Tiffinie Greer - untitled 2014

Le lait de la peur bien souvent me brûle la gorge
Mais le chant d’un oiseau me fait vaste comme le ciel.
cg 2007
in Philosovie
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Le lait de la peur bien souvent me brûle la gorge
Mais le chant d’un oiseau me fait vaste comme le ciel.
cg 2007
in Philosovie

ivresses et fulgurances
avant le baiser
du rideau
cg in Salines

Une minuscule ferme somnole aux pieds d’immenses pylônes électriques. Dans la cour, des pigeons blancs ou peut-être des colombes, sont perchés sur une petite caravane cabossée. Grande étendue d'eau où le ciel vient se confondre. Moutons dodus mais gris comme le reste. Tous petits canaux rectilignes entre les champs, fossés bourbeux rêvant aux canards sauvages qui viennent parfois rider leur surface. Au milieu d'un pré, encore droit, un arbre mort, un autre fracassé, la tête dans l'eau.
cg in Calepins voyageurs et après ?

Lumière grise, le cœur semblable aux écorces des chênes, travaillé de craquelures profondes et pourtant bien battant encore. Le vent en crescendo vient cette fois, caresser la gorge, glisser entre les seins, faire danser les arbres qui lentement se dénudent, strip-tease de saison…
cg in Le livre des sensations

Pour une goutte d'eau, un grain de poussière, il y a encore de l'espoir dans l'univers des possibles ! Merveilleux rire qui résonne. Pour combien de temps ?
cg in Calepins voyageurs et après ?

l’orage nous clouera à mort
sur les portes sorcières
des bûchers de la nuit
brèche illusoire
mirage hybride
in Aujourd'hui est habitable

lentement suit du regard
la longue fêlure du miroir
cg in D'ombres

Entre les tranches de murs, on s’asperge, on s’enfonce. On manque se dissoudre dans le code réciproque. On exulte, on bégaie. On dilapide aux confins sa raison, ses raisins. On écluse l’ordinaire.
Miettes et cicatrices.
On se souvient des intempéries, des couleurs de peaux et du faucon de nos cerveaux calleux, mutilé par les langues de contrition. Il nous faut vivre pourtant, en petites grappes de soleil insolent.
cg in Surréel des surrénales
extrait d'Aujourd'hui est habitable

Quelques notes de piano sous la lune de papier
Dessinent un pont entre deux vies. Le roi et l’oiseau
M’ont mis le cœur en lambeaux.
cg in Purgatoire du quotidien

nous irons allumer
un feu de souches veinées
dans le taillis des rides
cg in Aujourd'hui est habitable

bientôt nous irons nous aimer
la tête ourlée de pluie
couchés dans le foin
avec dans le cœur
un rêve encore salé
nos poitrines sentiront
la sauge et le lilas
cg in Aujourd'hui est habitable

Il y a la simplicité, plus enivrante que tous les alcools, mais si rare.
cg in A la loupe

nous poursuivrons le vertige
entre les cendres du rêve
une mélopée de toute beauté
un doux parfum
de lune et de sang frais
qui fait ululer les hiboux
cg in Aujourd'hui est habitable

la crue du vivre déferlera
saisons des puits pour les oasis
nous avons des runes de feu
dans le noir des fibres
l’ange dans la chambre
brandit un tison vibrant
splendides braises du clair désert
mais pas de serpents écorchés
nulle possession démente
juste l’audace de la lune ronde
dans le fourreau de la nuit
cg in Aujourd'hui est habitable