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CITATIONS - Page 150

  • Lionel Mazari

     

    Autrefois j’étais immense et blanc

     

    On me disait enfant de la lune et du soleil

     

    Mon berceau était un arc-en-ciel renversé

     

    Et je tirais sur mon sommeil

     

    Le grand drap lacté de la nuit

     

    Un jour d’épines et de météores

     

    Mon arc-en-ciel perdit son sang

     

    Et je chutais longtemps du ciel et de l’enfance

     

     

     

     

     

    in Fragments apocryphes de J-V Cédille

     

     

  • Lao-tseu

     

     L'homme d'une vertu supérieure est comme l'eau.

     L'eau excelle à faire du bien aux êtres et ne lutte point.

     Elle habite les lieux que déteste la foule.

     Parmi toutes les choses du monde,

    il n'en est point de plus molle et de plus faible,

     et cependant, pour briser ce qui est dur et fort,

    rien ne peut l'emporter sur elle.

     Pour cela rien ne peut remplacer l'eau.

     Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort.

     Ce qui est mou triomphe de ce qui est dur.

     

    in Tao-te king

     

     

  • Marcel Migozzi

     

    Phrases qui sentent le fumier, la pomme mûre, le vieil automne, ce que tu aimes depuis l’enfance, sans mesure, peut-être bien jusqu’à l’arrêt du cœur.

     

      Ou si c’est avec ces mots de campagnard que tu cherches à effacer le lotissement sous ta fenêtre ? À corriger comme un poème le paysage d’ici, toits en trop, et le béton, et les clôtures arrogantes ?

     

       in Et si nous revenions sans vieillir ?

     

     

     

  • Anne Archet

     

    Je m’assied et j’écris. Je me couche et j’écris. Tout me sert d’écritoire : une table, un divan, un lit, les marches d’un escalier, les murs de plexiglas d’un abribus, le dos moite de mon amante. Parfois, j’écris même en marchant. Le monde reste ainsi hors de ma vue et je me sens hors de sa portée, inatteignable.

     

     

  • Marcel Migozzi

      

     On entre aussitôt dans une herbe seule sous le ciel.

    On aimerait voir une vache (y est-elle encore sans son souvenir ? et l’écrire va-t-il compenser consoler ?)

     

      in Et si nous revenions sans vieillir ?