Anne Christophe

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Quetsches, première prunes ovales jaune pâle dont je ne connais pas le nom, poires,
une pomme et des mûres, le tout du jardin et de la cannelle (pas de sucre)






J'ai mis en place, en janvier 2025, un nouveau type d'atelier qui fusionne deux de mes activités : l'animation d'atelier d'écriture et un accompagnement très pro à l'écriture.
Cet atelier est mensuel et distanciel avec un engagement au trimestre et à partir de septembre, possibilité de faire au mois et à la carte (pas le même tarif).
Voici comment cela se passe : je propose par mail à chacun des participant-e-s, une consigne, un jeu, un départ d'écriture assez précis, vous avez alors un peu plus de 15 jours pour envoyer vos textes que je transmets ensuite à tout le groupe dans un seul mail et avec simplement les prénoms (ou pseudo) de chacun-e. Parallèlement, chaque texte fait l'objet d'un travail de ma part, celui que je fais quand j'accompagne professionnellement des travaux d'écriture et vous est renvoyé individuellement et annoté.
À partir de là, il y a de nouveau une dizaine de jours pour renvoyer le texte retravaillé en fonction de ces annotations mais toujours de la façon dont cela vous paraît pertinent. Mon intervention propose des pistes de travail mais permet aussi d’affirmer ses choix. J’accompagne, je n’impose rien. Après réception à la date butoir, je renvoie à tout le monde dans un seul mail tous les textes retravaillés, ainsi chacun peut profiter du travail qui a été fait en comparant les deux versions.
D’expérience, ma façon d'accompagner permet vraiment de développer sa propre méthode de travail, de visualiser plus rapidement ses forces et ses "faiblesses" et donc d'acquérir toujours plus de fluidité et de plaisir dans l’acte d’écrire.
Pour participer à ces ateliers, il faut avoir le goût bien sûr de l'écriture mais surtout avoir envie de progresser. Aucun niveau n’est requis mais ce n'est pas simplement un atelier ludique, c’est une façon efficace d'améliorer et développer son expression écrite et de découvrir ce qui est unique à chacun-e tout en partageant avec d’autres (les mails des participant-e-s seront toujours en copie cachée). Le distanciel pour cet atelier est un + (prénom ou pseudo seront utilisés uniquement) car on se sent plus à l’aise pour donner à lire ses écrits. Mon travail d’accompagnement, lui, se fait toujours individuellement de façon privée.
Un retour extérieur bienveillant mais exigeant est vraiment très utile, je suis passée par là et voilà pas mal d’années que j'aide à mon tour de façon professionnelle, d'où cette envie de le proposer aussi sous forme d'atelier, sachant que tout le monde ne peut pas se déplacer, même localement et que cela permet ainsi de participer sans limite géographique, contrairement à mes ateliers "collage & écriture" et autres.
Les inscriptions sont ouvertes en permanence, elle se font par mail
de même pour connaître les tarifs des deux formules ou poser des questions :
mc.gc(arobase)sfr.fr
Au plaisir de vous accueillir et de travailler avec vous !
Ce qu'en pensent des participant.e.s :
"Déjà, j'adore écrire sous la contrainte et je m'éclate avec les consignes de Cathy : elles sont originales, variées, voire "gratinée" pour la dernière de l'année.
Depuis un an, je m'amuse et me fais rire, tant les endroits où je me retrouve sont souvent loufoques, ça fait un bien fou !
J'adore aussi découvrir tous les univers, paysages proposés par les autres participant.es. Et bien sûr, je vote des deux mains, quant à la formule et à l'organisation de cet atelier : 15 jours pour écrire un texte, navette : retour du texte annoté par Cathy avec ses retours, suggestions, puis 15 jours pour le retravailler. Rigueur des deux côtés et tout ça dans la bienveillance.
En résumé : La formule+le distanciel +la durée = parfait pour moi ! Le tarif est pas mal non plus."
"Ce que j’aime dans l’atelier
Les propositions diversifiés qui permettre de découvrir son identité 'd’écrivain’
Découvrir des nouveaux auteurs
Le fait d’avoir à l’issue de la relecture un texte en place
Ce que j’aimerais un jour rencontrer tout ce petit monde...
La possibilité de faire des pauses
Le prix aussi ...les loisirs sont un luxe..."
"Habituée aux ateliers d’écriture en présentiel, la démarche de cet atelier est assez différente. L’anonymat donne de la liberté et le manque de confiance en soi est moins mis à l’épreuve. Le temps dont on dispose pour écrire nos textes permet des écrits plus aboutis. La correction apportée par Cathy est un plus indéniable et qui fait vraiment progresser en donnant encore plus l’envie d’écrire."
" Je participe à l’atelier de Cathy Garcia Canalès depuis plusieurs mois, cela m'inspire et me fait beaucoup travailler mon écriture. Les thèmes de cet atelier m'intéressent à chaque fois, il n'y a pas de compétition et c'est souvent original, de quoi donner envie d'écrire et de progresser !"
"Pourquoi j’apprécie cet atelier ?
C’est une bulle d’oxygène. Du temps passé pour soi égoïstement( avec d’autres qui partagent l’atelier ). Loin de la folie, de la médiocrité. Parce qu’un univers professionnel très terre à terre ( comme la majorité du monde du travail), où il n’y a pas de place pour la nuance. On peut vite se faire bouffer par le conformisme , la mono pensée. Donc pendre du temps pour des choses ”inutiles” au bon fonctionnement de la machine à broyer l’humanité, je trouve cela salutaire. De plus , l’écriture ( avec ton aide) pour moi est un modeste pied de nez au déterminisme. "
"Les ateliers de Cathy m'ont aidée à reprendre l'écriture en me fixant un cadre avec la contrainte des consignes et de la date butoir. Mais ils me poussent surtout à explorer de nouveaux styles, de nouvelles pratiques. Et ils me permettent finalement de comprendre que les seules limites, ce sont celles que je m'impose à tort."

J'ai la mémoire des orages
du vol frénétiques des martinets aussi
cela peut emplir rassurer
comme rassurent
une épicerie d'un autre âge
ou une mercerie.



Le Cercle d'Or, 1977
Ce livre totalement improbable, trouvé dans une boite à livres, est un récit autobiographique qui m'a surprise par sa beauté en plus d'être un témoignage intéressant d'autant plus qu'il donne la part belle avant tout aux femmes. Ce récit nous amène dans les années d'avant-guerre jusqu'aux années 70 dans la ruralité vendéenne, très imprégnée de religion (aussi bien catholique que protestante) et partagée en trois pays très différents : le marais, la plaine et le bocage, à travers le vécu d'une petite fille, puis jeune fille, et c'est une femme et une mère ici qui raconte, une femme qui a défiée son temps et ses archaïsmes dont elle a perçu très jeune les incohérences. Et du coup, j'ai bien envie de découvrir le premier livre, celui qui l'a faite connaître.
La quatrième de couverture :
"Depuis son premier livre « Les Bergers » (le Cercle d’or, 1974), après son passage dans les émissions télévisées « Aujourd’hui, Madame », les « Dossiers de l’écran » et « Les gens heureux ont une histoire », Thérèse Jolly est sans nul doute la bergère la plus célèbre de France. Elle a puisé cette fois dans ses souvenirs d’enfance, pour écrire la bouleversante histoire de « Marie-Terre » (surnom qui fait chanter ensemble ses deux prénoms : Marie et Thérèse). En vérité, ce n’est pas tout à fait d’elle qu’il s’agit : nous voyons se nouer autour de Marie-terre la chaîne de toutes les Marie de la terre, effacées, simples et fortes, gaies et douloureuses, toujours accueillantes, dures à la tâche, jamais serviles. Ces modestes grandes dames de la terre, les Marie-Soleil et les Marie-jardin, les Marie-tendresse ou les Marie-des-amandiers, possédaient en commun un secret, le plus grand, non pas celui du bonheur, celui de la vie, et elles l’ont confié à la petite Marie qui, trente ans plus tard, se souvient. Mais ce livre n’est pas idyllique. Souvent le ton de la narratrice s’élève, il se fait plus vif, acide même. Le monde rural n’est pas le paradis sur terre. Il était cependant hier habité par ces « vivantes parmi les vivantes » que furent les Marie qui veillèrent, au fil de ses « années d’apprentissage », à l’éclosion de Marie-terre. Et Thérèse qui leur devait tout, a composé, en leur honneur, la dédiant à ses propres enfants, la plus émouvante galerie de portraits que ces « chevalières en sabots » aient inspirée, la plus authentique à coup sûr : en tout cas, pour nous, la plus surprenante."
Moi qui me passionne de plus en plus pour ces témoignages anciens, vraiment un cadeau, car ils parlent de nous, ils me parlent de mon enfance, de ce que j'avais perçu sans comprendre de ces temps anciens qui s'imbriquaient encore dans le présent de façon plus ou moins agréable. Éduquée par une anglaise étrangère à ce pays et elle-même étrangère au sien d'une certaine façon, j'ai manqué de transmission, coupée de l'autre part de mon sang, sang immigré d'Espagnols du Sud, dont je n'ai pas reçu non plus la mémoire directe. Et moi la sans racine, les racines m'intéressent, les racines des plantes, des arbres, des êtres et de l'humanité toute entière et quand on s'intéresse aux racines, forcément on s'intéresse à la terre.
