CITATIONS - Page 50
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Étant donné que nous avons des cellules qui sont les filles des premières cellules de la vie, nous avons en nous de façon singulière toute l'histoire de la vie… Nous avons l'univers en nous.
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Bakhtiar Ali
La véritable prison n’est pas tant celle qui sépare l’homme des autres hommes, mais surtout celle qui sépare l’homme des profondeurs de la vie, qui sépare l’homme de l’existence dans son sens profond.
in Le dernier grenadier du monde
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André Velter
Chaque jour je rends grâce à cet amour qui m’envahit,
Qui d’un même élan m’exile et me sauve. Rien ne lui échappe :
Aucun lieu, aucun être, aucun sentiment, aucun projet, aucune récréation.
Prisonnier sur parole qui ne fait plus la part de la chance ni celle de la malédiction, j’explore une commotion féroce que je n’entends pas apprivoiser. Je garde la rage au corps, et pas seulement aux dents et au cœur. Je vais sans doute l’âme à l’envers.in L’amour extrême
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Bakhtiar Ali
Je n’avais pas la force de parler avec les gens, je ne m’intéressais plus à leurs mots,
à leurs actes et à leurs manières mais à leur âme.
in Le dernier grenadier du monde
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Dylan Thomas
L'obscurité est un lieu, la lumière est une route.
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René de Obaldia
Le chat est la sentinelle de l'invisible.
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Charles Bukowski

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Thierry Metz
Un homme marche dans les feuilles,
non loin du pavillon. Il se déplace si
lentement, avec tant de précautions
qu’il ne s’aperçoit pas qu’un arbre le
suit.in L'homme qui penche
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Valentine Penrose
Au milieu de moi tu bats
ô toi qui me noues au jour.in Herbes à la lune - 1935
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Emily Dickinson
Il y a une solitude de l’espace
Une solitude de la mer
Une solitude de la Mort, mais toutes
Sont société
Comparées à ce lieu plus profond
Cette intimité polaire
D’une âme se visitant elle-même -
Nicolas Pain
Tout en silence les mères pleurent,
Et les pères ont un air taiseux.
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Bakhtiar Ali
je n’avais rien tenu d’autre dans mes mains qu’un fusil. Ce qui était important pour moi, c’était de tirer sur le monde depuis quelque part. Je ne savais pas pourquoi je faisais la guerre, je ne savais pas qui faisait la guerre, je ne savais pas qui je tuais ni qui me tuait… Mais rien de tout cela n’était important. Ce qui était important, c’était que je tire sur le monde depuis quelque part. (…) J’étais aussi sale que les guerres que je faisais.
in Le dernier grenadier du monde
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André Velter
L’espace nous est donné sans limites. Je ne parle pas de la caverne aux étoiles mais des lointains sur terre où sont nos équipages, de ce désir à perte de vue qui a goût de poussière, de pierre à feu, qui a goût d’autre temps et de sueur mêlés.
L’instant nous est donné sans partage. Je ne parle pas du sablier jeté contre le mur mais du réel soudain plus vaste dans une herbe qui tremble, sous le sabot d’un cheval, au fond d’un puits saturé de sel.
L’inconnu nous est donné sans crainte. Je ne parle pas de vallées invisibles mais de rendez-vous dévoilés, volés à l’insomnie du jour, à la carapace de miroirs rouillés pour éclairer le grand rythme du cœur...
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Arthur Young (1771)
…il faut être idiot pour ne pas comprendre que les classes populaires doivent être maintenues dans la pauvreté, sans quoi elles ne seront jamais laborieuses.
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Michel Baglin
Cette vie, la porter
jusqu’à l’incandescence
comme un bouquet fragile
d’étincelles sauvées
dont seul l’éclair fertile
aurait un peu de sens.
La porter comme un feu
au temps des hommes nus,
comme un noyau de braises
à transmettre à tous ceux
qui refont la genèse
en paradis perdu.
Michel Baglin in De chair et de mots