Vincent Descotils - Le ciel est au bout
veines qui s'envasent au ciel
cendres de fusain
quelques larmes
trace le souffle
passe le doigts
estompe
in en cours
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veines qui s'envasent au ciel
cendres de fusain
quelques larmes
trace le souffle
passe le doigts
estompe
in en cours
Sentir à quel point nous sommes faits de la même étoffe que les fleurs, les nuages, le vent, la pluie et que nos limites ne sont là que pour jouir de toutes les sensations possibles.
in Le livre des sensations
un collage inspiré par mon livre "Les mots allumettes" (Cardère éd.)
Un mot. Un mot follet, un mot allumette.
Y poser la langue. Goûter le miel de sa brûlure.
HISTOIRE D’EAU
source bleue jaillie
du cœur des montagnes
si pure tu rigoles
torrent agile
dégringole
vers vallée verte et fertile
abreuve rivière serpent
coule tranquille
ouvre tes hanches
le poids de ton ventre
jusqu’en large fleuve
qui pleure et pisse
poisons et poissons morts
dans la bouche boueuse
des mers asphyxiées
qui dégueulent
des océans de déchets
in Je l'aime nature
se reposer comme un lac
entre les bras des collines
lisse et calme miroir
d'un ciel lumineux
s'emmitoufler de brume
et respirer le parfum
des forêts qui avancent
in Je l'aime nature
Femme…c’était pile ou face. Femme déracinée ou femme champignon…
Chair des dieux, vénéneuse peut-être.
Femme sans autre fruit que celui de l’imagination.
Femme feuille emportée par le vent. Femme encrée.
Juste un tatouage au bras du néant.
in Ourse (bi)polaire
C’est un âge où soudain on n’a plus envie d’attendre, plus envie d’être fidèle à son malheur. Un âge de volcan qui n’a pas dit son dernier mot.
in Ourse (bi)polaire
Il y a une abeille au cœur des fleurs jaunes. Coronilles ? Une abeille, un miracle. Le monde est devenu fou, il est cependant bien plus fragile que la Terre.
in à la loupe, tout est rituel
Fleur parmi les fleurs
se tourner ouverte
vers la lumière
dans la brèche
laisser couler le miel
l'âme est une abeille
in Des volcans sur la lune
Le sentier te regarde
avancer vers toi-même
in en cours
Dans l'enchevêtrement de nos vies tragicopoétiques
nous avançons à la machette des mots
à la boussole folle de nos joies indomptables
in en cours
Marcher
stèles d'un monde disparu
vers la grande spirale
des galaxies en gestation
marcher
sur l'herbe radioactive
vers une ultime mutation
in en cours
être minuscule
dans l'étrangeté
d'un monde
qui nous dépasse
sans renoncer
à sa propre piste
in en cours
Vertical solitaire
planté sur une ligne
tracée à l'encre de roche
sur la soie vierge et glacée
d'une robe de montagne
in en cours
On dit parfois qu’au plus haut de vos sommets
sous la lune complice, d’étranges sabbats
rassemblent sorcières et sorciers
qui s'aiment et se bravent
en d’espiègles joutes
jusqu’à ce que le soleil
perforé par vos cimes
y verse son jeune sang
.
On dit encore qu'à la nuit de la Saint-Jean
on devine les frottements de créatures païennes
on croit entendre des rires, des cris et des chants
le joyeux tapage des feux de Beltaine
de chaque buisson, de chaque sente
s'échappent de troublants soupirs
et si l'on ne veut pas se damner
mieux vaut rester chez soi et dormir
in Oniromancie