Paul Parker - An Hour of Birds all at Once
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Reste que les oies sauvages
N’ont d’yeux que pour le ciel
Du haut de leur mille ans d’oisiveté
in Sans aucun doute peut-être
Le vent redouble
Tu dis que tu as froid
Pourquoi ne deviens-tu pas vent
Parfois, il y a des courts circuits entre les émotions, les sentiments… ça peut mettre le feu ou plonger l’esprit dans le noir… Pas le noir de l’amertume ou de la tristesse, non, juste la coupure d’électricité, la panne… et je ne sais plus ce que j’éprouve. Je sais juste que marcher se fait en mettant un pas devant l’autre, un pas après l’autre avec un peu d’attention pour voir où on met les pieds, mais toujours un pas après l’autre.
cg in Journal 2004
Mon amour est sans concession, mon amour est barbare. Pas assez dilué. J’aime ou je déteste. J’aime et tout doit brûler. Je cherche le diamant de l’homme, un cœur pur, une âme fraîche comme un torrent, une peau douce comme l’aurore. Je cherche un homme fort comme une femme et doux comme un chat.
cg in Journal 2008
Lisse absolu, la richesse est une double protection, rose sur mesure. Alors osez les reflets de surfeuses, balayage bord de mer et le sable en tube. Et n’oubliez pas, dîner en blanc, c’est élégant.
cg in Un vanity de vanités (Asphodèle 2012)
Je me sens entière et vaste, plein d’espace dans ma tête, dans mon cœur, bien en ce corps imparfait que je commence enfin de nouveau à accepter, regarder comme mien. Ce corps marqué par la maternité, une maternité difficile mais qui a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui. Une femme que je regarde avec amour enfin, confiante dans mes forces comme dans mes faiblesses, parfaitement consciente que je peux souffrir encore, chuter encore et que la vie n’est que recommencement, multitude de morts et de renouveaux.
cg in Journal 2005
Obligée de m’asseoir.
L’imposture abstraite saigne le quotidien.
Tomber à genoux sur un grincement de parquet.
La langue plantée avec joie tisonne la gorge.
L’averse mouille la chapelle.
Passe la nacre d’un ange.
L’usure sent le vieil or, le charme des croix d’automne.
Un lierre a muselé les muses.
Territoire entrebâillé, chaos de chiendent, douce fêlure.
Le pain d’abeille prépare l’érosion des cathédrales.
Ce qui trouble les anges, est-ce un parfum de foudre ou bien de foutre ?
cg in Fugitive (Cardère 2014)
Ma lèvre tremble, le ciel est tombé en cataracte de verre.
En granit fracassé à la mer.
Tant de pêcheurs encombrent la rive et le soleil veut sa part de crème géologique.
Je glisse, toboggan, vers l’abime entraperçu sous la couture des océans.
cg in Fugitive (Cardère 2014)
Il y a une abeille au cœur des fleurs jaunes. Coronilles ? Une abeille, un miracle.
Le monde est devenu fou, il est cependant bien plus fragile que la Terre.
cg in A la loupe