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28/02/2014

Proverbe chinois

 

 Avec du temps et de la patience, les feuilles de mûrier se transforment en robe de soie.

 

 

 

 

27/02/2014

Christian Bobin

 

J'aime appuyer ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe, non pour m'assurer de l'existence de l'arbre mais de la mienne.

 

in La présence pure

 

 

 

Paul Carvel

 

Pacifisme n'est pas passivité.

 

 

Stanislaw Jerzy Lec

 

 Les conversations sur la pluie et le beau temps deviendront intéressantes quand apparaîtront les premiers signes de la fin du monde.

in Nouvelles pensées échevelées

 

 

 

Louis Auguste Commerson

 

A son lit de mort, l'homme songe plutôt à élever son âme

que des lapins.

 

 

 

 

26/02/2014

Albert Camus

 

Oui, on peut faire la guerre en ce monde, singer l'amour, torturer son semblable, parader dans les journaux, ou simplement dire du mal de son voisin en tricotant. Mais, dans certains cas, continuer, seulement continuer, voilà ce qui est surhumain. 

 

in La chute

 

 

Ambrose Bierce

 

Comestible adj. Susceptible d'être mangé et digéré, comme un ver pour un crapaud, un crapaud pour un serpent, un serpent pour un cochon, un cochon pour l'homme et l'homme pour le ver.

 

 

 

Gustave Thibon

 

La feuille morte voltige d'un lieu à l'autre, mais tous les lieux se valent pour elle, car son unique patrie est dans le vent qui l'emporte... 

 

in L'équilibre et l'harmonie

 

 

 

Gustave Thibon

 

 Etre dans le vent : une ambition de feuille morte...

 

 

 

Neale Walch

 

 

 

 Toute action entreprise par les êtres humains est fondée  soit sur l'amour   soit sur la peur. La peur est l'énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse. L'amour est l'énergie qui s'étend, s'ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.

 


 

 

 

Christian Bobin

 

Mourir, c'est comme tomber amoureux : on disparaît, et on ne donne plus de nouvelles à personne. 

 

in Le Christ aux coquelicots

 

 

 

 

 

25/02/2014

Proverbe tsigane

 

 

Lorsque tu es immobile la sueur qui coule de ton front creuse ta tombe, alors voyage.

 

 

 

                  

 

 

 

Proverbe tsigane

 

Les enfants disent ce qu'ils font, les hommes ce qu'ils pensent,

les vieux ce qu'ils ont vu et entendu.  

 

 

Proverbe Tsigane

 

N'entres pas dans mon âme avec tes chaussures

 

 

24/02/2014

René Barjavel

 

Si je mets dix hommes sur une île déserte, la loi d'attraction va les rassembler en deux groupes, et la loi d'opposition leur inspirer des idées absolument contraires sur la façon d'organiser l'île. Si un groupe pense "nord", l'autre groupe, par réflexe immédiat, pensera "sud". Et ils commenceront à ramasser des cailloux pour se convaincre réciproquement en se les envoyant sur la figure. Si un des deux groupes se montre plus fort et absorbe l'autre, une force d'opposition va naître en lui, grandir et le couper de nouveau en deux ou en plusieurs morceaux. C'est la loi! Ce n'est pas cela qui fait le malheur des hommes. Ils pourraient entre l'attraction et l'opposition, trouver un équilibre et vivre en paix, comme le soleil et les planètes. Ce qui les rend malheureux, c'est le bonheur. L'idée qu'ils s'en font, et de besoin de l'attraper. Ils s'imaginent qu'ils sont malheureux aujourd'hui, mais qu'ils pourront être heureux demain, s'ils adoptent certaine forme d'organisation. Chaque groupe a une idée d'organisation différente. Non seulement il se l'impose à lui-même, à grande souffrance, mais il cherche à l'imposer à l'autre groupe, qui n'en veut absolument pas, et qui essaie au contraire de lui faire avaler de force sa propre cuisine. Et chaque individu croit qu'il sera heureux demain, s'il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s'il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l'avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d'atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l'homme mène pour un bonheur futur, l'empêchent d'être heureux aujourd'hui. Le bonheur de demain n'existe pas. Le bonheur, c'est tout de suite ou jamais. Ce n'est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C'est la joie de vivre, quelles que soient l'organisation et les circonstances. C'est la joie de boire l'univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l'air dans les poumons, le sein dans la main, l'outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu'elle t'offre.

 

in Si j'étais Dieu...