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13/03/2017

L'ampleur des astres de Thierry Roquet

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Mon petit florilège perso :

 

Douche froide

Quand un chômeur, il refroidit vite

 

*

 

24h sur 24

Je vis au jour le jour, surtout la nuit.

 

*

 

Origine

N’oublions jamais d’où nous venons : du trou du cul de la galaxie. Ça dégaze sec ! Et ça vous met des parfums d’étoiles pleins les narines !

 

*

 

Fort comme un chêne

Glander c’est résister à l’occupation.

 

*

 

Les mo®ts nous collent à la peau

Il s’est réincarné à spirales ; ça lui permet d’écrire encore un peu

 

 

Thierry Roquet in L’ampleur des astres - Fragmensonges de vie

Cactus Inébranlable édtions, septembre 2016

 

 

 

 

09/03/2017

Tim Ingold

 

La poésie ne vient pas après la science, pour célébrer le triomphe de la raison sur la nature. Elle vient avant la science, lorsque, avec davantage d’humilité, nous reconnaissons que nous devons notre existence au monde que nous cherchons à connaître

 in Marcher avec les dragons

 

 

 

Octavio Paz

 

Les masses humaines les plus dangereuses sont celles dont on a injecté dans les veines le venin de la peur… la peur du changement

 

 

Luc Diétrich

 

Je veux être préoccupé de la destinée humaine. Je voudrais noter tout ce que je sens, je voudrais leur faire voir avec force tout ce qu’ils ont mal vu, je voudrais qu’ils vivent et entendent avec plus de joie et plus de violence. 

Ils parlent de chanter le progrès, la machine qui libère l’homme. Elle ne le libère pas, elle le gonfle et le détraque. Et l’homme pense boîtes d’allumettes et discours électoral : tous de même. Ils ne sont plus eux-mêmes : ils n’ont plus le courage de s’élever seuls avec violence, contre l’injustice, quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne. Ils vont bientôt tous se coller ensemble. …Ils ne savent plus choisir, ils prennent ce qu’il y a de plus facile en eux, de plus rutilant. À la même heure ils voient les mêmes saletés. À la même heure ils pensent en commun. J’aime celui qui apprend tout seul. Le chétif qui s’agrippe, qui encaisse les coups des autres, les brûlures de la faim et du froid et qui, tout seul, apprend à se détacher du ronron des autres. Celui-là comprend les hommes mais n’en sera pas rempli. Il leur voudra du bien et sera traité d’ennemi. J’aime mieux être seul. 

 

in Le bonheur des tristes V. Introduction à la vie commune

 

 

 

 

 

08/03/2017

Ce qui se dit dans la forêt amazonienne

 

fais que ta peur sois toute petite,

car si tu la laisses grandir,

c'est toi qui sera tout petit

 

 

 

 

 

Violetta Parra

 

Merci à la vie qui m'a tant donné.

Elle m'a donné un cœur qui devient débordant

quand je vois le fond de tes yeux clairs.

merci à la vie qui m'a tant donné.

 

(interprétation personnelle du traducteur inconnu)

 

 

 

 

 

Jeanne Moreau

 

Oui, j'ai vécu comme un garçon. Ça m'irrite de dire cela.

J'aurais préféré dire : j'ai vécu comme une femme libre. 

 

 

 



 

Alfred de Vigny

 

Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu'au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur dire pardon. 

 

 

07/03/2017

Miguel Angel Asturias

 

la poésie est mémoire baignée de larmes…

 

 

 

 

Olav H. Hauge

 

L’homme d’Osa

Il descendait de la montagne,
il rentrait chez lui,
on lui a fait traverser le fjord
depuis Osa jusqu’à Öydvinstö.
Il avait la main ouverte,
il a offert de payer.

Mais l’homme d’Osa
Ne voulut rien entendre.
– Je veux payer ;
j’habite trop loin
pour te rendre la pareille.
– Eh bien, rends service
à un autre homme,
dit l’homme d’Osa,
et il reprit les rames.

 

in Nord profond (trad. de François Monnet)

 

 

 

03/03/2017

Serpil Çökelik

 

ne mets pas tes mots dans ma bouche ne mets pas ta voix dans ma bouche ne mets pas ton cri dans ma bouche ne mets rien dans ma bouche laisse ma bouche

 

in Chat de Mars n°I

 

 

 

01/03/2017

Miguel Espejo

 

Nous avons découvert dans la technique
une gigantesque source
qui n’a pas pu apaiser notre soif.

 

 

28/02/2017

Lionel Mazari

 

Dans la cour, quelque poule
entonne
un chant mystique à l’œuf.

Alors l'enfant choisit,
puisqu'il fait jour,
le clan sauvage.

Voici qu’une couleuvre endormie
le remet dans le droit chemin
de l’appétit et du confort,
à l’heure où les chiens parlent
aux vaches sans respect.

L'enfant choisit,
quand le soir le pousse,
le parti domestique.

La nuit retombe et la famille fait
sa vie dans le nid de dieu,
un peu de paille sur le cœur,
l’odeur du foin dans la parole,
un incendie dans le regard,
et l’azur en cabane.

L'enfant s'accorde
pour le lendemain
la liberté de changer.

 

in l'impossible séjour

 

 

 

Albert Camus

 

Si j’avais à écrire ici un livre sur la morale, il aurait cent pages et 99 seraient blanches. Sur la dernière, j’écrirais : "Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer ".


in Carnets 1 (1937)

 

 

 

Andrée Chedid

 

Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent

Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi

Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.