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CATHY GARCIA-CANALES - Page 8

  • Pierre de Vallombreuse - Le peuple de la Vallée - Île de Palawan, Philippines

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    Pierre de Vallombreuse a découvert la vallée des Palawan en 1987, il s’y est rendu à 17 reprises, vivant plus de trois ans et demi auprès d’eux. À la fin des années 1980, la vallée vivait repliée sur elle-même, en quasi autarcie. Dans les années 1990, la route fut percée le long de la côte, engendrant un fort afflux de migrants venus du reste de l’archipel philippin et bouleversant de fait l’environnement et le mode de vie des Palawan, communauté d’agriculteurs et chasseurs cueilleurs autrefois très isolée.

     

     

  • Ashaninkas

    J'avais 18 ans quand j'ai lu Chaveta de Jéromine Pasteur, à sa sortie donc en 1988, puis Selva sauvage l'année suivante, et j'ai été immédiatement fascinée par cette femme française qui réalisait mon rêve d'alors de quasi encore adolescente : disparaître de la dite civilisation, aller vivre avec des Indiens au fin de la forêt. L'Amazonie m'attirait depuis toute petite et ma vie me paraissait si étroite. Lire ses livres, ce fut un peu comme partir, puis le temps a passé et je n'ai pas continué à suivre et à lire Jéronime Pasteur, sans doute ne voulais-je pas être déçue et puis surtout j'ai continué à explorer le monde avec d'autres lectures, écrites par des auteurs natifs plus impliqués encore, j'ai très longtemps soutenu (et appris beaucoup grâce entre autre à) Survival International, aussi longtemps que mes moyens me l'ont permis, car le sort des peuples autochtones m'était et encore à ce jour, cause essentielle. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais c'est là, profond.

    Et puis j'ai réalisé mon propre rêve de voyage, pas du tout comme une aventurière mais pour travailler, les rêves itinérants d'un collectif d'artistes, membre de cette compagnie de "spectacles de rue" et cela m'a permis de voir un peu et de comprendre mieux le monde dans sa globalité et faire surtout la part du rêve et de la réalité. Jamais nous ne sommes allés au Pérou car pendant ce temps le Pérou, comme trop d'autres pays, était lacéré de l'intérieur.

    Et puis il y a quelques temps, j'ai trouvé un livre de Jéronime Pasteur dans une boite à livres, de 1993, année où je devenais devenue intermittente du spectacle justement et où ma vie d'alors changea totalement. Ashaninkas, paru trois ans après Selva sauvage. 

    Je viens de le lire et c'était bien la réalité qui avait rattrapé le rêve de l'auteur elle-même, ce n'est plus un récit mais un roman qui raconte, tente de raconter. Pour les Ashaninkas, même repliés au fin fond de la forêt, la réalité s'était transformée en piège dans ces années si sanguinaires, si féroces, si atroces. Et depuis, cela n'a jamais vraiment cessé, même si le Pérou a retrouvé pour un temps une certaine paix intérieure, mais une violence est si vite remplacée par une autre, en particulier pour les peuples autochtones et ce partout dans le monde.

    Dans ce pays, en septembre dernier, des organisations autochtones dénonçaient encore une “campagne d'extermination” contre des peuples non contactés...

     

    J'ai donc lu Ashaninkas, retour dans le passé, si triste. 

     

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    Ed. Fixot, 1993

     

    "Après des années passées auprès des Ashaninkas, dans la forêt péruvienne, Jéromine Pasteur a dû les quitter en 1989 : le Pérou vacillait sous le coup de la guerre civile, les Indiens étaient décimés, torturés ou forcés à prendre les armes. En 1994, Jéromine est repartie. Aujourd’hui, elle retrace dans ce roman-vérité le destin de ce pays qu’elle aime, qui vit dans la peur et le chaos, mais qui veut retrouver l’espoir. Notomi, jeune Indien Ashaninka, et sa petite soeur Orianiki fuient leur village anéanti par la barbarie. Hors du paradis de la Selva, la tourmente. Les paysans pour survivre cultivent la coca et subissent la loi des narco-trafiquants ; les sacrifices humains perpétrés au nom de la révolution par le Sentier Lumineux se comptent par milliers ; l’armée venge ses morts : tout le Pérou chancelle. C’est « la sale guerre ». De la Selva à la sierra, des bords du fleuve Ené aux contreforts des Andes, des cabanes de colons jusqu’à Lima – où survit, encerclé par la misère, un tiers du peuple péruvien -, les deux enfants découvrent leur pays. Un pays violenté où ils croiseront des hommes avilis à jamais, d’autres enfants qui n’ont pu être nourris que de haine, et des êtres lumineux qui tentent encore d’exister et d’aimer. Notomi et Orianiki ne courberont pas la tête, ils portent en eux toute la mémoire de leur peuple et l’univers de la forêt. Ils sont Ashaninkas – celui qui est homme."

     

    Et puis, curieuse de ce qu'était devenu cette femme qui m'avait tant marquée, je suis tombée sur ce documentaire, réalisé par l'auteur en 2006, images témoignant d'un peuple qui résiste et qui résiste aujourd'hui encore, protège ses terres, au Pérou, au Brésil, dans l'état d'Acre notamment, plante des arbres... Survit.

     

     

     

  • Samaneh Atef

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    "Je suis une artiste outsider autodidacte d'Iran, vivant à Lyon en France. Je réalise des peintures à l'encre et au marqueur sur papier ou sur toile qui mettent en lumière la condition féminine de nos jours. Mon travail est personnel, réel et guidé par ma passion et mes émotions. En dépeignant divers aspects de moi-même et de mon expérience de manière franche et ouverte, je me présente comme une ambassadrice de toutes les femmes et des histoires qu'elles souhaitent raconter."

    Les sujets de son travail sont personnels, dépendants de sentiments et de différentes motivations. La figure de la femme est centrale. Elle utilise plusieurs matériaux ainsi que diverses techniques, ne s'imposant aucune limite. Elle a exposé pour la première fois en octobre 2016 à Belgrade, au Museum of naive and marginal art. À son arrivée en France, à Lyon, elle a pu bénéficier d'une résidence de création à l'URDLA (Villeurbanne) où elle a réalisé des estampes.

    (Source : https://www.legrandlarge.org/les-artistes/samaneh-atef)

     

    Samaneh Atef est née en 1989 à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Diplômée en ingénierie des technologies logicielles, elle a commencé à peindre en 2015, puis elle a quitté l'Iran, installée en France en 2020. 

     

     

  • Mana Neyestani

     

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    Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani a une formation d’architecte, mais il a commencé sa carrière en 1990 en tant que dessinateur et illustrateur pour de nombreux magazines culturels, littéraires, économiques et politiques. Il devient illustrateur de presse à la faveur de la montée en puissance des journaux réformateurs iraniens en 1999.
 En 2000, il publie son premier livre d’illustrations, Kaaboos (Cauchemar). Le héros, M. Ka, est aussi le personnage principal de la Ghost House (2001).  Arrêté avec son éditeur pour un dessin en 2006, condamné à dix ans de prison puis libéré quelques mois après, il raconte cet épisode dans Une métamorphose iranienne, 2012. Après avoir fui l'Iran où il se sentait menacé, il passe par Dubaï, la Turquie, et enfin la Malaisie où il habite jusqu'en 2010. Mana Neyestani rejoint la France en 2011 et vit depuis lors à Paris, avec le statut de réfugié politique. Il consacre une de ses BD autobiographiques aux difficultés liées à ce statut, le Petit manuel du parfait réfugié politique, édité en 2015.  Dans Les Oiseaux de papier, 2023, il raconte le destin tragique de contrebandiers kurdes. Et continue à lutter par la plume contre les mollahs. Dernières parution : Shadi - Ça et Là éditions, 2025. Il est marié à Mansoureh Kamari, autrice de BD elle aussi, avec qui il avait quitté l'Iran.

     

     

  • Mansoureh Kamari - Ces lignes qui tracent mon corps

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    Casterman

    10/09/2025

     

    Un réquisitoire contre le régime iranien et un album pour le droit à être une femme.

    Réfugiée iranienne en France, Mansoureh Kamari partage ses souvenirs et ses traumatismes sur une enfance sous le joug des extrémistes, jusqu’à son acceptation, lente et difficile, de sa féminité.

     

    "Dans les premières pages, l’autrice se met en scène alors qu’elle pose pour un cours de dessin, n’hésitant pas à dévoiler son corps, le mettant même en avant, donnant ainsi l’impression d’une sensualité presque éclatante. Cet éclat était un leurre, tant ce regard sur le corps, injonction subie par le joug d’un État religieux, va peser tout au long de l’album, condition même de la libération physique et surtout psychologique de la jeune artiste. Car dans cet album, Mansoureh Kamari aborde son exil en France, mais aussi sa reconstruction en tant que femme et artiste. Mansoureh a fui l’Iran et elle se souvient de la figure de sa mère, soumise et aimante, avec ce désespoir latent et parle ainsi de la condition féminine. Elle partage ses désillusions et évoque avec beaucoup de force le regard des hommes qui pèse sur les femmes en Iran, qui touchent les femmes sans leur consentement dans la rue ou un magasin, donnant la nausée sur ce que représente une telle société, et sur l’idée que beaucoup encore aujourd’hui la revendique, sous n’importe quelle bannière ou religion.

     

    (...)

     

    Dans un roman graphique fait de brume du passe et de voile déchiré, Ces lignes qui tracent mon corps retrace le destin d’une exilée qui veut témoigner de la violence masculine institutionnalisée et rappeler qu’il est possible de s’en libérer."

     

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    (Source : https://www.avoir-alire.com/)

     

     

     

     

     

  • Hassan Karimzadeh

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    2019

     

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    2025

     

     

    Directeur artistique, graphiste et dessinateur de presse indépendant, Hassan Karimzadeh travaille pour de nombreuses publications iraniennes, dont Etemaad-e Melli (Confiance du peuple). Hassan a été emprisonné en 1992 pour avoir produit une caricature représentant l’Ayatollah Khomeini. Suite à d’innombrables campagnes de protestation, l’organisation Avocats sans Frontières put le faire libérer après deux ans de réclusion.

     

     

     

  • Ali Jamshidifar, dit JAM

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    Ali Jamshidifar, dit JAM, est un dessinateur français d’origine iranienne qui vit à Paris depuis 2015. Il est diplômé des Beaux-Arts de Téhéran, école où, motivé par son esprit militant, il animait des revues politiques. Ensuite, il a travaillé pour plusieurs titres de presse en Iran et a été directeur artistique dans la plus grande maison d’édition d’Iran. En 2014 il est obligé d’arrêter de travailler et de quitter l’Iran. Il connait de grandes difficultés, vivant dans les rues de Paris, avant d’obtenir un statut de réfugié, de rencontrer MSF, MDJ puis Plantu. Depuis 2016, il dessine à nouveau, a intégré plusieurs réseaux de dessinateurs et continue de militer.