 

 

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Marina Brydnya

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Simone Weil

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Efi Kokkinaki - Trust

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Chant des Sœurs du monastère Sainte Barbara de l'Église orientale (Syrie) - Angels Khanums

 

Direction artistique : Ivana Caffaratti Giro

 

 

 

 

Elena Yushina

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Le cerveau pieuvre étend ses tentacules, oppresse et enserre le cœur, les poumons, la nuque. Ouvrir la fenêtre, voir arriver l’air d’arbre en arbre, l’appeler pour qu’il vienne desserrer l’emprise de la tête pensante qui ressasse ses peurs, ses ombres, ses problèmes, des plaques d’acier compriment mes muscles, je suffoque mais c’est dans la tête.

 

in Le livre des sensations

 

 

 

 

06/11/2022

Nick Wynne - Mersey side - Liverpool - 1980's

Nick Wynne- Liverpool-Mersey side 1980s-4.jpg

 

 

 

 

Idles - Mother

 

 

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Karolina Ćwik - de la série Circulation(s)

Karolina Ćwik  Circulation(s).jpg

 

 

 

Silvia Marzocchi in Terre à Ciel

 

 

 

l’incise de la langue sorcière

la voilà      qui      tu n’es pas gentille      qui
reproche      tu n’es pas aimable      qui
taraude      qui      affable rode
allez couche-toi brutale carrément      qui
ta langue      pendue on croirait un étendard      qui
triture      qui

qui toi         toi moi         spectatrice insolvable
baisse-la tu veux      ta petite tête      mais tu veux causer
et la voilà qui ouvre sa grande bouche      pas jolie tu cries tu es moche
on voit tes dents elles ne sont pas white tu pleures on voit ton plombage
                                                                                                                     là
                                                                                          elle l’ouvre encore      et
as-tu essayé la tête sous l’eau pour voir                   c’est radical

ta langue n’est pas rose

arrêtes de hurler ainsi            tu es toute déformée

tu as toujours été agressive

tu me fatigues      je te le dis dans la langue des yeux puis je me couche
je suis sans mots                  vacante                  vacance

tu m’as échappée             je te portais en moi
on n’aime pas trop ce qui nous échappe

tu peux crier      moi suis couchée      emmitouflée dans mon corps
barricadée          forclose           fous le feu à la baraque si tu veux
tu verras ça avec le croque-mitaine je ne te le conseille pas
aimes-tu les cimetières ?

tu as peur       tu es malade       elle est ma-la-de
c’est triste      ça commence mal !
on va s’enliser si on va par

là on va s’enfoncer dans mon lit                  j’y suis souvent
il faut que cette fille baisse la tête et se couche       silence ! pitié
ou alors il aurait fallu       mais non      il aurait      mais ouiiiii
un garçon
oooooooooh      cela aurait été bien plus simple si
mais non

garçon ne pleure pas
c’est antinomique
je vais te museler si tu continues
pas de chichi      ils sont forts
ça m’impressionne je ne sais pas ce que ça cache

je ne sais pas ce qu’ils font de leurs déchets
comment dissocient-ils leurs émotions du reste de leur corps
s’évaporent-elles
leurs larmes où donc

si je retiens je ne sais plus trier
le mot de l’ivraie
ma langue se défait défaille me dédit
m’encombre s’affole se fige
s’onomatopéïse
piétine balbutie turlupine
se débraille inconvenante
on me dit méchante

je me nulle
me désolidarise de moi-même
ma peau fourvoyée se flamme
faut me cacher

me sortent tatouées les émotions maltraitées

je me couche pour la bienséance du monde
car
j’ai un corps qui s’exclame

on n’aime pas trop les corps par ici
d’autant moins lorsqu’ils s’expriment dans leur langue
qui comme chacun sait est une langue barbare
tu ne peux pas encore savoir
tu es petite et ignorante
tu cries dans ta langue enfante
comme qui chanterait

chanter      pas bien vu non plus
dans la rue par exemple par distraction
ou par insouciance      surtout pas de
ou de spontanéité
on va t’enfermer maladie contagieuse

et arrête de sautiller comme ça
c’est un lit pas un terrain de jeu

toi non plus      tu ne sais pas retenir
maladroite tu te rues engouée
alors que tu as des pores comme tout le monde
ça devrait pouvoir s’aérer avec une certaine élégance

que ta peau est délicate      je l’aime son grain gamin
l’ai tant soignée      rien à faire      elle se flamme

c’est que l’on ne choisit pas son héritage
tu me portes en toi tout comme je t’ai porté en moi
nous sommes des mot-valises

elle se croit libre la mioche
excuses-moi si je ris      non je t’assure je ne fais pas exprès

suis fatiguée            laisse-moi

arrête de me harceler comme ça      tu ne sais rien de moi
                                                                 de mon histoire que tu porteras

je me couche pour l’exemple
moins j’en fais et plus je me couche dedans
mais elle tend vers dehors             petite branche naine vers la lumière
la vie en moi se couche      oh oui tout doux            tout doux
je m’enfonce      mmmhhh      c’est bon
je survole      je glisse                mmhhh
je somnole      tout se      tait      tout      se

non mais      là voilà qui se lève à nouveau      je rêve

assez rêvé je n’ai pas demandé à rêver      
juste dormir      indolore
une bouillote oh oui      une bouillotte ça fait du bien      mmmhhh

et ça continue            couche-toi tu veux
l’autre avec ses petits cris      là           débout      increvable
branches tordues vers la lumière      et moi qui voulais somnoler
mmmmhhh somnoler
alors que débout      vigilante      qui va là sur le qui-vive
qui veux-tu qui aille là      rien qui vaille

des gens des mots      s’étourdissant de redites
garrotant ton esprit et ses touches funambules
ses lumières ses éclairs ses éclats ses nuances
car
ils savent vivre      savent comment faire
tout carré           oui parfaitement
d’un jugement assuré
savent où commence et où se termine une pensée
point barre et à la ligne

dans nos périmètres sécurisés nous sommes rectilignes
nous exécrons le mouvement le changement le tempo
et les vagues
nous convient mieux un monde statique
nous entre nous
nous ainsi satisfaits du monde ma chère mon cher
et de nous-même on n’est pas des guignols
performant tout va bien      très très bien
dans des bouches rassasiées de mots bien repus
assommant de Il FAUT d’un ton dégagé

je me couche      ça me fauche la chique
c’est vide qu’on cause et si c’est vide pour quoi faire
faut-il qu’on remplisse

pourquoi ça parle
comme pour       comme si
de rien           comme s’il n’en était
rien
comme s’il n’en restait      pas moins que
rien
comme si n’étions-nous
tu parles                       sans écho
pourquoi ça parle comme pour
comme si de rien      comme s’il n’en était
rien
comme si de rien d’être
sommes-nous sans écho             tu parles

oui
je redoutes à chaque fois à nouveau y couler dans cette nébuleuse
et cette parole sans suite de son tout plein asséché
et ce son creux qui retentit à l’intérieur le dévale
sans fond sans face l’informe qui guette
le sens qui fuite      par tous mes pores
en vrac sur le lit      en manque d’agencement

fatiguée
je me couche

on m’a fait vide
je ne sais plus quoi faire de ces quatre bras pieds mains jambes
je confonds ça fait huit je ne sais pas quoi en faire
et ces mots liquéfiés en dedans
mes bras pieds mains jambes qui en épongeant s’effilochent

je me noie      je prends l’eau
monte            elle monte
me déborde
monte            elle monte
me bouche les oreilles

dormir

mais on me secoue      on m’habite
elle m’habite      debout là

un bon shoot de mélancolie et tu vas voir comme tu te calmes ma belle

là            ouf                  enfin docile
couchée               bien aimable

elle voulait élargir sa pensée par les mots
excuses-moi si je ris      non je t’assure je ne le fais pas exprès
ne sais-tu pas que ça fait mal
ce n’est si souple que tu le crois la matière grise
ça pousse les membranes vers l’extérieur quand ça grabuge
un mal de chien encagé                  n’y songes même pas

ooooh !      un peu de silence à présent

toi et moi
on a nos petits secrets      ça donne du charme
tu me ressembles             que tu es jolie
tu me donnes envie d’ouvrir grand les yeux
dans mon beau miroir speculum
là      toutes les deux allongées
réfléchies      aimantes

aliénées paisiblement

ça rime éternellement

ah non arrête
tu ne vas pas te remettre debout                encore des questions
laisse-moi me reposer       sois mignonne      rasante la mioche

mais oui j’avais oublié       tu parles toi aussi
et dire que c’est moi qui t’ai appris      mais tu m’as échappé
et après que je cause et que je questionne
que je m’amuse à la tournoyer la faire claquer clapoter cette langue
dans les bulles de ma bouche et virevolter virtuose carrément
que c’est amusant

que tu crois

souviens-toi de la voix de grand-père :
t’es comme toutes les bonnes femmes      une emmerdeuse

c’est moelleux ici dans mon lit      n’est-ce pas
restons-en là      toi et moi

bien sûr pour les garçons c’est différent
je le dis pour ton bien
c’est tout un apprentissage que de parler en femelle
en son nom dans son sang en son seing
moi tu vois couchée pas même besoin de mots mondains
et pourtant j’avais un corps      je crois

maintenant que la dépossession est inoculée tu vas voir
la saveur du silence      mmmhhhh      comme une saignée
ça soulage

béante      souris      oui tu es mignonne
qu’ils imaginent      toi face au monde couchée

on ne s’en sortirait pas autrement            comment veux-tu
qui est-ce la grande personne là       c’est moi       et je te dis que :       !
jusqu’à qu’on ne sache plus ce qu’on ressent et ce qu’on fabule
comme ça      pour faire partie      non pas participer          non
appartenir
ooooh appartenir
ooooh je ne suis pas ma seule partie amputée moi
moi j’appartiens      et      je colle
je colle je colle je colle à
une image
devant le miroir je m’y essaie
je suis conforme      soulagement      je jolie
selon les jours j’y arrive
je décolle mes mots de mon corps
l’un après l’autre      ça fait un peu mal
et les voilà sans corps
et à la place du corps des mots des images sur mon corps creux
et un grand bruissement général continu accablant confondant

donc
la vérité mon enfant que tu cherches tant dans les mots
tu peux toujours chercher
tu le vois bien qu’ils sont vides      sans corps
souvent
tout ce vide entre nous

tu l’entends

ce silence

qu’aucun mot

aucune image aucune chose

allez      parlons d’autre chose
je t’avais bien dit de te coucher      mais non      debout là
avec tes petits halte-là une contradiction !! je pointe !
tu crois changer quoi                    le monde ?
avec ta langue      qui je thaumaturge      j’abracadabre
s’y croit
full d’as      abattu sur table      nous révèle      who’s who

a-t-on droit à un joker ?

met-là au rancart ta langue tu veux
somnolons ensemble
mmmhhhh
c’est bon le goût d’un blanc       ça creuse le mystère

allez viens-là te coucher près de moi et laisses-moi rire dans ma barbe
car je me laisse pousser la barbe depuis que les hommes les mots tout ça
m’a passé
me voilà sorcière couchée

 

 

https://www.terreaciel.net/Silvia-Marzocchi

à lire aussi son entretien avec Claire Regy publié à la suite

 

 

 

05/11/2022

Atelier Collage & écriture du 26 octobre 2022

collage du 26 octobre 22.jpg

O.

 

homme_ persévérance_mort_lumière

 

 

La mort accrochée à ses tibias, une main au volant de sa voiture de sport, son élan vers la lumière aura raison de sa persévérance. 

G.

 

 

 

Le dieu puissant de la possession aujourd’hui est mort dans la lumière. Les hommes ne connaissent plus la persévérance et l’amour, ils meurent tous dans l’ennui, dans la pauvreté ou dans la richesse excessive.Tout juste sorti du cercle des origines, l'homme se mesure à Dieu et brûle de la flamme divine.

J.

 

 

 

Homme, tu retourneras en poussière avait dit l’homme d’église. D’accord, mais avant d’y retourner, il faudrait déjà en sortir, avait-il pensé et c’est avec persévérance qu’il avait tenté de s’arracher au tourbillon premier : travail, argent, épouse, voiture, tout retomberait avec lui en poussières mais qui dont éteindrait derrière lui la lumière ?

C.

 

 

 

La vendeuse des quatre saisons s'est installée sous ma fenêtre. Elle attend, des légumes d'été mêlés aux crânes dans ses paniers, la fin annoncée. L'homme passe. À peine sorti du chaos qu'il supplie qu’on lui accorde la lumière, mais déjà la mort rôde. Avec persévérance, il a franchi les âges, invoqué et escroqué les dieux, espéré… Déjà l'heure n'est plus aux passions flamboyantes mais aux examens de conscience, à la sagesse acceptée : « Souviens-toi que tu es né poussière et que tu redeviendras poussière »

O.

 

 

 

 

Collage octobre 2022.jpg

J.

 

diffracté_caillou_partition_fragilité

 

 

 

La pensée diffractée diffuse ses rayons. Caillou planté au cœur de la partition, l'âme du peintre visité traverse les regards.

Coup de feu, rouge sang, fragilité du souvenir et de l'instant.

G.

 

 

 

Un caillou a traversé la fenêtre, éclater la vitre en morceaux. La lumière qui semble diffractée mêle les fragments de verre aux partitions éparses qui jonchent un tapis inondé de sang. Les programmes du prochain récital narguent l'espace de ce qui me reste de vie. Ma musique, en lambeaux, remise en question par la fragilité des choses, les pitreries du destin . Rien ne se passe comme prévu.  Lâche ton revolver ! rien ne se résout dans la violence.

O.

 

 

 

Immobile devant la fenêtre, elle contemple le crépuscule aux ondes diffractées et tandis que dans son cœur se joue la partition de la fragilité, elle laisse remonter à sa mémoire tous les visages du passé. À la marelle du temps, elle a joué : 1 2 3 4 5 6, éviter l’enfer, tomber sur paradis, petit caillou blanc de sa vie qu’elle a lancé bien sagement. Petit caillou blanc de son cœur. Immobile, elle contemple les lambeaux de sa vie sans pleurer tandis que tombe la nuit et le doigt sur la gâchette, elle joue à la roulette russe : enfer ou paradis…

C.

 

 

 

Un caillou, un seul, dans le rouge sang. Est-ce un symbole ? pourquoi cette image diffractée empreinte de fragilité, surement une partition, une émotion, un instant de vie comme une onde lumineuse, dans un arbre qui ne cesse de parler. 

J.

 

 

 

 

 

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G.

 

cauchemar_prisonnier_consommation_conscience

 

 

 

Oui ! notre cinéma est toujours ouvert, notre vie stimule la pellicule. Le grand REX, opportuniste diffuse les films qui parlent à notre conscience. Apprenons le rire, le cauchemar, l’amour, la musique, la mort... et bien d’autres choses. Il ne faut pas que nous devenions prisonniers de notre consommation, les images défilent tout au long de la vie. 

J.

 

 

 

Il disait : « la terre est bleue comme une orange », je pensais : la vie a basculé dans un cauchemar ! «  Qui a volé l’orange ? » Tours de verre, lumières des galeries commerciales, fureur et agitation …nous sommes des nains de jardin, des pantins au mauvais goût institué, prisonniers de nos habitudes de consommation comme les pélicans qui ingèrent n'importe quoi.  Mais pour ces derniers, quand leur proie est bien au chaud dans leur poche gulaire, ils recrachent l’eau qu’ils ont avalée en s’emparant du poisson, c’est alors seulement qu’ils l’engloutissent …Quand cracherons-nous notre conscience avant d’ingurgiter n’importe quoi ? En attendant ce jour illusoire, m’offrir une balade ; cheveux au vent, avaler un peu de CO2 dans la vieille 2 CV de papa !

O.

 

 

 

Sainte Trinité du Boulet de la Sainte Consommation, priez pour nous pauvres prisonniers du cauchemar matérialiste. Du grand cinéma roi de la vie, les spectateurs sont sortis tout affolés, les uns divaguent à propos d’un grand pélican de la mort qui voudrait les gober, d’autres sont restés dans la salle, ils se seraient étouffés avec des frites. Dieu est une tête de veau, hurlent les autres et tous de vomir leur tripe dans le caniveau. Sainte Trinité du Boulet de la Sainte Consommation, priez pour eux et pour l’avènement de la conscience collective, dit très calmement l’homme qui sort en dernier de la salle en jonglant avec des oranges.

C.

 

 

 

Innocent souvenir d'un voyage en 2CV,

Le rêve se transforme en cauchemar !

Le règne glorieux de la consommation est désormais révolu,

Carcasses et vieux déchets font bien marrer les nains !

Mais n'es-tu pas pour l'instant prisonnier de cette conscience ?

G.

 

 

 

 

La nuit de l'homme.jpg

C.

 

solitude_ouverture_caverne_quête

 

 

 

Tout se bouscule, tout se ferme dans l’obscurité de la caverne. Pourtant cette nuit, avec ou sans homme, la frontière n’existe pas. Regarde, malgré tout, si elle apparait  l’ouverture est là ! Proche. 
La quête est incessante et la solitude se vaincra.

J.

 

 

 

Écrire. Écrire au-delà des frontières, trouver une issue, une ouverture à ma solitude peuplée. Ouvrir une fenêtre sur le monde, assassiner le paraître et tous ces hommes qui m'assaillent. je les veux sans têtes, sans regards, et nus. Ils  traverseraient ma vie comme des fantoches, me laisseraient poursuivre ma quête, seule dans ma caverne, enchaînée à mes ombres. Quand je ferme les yeux, vêtue de dentelles et de froufrous d’une autre époque, je voyage dans un monde imaginaire au milieu des cygnes et des chevaux ailés. La vie n’est acceptable qu’onirique. Un homme tente cependant le passage à travers une trouée de lumière. Arrivera-t-il à m’atteindre ?...

O.

 

 

 

Homme des cavernes, il est grand temps de naître !

Saute dans le vide sur le dos de Pégase

Le voyage est risqué, par-delà les frontières,

Mais l'histoire s'écrit et elle devrait te plaire...

La femme solitude parée de son sourire et ses plus beaux atours

Se déploie comme un cygne dans ta profonde nuit...

C'est peut-être l'ouverture espérée de ta quête !

G.

 

 

 

Crapahuter nu dans les souterrains du sens, toujours cette quête d’une improbable ouverture, solitude de qui a perdu sa quête, sa tête même en des transes archaïques pour oublier la poussière et les vieux plis du passé. Rejouer la métamorphose du cygne, croire encore au cheval ailé, à la lumière qui perce la nuit de l’homme. Écrire comme ouvrir une fenêtre qui s’ouvre sur une fenêtre qui s’ouvre sur… Retourner au fond de la caverne interroger les ombres, descendre encore jusqu’au lac profond où se dissolvent les frontières. Plonger alors jusqu’au noyau et se fondre au métal en fusion pour en tirer la joie qu’il faudra de sa main propre forger.

C.