Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/12/2014

Blaise Pascal

  

  Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradictions, quel prodige ? Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire et rebut de l'univers.
Qui démêlera cet embrouillement ? 


in Pensées

 

 

15:24 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Wislawa Szymborska

 

Rien n’a changé.

 Seules peut-être les manières, les cérémonies, les danses.

 Le geste des mains protégeant la tête

 Est cependant resté le même.

 Le corps se tord, se débat, essaye de fuir,

 Fauché, il tombe, plie les genoux,

 Bleuit, enfle, salive et saigne.

   

 in La torture

 

 

 

 

15:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

02/12/2014

Tristan Cabral

 

Le pays d’où je viens a la couleur des lampes

Que les enfants conduisent aux limites du sable

 

 (…)

 

Le pays d’où je viens n’a jamais existé

 Un vieil enfant de sable y pousse vers le large

 Un bateau en ciment qui ne partira jamais

 

 

in Mon pays mon naufrage

 

 

 

 

 

 

 

 

  

21:14 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Proverbe togolais

 

Si les pierres se querellent, ce n’est pas à l’œuf de les séparer

 

 

20:27 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2014

Diane Meunier

 

Je ne lis pas les journaux

 Ne veut rien apprendre de nouveau des hommes

 

 

 

22:00 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean-Marie Gourio

 

Ah ! Le journal d'hier ! Déjà que hier y avait rien dedans, alors aujourd'hui, à lire, c'est encore meilleur ! J'ai vraiment l'impression d'avoir rien raté. 

 

in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

 

 

21:55 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Marcel Proust

 

Je pouvais bien prendre Albertine sur mes genoux, tenir sa tête dans mes mains, je pouvais la caresser, passer longuement mes mains sur elle, comme si j’eusse manié une pierre qui enferme la salure des océans immémoriaux ou le rayon d’une étoile, je sentais que je touchais seulement l’enveloppe close d’un être qui par l’intérieur accédait à l’infini.

 

 

21:41 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Gillian Geneviève

 

Triste monde

 Que j’abhorre faussement

 Triste siècle

 Que je parcours 

A rebours du néant

  

 in Ode au chaos

 

 

15:27 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Marguerite Duras

 

ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit.

  in Écrire, 1993

 

 

14:05 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Diane Meunier

 

Alors j’ai choisi un rocher pour m’y coucher

 Toutes les nuits

 Et j’ai répété tous les bruits que l’obscurité me chantait

  Puis j’ai mangé toutes les fleurs et vomi

 Des petits oiseaux

  

 in L’hurluberlue

 

 

10:30 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2014

Leo Perutz

 

Les signes à partir desquels vous formez les mots [...] renferment les grandes forces et les puissances qui veillent sur le cours du monde. Et sache que tout ce qui est exprimé par des mots sur terre laisse une trace dans le monde supérieur.

 

in La Nuit sous le point de pierre

 

 

11:55 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2014

Christian Bobin

 

Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière. 
 

in La plus que vive

 

 

19:36 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Kazimierz Dabrowski

 " Je vous salue névrosés !

Parce que vous êtes sensibles dans un monde insensible, n’avez aucune certitude dans un monde pétri de certitudes

Parce que vous ressentez les autres comme si ils étaient vous-mêmes

Parce que vous ressentez l’anxiété du monde et son étroitesse sans fond et sa suffisance

Parce vous refusez de vous laver les mains de toutes les saletés du monde, parce que vous craignez d’être prisonniers des limites du monde

Pour votre peur de l’absurdité de l’existence

Pour votre subtilité à ne pas dire aux autres ce que vous voyez en eux

Pour votre difficulté à gérer les choses pratiques et pour votre pragmatisme à gérer l’inconnu, pour votre réalisme transcendantal et votre manque de réalisme au quotidien

Pour votre sens de l’exclusivité et votre peur de perdre vos amis proches, pour votre créativité et votre capacité à vous extasier

Pour votre inadaptation à « ce qui est » et votre capacité d’adaptation à « ce qui devrait être », pour toutes vos capacités inutilisées

Pour la reconnaissance tardive de la vraie valeur de votre grandeur qui ne permettra jamais l’appréciation de la grandeur de ceux qui viendront après vous

Parce que vous êtes humiliés alors que vous veillez à ne pas humilier les autres, parce que votre pouvoir immense est toujours mis à bas par une force brutale; et pour tout ce que vous êtes capable de deviner, tout ce que vous n’exprimez pas, et tout ce qui est infini en vous

Pour la solitude et l’étrangeté de vos vies

Soyez salués! "
 


 
 

 

11:46 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Thomas Vinau

 

La solitude est une nourriture qui nous mange

 

 

 

 

11:21 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2014

Louis Savary

 

Poussé à bout

le mot

devient cri

 

in Mots de passe

 

 

16:50 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)