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09/11/2016

Louis Savary

 

 

il me reste encore à vous dire

mais ce sera avec mes entrailles

 

 

06/11/2016

Louis Savary

 

les mots persistent

moi je signe

 

 

 

Samaël Steiner

 

Je t’aime avec tendresse, je t’aime à retourner une ville  

 

in Seul le bleu reste

 

 

03/11/2016

Panaït Istrati

 

Ce n'est pas vrai du tout, que l'être humain soit une créature qui comprenne la vie. Son intelligence ne lui sert pas à grand-chose ; par le fait qu'il parle, il n'en est pas moins bête. Mais là où sa bêtise dépasse même l'inconscience des animaux, c'est quand il s'agit de deviner et de sentir la détresse de son semblable.

Il nous arrive, parfois, de voir dans la rue un homme à la face blême et au regard perdu, ou bien une femme en pleurs. Si nous étions des êtres supérieurs, nous devrions arrêter cet homme ou cette femme, et leur offrir promptement notre assistance. C'est là toute la supériorité que j'attribuerais à l'être humain sur la bête. Il n'en est rien ! 

 

in Kyra Kyralina

 

 

 

 

01/11/2016

Jean-Baptiste Pedini

 

Une lumière déchiquetée que l’océan reprise

 

in Plein phare

 

 

 

 

31/10/2016

Abigail Bray

 

They made it clear from the start that the slightest deviation from the norm would be punished. They turned everything into prisons, even our own bodies. Wear pink. Play with dolls. Look in the mirror. Go to school. Learn to smile when they abuse you. Diet, wax, apply make-up, and swallow your medication. Follow fashion. Work. Consume. Be silent. Give him a porn star experience. Get married. Shop, cook, wash, iron, dust, vacuum, scrub and polish. Work a 15-hour shift (but don’t call housework ‘work’). Get into debt. Have children. Stay married (or they’ll destroy you and your children). Watch TV. Wear stilettos. Obey their laws. Save for your old age. Now repeat after me: ‘I am free’. Just to make sure I knew who my masters were they spat on me, groped me, pinched me, grabbed me and shoved me at school, in the street, in homes, on buses, in parks, pubs, clubs, everywhere. They shouted at me from cars, building sites, pub windows and doors, everywhere that I was a slut, an ugly bitch, a fat slag, a stupid cow, a skinny cow, a sexy dog, that they would fuck me, hit me, damage me, and destroy me. They made grunting noises and flapped their tongues. They raped me, beat me, pulled the hair out of my head, and kicked me. They threatened to kill me and told me to kill myself. They always wanted to know my weight, size, age and height as though this information was useful for their plans. They harassed me when I studied or worked, they just wouldn’t leave me alone. Then they told me I lacked a sense of humour. … They told me to practise positive thinking and to cleanse myself of toxic emotions. They told me to live in the ‘Now’ like a toddler, or a goldfish with a five-second memory. They treated me like a child, demanded that I behave like a child and look like a 15-year-old, and then they told me I was immature and childish. They said, “Consider yourself lucky, this is a democracy and we’ve given women the freedom to choose their own lives and be what they want to be.” When I mentioned the word ‘misogyny’ they called me a man-hater. When I spoke up against fascist pornography they told me I needed a good fuck. “The answer to your problems,” they said, “is between our legs.” When I spoke about the rise of rape culture they told me I definitely needed a good fuck. But by then I had stopped taking it personally. “Listen,” I said, “what we really need is a vigorous, earth-shaking, relentless, uninhibited, wild, passionate, intoxicating, angry, unapologetic, long-overdue, exciting, luscious revolution.” Because this was never personal, this was always political."

 

 “The fascism that has no name” in Misogyny Re-Loaded

 

 

Isabelle Stibbe

 

Les parents quand ils faisaient la grève, c’était pour des augmentations de salaire.

Les fils, aujourd’hui, ils font grève pour continuer à travailler. 

 

in Les maîtres du printemps

 

 

 

 

Sophie Desseigne

 

Toutes ces mères dévorant leur progéniture, bout de chair pour bout de chair qu’elles n’en finissent pas de digérer. Tous ces pères aux abonnés absents ne voyant pas plus loin que leur couilles. Hoquets des peurs enfouies. Recoudre les morceaux de soi. Rapièçage sans fin pour éclopés du divan. Oublier tout ça. Vivre.

 

 in Grand arbre rouge

 

 

 

29/10/2016

Jean-Christophe Belleveaux

 

faire bonne figure, s’accommoder

d’infinitifs qui ont le style

d’une serpillière

je suis fatigué

 

comme tout le monde

 

tout le monde trop-plein

de trop de choses

 

in Démolition

 

 

 

Grégory Pichot

 

En vieillissant l'on aimerait faire l'amour à une âme.

Et ne plus rien écouter de ce qu'ils disent de l'aube...

Une douce lenteur, le goût de l'instant célébrant sa chute.

Une neige à l’extrême bleu de l'air, tel pourrait être notre âme.

 

 

 

Joyce Mansour

 

J’ai volé l’oiseau jaune

Qui vit dans le sexe du diable

Il m’apprendra comment séduire

Les hommes, les cerfs, les anges aux ailes doubles,

Il ôtera ma soif, mes vêtements, mes illusions,

Il dormira,

Mais moi, mon sommeil court sur les toits

Murmurant, gesticulant, faisant l’amour violemment,

Avec des chats.

 

 

 

 

27/10/2016

Marlène Tissot

 

J’emmerde les proverbes

 

Quant on veut, on peut

mais quand on peut

souvent, on ne veut plus

 

 

 

Thierry Roquet

 

 Les murs ont des oreilles je leur susurre des mots doux

ça doit leur plaire car ils ne trouvent rien de mieux pour me répondre

que de suinter d'humidité à grosses gouttes

 

 

 

 

24/10/2016

Peush

 

 

À la crinière des algues se mêlait le miaulement des flots

Et la marée féline se frottait aux écailles des raffineries poisseuses

 

in La mère Michel (Poids Plume 2016)

 

 

 

23/10/2016

Peush

 

  

Dans la baie engorgée autrefois poissonneuse

On ne croise plus un chat, la mer s’y est noyée.

 

in La mère Michel (Poids Plume 2016)