Les fantômes
K. et E. , CE1 et S. et M., CM2 - atelier du 20 octobre 2017
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K. et E. , CE1 et S. et M., CM2 - atelier du 20 octobre 2017
Le but est de permettre à chaque enfant, selon son âge et son tempérament, de s'exprimer librement avec les moyens proposés, les enfants sont accompagnés, aidés, encouragés, plus que dirigés. L'essentiel étant la découverte, l'échange, le plaisir d'imaginer et de faire et surtout d’oser faire. La production finale leur appartient, elle n'a pas pour but de plaire, ni à l’intervenante ni aux parents. Chaque enfant est libre aussi d'inventer, de faire autrement que la proposition de départ. Le but encore, c'est que les enfants repartent à la maison avec des idées et des savoir-faire qu'ils peuvent reproduire seuls. Expérimenter autant que possible, à leur propre rythme, différentes techniques et la diversité des médiums mis à disposition, dont une bonne partie sont des matériaux de récupération (recyclage et détournement), les contraintes de départ servant d’appuis pour stimuler l’imagination, la créativité et la dextérité de chaque enfant. Comprendre que dans l’expression artistique, il n’y a pas d’échec, seulement des expériences et que dans le processus de création, le cheminement est tout aussi important, sinon plus, que le résultat. L’apprentissage se fait de façon ludique mais l’acquis au bout du compte est concret.
E., CE1 - Dans la série des animaux aux crayons aquarelle - atelier du 13 octobre 2017

La magnifique histoire de la fameuse artiste-peintre Maud Lewis et de son amour pour Everett.


La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol.
Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.




deux des sept poèmes de Julio Serrano Echeverría publiés dans ce numéro bilingue, en collaboration avec Fuego del Fuego - http://fuegodelfuego.blogspot.fr/ - traduction de Laurent Bouisset. Lus par Cathy Garcia Canalès.
Versions originales :
Ok,
nos vencieron.
Como si aún significara algo la derrota.
Como si a este valle de esqueletos
y carros viejos
aún le pudiéramos llamar desierto.
Para cuando nos dieron el golpe
el desierto ya no era desierto
los parques ya no eran los parques
ustedes seguían siendo los mismos
y nosotros,
a los que vencieron,
éramos la sombra de los cuerpos que los crearon,
la ceniza,
el polvo.
Nos vencieron,
caímos,
molieron nuestros huesos.
Pronto volverán a saber de nosotros
*
Entendemos
por los libros de geografía,
que los cuerpos en resistencia
que una dictadura lanzó a un cráter
en Centroamérica,
llovieron un día en Filipinas
sobre un cultivo de arroz
que alimentó a una familia completa
durante un largo período de lluvias
en la década de los setenta.
(c) Julio Serrano Echeverría

Et si mourir était revenir à la
densité des choses
Non pas pour leur échapper mais
pour les habiter
Depuis le début du chemin nos pas
nous y mènent, dans le mouvement
qui ralentit, dans le coeur lourd qui
bat, dans l'essence du bois sec.
Sous nos pieds les mousses
mortes nous font déjà des nids
d'oiseaux.
La marche sombre tombe sur le
sang frais d'un coquelicot froid.
À pétrir le pain nos mains blanches
sont poussière de farine
Il n'est pas de jour sans l'appel d'un
festin de l'ombre.
Deux des neuf poèmes de Luis Carlos Pineda publiés dans ce numéro bilingue, en collaboration avec Fuego del Fuego - http://fuegodelfuego.blogspot.fr/ - traduction de Laurent Bouisset. Lus par Cathy Garcia Canalès.
Versions originales :
En Guatemala todos somos deportistas
Todas las personas sin excepción
nadamos y salimos a correr
todos los días.
Nadamos contra corriente
y salimos a correr riesgos.
Nuestro deporte oficial:
la vida.
*
Un hombre sale de la peor cantina del mercado Colón,
Una mujer duerme en esa banqueta bajo el sol de marzo
a medio día,
El hombre se aproxima, se sienta y coloca la cabeza de ella
en su regazo,
El hombre saca con sus manos sucias —y las uñas más—
Un octavo de aguardiente y le da el salvador trago,
La mujer despierta,
Se sienta, lo observa,
El hombre saca de su saco hecho más de mugre que de tela,
Una flor fucsia, radiante y recién cortada,
La asquerosa ciudad cambia de color,
La mujer la recibe, sonríe, derrama una lágrima,
El hombre la besa, la abraza,
Se acuestan y se duermen.
—Yo camino,
Rascándome el amor—
(c) Luis Carlos Pineda