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22/05/2014

Rainer Maria Rilke

 

J'implore tous ceux qui m'aiment d'aimer ma solitude 

 

 

22:38 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Michel Camus

La poésie ne travaille pas dans un champ clos, même si le langage est en lui-même un champ clos indéfini. Que sait-on de l'origine du langage ? Rien. La poésie est d'abord vécue dans une sorte de perception sans forme, silencieuse, mais illuminative. Ce n'est pas un savoir, c'est autre chose, c'est l'intuition donatrice originaire que l'espace de la poésie est infini , sans nom et sans fond, donc bien plus "fondamental" que n'importe quel niveau de réalité. Le paradoxe de la poésie c'est de faire allusion à la transparence de l'infini dans le fini avec-et-contre les mots de la tribu. Le champ de conscience de la poésie, c'est l'infiniment ouvert à l'intérieur de la langue comme un "trou" dans la langue.

 

On peut toujours dire que la poésie écrite est habitée par un certain imaginaire constitué par son langage métaphorique, mythique ou symbolique. Mais l'essentiel de la poésie, son miel le plus secret, n'est pas accessible dans l'oeuvre incarnée c'est-à-dire dans les sons, dans les images visuelles ou dans l'encre d'imprimerie sur le support du papier. L'essentiel de la poésie se vit en amont de l'imaginaire, du côté de la corne d'abondance de sa source d'inspiration. Source énigmatique dont on ne sait rien. Le paradigme de la transpoésie, c'est avant tout la nécessité de l'éveil de l'homme à ce qui le fonde, à ce qui le traverse et à ce qui le dépasse silencieusement.

 

En évoquant le miel le plus secret de la poésie, nous touchons ici un domaine où il n'y a rien à comprendre rationnellement, mais tout à vivre intuitivement. Le sentiment de l'Absolu ne se définira jamais. Il est vécu ou il n'est pas vécu. Tout rationnaliste ne verra là qu'illusion ou absurdité. Il n'est pire sourd, dit-on, que celui qui ne veut pas entendre. Mais la question est plus radicale : n'entend pas celui qui n'a pas le pouvoir d'entendre. Trop d'êtres humains sont hélas des huîtres scellées : jamais la lumière ne pénètre à l'intérieur.

 

  in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

22:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Marcel Proust

Les chagrins sont des serviteurs obscurs, détestés, contre lesquels on lutte, sous l'empire de qui on tombe de plus en plus, des serviteurs atroces, impossibles à remplacer et qui par des voies souterraines nous mènent à la vérité et à la mort. Heureux ceux qui ont rencontré la première avant la seconde, et pour qui, si proches qu'elles doivent être l'une de l'autre, l'heure de la vérité a sonné avant l'heure de la mort.

in Le Temps retrouvé

 

 

22:04 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2014

Michel Camus

 

La poésie ne cesse de faire allusion

à ce qui échappe au langage,

à ce qui le traverse et le dépasse.

 

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

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13/05/2014

Charles Baudelaire

 

Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme

en lui donnant plus qu'il n'espère. 

 

in Le spleen de Paris

 

 

 

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Jean-Sébastien Lemey

 

  

Malbrought s’en va t-en guerre

pendant que Dame Malbroutée se fait sauter en paix

 

 

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11/05/2014

Daniel Daligand

 

L’illusion a existé de tous temps en minorité,

mais ce siècle elle est en majorité.

Nous respirons la violence des pouvoirs par tous les pores.

 

 

 

 

12:15 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2014

Jean de La Fontaine

 

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ?

- Pas toujours, mais qu'importe ?

- Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.

 

in Le Loup et le Chien

 

 

13:46 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jose de Castro

 

La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim. L’autre moitié ne dort pas non plus, parce qu’elle a peur de ceux qui ont faim

 

 

 

 

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André Bassiteau

 

Et qu’est la mouche, dites-voir, sinon l’image inversée de l’ange

 

 

 

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07/05/2014

Charles Baudelaire

 

…de ces grands yeux si fervents et si tendres

 de cette bouche où mon cœur se noya

 

 

21:22 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Michel Camus

 

N'est-il pas extraordinaire que l'homme ait acquis le pouvoir technique d'extraire, de la potentialité du vide, des particules élémentaires que l'on ne trouve pas dans la nature, sinon à l'état de pure virtualité, mais que l'homme fait apparaître dans ce grand chaudron de sorcier qu'on appelle l'accélérateur des particules. Or, l'homme est inséparable de la Grande Nature, de la Mater Tenebrarum. Mater ayant la même racine trilittère que materia , matière. Peut-être la Grande Nature se sert-elle de l'homme pour actualiser des potentialités qu'elle contient et qu'elle ne peut exprimer d'elle-même sans l'instrument humain qu'elle a mis douze à quinze milliards d'années à forger.

 

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

 

18:56 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (3)

Paul Lafargue

 

Le prolétariat s’est laissé pervertir par le dogme du travail

 

 

 

 

18:27 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Anouilh

 

le bonheur est un exercice solitaire. 

 

in La répétition

 

 

 

18:17 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Franklin D. Roosevelt

 

En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi.

 

 

 

 

18:09 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)