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CITATIONS - Page 48

  • Dan Katchongva, dernier leader hopi du Clan du Soleil d'Hotevilla (1860 env. - 1972)

     

    La nature nous parlera avec le souffle puissant du vent. Il y aura des tremblements de terre, des inondations et des feux étranges en différents endroits causant de grands désastres, des changements dans les saisons. Le temps aussi changera et la vie sauvage disparaîtra. La famine apparaîtra sous différentes formes. La corruption et la confusion grandiront parmi les leaders et les peuples à travers la terre entière, et les guerres surgiront comme des vents puissants.

     

     

     

     

  • Jg Tartar(e)

     

    Le migrant est ce frère qui parie contre la mort. Il quitte tout et repart de zéro. Il n'est pas victime de la détresse mais avocat de l’espoir, il n’appelle pas la charité mais le partage. Figure de proue de l’humanité promise aux pires défis, son exemple est crucial. L’ignorer est un suicide. 

     

     

     

  • Marlène Tissot

     

    l’économie, c’est pas une crise, tu sais

    juste une puberté monétaire

    les hormones à fleur de bourses

    et ceux qui en tiennent les cordons

    ne pensent qu’à baiser leur prochain

     

    in Un jour, j’ai pas dormi de la nuit

     

     

     

     

     

  • Théodore Monod

     

    Comment s’éveille-t-on aux beautés incomparables de ce jardin bordé de nuit ? Comment éprouve-t-on l’urgence d’agir pour ceux qui souffrent ? Pouvons-nous être touchés ? Avons-nous le don des larmes ?

    in Révérence à la vie, 1999

     

     

     

     

  • Murièle Modély

     

    parfois on colmate     
    on fait un enfant ou deux, et      
    on utilise leurs rires ou leurs larmes comme plâtre       
    cela marche un temps, puis ils grandissent 
    ils s'en vont sur les chemins tracer leurs propres entailles    
    avec des pierres coupantes
    alors on reste un peu triste        
    sauf les dimanches   
    quand on se retrouve tous ensemble à table       
    à tenter de remplir à la cuillère ou d'une phrase  
    nos trous

     

     

     

  • Martin Caparrós

     

    Le Niger dépense cinq dollars annuels par habitant en matière de santé. Les Etats-Unis, par exemple, en déboursent 8600 ; la France, 4950 ; l’Argentine, 890 ; la Colombie, 432. En 2009, il y avait 538 médecins dans tout le Niger, un pour 28000 habitants, alors que dans un pays moyennement riche comme l’Équateur, les Philippines ou l’Afrique du Sud, on en compte un pour 1000. Ce chiffre figure dans une publication officielle du gouvernement qui précise que l’année suivante, en 2010, il n’en restait que 349 ; un médecin pour 43 000 habitants. L’émigration de ceux qui savent ou peuvent et veulent échapper à la misère et aux maladies génère un surcroit de maladies et de misère. Les pays riches ˗ qui dressent des barrières murs bateaux mitrailleuses pour stopper les migrants au bord du désespoir ˗ font venir volontiers les rares professionnels qui parviennent à se former dans ces parages désolés.

    in La faim