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26/02/2016

Saïd Mohamed

 

nous ne sommes pas devenus fou subitement,

cela a demandé du temps.

 

D’abord, on a vu l’étrange plaie

Qu’est la joie dans les yeux des autres.

 

in L'éponge des mots

 

 

Pascal Ulrich

 

Et c’est toujours demain

Demain demain demain

Toujours demain

Comme si aujourd’hui

N’était qu’un spectre

Un vieux rat malade

Demain et pourquoi pas

si celui-là m’offre

Le jour et l’horizon

Assez bleu pour vaincre ma nuit

 

in Commissures », les éditions du contentieux, 1995

 

 

 

Saïd Mohamed

 

Partout être à contretemps,

à contre-emploi, à contresens du flux

dans le décalage permanent,

fuir quand tout converge.

 

in L'éponge des mots

 

 

25/02/2016

Proberbe béninois

 

Le soleil n'ignore pas un village parce qu'il est petit.  

 

 

 

24/02/2016

Muriel Modély

 

Il était une fois une femme

Née dans la fournaise

Sur la peau des écailles

Dans les veines la mer

 

Il était une fois une femme

Accouchée insulaire

Sur les fentes du sel

Des entraves aux pieds

 

in Penser maillée

 

 

 

Muriel Modély

 

Dans tes cheveux charbon

Une odeur de mélisse

 

 in Penser maillée

 

 

Anaïs Nin

 

L'amour ne connaît pas de mort naturelle.

Il meurt d'aveuglement, d'errements et de trahison,

Il meurt de lassitude, de flétrissure et de ternissement.

 

 

 

23/02/2016

Haruki Murakami

 

Tout en ce monde est constamment en mouvement. La terre, le temps, les idées, l'amour, la vie, la foi, la justice, le mal. Tout est fluide, tout est transitoire. Rien ne reste éternellement au même endroit, sous la même forme. 

in Kafka sur le rivage

 

 

 

22/02/2016

Muriel Modély

 

C’est la mer qui s’emballe

Et débonde le cœur

 

C’est la main sur mon sein

Qui colmate la brèche

 

in Penser maillée

 

 

 

Rudyard Kipling

 

Il y a une émotion encore plus forte que celle de tuer, c'est celle de laisser la vie.

 

 

Kazimierz Dabrowski

 

Je vous salue névrosés !

Parce que vous êtes sensibles dans un monde insensible, n’avez aucune certitude dans un monde pétri de certitudes

Parce que vous ressentez les autres comme si ils étaient vous-mêmes

Parce que vous ressentez l’anxiété du monde et son étroitesse sans fond et sa suffisance Parce vous refusez de vous laver les mains de toutes les saletés du monde, parce que vous craignez d’être prisonniers des limites du monde

Pour votre peur de l’absurdité de l’existence

Pour votre subtilité à ne pas dire aux autres ce que vous voyez en eux

Pour votre difficulté à gérer les choses pratiques et pour votre pragmatisme à gérer l’inconnu, pour votre réalisme transcendantal et votre manque de réalisme au quotidien

Pour votre sens de l’exclusivité et votre peur de perdre vos amis proches, pour votre créativité et votre capacité à vous extasier

Pour votre inadaptation à « ce qui est » et votre capacité d’adaptation à « ce qui devrait être », pour toutes vos capacités inutilisées

Pour la reconnaissance tardive de la vraie valeur de votre grandeur qui ne permettra jamais l’appréciation de la grandeur de ceux qui viendront après vous

Parce que vous êtes humiliés alors que vous veillez à ne pas humilier les autres, parce que votre pouvoir immense est toujours mis à bas par une force brutale; et pour tout ce que vous êtes capable de deviner, tout ce que vous n’exprimez pas, et tout ce qui est infini en vous

Pour la solitude et l’étrangeté de vos vies

Soyez salués !  

 

 

 

 

 

21/02/2016

Daniel Biga

 

Il faudra que j’aille jusqu’au bout

de celui que je ne suis pas

pour trouver celui que je suis vraiment

et seule la peur de perdre celui que

je ne suis pas

me freine et m’arrête

« cependant tu ne peux forcer le mûrissement d’un fruit

sans en altérer la qualité : patience »

 

 

Fernando Pessoa

 

J'appartiens néanmoins à cette espèce d'hommes qui restent toujours en marge du milieu auquel ils appartiennent, et qui ne voient pas seulement la multitude dont ils font partie, mais également les grands espaces qui existent à côté. 

in Le livre de l'intranquillité 

 

 

 

19/02/2016

Novalis

 

L’eau est une flamme mouillée

 

 

Anthony de Mello

 

Quand le moineau construit son nid dans la forêt, il n'occupe qu'une branche. Quand le cerf étanche sa soif à la rivière, il ne boit pas plus que son estomac ne peut contenir. Nous accumulons les choses parce que nos cœurs sont vides.