Anne Archet
Tout ce qui vous distingue vous isole.
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Tout ce qui vous distingue vous isole.
Fuis dans la solitude, mon ami ! Je te vois assourdi par le bruit des grands hommes et déchiré par les aiguillons des petits. Dignes, forêt et rocher savent se taire en ta compagnie. Sois de nouveau semblable à l'arbre que tu aimes, celui aux larges branches : silencieux, aux écoutes, suspendu au-dessus de la mer
in Ainsi parlait Zarathoustra
La blessure est à l’endroit où la lumière entre en vous.
Vivre à moitié, c’est quand on est seul;
vivre pleinement c’est quand on l’a compris.
Oh ! forêts je reviens
Vagabonde
L’échine courbée
Le hurlement de cendres
Je reviens en vous me rouler dans la boue
Les étoiles
Les larmes
Je reviens en vous
Rejoindre en moi toutes les femmes
Sauvages qui ne se lavent qu’aux ruisseaux
Dansent leurs corps velus
A l’ombre des châteaux.
Si Proust avait été blogueur, jamais n’aurait-il écrit À la Recherche du temps perdu, car il aurait parfaitement su à quel endroit il avait perdu tout ce temps.
Le soir. La mer n’a plus de lumières et,
comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.
in Capitale de la douleur
J’ai le goût de la nuit, du rêve et du sommeil.
J’entre dans la nuit comme dans la gueule ouverte d’un boa
Et là je me dépose, je fuis, je rêve, vêtue de ma peau et de la peau du boa
Personne ne s’aventure autour d’un boa qui digère
In La nuit du boa
Je suis femme
Vagabonde
Aux cheveux de crin
J’erre par les rues
Murmurant l’écharde de ton nom
Je touche par les points laogong de mes paumes dansantes la concrétion de leurs pensées, inclusions dans l’ambre de leur cerveau
et parfois m’en trouve encombrée
j’ai la chance d’habiter un pays dont la beauté réelle et tangible chasse les natures mortes où vivent qui hantent mon esprit, aliens, batards et merveilleux
et cette beauté à toucher fait tomber mon âme dans mes souliers, sous la plante de mes pieds
ainsi je marche et réintègre mon corps hologramme
in Les mots masaï
Ils aboient Sancho, signe que nous avançons.
in Don Quichotte de la Mancha
Ladran Sancho, señal que cabalgamos.
in El Quijote de la Mancha
Notre vie est pour une grande part composée de rêves.
Il faut les rattacher à l'action.
Sur dix idées publiques, huit ou neuf ont été imposées par matraquage. Seraient-elles vraies, nous ne les avons pas domestiquées nous-mêmes, ce sont elles qui nous ont assaillis de force. Comme disait un Ancien, un fou qui crie qu'il fait jour en plein jour n'en est pas moins fou. Répéter ce qui se dit, même si ce qui se dit est vrai, relève du simple psittacisme tant que l'on n'a pas décortiqué soi-même l'idée et essayé d'en vérifier le bien-fondé.
in Petit traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.