Vuk Adzic - Point me at the sky

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Partir pour déchiffrer l'espace et les traces sur la draille, retrouver l'accent et les goûts rudes, les heures sans concession et certains soirs de défaite...
in Le grand chemin de Compostelle

Je ne suis nulle part. A cheval entre deux mondes qui ne sont pas plus miens l’un que l’autre.
Enragée ! Je suis enragée de l’intérieur, dérangée probablement aussi. Je me déçois, je m’isole dans un univers créé de toutes pièces par moi et pour moi. Trop sérieuse certainement aussi, à moins que ce ne soit qu’une question d’orgueil. Je cherche un quotidien à la hauteur de ma folie. Je cherche désespérément une libération que je ne sais même pas nommer. Se libérer de soi avant tout, de ce pâle reflet qui se plie aux convenances.
cg in Journal 1999



Photographe russe.
Je clignai des yeux dans l'air étincelant
comme si les rayons du soleil étaient salés
in Une trop bruyante solitude

Elle a lampé à la bouteille un oubli aux couleurs de lune morte
in Barrio Flores
Tout l'argent qu'on dépense dans l'espace,
il est vraiment jeté par les fenêtres...
in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

texte de cathy garcia collage jlmi 2014
Des larmes se déchirent sur l'archet d'un violon discordant mais voici que du brouillard, montent des accords de fête. Vieux trombone et percussions tanguent sur les pas d'un accordéon. Cortège fragile, si vite dissipé par les accords graves et lourds du piano. Des lumières flottent dans le néant, c'est la noria des atomes. Des créatures de boue et de nuit se redressent, dégoulinantes. Lentement les unes après les autres, elles se lèvent et commencent à marcher.
L’aube originelle se fraye un chemin au travers des ténèbres contractées, elle en émerge enfin, écorchée, écarlate. La pluie se mêle à la lumière. Noces sanguines pour baigner la nouvelle-née. Une flûte insolente marque le début d'une danse. La nuit grouillante de cauchemars est refoulée à l’angle de l’oubli. Les fleurs ont remplacé la boue, c'est la naissance de l'amour ! Une guitare romantique glisse des lueurs de bonheur dans les regards tout juste éclos. Les doigts se frôlent en tremblant, tout à la joie de l'éveil. Les hanches se balancent au rythme d'une houle langoureuse qui monte à la gorge pour jaillir, champagne, en rires empourprés. Instant magique, unions des cœurs sous les eaux caressantes d'une seule et même chanson, celle du temps qui nous reste à vivre, berçant nos tendres illusions et portant sur nos lèvres l’étrange sourire de ces enfants, qui disparaissent avant même d'avoir vécu. Le vertige des années qui glissent sur une partition ponctuée de silences. Le vieux musicien sait que sa musique tient à un fil. Au fil ténu d'une respiration, le premier chant du monde, mais les vieux musiciens au fond des bars sont fatigués. Leur regard fiévreux brille. Au fond des verres gisent des larmes d'alcool. Tout se trouble. Il est tard et la musique s'estompe.
En ligne sur : http://jlmi22.hautetfort.com/

Le chant, le feu, Alice et les yeux noirs des sorciers Mapuches.
cg in Journal 1999
