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22/05/2014

Marcel Proust

Les chagrins sont des serviteurs obscurs, détestés, contre lesquels on lutte, sous l'empire de qui on tombe de plus en plus, des serviteurs atroces, impossibles à remplacer et qui par des voies souterraines nous mènent à la vérité et à la mort. Heureux ceux qui ont rencontré la première avant la seconde, et pour qui, si proches qu'elles doivent être l'une de l'autre, l'heure de la vérité a sonné avant l'heure de la mort.

in Le Temps retrouvé

 

 

22:04 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2014

Michel Camus

 

La poésie ne cesse de faire allusion

à ce qui échappe au langage,

à ce qui le traverse et le dépasse.

 

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

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13/05/2014

Charles Baudelaire

 

Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme

en lui donnant plus qu'il n'espère. 

 

in Le spleen de Paris

 

 

 

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Jean-Sébastien Lemey

 

  

Malbrought s’en va t-en guerre

pendant que Dame Malbroutée se fait sauter en paix

 

 

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11/05/2014

Daniel Daligand

 

L’illusion a existé de tous temps en minorité,

mais ce siècle elle est en majorité.

Nous respirons la violence des pouvoirs par tous les pores.

 

 

 

 

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09/05/2014

Jean de La Fontaine

 

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ?

- Pas toujours, mais qu'importe ?

- Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.

 

in Le Loup et le Chien

 

 

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Jose de Castro

 

La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim. L’autre moitié ne dort pas non plus, parce qu’elle a peur de ceux qui ont faim

 

 

 

 

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André Bassiteau

 

Et qu’est la mouche, dites-voir, sinon l’image inversée de l’ange

 

 

 

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07/05/2014

Charles Baudelaire

 

…de ces grands yeux si fervents et si tendres

 de cette bouche où mon cœur se noya

 

 

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Michel Camus

 

N'est-il pas extraordinaire que l'homme ait acquis le pouvoir technique d'extraire, de la potentialité du vide, des particules élémentaires que l'on ne trouve pas dans la nature, sinon à l'état de pure virtualité, mais que l'homme fait apparaître dans ce grand chaudron de sorcier qu'on appelle l'accélérateur des particules. Or, l'homme est inséparable de la Grande Nature, de la Mater Tenebrarum. Mater ayant la même racine trilittère que materia , matière. Peut-être la Grande Nature se sert-elle de l'homme pour actualiser des potentialités qu'elle contient et qu'elle ne peut exprimer d'elle-même sans l'instrument humain qu'elle a mis douze à quinze milliards d'années à forger.

 

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

 

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Paul Lafargue

 

Le prolétariat s’est laissé pervertir par le dogme du travail

 

 

 

 

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Jean Anouilh

 

le bonheur est un exercice solitaire. 

 

in La répétition

 

 

 

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Franklin D. Roosevelt

 

En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi.

 

 

 

 

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George Orwell

 

Clichés, métaphores usées jusqu'à la corde, paresse d'écriture, sont des manifestations du délabrement de la langue. Il en résulte que l'esprit s'engourdit, et que la langue, comparable à la musique de fond d'un supermarché, amollit le cerveau et l'amène en douceur à l'acceptation passive d'idées et de sentiments qu'il n'a pas acceptés. 

 

in La Politique et la Langue anglaise

 

 

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05/05/2014

Henri-François Guitard

 

Et je voudrais surtout que tout soit si fou

Que je ne puisse plus penser, ni pleurer 

Par peine ou par goût.

 

 

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